PIOCHE I
mortier sur les bâtiments en construction. On retrouve l'oiseau sur les bas reliefs de la colonne Trajane et clans nos monuments, dès les premiers temps du moyen âge. Les deux bras de l'oiseau sont posés sur les épaules du manœuvre et sont maintenus dans une position oblique par les deux mains (fig. 1 de sorte que les planchettes forment un angle rentrant dans lequel le mortier assez épais peut être maintenu. On ne pouvait se servir de l'oiseau s'il fallait monter à l'échelle, puisque les mains n'étaient pas libres ; mais alors le service des constructions, de ce qu'on appelle le tas, se faisait au moyen de plans inchnés composés de plats -bords sur lesquels on clouait des tasseaux en travers. Les manœuvres montaient ainsi à bras tous les matériaux légers. Dans quelques provinces de France on se sert encore de l'oiseau, et partout les couvreurs en font usage pour porter des ardoises.
PELLE, s. f. [getoire). Cet outil, bien connu, n'a pas changé déforme, et était fabriqué en bois, quelquefois garni de fer comme les bêches (voyez ce mot), à l'extrémité de la palette, et d'une béquille en haut du manche.
PICOIS, s. m. — Voy. Houe.
PIOCHE, s. f. [esqiœppart, esquipart^ feuille de umge). Outil
propre à remuer la terre avant de la pelleter, à défricher les champs.
' Jlanuscr, Bibliott». nationale, Bib/ia sacra, fonds Saint-Germain, latin (xiii« siècle).