X. Cinquième réunion
Ferdinand I (ou IV), de nouv. roi des Deux- Siciles, 1815
François I, . 1825
Ferdinand II (ou V) , 1830
SICILIENNES (vêpres). Voij. vêpres siciliennes. SICIN1US BELLUTUS ( C. ) , plébéien , se mit h la tête du peuple romain lorsqu’il se retira sur le mont Sacré, en 493 av. J.-C. , et fut un des cinq premiers tribuns élus lors de la transaction qui ramena le peuple à Rome. — Son fils C. Sicinius fut le chef de la retraite de 449 sur l’Aventin , après la chute des décemvirs. — Un 3e Sicinius (L.), tribun du peuple, porta la loi d’après laquelle la moitié du sénat et de la nation romaine devait se fixer à Véies; mais Camille en empêcha l’exécution.
SICINIUS dentatus (L.), vaillant soldat, avait servi 40 ans, pris part à 120 combats, et était couvert de glorieuses blessures. Le décemvir Appius Claudius, craignant son influence sur le peuple, le fit assassiner par ses satellites, 449 av. J.-C.
sicinius, tribun du peuple après la mort de Sylla, tenta de rendre au tribunal les attributions dont l’avait privé le dictateur, fut combattu par les consuls et assassiné par Curion (76 av. J.-C.).
S1CORIS , auj. la Sègre , riv. de Tarraconaise, affluent de Ylberus ( Ebre ). César défit sur ses bords Afranius et Pétréius.
S1CULES, Siculi, très anciens habitants de l’Italie, ne diffèrent point des Pélasges ou Tyrrhènes. Ils appartenaient à la grande population illyrienne ou thrace, dont une branche vint en Italie en franchissant les Alpes Caruiques et Juliennes. L’invasion des Rasena poussa les Sicules en avant, leur fit franchir le Padus, puis les sépara en 2 masses: les Sicanes, qui se replièrent à 10. dans le pays qui fut depuis la Ligurie; les Sicules, vers le Tibre et le long de la mer Inférieure. Plus tard, pressés par l’invasion des Ligures, les Sicanes prirent cette même route, poussant les Sicules, et se mêlant souvent à eux. Les deux peuples finirent par passer en grande partie dans la Sicile, qui prit leur nom, et ils formèrent la population fondamentale de l’île ; les Grecs ne vinrent qu’ensuite. — Quelques uns distinguent les Sicules des Sicanes et font de ceux-ci un peuple ibérien, qui serait venu de l’Espagne, où il aurait habité sur les bords du Sicoris. Il est plus probable que quelques Sicanes, fuyant l’Italie, auront suivi la Méditerranée jusqu’au delà des Pyrénées, et se seront établis dans la Tarraconaise , vers les sources de cet affluent de l’Ibérus (l’Ebre).
S1CULIANA, port de Sicile (Calatanisetta), à l’cmb. de!aCanna,à 15 k. N. O. deGirgenti;4,500h. Comm. de froment et de soufre. — Fondée en 1350 par Fréd. Chiaramonle, sur l’emplacement de l’anc. Camicus.
SIDN
S1CULUM fretum, auj. Phare de Messine, nom ancien du détroit qui sépare la Sicile de l’Italie.
S1CYONE, Sicyon, auj. Basilica , v. du Péloponèse, à l’O. de Corinthe , formait un petit état (dit Sicyonie) dont l’existence remontait, dib-on, à 21 siècles av. J.-C., et dont les premiers habitants furent les Telchines; 32 rois y régnèrent duxixes. à 1190 av. J.-C. ; puis les Iléraclides, devenus maîtres du Péloponèse, s’y établirent et y fondèrent une république, qui quelquefois eut (les tyrans ; en 252, Aratusla fit entrer dans la ligue achéenne, dont elle devint comme la capitale. Aratus était de Sicyone. — Cette ville aimait les arts et le luxe ; elle a produit Polyclète, Lysippe, Timanthe, Pausias, etc.
SIDDONS (Mistriss Sarah), actrice anglaise, née en 1755, morte en 1831, fille de Roger Kemble, directeur d’une troupe ambulante, et sœur du fameux acteur J. Kemble, épousa Siddons, acteur de la troupe de son père , joua longtemps en province avant d’être appréciée à sa valeur, parut en 1782 à Drury-Lane, et obtint de si grands succès qu’on la surnomma la reine de la tragédie : le rôle de lady Macbeth était son triomphe. Elle quitta le théâtre en 1812 pour se livrer aux lettres et à l’éducation de ses enfants
SIDE ou S1DÊ, auj. Eski Adalia , ville (et quelque temps capitale) de la Pamphylie, entre les embouchures du Mêlas et de l’Eurymédon, sur la mer, jadis réfuge de pirates. Patrie deTribonien.
S1DI ou S1DY, mot arabe, le même que cid ou seid, veut dire seigneur, et figure dans un grand nombre de noms d’hommes, et, par suite, de noms de lieux.
sidi-bou-said, village de l’état de Tunis, à 24 kil. N. E. de Tunis, sur le sommet du mont dit Cap- Carthage. On y voit le tombeau de saint Louis.
Sidi-feruch, en espagnol Torre-Chica , petite baie et presqu’île d’Afrique, sur la côte de l’ Algérie, à 22 kil. O. d’Alger. C’est là que débarqua l’armée française et qu’elle gagna sa l*e vict., 14 juin 1830.
sidi-hescham (Etat de) , état de l’Afrique, dans le Maghreb, comprend partie du pays de Sous, et quelques pays à l’O. de cette contrée. Capitale, Talent. C’est l’entrepôt du commerce entre Tombouctou et Maroc. — Formé en 1810 aux dépens du Maroc par Hescham, fils du chérif Ahmed-ebn-Mousay.
S1DI-MOHAMMED , empereur de Maroc , de la dynastie des Chéri fs , succéda, en 1767, à son père Muléi-Abdallah, civilisa le Maroc, établit des relations commerciales avec plusieurs états de l’Europe, enleva Mazagan aux Portugais (1769), mais échoua devant Melilla (1774), et fit la paix. Lors du siège de Gibraltar, il mil le port de Tanger à la disposition des flottes française et espagnole, et ferma ses ports aux Anglais. Il mourut en 1783.
SIDIC1NS, petit peuple du N. de la Campanie, sur les confins du Samnium, avait pour ch.-l. Tea num Sidicinum. Attaqués par les Samnites, les Sidicins implorèrent l’aide de Capoue, et celle-ci, menacée à son tour, se reconnut sujette de Rome, dont elle réclama le secours. De là la lr« guerre des Samnites (343 av. J.-C.). La paix se fit (341) aux dépens des Sidicins , qui furent abandonnés aux Samnites. En 337, ils prirent les armes contre Rome, qui occupa leur territoire. (334).
S1DMOUTH, ville d’Angleterre (Devon) , sur la Manche, à 18 kil. S. E. d’Exeter; 3,126 hab. Port.
SIDNEY, ville de laNouv.-Hollande. Voy. sydney.
SIDNEY (H.) , homme d’état , fut ambassadeur d’Edouard VI en France, obtint la confiance de Marie et d’Elisabeth , eut le gouvernement du pays de Galles, fut député d’Irlande, et mourut en 1586.
sidney (Phil.) , homme d’état et écrivain distingué, fils du précédent (1554-86), montra de bonne heure un vrai talent pour les affaires, plut à Elisabeth, qui le nomma, à 22 ans, ambassadeur auprès de l’empereur , forma une ligue de» princes protes-
SIEB — 1662 — SI ER
tante contre le pape et l’Espagne , à la tête de laquelle fut l’Angleterre , improuva le plan de mariage entre Elisabeth et le duc d’Anjou, quitta la cour à la suite d’une rixe , et se préparait à partir avec Fr. Drake pour l’Amérique , quand il fut élu roi de Pologne. Elisabeth l’empêcha de se rendre dans ce royaume, et l’envoya en Flandre comme général de cavalerie et gouverneur de Flessingue. Sidney surprit Axel (1586), et se signala à la bataille de Gravelines, mais y fut blessé mortellement. On a de lui : Y Arcadie de la comtesse de Pembroke, roman pastoral qui eut une vogue prodigieuse (Londres, 1591); Astrophel et Stella, à la suite de Y Arcadie ; Défense de la poésie; des sonnets, chansons , etc.
sidney (Algernon) , un des martyrs de la liberté anglaise , né à Londres vers 1617, était 2e fils de Robert, comte de Leicester. Il passa du service de Charles I à celui du parlement, devint colonel dans l’armée parlementaire, puis lieutenant-général sous Fairfax , refusa de juger le roi, bien qu’il ne désapprouvât pas la condamnation , ne servit point sous 01. Cromwell, reparut à l’abdication de Richard Cromwell, négocia en 1659 la paix entre le Danemark et la Suède, refusa, lors de la restauration, le bénéfice de l’acte d’oubli (1660) , et resta 17 ans en exil. Nommé en 1678 membre de la Chambre des Communes, il soutint avec vigueur le bill d’exclusion du duc d’York. 11 se vit, par suite, accusé d’avoir pris part avec Monmouth au complot de Rye- House (1683), et fut condamné à mort. Il périt avec un courage stoïque. On représente Sidney comme un républicain sincère : sa mort est une tache pour le règne de Charles II ; il fut réhabilité aussitôt après la révolution de 1688. On a de lui des Discours sur le gouvernement, 1698, 1704, in-f. ; 1773, in-4 (trad. en français par Samson, La Haye, 1702, 3 vol. in-8).
SIDney-smith, amiral. Voy. smith (sidney).
SIDOINE APOLLINAIRE, G. Sollius Sidonius Apollinaris , né en 430, mort vers 488, d’une grande famille de Lyon, fut en faveur à Rome sous Avitus, dont il était gendre, sous Majorien et Anthemius, devint préfet du prétoire, patrice, sénateur, et remplit diverses ambassades. De retour en Gaule, il fut, quoique laïque, choisi pour évêque de Clermont par les Arvernes (472), et reçut les ordres. Il a été canonisé. L’Eglise l’honore le 23 août. On a de lui 24 poèmes {panégyriques, èpilhalames , etc.), et 9 livres de Lettres. Ses Œuvres, in-4, très importantes pour l’hist. du temps, ont été publiées par Sirmond, 1614; par Labbe, 1652. Elles ont été très mal trad. en franç. par Sauvigny, 1787, 2 vol. in-4 et in-8. MM. Grégoire et Collombet en ont donné , en 1 836 , une traduction bien préférable, avec le texte, 3 vol. in-8.
SIDON, auj. Séide, ville de Phénicie, un peu au N. de Tyr, sur la côte, formait un petit état fort riche par le commerce et l’industrie. Sa pourpre était fameuse comme celle de Tyr. Cyrus la soumit ; en 351 , elle était en révolte contre le grand roi : elle ouvrit ses portes à Alexandre le Grand. Depuis, elle appartint tantôt à la Syrie, tantôt à l’Egypte; finalement, elle tomba au pouvoir des Romains.
SIDRE (golfe de la) , grande Syrte des anciens ( Syrtis major ) , dans la Méditerranée, sur la côte d’Afrique (Tripoli) , s’étend du cap Mesurata au cap Bengali : 560 kil. sur 280. 11 renferme quelques bancs de sable, notamment celui d'Isa à l’O. et celui de Koudia au S. La côte est couverte de vastes marais. Voy. syrtes.
S1DY, SIDY-HESCHAM. Voy. sidi.
SIEBENGEB1RGE , c.-à-d. les sept montagnes , montagnesde la Prov. Rhénane (Etats prussiens), sur la rive droite du Rhin, entre Cologne et Neuwied: 91) nomme I.œvenburg. Petersberg, Drachenfels, Wolkenburg, Œhlberg, OEhlberg royal, Gœnsehals (cette dernière est sur la gauche du Rhin, près du lac de Laach), Vallées riches et fertiles.
SIEDLEC, ville de la Russie d’Europe (Pologne), ch.-l. de la voïvodie de Siedlec, sur la Muchowice, à 105 kil. E. de Varsovie; 2,200 hab. Château. Prise et reprise par les Russes et les Polonais en 1831. — La voïvodie de Siedlec, dite aussi de Polachie ou de Podlaquie , située entre celles de Plock, de Mazovie, de Sandomir, de Lublin, et la Russie, a 200 kil. sur 160, et 350,000 hab. Elle se divise en 4 obvodies (Biala, Lukov, Radzyn et Siedlec).
SIEG , riv. des Etats prussiens , naît en Westphalie, dans la régence d’Arensberg, arrose le cercle et îa ville de Siegen, traverse la Prov. Rhénane, et tombe dans le Rhin, vis-à-vis de Bonn. Cours, 145 kilomètres.
SIEGEN, ville murée des Etats prussiens (West-
lainages, cotonnades, etc. Aux env. , f tr. pierres à ardoises. — Elle appartint longtemps à la maison de Nassau , et a donné son nom à une branche de cette maison. Voy. nassau-siegen.
SIEGFRIED. Voy. niebelungen.
- SIENNE, Sena Julia en latin, Siena en italien, ville du grand-duché de Toscane, et ch.-l. de la prov. de Sienne, à 59 kil. S. de Florence; env. 19,000 hab. Archevêché. Citadelle, belle cathédrale' très ornée), palais public (avec haute tour), fontaine Iranda, théâtre, palais du grand-duc, etc. Superbe place en forme de coquille. Université (jadis célèbre), collège des nobles, école de beaux-arts, bibliothèque, académie des sciences ( la seule de la Toscane). Industrie très faible. Commerce de grains. Environs délicieux. On parle à Sienne l’idiome le plus pur de l’Italie. Les femmes sont très belles. — . Fondée par les Etrusques, elle reçut une colonie romaine sous Auguste. Au moyen âge, ce fut une république puissante, longtemps rivale de Florence et de Pise. Au temps de sa prospérité, elle compta plus de 100,000 hab. Charles-Quint, profitant des dissensions intestines de cette république, l’assujettit en 1555, et la transmit à son fils Philippe II, qui la céda au grand-duc de Toscane Cosme I (1557). Réunie à la France en 1808, elle fut jusqu’en 1814 ch.-l. du départem. de l’Ombrone. Le pape Alexandre III, sainte Catherine de Sienne, les deux Socins étaient de cette ville. — Aux envir., marbres estimes.
sienne, petite riv. de France, naît dans le Calvados, à Saint-Sever, coule à 10., entre dans le dép. de la Manche, arrose Villedieu , Gavray, et se jette dans la Manche, à 1 1 kil. S. O. de Coutances; coure, 70 kil. Elle reçoit la Soûle.
S1ERCK, ville de France (Moselle), ch.-I. de cant., sur la Moselle , à 2 kil. des frontières du Luxerm* bourg, à 20 kil. N. E. de Thionville; 2,034 hab. Vieux château. Collège communal. Chapeaux feutrés , eau de Cologne, colle-forte. Commerce de transit pour vins blancs , fruits , bois de construction, etc. Bureau dédouanés, le plus important des frontières de terre. — Ville ancienne. Elle eut d’abord des seigneurs particuliers ; passa ensuite aux ducs de Lorraine ; fut occupée par les Français en 1631, 1635 et 1643, et cédée cette dernière fois à la France.
SIERRA, mot espagnol qui signifie chaîne de montagnes. Les noms (je montagnes doivent être cherchés au mot qui suit sierra. Voy. morena, nevada.
SIERRA-LEONE, c.-à-d. M onts-aux-IAons , côte de l’Afrique occidentale, en Guinée, de 16° 45’ à 12° 55’ long. O., entre Libéria et la Sénégambie, tire son nom d’une longue chaîne de montagnes infestée de lions; elle a environ 640 kil. de long. — Le Anglais nomment colonie de Sierra - Leone un district qu’ils possèdent entre 7° et 8* 50’ lat. N., et qui a pour ch.-l. Freetown. Elle fut fondée en 1787 par le philanthrope Granville-Sharp, dans le but de détruire la traite des nègres et de propager la civilisation. On y établit des nègres devenus libres,
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