IBRAHIM-P.OUD
SIRÈNES, Sirenes, déesses marines, filles d’Achéloüs, avaient une voix ravissante, et par la douceur de leurs chants entraînaient les passagers, pour qui elles étaient invisibles , à se précipiter dans la mer, où ils se noyaient. On en compte deux, trois et même huit : Aglaophème ou Aglaophone, Thelxiépie ou Thelxincé, Molpé, Ligie, etc. On plaçait aussi au nombre des Sirènes Parthénope [Voy. ce nom).
S1RET (L. -Pierre) , grammairien, né en 1745 à Evreux, mort en 1798, voyagea longtemps pour le gouvernement comme chargé de missions secrètes , publia à son retour divers ouvrages de linguistique, entre autres : les Eléments de la langue anglaise , Paris, 1773 (ouvrage classique, souvent réimprimé); une Grammaire italienne , 1797. Il se fit imprimeur en 1794. — Un autre grammairien du même nom, C.-J.-C. Siret, ancien maître de langues à Reims, est auteur de YEpitome historice grcecœ , Paris, 1801, in— 1 2, ouvrage devenu classique.
SIRETH , ville de Turquie. Voy. sereth.
S1R-HENRI-MART1N-1SLAND. Voy. noukahivà.
S1RHIND, ville de l’Inde médiate (Dehli), dans le pays des Seikhs, à 225 kil. N. O. de Dehli, avait jadis des mosquées et des jardins magnifiques; elle est auj. en ruines. Bâtie par Firouz 111 en 1357 , et longtemps florissante. Entre Sirhind et Delhi sont d’immenses plaines par où pénétrèrent les hordes tartarcs et persanes qui envahirent l’Inde, et où se sont données de sanglantes batailles. — Le territoire de Sirhind, auj. vassal des Anglais, a pour ville principale Paltialah.
S1R1 (Yittorio), historien, né en 1608 à Parme, mort en 1685, était bénédictin; il s’acquit la protection de Richelieu et deMazarin, en se montrant dans scs écrits grand partisan de la France. Il a publié il Mercurio (histoire contemporaine), 15 voî. in-4, 1644-82, qui parut successivement à Venise, Lyon, Casai, Paris, Florence, et des Mémoires secrets de 1601 à 1640, 8 vol in-4, Rome et Paris, 1676 79 (d’où ont été tirées les Anecdotes du ministère du cardinal de Richelieu et les Anecdotes . du ministère du comte d'Olivarès ).
S1R1CE (saint), pape de 385 a 398, après . «un;.; t . combattit les Novatiens, les Donatiens, et aida Théodose à réprimer les Manichéens. 11 a laissé plusieurs Lettres. L’Eglise Thonore le 25 novembre.
S1R1NAGOR ou SER1NAGOR, c.-à-d. ville du Bonheur , ville de l’Inde anglaise (Calcutta), dans l anc. Ghéroual, ch.-l. de district, à 130 kil. N. O. d Almora. Palais en granit. Commerce en argent brut et en denrées du Thibet et du Lahore. Ville jadis grande, capitale du Ghéroual et séjour de radjahs , mais bien déchue. En 1821, elle ne comptait que 600 maisons habitées. Voy. ghéroual.
SIRINAGOR, ville du Cachemire. Voy. cachemire.
SIR1S, auj. Torre di Senna , ville de Lucanie, sur un fleuve de même nom, était comme le port d'Héraclée. Elle fut, dit-on, fondée par des Troyens, et on y conservait une image du Palladium.
S1R1US , constellation du Chien ou la Canicule, C’est aussi un des noms du Soleil ; il estainsi nommé,' à ce qu’on croit, par corruption du nom d’Osiris.
S1RMAT, l’anc. Arsamosate , ville de la Turquie d’Asie (Diarbekir) , sur l’Euphrate , entra Sainisat au S. O. et Diarbekir à l’E.
SÏSY — 1 6
SIRM1CH, Sî'mîwm, y. d’Esc!., à l’O. de Belgrade.
SIRMIO, v. de la Gaule Cisalpine. V. sermione.
SIRMIUM, Sirmichoa Milrovitz, cap. de la Pannonie, et plus tard de la Pannonie 2e, près de la Save (r. g.). Aurélien , Probus et Gratien y naquirent. Claude II, Marc-Aurèle y moururent.
S1RMOND (Jacq.) , savant jésuite, né à Riom en 1559, mort en 1651, fut appelé à Rome en 1590, y fut 16 ans secrétaire d’Acquaviva, général des Jésuites, devint, en 1637, confesseur de Louis XIII, etc. On lui doit la publication d’un grand nombre d opuscules des Pères et des auteurs ecclésiastiques ( Ennodius , les Chroniques d’Idace et Marcellin , Anastase-le-Bibliolhêcaire , Théodoret, etc.); de Y H ispar Flodoard ; les Coixcilia aniiqua neveu Ant. S. a écrit sur lathéol.
S1HOES ( Kabad II ou Kabad-Chirouieh, vulg.), roi de Perse, de la dynastie des Sassanides, fils de Chosroés (Khosrou) II, se révolta contre son père (628), fut forcé par la faction qui le soutenait de le faire périr, ainsi que 14 ou 15 de ses frères, et tenta de compenser ces atrocités en faisant fleurir Injustice dans ses états ; mais il mourut après neuf mois de règne (629).
SIS, ville de la Turquie d’Asie, dans le pachalik d’Adana, à 65 kil. N. E. d’Adana : importante au moyen âge, et capit. du roy. de la Petite-Arménie. Auj. résidence d'un patriarche arménien.
SISEBUT, roi des Wisigoths, successeur de Gondemar (612-621), soumit les Astures et les Vaseons, repoussa ces derniers dans les Pyrénées (d’où leur établissement en France), enleva aux Grecs presque toutes leurs possessions en Espagne, fit fleurir le commerce et les lettres, et laissa la couronne à son fils Récarède II. Il força nombre de Juifs à se convertir.
SISENNA, fils d’Archélaüs, prince de Comana, f.t périr Ariobarzane II, roi de Cappadoce(63 av. J.-C.), et tenta dès lors de lui succéder, mais il n’y réussit que beaucoup plus tard, l’an 42, aidé par Antoine,,
SISENNA (L. Cornel.), ami de Varron, de Cicéron, d’Atticus, fut questeur en Sicile (77 av. J.-C.), préteur, gouverneur d’Achaïe ; mais il est connu surtout comme historien et orateur. 11 avait composé une Histoire romaine , depuis la prise de Rome par Brennus jusqu’aux guerres de Sylla ; des Commentaires sur Plaute , avec traduction des Contes milésiaques ; il ne reste de lui que quelques fragments.
SISMONDI (Ugolin), dit Buzzacherino , amiral de Bise (1241), gagna surlesGénoislabat. nav. de laMelîoria, prèsdescôtes de Toscane. — Histo-r. V. le Suppl.
SISSONNE, ch.-l. de cant. (Aisne), à 20 kil. E. de Laon ; 1,325 hab. Brûlée en partie en 1829.
SISTERON, Segustero, ch.-l. d’arr. (Basses-Alpes), sur la Durance et le Grand-Buech, à 40 kil. N. O. de Digne; 4,546 hab. Tribunal de première instance; collège communal. Site pittoresque; citadelle sur un rocher voisin (Casimir, roi de Pologne, y fut détenu). Pont d’une seule arche. — Cette ville est ancienne; elle devint, au vi® siècle, le siège d'un évêché suffragant d’Aix, qui fut supprimé en 1801. Dans le xvi® siècle, elle se déclara pour les Protestants , et fut plusieurs fois assiégée. — L’arr. de Sisteron a 5 cantons (Sisteron, La Motte-du-Caire, Noyers, Turriers, Yolonne), 50 comm., et 26,653 hab.
1S1STOVA, ville de la Turquie d’Europe (Roumélie), sur le Danube, à 40 kil. S. E. de Nikopoli; 30,000 hab. Citadelle, coton, tanneries. Bon commerce. Paix entre les Turcs et les Autrichiens(1791).
SISYGAMB1S, mère de Darius, dernier roi de Perse, fut prise à la bataille d’issus par Alexandre, et fut tellement reconnaissante de la manière généreuse avec laquelle ce prince la traita, qu’â la nouvelle de sa mort elle se laissa mourir de faim.
SISYPHE, Sisyphus , fils d’Eole *t petit-fils d’Hellen, est célèbre dans la mythologie par sa malice et ses four» n- . H eut pour femme l’At-