FOSSÉS
ÜAGAUDES. Ce nom, qu’on dérive du celtique bagnd, troupe, fut donné à des paysans de la Gaule, des environs de Lutèce (Paris), qui, commandés par un certain Amandus, se révoltèrent sous Dioclétien et furent réduits en 285 par le collègue de l’emp. , Maximien. Une porte de Paris du côté de St-Maurdes-Fossés reçut, en mémoire de cet événement, le nom de porta Bagaudarum, et depuis, par abréviation, porta Bauda. Elle était située sur le terrain appelé auj. place Baudoyer. — On donna aussi le nom de Bagaudes aux paysans armés qui se soulevèrent plus tard sous les noms de Jacquiers et de Pastoureaux. ( Voy . ces mots.)
BAGDAD, ville de la Turquie d’Asie, dansl’Algézireh, sur le Tigre, par 42° 4’ long. E., 33° 20’ lat. N.; 80,000 hab. Cap. du pachalik de Bagdad. Hautes murailles en briques, fossés, et divers ouvrages de fortifications. Très beaux bazars, quelques belles maisons, pont de bateaux sur le Tigre. On y remarue plusieurs monuments, les tombeaux de Zobéide, u cheikh Abdoul-Kadir-Ghilani, le palais du pacha, la douane. En été, chaleur extrême et vent brûlant dit samiel. Il y règne une maladie cutanée analogue au bouton d’Alep. Industrie active (maroquins, «eilerie, harnxcherie , teintureries, étoffes desoie.
coton, laine). Fonderie de canons. Commerce avec la Perse , le Turkestan, l’Arabie et l’Inde. — Bagdad fut fondée en 762, aux environs de l'ancienne Séleucie, par le calife Abou-Giafar-Almansour, et fut
Bendant 6 siècles la capitale de l’empire arabe (après amas, Koufa, Hachemiah ). Elle fut prise par Houlagou, 1268; par les Turcs ottomans, 1534 ; se révolta vers 1623, soutint un long siège, et ne fut prise qu’en 1638, par Amurat IV.
Bagdad (pachalik de), pachalik de la Turquie d’Asie (Algézireh), entre ceux d’Erzeroum, de Diarbékir, l'Iran, le golfe Persique; répond à l'ancienne Babylonie et à une partie de l’Assyrie et de la Mésopotamie; 890 kil. de long sur 650; 1,000,000 d’hab. Capitale, Bagdad. Climat très chaud en été. Au N., sont les monts du Kourdistan et diverses ramification! du Taurus. Le pays est arrosé par plusieurs riv. fort célèbres : le Tigre, l’Euphrate, le Khabour, etc. Sol fertile le long des rivières, stérile en d’autre» endroits. A 10., se trouvent des déserts d'où sortent des nuées de Bédouins pillards. — Division : 8 livahs.* Mechhed-Ali, Hilla, Mechhed-Hossein, Ana, Nisibin, Mardyn, Bassora, Corna; plus, la partie directement régie par le pacha même. Le pacha de Bagdad est presque indépendant de la Porte. « — C’est dans le pachalik de Bagdad que se sont trouvées toutes ces célèbres capitales de l’antiquité, Babylone, Ninive, Séleucie, Ctésiphon.
BAGÉ-LE-CHATEL. Voy. bauge.
BAGGESEN (Emmanuel), poete danois, né en 1764 à Korsoër, dans l’île de Seeland, parcourut la France, l’ Italie, l’Allemagne, la Suisse, où il épousa la petite-fille du cél. Haller, et m. à Hambourg en 1826. Ses poésies, écrites en allemand, sont : Haiden blumen (les Fleurs de bruyère), Amsterdam, 1808, 2 vol.; Parthenaïs ou le voyage dans les Alpes , traduit en français par M. Fauriel, Paris, 1810, in-12; Adam et Ève, Leipsick, 1826. II a écrit en prose et en langue danoise le Labyrinthe, ou courses poétiques en Europe, etc. B. excellait dans la poésie fugitive BAGHERMÉ, ou MESNA, ville d’Afrique, cap. d’un état de même nom, situé dans la Nigrilie centrale, entre le Darfour, le Darkoulla, le Bournou, l’Ouadi-el-Ghazel, le Berghou; 660 kil. sur 140.
BAGIRATHI, riv. qui naît par 76® 40’ long. E., 31° 4’ lat. N., dans les monts Himalaya, et qui, réunie à l'Alakananda, forme le Gange.
BAGLIONI (J.-Paul), d’une famille illustre do Pérouse, s’empara de la souveraine autorité dans sa patrie vers 1500 et se rendit indépendant du saintsiège. Il eut à combattre les papes Alexandre VI, Jules II et Léon X, fut plusieurs fois chassé et autant de fois rétabli. Pour mettre un terme à sa tyrannie, Léon X, qui avait réussi à l’amener à Home, lui fit trancher la tête (1520). Baglioni avait d’abord fait partie de ces bandes d’aventuriers que les Italiens nomment condottieri. — Quelques années après sa mort, son cousin Rodolphe Baglioni recouvra la souveraine autorité dans Pérouse (1534 et 1540).
BAGLIV1 (George), célèbre médecin italien, né enl6684Raguse,fut élevé àLeece, reçut lesleçons de Valsai va et de Malpighi, et fut nommé, par Clément XI, professeur de chirurgie et d’anatomie dans le collège de la Sapience à Rome. Il contribua puissamment à ramener les médecins à l’observation de la nature et à l’étude des écrits d’Hippocrate. Il combattit les doctrines chimiques par lesquelles on prétendait tout expliquer depuis Paracelse et Van- Helmont, et dans lesquelles on attachait une importance exclusive aux liquides du corps humain ; il leur substitua une doctrine qui attribuait le principal rôle aux parties solides et aux forces vitales dont elles sont animées : aussi le regarde-t-on comme le chef des Solidistes. Il mourut à 38 ans, en 1706. Ses ouvrages ont été recueillis sous le titre d’ Opéra medico-praclica , 1 vol. in-4, Lyon, 1704, 1710, et