r GANT
« Et poui' le (;aul qui l'ol grcvô
Il Avoit mis et envolepi'.
Il Environ son cliief, son niaulcl.
'< Eu sa uiain [)oi't(! .1. bastoucel,
« De couleurs et d'or trop hicMi paiiil,
<i Et au tissu qu'il avoit (;aint
« (U une lioiste de briés plaine.
■ De tost aler forment se paine.
'1 Bien pcrt qu'il a besongno grant ;
« Pour le eaut du solct ardant,
« A garandir ses beles mains,
'i (lom cil qui n'est mie vilains,
« ()t un hlaus gaus de Casliaudun '. »
Dans le Compte d'Etienne de la Fontaine^, on tronve un Ions article mentionnant les fournitures de gants faites pour Monseigneur le dauphin et pour ses compaignons, « payées à Mace le « Boursier, gantier du Roj ». Or, ce compte porte :
Paires de gants de chevreau et de canepin ... 6
— — tannez — ... 2
— — de lièvre — ... 102
— — petits (c'est-à-dire légers) ... 48
— — de cerf pour fauconniers. ... 6
On faisait aussi des gants de toile, de laine. 11 en était de longs, à boutons : « 48 boutons d'or pour deux paires de gans de chien, '< couverts de chevrotin, garniz au bout de 4 boutons de perles \ »
Les gants de fauconniers ou d'oiseau étaient faits de peau de cerf ou de cuir de buffle, et il est question souvent de la fourniture d'un seul gant. Il y avait des gants parfumés : « Ganz faiz de chevrotin, '< courroiez en pouldre de violette \ »
On tenait ces gants à la main, et les miniatures des xiV et xv° siècles représentent souvent des personnages dans celte attitude. La figure 1 * nous montre le roi Philippe le Bel assis sur un trône en forme de pliant, suivant la tradition, et tenant ses gants blancs à la main droite.
' Il est fait mention plusieurs fois di; fiants blancs de Cliàteauduu dans les ilucumcnls du xiii" siècle.
:* Compte de 13:i2.
'' Voyez la Table des mots techniques k l'art. Cans, Comptes de l'argent, des rois de France, publ. par M. Douët d'Areq, tS.'il.
o Mannsrr. nibliotli. nat., Apologues, latin (conimencemenl du xiV siècle).