‹ Dictionnaire raisonné du mobilier français de l'époque carlovingienne à la renaissance (volume 2)Chapitre 134 sur 165 · CISEAUX · texte numérisé non relu

CISEAUX

versoir sont arrêtés par des chevilles passant dans des douilles. La flèche et Tage sont à genouil, pour pouvoir tourner facilement, et le tirage sur le palonnier D se fait au point B par la chaîne passant sous l'essieu. Ce tirage agit donc juste au-dessus du point de résistance, qui est le coutre ; ainsi n'y a-t-il point de force perdue. La flèche C élant mobile dans Talveole D, le corps de la charrue ne subit

aucune des influences produites sur le train par les cahots ou un tirage inégal des bêtes. Au midi de la Loire, les charrues sont de toute ancienneté tirées par des bœufs sous le joug; mais dans les provinces du Nord on voit, dès les premiers siècles du moyen âge, des chevaux attelés aux charrues aussi bien que des bœufs, et ces derniers animaux ne sont pas placés sous le joug; ils tirent, comme les chevaux, sur des colliers. Le joug remonte cependant assez haut dans les provinces du littoral occidental. On pourrait en conclure que le joug est une importation romaine, et que le lourd collier que l'on voit encore posé sur le cou de nos chevaux de routiers, dans les provinces septentrionales, est une tradition gauloise. (Voy. Harnais de chajTois)

CISEAUX, s. m. (cisiax^ chisely cisailles^ cisela escherpie^ force, forcesceSy forcetles, forghes^ forsselle, ftsel^ tézoires). Les ciseaux à deux branches tranchantes réunies par un axe, et terminées par deux anneaux dans lesquels on passe les doigts, sont représentés dans des vignettes du x*' siècle (fig. 1*) . Cependant la forme la plus ordinaire donnée à cet outil d'un usage si fréquent, est, pendant le

1 Manuscr. BiblÏAth. nationale, Bible, latin, G-3.

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