‹ Dictionnaire raisonné du mobilier français de l'époque carlovingienne à la renaissance (volume 2)Chapitre 21 sur 165 · DICTIONNAIHE RAISONNE DU MOBILIER · texte numérisé non relu

DICTIONNAIHE RAISONNE DU MOBILIER

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— 67 — [ CHAUFFERETTK ]

En dedans de la coupe, gravée après la dorure et postérieurement à la fabrication du chandelier, on lit :

f HOC CENOMANENSIS RES ECCLESÏE POCIENSIS : THOMAS DITAVIT CUM SOLANNUM.

Ce chandelier avait donc été donné à la cathédrale du Mans par Thomas de Poché (manoir du Maine), et avait appartenu auparavant au trésor de l'abbaye de Saint -Pierre, à Glocester. Or, ainsi que le signale le R. P. A. Martin dans la notice donnée sur ce monument (voyez Mélanges archéologiques^)^ cet abbé, Pierre, gouverna l'abbaye de Glocester de 1109 à 1112 au moins , et le caractère archéologique du monument concorde parfaitement avec cette date.

On ne distingue sur ce chandelier, en fait de sujets symboliques explicables, que les signes des quatre évangélistes (sur la bague); tout le reste de la décoration consiste en des ligures d'hommes et d'animaux fantastiques mêlés à des rinceaux d'un style excellent. L'objet a été fondu sur cire perdue, tout d'une pièce, retouché au burin, et nous devons avouer qu'on aurait grand'peine aujourd'hui à obtenir un bronze aussi pur, dans tous ses détails, d'une seule fonte.

Ce chandelier a été racheté, il y a quelques années, par l'Angleterre, à la vente de M. d'Espaulart.

L'inscription du bord de la coupe que le R. P. Martin traduit ainsi : € La dette des lumières est la pratique de la vertu. La doctrine lumineuse {de r Evangile) engage P homme à fuir les ténèbres du vice *, explique peut-être l'imagerie étrange de ce chandelier. En effet, sur la bague sont représentés les quatre évangélistes ; partout ailleurs règne une confusion cherchée d'hommes et de bêtes qui semblent se tuer, se dévorer, se poursuivre. Est-ce une image du mal en opposition avec la doctrine évangélique?....

CHA^UFFERETTE, s. f . (chaufête^ escaufaile, escaufaile de mains) . Il y. avait des chaufferettes pour les pieds, des chaufferettes pour les mains. »

« Pour enfans, fault bers et drapiaux, (( Nourrice, chaufele et bacin ^. »

i Tome IV, p. 279.

2 Eustaclie Deschamps.

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