RABOT
La chose était prise plus au sérieux par les dames de haute naissance pendant les vir et viii* siècles, si Ton en croit la tradition. Berthe, la mère de Gharlemagne, passait pour une lileuse d'une adresse remarquable. Cet empereur, dit Eginhard, voulut que ses filles sussent manier la quenouille et le fuseau ^, pour les préserver de l'oisiveté :
« Ses tilles flsi bien doclriner « Et apprendre keudre et filer... »
dit un chroniqueur du xin" siècle *. Cette habitude des dames nobles parait s'être perdue vers le commencement du xir siècle. Alors les gentilles femnies employaient plus volontiers leurs loisirs à broder ou à feire de menus ouvrages au métier : « à ouvrer soie en taulièles », dit le même chroniqueur *.
s:si.
RABOT, s. m. Lame d'acier aiguisée à l'un de ses bouts, emmanchée obliquement dans une petite pièce de bois oblongue, et servant
aux menuisiers à planer les bois. Nous n'avons pas trouvé d'exem-
• Œuvres compL (TEyinhard, édit. de M. Teulet, t. 1, p. 64, 65. ' Chro». rimée de Philippe Mouskèsy publ. par le baron de Reittenberg ; vers 2850, ' TatUièie ne peut s'entendre que comme métier à tisser; tauher veut dire un établi relevé sur lequel travaillent les tailleurs.