‹ Dictionnaire raisonné du mobilier français de l'époque carlovingienne à la renaissance (volume 2)Chapitre 160 sur 165 · TRUELLE · texte numérisé non relu

TRUELLE

attachée à une pédale enveloppe deux ou trois fois Taxe et se fixe & une perche flexible qui se relève et fait tourner cet axe dès que le pied n'appuie plus sur la pédale. Une vignette d'un manuscrit du xiir siècle représente un de ces tours (fig. i *). On connaissait évidemment, dès le xii* siècle, le tour en fair^ qui permet de tourner des pièces creuses, puisque des objets de cette époque montrent clairement qu'ils ont été façonnés à l'aide de ce mécanisme. «Dès le xr siècle on taillait aussi des colonnettes de pierre, des bases, au tour. Quant au tour à potier, il date de la plus haute antiquité.

TREUIL, s. m. Cylindre de bois, muni d'un axe avec deux tourillons, et autour duquel s'enroule une corde servant à monter des fardeaux. On fait agir le treuil au moyen d'une manivelle ou de bras de leviers. On adaptait des treuils aux grues servant à monter les matériaux propres à bâtir. Un encliquetage empêchait le cylindre de se dérouler. On adaptait aussi des treuils à des puits, de manière que les seaux fissent contre-poids et que le frottement de la corde sur le treuil supprimât une partie du poids le plus lourd. Ces treuils n'étaient qu'une poulie sur laquelle la corde s'enroulait plusieurs fois. (Voyez, dans le Dictionnaire de r architecture ^ l'article Engin.)

TRUELLE, s. f. Outil de fer pour l'emploi du mortier, et de cuivre pour le plâtre, dont se servent les maçons pour garnir les joints et faire les enduits. La forme de cet outil n'a pas changé depuis l'époque romaine.

1 Manuscr. Biblioth. nationale, Psaim., anc. fonds Saint-Germain.

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