‹ Dictionnaire raisonné du mobilier français de l'époque carlovingienne à la RenaissanceChapitre 74 sur 76 · eu · texte numérisé non relu

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c'est la dernière forme donnée à la houppelande. La figure 11 en donne le patron déployé. En A, est tracée la coupe des lez pris dans un drap de soie broché d'or, donnant par zones des fleurs de lis et des M. Les grands seigneurs faisaient faire ainsi des pièces d'étoffes spécialement destinées à leur usage. En B, on voit comment se raccordent les dessins, de manière à composer des zones semées de France et d'M.

En a, est marquée l'ouverture pour passer le bras, et en C le détail des brochages d'or. Lorsque ce vêtement était porté, il se faisait un pli creux au milieu du dos, qui dissimulait la jonction biaize des lez. Au bas était une bande d'hermine.

La houppelande se rapproche tantôt du corset, tantôt du fond-de cuve, tantôt du peliçon, tantôt du manteau ou du soc, comme dans ce dernier exemple (voyez ces articles).

Pendant le moyen âge, comme de nos jours, des vêtements trèspeu ditîérents de coupe prenaient des noms particuliers. On aura

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grand'peine, dans (rois cents ans, à établir la différence qu'il y a enlreun veston et un saute-en-barque, entre un surtout et un pardessus, entre un tour-du-lac et une capeline.

HOUSSE, s. f. — Voy. Garnache.

HUCQUE, s. f. — On donnait ce nom, au xv" siècle, au camail à capuchon, c'est-tà-dire au chaperon, si fort usité pendant le cours du moyen âge :

(( Item, je laisse, en beau ]nu' duu, n Mes gands et ma hucque de soye « A mon amy Jacques Cardon ' .

Nous avons tant d'occasions de reproduire ce vêtement, qu'il n'est pas nécessaire de nous étendre ici sur sa forme et son usage.

HURCOITE, s. f. Houppe de soie ou de (ils d'or fort usitée pendant les XIV* et xV' siècles pour orner les vêtements des deux sexes, et même les harnais des montures.

HU'VE, s. f. C'est un ornement de tête pour les dames, vers la seconde moitié du xiv^ siècle :

" Et si vous di bien que ma liuve 1 Est vieille et de pouvrc fasson ; « Je scay tel femme de niassou » Qui n'est pas à moi comparable, « Qui meilleur la, et plus coustablc « Quatre foiz que la mienuc n'est -. »

La huve est une cornette élégante que les femmes de moyenne condition portaient à la ville. La huve a précédé les cornes, les escoffions, les hennins, et a persisté après l'inauguration de ces étranges coiffures. C'est une capeline très-courte et dont les côtés se développent en volets (lig. 4 '). Il fallait que cette coiffure fût empesée par devant ou maintenue à l'aide de fds d'archal, pour conserver ces plis antérieurs qui dégageaient le visage. Les huves étaient

' Petit Tesimnent de Villon, st. .xvii.

- Eusta<'tie Dcsi'lianips, le Miroir de mnriiKje.

■i .Alauuscr. lîiiiiiolii. ualiou., Tite-Urc, IVanc.ais, Iri'sor du roi Jean.

[ IIUVE

parfois fort riches, brodées de perles et d'or. Plus fermée, noire et portée sur une guimpe et une barbette, elle constituait une coiffure de deuil.

Cette coiffure, sauf le cas de deuil, était habituellement faite de soie. On disait aussi huvet : « Le suppliant féry de laditte femme « un ou deux cops parmi le visaige, dont le huvet de sa teste chey « à terre '. «

' Vov. lliJVA, G/oss. du Cause.

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