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SI KO

S1GISMOND (saint), roi de Bourgogne (516-524), fils et successeur de Gondebaud , quitta 1 arianisme pour la foi catholique, promulgua de nouveau la toi Gombette , fit périr son fils Sigéric sur une accusation dont il reconnut l’injustice; alla taire pénitence clans babb.d’Agaune (St-Maurice) , qu’il av. fondée; en sortit pour repousser une invas. des francs, mais fut battu et livré àClodomir, roi d’Orléans, qui le mit àmort. 11 était patrice d’Orient. Sig. fut canonisé àcause de ses vertus et de son zèle pourlarelig. On Thon, le 1« mai.

sigismond, empereur d’Allemagne , né en 136b, était fils de l’empereur Charles IV et d’Anne de Silésie. Il hérita du Brandebourg en 1378 ; épousa Marie de Hongrie, fille du roi Louis, dit le Grand [ 1382); eut beaucoup de peine, après la mort de son beaupère, à se mettre en possession de la Hongrie (1386), ëoumit la Moldavie , la Yalachie (1390) , la Bosnie (1391), mais fut moins heureux contre les Ottomans , perdit la bataille de Nicopolis (1396), et ne reparut que six mois après ; il eut alors à combattre deux compétiteurs au trône de Hongrie (Ladislas IV et Albert d’Autriche), qui avaient été nommés pendant son absence; toutefois il regagna les Hongrois par sa douceur. 11 fut élu empereur en 1410, en concurrence avec Josse de Moravie qui mourut dès 1411 ; rétablit le calme dans l’empire, fit d’utiles réformes , et décida la tenue du concde de Constance (141 4), dans l’espoir de terminer le grand schisme d’Occident, donna un sauf-conduit à l’hérésiarque Jean Huss pour qu’il vînt se défendre devant ce concile, mais ne le fit pas moins brûler vif après sa condamnation : cet acte de rigueur excita en Bohème la révolte des Hussites, qui s’insurgèrent contre Venceslas, son frère, roi du pays. Devenu lui-même, en 1419, roi de Bohême , par la mort de son frère, il eut sans cesse à combattre ses nouveaux sujets: il leur fit en 1435 d’énormes concessions , mais se rétracta aussitôt , ce qui excita de nouveaux troubles ; prit aussi part à la querelle entre la Pologne et l’Ordre Teutonique ; il combattit les Turcs en Bosnie (1427-33), mais avec peu de succès; il acquit pourtant Belgrade. Sigismond mourut en 1437, ne laissant qu’une fille, Elisabeth, mariée depuis 1422 à Albert d’Autriche , qui lui succéda. Il avait épousé en deuxièmes noces Barbe de Cilley, surnommée la Messaline de l’Allemagne.

sigismond i , dit le Grand , roi de Pologne, frère et successeur d’Alexandre I (1506-48) , avait 39 ans lorsqu’il monta sur le trône , força l’Ordre Teutonique à conclure la trêve de Thorn (1521) ; fut attaqué par les Russes et leur céda Smolensk (1522) ; voulut en vain empêcher la propagation du protestantisme en Pologne, et surtout à Dantzick, réunit la Mazovie à la couronne après l’extinction des ducs de ce pays; soutint des guerres presque continuelles avec les Tartares de la Crimée, les Moldaves, et même les Russes , mais presque toujours avec désavantage. 11 inspira aux Polonais le goût des arts et des sciences, embellit et fortifia beaucoup de villes.

sigismond h , Auguste, fils et successeur du précédent, né en 1520, au mois d’août (d’où son surnom), devint roi en 1548, acquit la plus grande partie de la Livonie (1560), entra à ce sujet en guerre avec Ivan IV et Eric XIV (1563) , battit les Russes à Czasniki (1564), et conclut une trêve avec les deux rois ; réunit définitivement la Lithuanie à la Pologne (1569); toléra la réforme, et même le socinianisme , qui fit sous lui de grands progrès, et mourut en 1572, sans enfants. Avec lui s’éteign. lesJagellons.

sigismond iii, fils du roi de Suède Jean III, et neveu par sa sœur du précédent, fut élu roi de Pologne en 1587, remporta la victoire de Pitschen (en Silésie) sur l’archiduc d’Autriche , son compétiteur ; devint roi de Suède en 1592, mais perdit bientôt ce trône par les intrigues de son oncle Charles IX, se vendit maître de toute la Livonie (1600-1604), et prit

part aux troubles de la Russie (1607-1609), soutint un faux Démétrius (1609), fit élire czar Ladislas son fils (1610), mais ne put le maintenir, enlevaaux Russes Smolensk, la Séverie et Tchernigov (1618), mais eut une guerre désastreuse à soutenir contre les 1 urcs (1620 et 21), puis contre Gustave-Adolphe, qui, do 1621 à 1635, ne cessa de vaincre ses armées, conclu/ enfin la trêve d’Altmark, toute à l’avantage des Sue* dois, et mourut en 1637 , laissant deux fils, Ladislas et Jean-Casimir, qui furent rois de Pologne.

SIGMAR1NGEN, petite v. d’Allemagne, capit. de la principauté de Hohenzollern-Sigmaringen, sur le Danube, à 80 kil. S. de Stuttgard; 800 hab. Résidence du prince. Voy. hohenzollern.

S1GN1A, auj. Segni, ville du Latium, chez les Volsques, entre Suessa Pometia et Frusino. Vins qui étaient d'usage en médecine.

S1GN Y-LE-GRAND ou L’ABBAYE , ch.-l. de cant. (Ardennes), à 26 kil. S. O. deMézières;2,980h. Forges. Ane. abbaye de Cisterciens, fondée en 1134.

signy-le-petit, ch.-l. de cant. (Ardennes), à 20 kil. O. de Rocroy ; 2,269 hab. Deux forges.

SIGON1US (CarolosiGONio, dit en lat.), savant italien, né à Modène vers 1520, professa les belleslettres à Venise, l’éloquence à Padoue et à Bologne, et mourut en 1584. 11 a laissé de nombreux écrits sur les antiquités romaines et l’histoire du moyen âge • tous ont été publiés à Milan, 1732-37 , 6 vol. in-fol. avec notes. On le regarde comme le créateur de la Diplomatique (art de déchiffrer les vieilles écritures). On lui doit de savants commentaires sur Tite-Live et sur Cicéron; il recueillit les fragments de ce dernier , et fabriqua un traité De consola tione. Tl avait dès 1556 publ. des Fasti Consulares

S1GOULES, ch.-l. de cant. (Dordogne), à 13 kil. S. O. de Bergerac; 771 hab.

S1GOVÈSE, chef gaulois, frère de Bellovèse, et neveu d’Ambigat, roi des Bituriges, alla se fixer, vers 587 av. J.-C., en Germanie dans la région hercynienne, à la tête de Volees Tectosages, tandis que Bellovèse se dirigeait vers l’Italie. I

S1GUENZA, Segontia , ville d’Espagne (Guadalaxara), sur le Henarès, à 65 kil. N. E. de Guadalaxara; 4,900 hab. Evêché. Université supprimée en 1809. Aux environs, sources salées. — Prise aux Maures par Alphonse VI en 1106.

SIGURD 1, roi de Norvège, fils et successeur de Magnus 111, régna d’abord avec ses deux frères (1103), mais finit par être seul sur le trône, et mourut en 1130. 11 fit une expédition en Syrie en 1110, peu après la première croisade, et eut une part décisive à la prise de Sidon par le roi de Jérusalem, Baudouin 1. 11 eut pour successeur Magnus IV, qui fut assassiné par Harald IV.

sigurd il , slembidiakni , fils prétendu de Magnus 111, enleva la couronne à Harald IV, qui se prétendait aussi fils de Magnus III (1136); il périt assassiné en 1155.

sigurd iii, régna en Norvège de 1162 à 1168.

Sl-HOUN, fleuve d’Asie. Voy. sir-daria.

SI-K1ANG, riv. de Chine , naît dans les monts Nan-ling , coule à l’E. S. E., arrose les prov. de Koueï-tcheou, Kouang-si et Kouang-tong , reçoit le Pé-kiang, le Ngo-you-kiang , le Liéou-kiang, tombe dans le golfe de Canton à Canton , et porte successivement les quatre noms de Hang-kiang, Tcienkiang, Si-kiang, et Tigre (à son emb.); cours, 900 k.

SIKKIM ou Damou-Dzoung , ville de l lnde septent., capit. de la principauté de Sikkim, par 27° 15’ lat. N., 85° 43’ long. E. — La principauté de Sikkim est sur le versant S. de l’Ilimalaya, entre le Thibet au N., le Népal au S. et à 10., le Boutan à l’E. ; 150,000 hab. Montagnes; climat tempéré. Elle appartient (depuis 1816) à un prince allié des Anglais.

S1KOK ou S1KOKO, une des quatre grandes îles du Japon et la moins grande, est au S. de Niphon»

SILÉ — 1665 — SILJ

250 kil. sur 125. Elle est dans la région de Nan-kaïdo, et se divise en 4 prov., Ava, Iyo, Sanoki, Tosa.

SIL, riv. d’Espagne, sort des monts Cantabres, dans le N. O. de la prov. de Léon, court au S. O., entre en Galice, baigne Toreno, Ponferrada , El- Barcos, et tombe dans le Minho à 11 kil. N. E. d’Orense. Cours, 160 kil.

SlLA(la), du latin Sylva , forêt; plateau des Apennins, dans le roy. de Naples, occupe le N. de la Calabre Ultérieure 2e et le S. de la Calabre Citérieure. Climat très froid. Forêts de pins et sapins, d’où l’on tire des bois de construction et de la résine.

SILANUS(Dec.Junius), 2e mari de cette Servilic qui fut maîtresse de César, avait été questeur, édile, préteur en Asie, devint consul en 62 av. J.-C., puis proconsul en lllyrie, et après des succès insignifiants brigua le triomphe sans l’obtenir. Consul désigné lors du procès de Catilina, il opina le premier et pour la mort.

silànus (Appius-Junius), consul l’an 26 de J.-C., avait épousé la mère de Messaline, et inspira à l’impératrice une passion criminelle qu’il refusa de satisfaire. Celle-ci, pour se venger, le rendit suspect à Claude qui le fit poignarder l’an 40. — Son fils, L. Jun. Silanus, avait été fiancé à Octavie. Agrippine, craignant que Claude ne le destinât au trône, fit rompre le mariage; le jeune Silanus au désespoir se donna la mort, l’an 53.

SILARE, Silarus, auj. Selo , riv. de Lucanie, au N., sortait de l’Apennin et tombait dans le golfe de Pæstum. Sur scs bords, Crassus anéantit les troupes de Spartacus (71 av. J.-C.).

SILBERBERG (c.-à-d. mont d'argent). Divers lieux d’Allemagne portent ce nom, notamment: 1° une ville des Etats prussiens (Silésie), à 26 kil. S. 0. de Frankenstein ; 1,700 hab.; plomb argentifère, cristal, topazes, jaspe; — 2° une ville de Bohême , à 3 kil. N. E. de Graslitz (fabrique de miroirs, laiton, smalt, vitriol, alun).

SILBERSTADT, ville de Bohême. Voy. mies.

SILÈNE, père nourricier de Bacchus, accompagna ce dieu, avec les Satyres, lors de son expédition dans l’Inde. Souvent on le donne comme conduisant les Muses, qui alors servent de cortège au dieu, et il reçoit, dans ce cas, comme Hercule, l’épithète de Musagète. Souvent aussi à sa suite sont d’autres Silènes. On le représente ordinairement ivre et monté sur un âne. Il était honoré à Elis et en Arcadie. — Quelques anciens ont fait de Silène un roi de l’île de Mélos, époux d’une Naïade.

S1LENT1A1RES, charge importante à la cour des empereurs grecs ; ce titre était donné aux personnes destinées aux négociations secrètes. Il y avait un grand silentiaire et 30 silentiaires ordinaires.

SILÉSIE, Schlesien en allemand, prov. des Etats prussiens, au S. E. du Brandebourg, a 350 kil. de long sur 115 de moyenne largeur; 4,025 kil. carr. ; 2,500,000 hab. Ch.-l., Breslau. On la divisait jadis en haute, moyenne et basse. Auj. elle fournit trois gouv. (Breslau, Liegnitz, Oppeln). L’Oder l’arrose d’un bout à l’autre ; le S. et la frontière occid. sont trèsmontueux (Riesengebirge et Carpathes). Ailleurs sont de vastes plaines. Sol fertile, industrie active. On parle en Silésie un dialecte particulier du polonais. Les Silésiens sont pour la plupart de race slave. — Habitée par des Lygii et des Quades au temps des Romains, la Silésie fit plus tard partie du roy. de Pologne. En 1168, les fils de Vladislas II, roi dépossédé de Pologne, reçurent la Silésie de Boleslas IV (cette Silésie était plus grande que la prov. actuelle, et contenait, avec les Silésies prussienne et autrichienne, le Brandebourg jusqu’à la Warta). La Silésie, sous les descendants de Vladislas, se morcela en plusieurs duchés, tous nommés d’après leurs villes principales (Schweidnitz, Glogau, OEls, Jauer, Jægerndorf, etc.). Les discordes intestines, suite naturelle de ces partages, aidèrent Jean, roi de Bohême,

à joindre la Silésie à ses étals: dès 1327, les possesseurs de ces petits duchés (sauf 2) se reconnurent ses vassaux, et en 1357 l’empereur Charles IV, son fils, réunit la Silésie à sa couronne. Quoique province bohémienne , la Silésie ne fut jamais étal ou fief d’empire. Elle éprouva le contre-coup des guerres hussites, prospéra néanmoins par l’industrie et le commerce (grâce à l’introduction de nombreuses familles allemandes) , compta de bonne heure beaucoup de protestants, et fut pendant la guerre de Trente-Ans le théâtre de plusieurs des opérations de Wallenstein. En 1740 et 42 (guerre de la succession d’Autriche), Frédéric II la conquit ; il se fit confirmer dans sa conquête par Marie-Thérèse en 1748. Cette prov. fut prise et reprise dans la guerre de Sept-Ans; l’impératrice en céda définitivement la plus grande partie à la Prusse en 1763, et ne s’en réserva que la moindre portion (Voy. ci-après).

silésie autrichienne, extrémité S. de la Silésie, est comprise dans le gouvernement autrichien de Moravie-et-Silésie et en forme deux cercles (Troppau et Teschen). Voy. moravie.

SILHOUETTE (Et. de), né à Limoges en 1709, mort en 1767, fut successivement conseiller au parlement de Metz, maître des requêtes, commissaire pour la fixation des limites en Acadie (1748), commissaire du roi près la Compagnie des Indes, enfin contrôleur des finances (1757). 11 commença quelques réformes et fit rentrer 72 millions dans le trésor; mais ayant voulu diminuer les dépenses personnelles du roi et établir de nouveaux impôts, il perdit tout crédit et fut forcé de quitter le ministère au bout de huit mois. On a de lui divers ouvrages : Idée générale du gouvernement chinois , Paris, 1729, in-4; Lettres sur les transactions politiques du règne d'Elisabeth, Amsterdam (Londres), 1736, in-12; Voyage de France, d'Espagne et d'Italie, Paris, 1776, 4 vol. in-12; et des traductions de l’anglais, entre autres celles des Essais sur l'IIomme et sur la Critique de Pope. Silhouette occupa beaucoup le public pendant son court ministère, et, après sa chute, tout ce qu’ordonnait alors la mode était à la Silhouette; le nom de Silhouette est resté à une manière de faire les portraits avec l’ombre de la figure, par celte seule raison qu’elle fut en vogue à cette époque.

SILlSTRIou DR1STR1, Durostorum, Dorostena,\. de la Turquie d’Europe, en Bulgarie, ch.-l. de livah, au confluent de la Dristra ou Missovo et du Danube, à 100 kil. N. E. de Routchouk; 20,000 hab. Plusieurs belles mosquées. Lainages , tanneries. Commerce. — Les environs de cette ville furent le théâtre de plusieurs combats entre les Turcs et les Russes en 1773 ; elle fut prise en 1829 par le général russe Diébitsch ; mais ne put être prise en 1854.— Le livah fait presque en entier partie de l’anc. Bulgarie ; c'est le plus oriental des 3 livahs formés aux dépens de ce roy.

SIL1US (P.), Romain d’une haute naissance et d’une grande beauté, inspira une folle passion à Messaline, qui lui fit répudier Silana sa femme , et l’épousa publiquement pendant une absence de Claude. L’empereur, averti par Narcisse, revint en hâte à Rome. Silius, surpris, se donna la mort, et Mes* saline fut tuée le soir même.

silius italicus (C.), poëte latin , né vers l’an 25 de J.-C., soit en Italie (à Rome ou à Corfinium), soit en Espagne, à Italica (Séville-la— Vieille) , d’où il aurait pris son nom, fut consul sous Néron (68), puis gouverneur de l’Asie-Mineure. Il avait pour Cicéron et Virgile une admiration extraordinaire et acquit à grands frais la maison de l’orateur à Tusculum et celle du poëte à Naples. 11 quitta de bonm> heure les affaires pour se livrer aux lettres ; ne pouvant supporter les douleurs d’un ulcère, il se laissa mourir de faim à 75 ans. On a de Silius un poème épique : la Deuxième guerre punique , en 17 chants. Le style en est correct et sans enflure ; maissa poé ie

SILV — 1066 - SIMÊ

estsanséclat, sans vigueur, sans mouvement: on lui reproche aussi de se montrer partout servile imitateur de l’auteur de VÉnéide, ce qui l’a fait surnommer le Singe de Virgile. Son poëme, longtemps perdii fut retrouvé par le Pogge à l’abbaye de Saint-Gall on 1414. Les meilleures éditions, après l’édition Priaceps (Rome, 1471), sont celle de Drakenborch, Traj. ad Rhenum, 1717, in-4 ; et celle de Ruperti, Leipeick, 1795, 2 vol. in-8 (reproduite dans la collection des Classiques latins de M. Lemaire). Lefèvre de Villebrune en a donné une traduction française, Paris, 1781. Il en a paru une nouvelle par MM. Corpet et Dubois, dans la collection Panckoucke, 1887.

S1L1VRI, Sehjmbria , ville de la Turquie d’Europe (Roumélie), près de la mer de Marmara, à 70 kil. 0. de Constantinople; 8,000 hab. Pont de 32 arches sur une petite rivière. Belle église grecque. Entre Sclymbria et Dercon (auj. Derkus) était le mur d’Anastase. Aux environs, vins excellents.

S1LLË-LE-GU1LLAUME, ch.-l. de cant. (Sarthe), à 37 kil. N. O. du Mans; 3,145 hab. Toile fine et d’emballage ; lainages; forges, etc. Jadis place forte.

SILLERY, bourg du dép. de la Marne, à 9 kil. S. E. de Reims; 500 hab. On y récolte les meilleurs vins blancs mousseux de Champagne. — Bourg de l’ancienne Picardie (Aisne) , à 24 kil. de Château- Thierry ; titre de marquisat.

SILLERY (Nicolas bruslart de) , magistrat, fut chargé par Henri IV de plusieurs missions importantes, fut arnnass.en Suisse, plérnpotent. àVervins, obtint du St-Siége la déclaration de nullité du mariage de Henri IV avec Marguerite, et fit conclure un 2e mariage avec Marie de Médicis, devint chancelier de France en 1607, perdit de son crédit après la mort* de Henri IV et se retira. 11 mourut à Sillery en 1624, à 80 ans. — Son fils, P. Bruslart, marquis de Pui- -3 sieux, fut aussi chargé de plusieurs missions et partagea sa disgrâce. — Un de ses descendants, Alexis Bruslart , connu d’abord sous le nom de comte de Genlis, puis do marquis de Sillery, épousa la célèbre Mme de Genlis. 11 était capitaine des gardes du duc d’Orléans, et fut député aux Etats-Généraux, puis à ia Convention. Arrêté comme complice de Dumou- .riez, et comme agent de la faction d’Orléans, il fut condamné à mort le 30 octobre 1793.

SILLY', ancienne abbaye de Normandie, à 9 kil. d’ Argentan, appartenait à l’ordre des Prémontrés, et fut fondée en 1154.

SILO, ville de Judée (Ephraïm), au N. de Béthel, fut la première capitale des Hébreux lors de leur entrée dans la Terre Promise ; l’arche et le tabernacle y furent longtemps conservés. C’est là aussi que Josué fil le partage de la Terre Promise.

SILOE , fontaine de Jérusalem, sort du mont Sion et va se jeter dans le torrent de Cédron. Près de sa source était une piscine, célèbre par le miracle de l’aveugle-né auquel Jésus rendit la vue.

SILSILIS, mont. d’Egypte, auj. djebei.-selseleh.

SILURES, peuple de la Bretagne 2e, au S. O., vers l’embouchure de la Sabrina (Severn).

SILVA (J.-B.), médecin français, né à Bordeaux en 1G82 , mort en 1748 , eut de la réputation au xvnie siècle, fut médecinconsultantduroi (Louis XV), se vit recherché par l’empereur Charles VI et par l'impératrice de Russie, et inspira de beaux vers à Voltaire. Il a laissé un Traité des différentes sortes de saignées (1727), et quelques opuscules. — Un autre Silva, Milanais (1690-1779), fut le collaborateur de Muratoridans ses collections historiques.

SILVAN'ECTES, peuple de la Gaule, en Belgique 2*. entre les Parisii, les Meldi, les Bellovaci , les Vidvcasscs, av. pour ch. -1. Auyustomagus f Sentis).

i silvEre

(sai nt), pane de53o à 538, refusade replacer l’eutychéen Anthime sur le siège de Constantinople. A l’instigation de l'impératrice Théodora, qui favorisait les Eutychéens» il fut accusé injustement

d’intelligences avec les Goths, relégué à Patare, remplacé par Vigile, et enfin conduit dans l’île Palmaria, où il mourut de faim. On le fête le 20 juin. SILVESTRE* SILVIUS. Voy. sylvestre, sylyius. SIMANCAS, Septimanca, ville d’Espagne (Valladolid), sur la Pisuerga, à 12 kil. S. O. de Valladotid; 1,200 hab. Pont de 17 arches. Château-fort où l’on conserve les archives de Castille. Ramire II, roi de Léon, et Fernand Gonzalez, comte de Castille, y remportèrent une grande victoire sur Abdérame en 939. Si MAO , une des îles de la Sonde. Voy. SÉMAO. SIMBIRSK, ville de la Russie d’Europe, ch.-l. du gouvernement de Simbirsk, sur le Volga, par 46° 2’ long. E., 54° 24’ lat. N.; 15,000 hab. Clochers et jardins nombreux qui rendent de loin son aspect pittoresque. Fondée en 1648. — Le gouvernement de Simbirsk est entre ceux de Kazan au N., d’Orenbourg à l’E ., de Saratov au S. , de Penza et de Nijnéi-Novogorodà l’O. : 400 kil. sur 200 ; 1,200,000 hab. Mont, à l’E. et au centre ; sol fertile; fer, sel, soufre, gypse; toiles, drap, verre, pêche importante.

SIMÉON , deuxième fils de Jacob et de Lia, né vers 21 10 av. J.-C., fut celui que Joseph retint en otage quand ses frères vinrent acheter du blé en Egypte, et eut part au massacre des Sichémites par Lévi. Il donna son nom à une des douze tribus. C’était la plus méridionale : elle avait au N. la tribu de Juda, à l’O. les Philistins, à l’E. le lac Asphaltite.

siméon, pieux vieillard juif, fut averti miraculeusement de la venue du Sauveur : se trouvant dans le temple lorsque la Vierge y porta l’Enfant Jésus , il le reçut dans ses bras; c’est alors que, reconnaissant le Messie, il chanta, pour rendre grâce à Dieu, le fameux cantique : Nunc dimittis servum tuum, Domine.

siMÉON fS.) neveu de la sainte Vierge, et cousin de Jésus , fut évêque de Jérusalem après la mort de Jacques en 67, et subit le martyre en 107; il avait 120 ans. On le nomme souvent le frère du Seigneur. L’Eglise en fait mémoire le 18 février.

siméon stylite (saint), pieux anachorète, né vers 390 à Sisan, sur les confins de la Cilicie et de la Syrie , mort en 459, se voua jeune à la vie solitaire, et ee fit remarquer par ses austérités excessives ; il ne faisait qu’un repas par semaine, et ne prenait rien tout le carême ; il finit en 423 par quitter sa chaumière, et se retira, pour mieux s’isoler, sur une haute colonne (stylos , en grec, d’où son surnom) , du haut de laquelle il haranguait les fidèles. Il vécut ainsi 36 ans, et changea dans cet espace trois fois de colonne (il était resté 22 ans sur la dernière) : on l’y trouva mort. Son ermitage était au pied du mont Telénisse. L’Lglise fête ce saint le 5 janvier. siméon Métapliraste, hagiographe. V. métaphraste. siméon de durham , historien du xne siècle , enseigna les mathématiques à Oxford , et fut grand chantre de l’église de Durham ; il a composé une Histoire des rois d'Angleterre , qui va de 616 à 1130, et qui a été continuée par Jean Prieur d’Exham jusqu’en 1156 (elle a été imprimée dans les Decem scriptores de Twisden).

siméon (Joseph-Jérôme) , né à Aix en 1749, mort en 1842, fils d’un avocat, entra au barreau d’Aix , fut successivement professeur de droit à la faculté d’Aix, procureur- syndic du département des Bouches-du-Rhône , député au conseil des Cinq-Cents, où il siégea parmi les modérés, fut condamné à la déportation au 18 fructidor, reparut après le 18 brumaire, fut, sous le consulat et l'Empire, tribun, préfet , conseiller d’état et reçut le titre de comte, eul part à la rédaction du Code Civil , alla en Westphaîie organiser l’administration de la justice pendant le règne de Jérôme Bonaparte ; fit bénir dans ce pays le nom français; fut sous la Restauration ministre de la justice, puis de l’intérieur (1819-21), présenta une loi qui changeait le mode d’élection (1820), se retira quand le parti ultra-royaliste l’eut

SIMG — 1667 — SIMO

définitivement emporté, devint pair, puis premier président de la cour des comptes. Homme sage , orateur clair et solide, il se montra en toute occasion ami de l’ordre et des libertés constitutionnelles, — Son fils, le vicomte Joseph-Balthasar Siméon, né en 1781, fut sous l'Empire chargé de diverses missions à l’étranger, devint sous la Restauration préfet du Var, du Pas-de-Calais, directeur des Beaux-Arts,

J «soMofillcr d! 'état» puis pair de France. M.en 1846.

SIMEON ( 1 rib u de). Voy. siméon (fils de Jacob).

SIMETHE, Simœihus , auj. Giareita, fleuve de Sicile, sortait des monts Nébrodes , et se jetait dans la mer Ionienne , non loin de Catane. Sur ses bords naquirent les dieux Paliques.

S1MFÉROPOL, Ak-Metclied ( mosquée blanche ), et Sultan-seraï ( résidence du sulian) chez les Turcs, ville de la Russie d’Europe, ch.-l. du gouvernement de Tauride, sur le Salghir, dans un beau vallon, par 31° 47’ iong. E. , 45° 12’ lat. N.; 12,000 hab. (sans la garnison). Belle cathédrale , palais du gouverneur, etc. — Fondée par les Turcs en 1500 ; cédée aux Russes avec le reste de la Crimée en 1791.

SIM1ANE ou COLLONGUE, Collum longum , ville du dép. des Bouches-du-Rhône , dans l'ancienne Provence, à 12 kil. S. d’Aix; 800 hab. Jadis litre de marquisat. — Bourg des Basses-Alpes, à 17 kil. O. de Forcalquier ; 1,200 hab.

SIM1ANE ( Pauline de grignan , marquise de ) , fille de Mme de Grignan et petite - fille de Mme de Sévigné, née en 1674, morte en 1737, fut comme sa mère et sa grand-mère célèbre par son esprit et sa beauté; elle épousa en 1695 Louis de Simiane , d'une illustre maison de Provence, alliée à la maison souveraine de Savoie , qui devint par la suite lieutenant-général de Provence. On a d’elle quelques lettres qui furent publiées pour la première fois en 1773 par La Harpe, et qui, depuis, ont été jointes à celles de Mme de Sévigné: elles offrent, selon l’expression de La Harpe, un air de famille.

SIMMERN , ville des Etats prussiens ( Province- Rhénane), à 42 kil. S. de Coblentz; 2,250 hab. Bas, tanneries , forges. Elle était jadis capitale d’une principauté palatine. Voy. palatinat.

SIMMIAS , poète grec, de Rhodes , vivait , selon les uns, au vin* siècle av. J.-C. , selon les autres au iv* (vers 324 av. J.-C.) ; il a laissé trois pièces de vers, les Ailes, Y Œuf, la Hache , dont les vers, par leur disposition, figurent l’objet décrit; il passe pour l’inventeur de ces jeux bizarres. Saumaise , et surtout Fortunio Liceti (dans son Encyclopœdia ad Securim , Paris, 1635), se sont exercés sur Simmias.

S1MNEL (Lambert), aventurier, fils d’un boulanger d’Oxford, se fit passer, à l’instigation d’un prêtre nommé Simon, pour le comte de Warwick, fils du duc de Clarence et seul héritier de la maison d’York , marcha contre Henri VII à la tète d’un parti de mécontents; mais fut vaincu à Stoke (1487), et tomba aux mains du roi, qui le relégua dans ses cuisines.

SÏMODA, port et rivière du Japon (NiphonU à 50 kil. E. d’Yédo. Ouvert aux Américains en 1853.

SIMO G G A, v. jadis floriss. du Maïssour) , à 200 k. N. O. deSeringapatam. Pi liée en 1798parles Mahrattes.

SIMOIS, auj. le Mendéré-sou? rivière de Troade, sortait de l’Ida, baignait la campagne de Troie et tombait dans le Xanthe ou Scamandre.

SIMON MACCHABÉE. Voy. macchabée.

simon (s.), ie Cananéen, un des 12 apôtres, natif de Cana en Galilée, subit, dit-on, le martyre en Perse. On le fête le 28 octobre avec saint Jude.

SIMON le Magicien , du bcurg de Gitton (en Samarie) , avait été disciple du thaumaturge Dosithée, opérait lui-même des prodiges , et s’intitulait la Vertu de Dieu. Il se fit baptiser par le diacre Philippe, puis osa demander à saint Pierre de lui transmettre, moyennant argent, le pouvoir d’opérer des miracles semblables aux siens (d’où vint le nom de

simonie, pour désigner le trafic des choses saintes); mais il fut repoussé et maudit parle chef des apôtres. Simon alors se sépara des disciples de Jésus et voulut rivaliser avec eux: il visita diverses provinces de F (Vient, alla jusqu’en Italie, et fit des dupes et des prosélytes à Rome même. 11 avait à sa suite une Tyrienne qu’il nommait Hélène ou Sélène, la donnant tantôt pour l’Hélène de la guerre de Troie, tantôt pour Minerve. Il se disait lUf-mêrae fils de Dieu. On raconte qu’il lutta devant Néron avec S. Pierre" s’éleva dans les airs par la magie, puis tomba et se cassa les jambes. On donne Simon comme le premier hérétique. Son hérésie était une forme de gnosticisme ; son Hélène était , selon lui , une incarnation de l’intelligence suprême ou du Nous.

simon ben-jochai , rabbin du ne siècle, disciple d’Akiba, est, à tort, regardé comme l’auteur du livre intitulé: Zohar (c.-à-d. Lumière), commentaire mystique du Pentateuque, et est le chef des cabalistes.

simon (Richard), savant hébraïsant, né à Dieppe en 1638, mort en 1712, était oratorisn et professa la philosophie à Juilly et à Paris. Il fut exclu de on corps pour l’opiniâtreté avec laquelle il soutenait des opinions paradoxales et même des erreurs manifestes, qui suscitèrentles savantes critiques de Bossuet et des solitaires de Port-Royal et qui firentcondamner ses oeuvres par le St-Siége. 11 a laissé un grand nombre d’ouvr., entre autres : YHist. critique du Vieux Testament (Paris, 1670, in-4) ; Y Histoire du Nouveau Testament (1689), et YHistoire critique de la créance et des coutumes des nations du Levant (sous le pseudonyme de sieur de Moni), Amsterdam, 1684. — Un autre Richard Simon, du Dauphiné, prêtre, a composé un grand Dictionnaire de la Bible (fort estimé avant que celui de dom Calmet parût), Lyon, 1703, 2 vol. in-fol., 2e édit, (la lreest de 1693).

simon (Ed.-Thomas), littérateur, né à Troyes en 1740, mort en 1818 , exerça d’abord la médecine, fut bibliothécaire du tribunat , puis professeur de rhétorique à Besançon. Il a publié : Choix de poésies (traduites du grec, du latin, de l’italien, 1786); les Muses provinciales, recueil des meilleures productions des poètes de province ; Correspondance de l'armée française en Egypte , an Y1I (1799); a traduit Martial (publ. par son fils en 1819), et abrégé le poème de Saint Louis, du P. Lemoine (1816).

SIMONETTA, famille originaire de Calabre, s’attacha aux Sforze, ducs de Milan, et leur rendit de grands services. Ange Simonetta . né vers 1400, mort en 1 472 , contribue puissamment à la fortune d8 Franç. Sforze.— Son neveu, Fr. Sim., neen 1410, eu; la confiance de Franç. Sforze et de Galéas-Marie, assista Bonne de Savoie au commencement de la minorité de Jean-Ga!éas-Marie, mais ayant voulu la détourner d’une passion indigne d’elle , il fut mis en prison, appliqué à la torture, et enfin décapité (1486). — J. Simonetta, frère de François, partagea la fortune, les honneurs, la disgrâce de son frère, mais fut épargné après avoir subi la torture, et ne mourut qu’en 1491. On lui doit : De rebus gestis Fr Sfortiœ, Mediolanensis ducis (principale source pou» l’histoire de ce prince) , Milan , 1480-86, in-fol.

S1MON1DE , poète et philosophe grec, de Iulis (dans l’île de Céos), né en 558 av. J.-C., mort en 468, jouit de la faveur de plusieurs princes, entre autres du Pisistratide Hipparque et du célèbre Iliéron, tyran de Syracuse. Diverses traditions le montrent vendant ses vers aux athlètes et aux grands, chantant souvent la palinodie , honoré de la protection spéciale de Castor et Pollux pour avoir introduit leur éloge dans une ode composée en l’honneur d’un athlète , perdant la vue pour avoir adressé des injures poétiques à Junon , et la recouvrant après avoir fait l’éloge de cette divinité. On dit aussi qu’il ajouta une 8* corde à la lyre et 4 lettres à l’alphabet grec (vi, «, Ç, <{/). H excellait dans les genres

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