POT
POÊLE {à frire) y 2». f. Get ustensile de cuisine est de date très-andtnm et sa forme n'a point changé.
POMME, s. f. De cuivre ou d'argent, servant de chaufferette pour les mains (voy. Chaufferette). 11 y avait aussi des pommes à refrmdiry faites de cristal, et qu'on tenait dans les mains pour les rafraîchir. Des pommes de cristal étaient souvent placées sur la partie antérieure du bras des chaires et trônes pour que les personnes assises pussent au besoin tenir leurs mains fraîches. Le mu* sée de Cluny possède une pomme de ce genre, de cristal de roche, qui est d'une date très-ancienne, peut-être de l'époque mérovingienne. Get usage existait dans l'antiquité.
POT, s. m. {poteries). Les poteries dont se servaient les Gaulois avant la domination romaine étaient grossières par la matière, mais assez bien galbées et tournées sur le tour à potier. Ces poteries se distinguent de celles qui furent en usage après la conquête par leur couleui' noire et la porosité de la terre mal corroyée et fragile. On connaît les belles poteries rouges, fines et luisantes, qui datent de l'époque romaine. Lorsqu'au sein d'une civilisation prospère survient un de ces cataclysmes qui bouleversent la société, les industries qui dégénèrent le plus complètement sont les industries communes; œUes qui perdent le moins leurs traditions sont les industries de luxe. Les conséquences d'un bouleversement tel que celui dont les Gaules furent le théâtre pendant les Y et vi"* siècles amènent une inégalité très-marquée dans les classes : des richesses accumulées entre les mains de quelques-uns, et, pour les masses, une misère profonde. Les villes et bourgades, si prospères et si industrieuses encore vers les derniers temps de l'empire, se vir.ent dépouillées et saccagées par les peuplades sorties de la Germanie. Mais les conquérants, et, parmi eux, ceux qui surent maintenir leur pouvoir, prétendirent imiter le luxe de la haute société romaine. Si ces barbares n'avaient aucune idée du bien-être dont s'entoure une civilisation avancée, et si, par exemple, ils mangeaient dans des plats de bois, ils couvraient leurs habits de bijoux précieux, avaient des armes garnies d'or, certains meubles d'apparat d'une grande richesse. Les industries de l'orfèvrerie, de la bijouterie, conservèrent donc un certain éclat. 11 n'en fut pas de même pour ces industries dont les produits sont destinés à satisfaire aux besoins vulgaires; elles s'effacèrent sous l'influence delà misère commune. Parmi ces industries, celle- des potiers semble avoir perdu les belles traditions léguées par l'antiquité, et