SOUT
territoire dans le N. E. de Bornéo, compose un état qnerégitle sultan de Soulou.La pop. estmusulmaneet peut monter à 200,000 hab., presque tous pirates.
SOULT... ou SOULTH.... Voy. sult...
SOULTZ , Sulz en allemand , bourg de France (Haut -Rhin), ch.-l. de canton, à 37 kil. S. O. de Colmar ; 4,152 hab. Rubans de soie, blanchisseries.
SOültz-les-bains, Salz-Baaden en allemand, village du dép. du Bas-Rhin, sur la Bruche , à 20 kil. O. de Strasbourg; 1,000 hab. Commerce de bois de chauffage. Eaux thermales, carrières importantes.
SOULTZ-SOUS-FORÊTS, ch.-l. de canton (Bas-Rhin), à 15 kil. S. de Weissenbourg ; 2,016 hab. Houille, asphalte et pétrole, source salée; vins estimés.
SOültz, ville d’Allemagne. Voy. sulz.
SOULTZBACH, Sulzbach en allemand, bourg du dép. du Haut-Rhin, à 14 kil. S. O. de Colmar; 700 h. Aux env., houille. Eaux minérales. Voy. sulzbach.
SOULTZMATT, bourg du dép. du Haut-Rhin, à 22 kil. S. O. de Colmar; 3,045 hab. Filatures de coton ; mousselines. Eaux minérales acidulées.
SOUMAROKOV ( Alexandre-Pétrovitch ) , poète russe, né en 1718, mort en 1778, était le fils d’un général, et fut conseiller d’état, directeur des théâtres de la cour, membre de plusieurs sociétés savantes. Il a laissé des tragédies ( Zémiro , Korev , Sinav et Trouvor , etc.), des comédies , des poèmes didactiques, des poésies diverses (odes , épîtres, satires , élégies, etc.), des Dialogues des Morts, etc. Ses Œuvres complètes ont paru à Moscou, 1787, 10 vol. in-8.
SOUMY, ville de la Russie d’Europe (Kharkov), à 140 kfl, N. O. de Kharkov : 1 1,000 hab. Vieille citadelle. Grand commerce. La ville fut fondée en 1653.
SOUNGAR1E. Voy. dzoungarie.
SOUNG-KIANG, ville de Chine (Kiang-sou), par 31° lat. N., 118° 36’ long. E., ch.-l. de dép.
SOUNUR, ville de l’Inde. Voy. djounyr.
SOUR, l’ancienne Tyr, ville de Syrie (Acre), dans une presqu’île, à 36 kil. N. d’Acre; 7,000 hab.; rade moins dangereuse que celle de Séïde, et très fréquentée. Grand commerce. Voy. tyr.
SOURA, riv. de la Russie d’Europe, naît dans le gouv. de Simbirsk, arrose ce gouv., ainsi que ceux de Penza, Simbirsk, Nijnéi - Novogorod , et tombe dans le Volga à Varil après un cours de 750 kil. Elle reçoit l'Ouza, l’Alatyr et la Piana.
SOURABAYA , ville et port de l’île de Java, sur la côte N. E., chef-1. de prov. , par 110° 23’ long. F., 7° 12’ lat. S.; de 80 à 100,000 hab. Rade, mais d’accès difficile; deux forts, arsenal, fonderie de canons , vastes chantiers de construction, etc.
SOURAKARTA, ville de l’île de Java. Voy. solo.
SOURDEVAL-DE-LA-BARRE , ch.-l. de canton (Manche), à 9 kil. N. de Mortain ; 4,409 hab.
SOURDIS (Fr. d’EscouBLEAU de) , cardinal , était parent de Gabrielle d’Eslrées , et dut sa fortune à cette parenté. Après avoir quelque temps vécu dans le monde sous le nom de La Chapelles-Bertrand , il reçut les ordres , fut fait archevêque de Bordeaux (1591), et cardinal (1599); il eut, par suite de la violence de son caractère , de graves démêlés avec son chapitre et avec le parlement de Bordeaux, et subit un court exil. Néanmoins il rentra en grâce, célébra le mariage de Louis XIII et d’Anne d’Autriche (1615), et tint le concile provincial de 1624, d’où sortirent des ordonnances synodales remarquables. Il mourut en 1628.
sourdis (H. d’escoubleàu, de), frère du précédent, fut évêque de Maillezais en 1623, succéda en 1628 à Bon frère comme archevêque de Bordeaux , eut l’intendance de l’artillerie et la direction générale des vivres au siège de La Rochelle (1628), prit part à l’expédition navale d’Italie (1633), et à la reprise des îles Sainte-Marguerite. Il eut avec d’Epernon , gouverneur de Bordeaux, homme hautain et brutal, un démêlé violent, dans lequel les torts n’étaie i pas
de son côté, et fut appuyé par Richelieu en cetje occasion. Il présida l’assemblée du clergé en 1634, etm.à Auteuilen 1645. E.Sueapubl. ses Mém., 183).
SOURGOUT, ville de la Russie d’Asie (Tobolsk), sur l’Obi, par 70° 45’ long. E., 61° 25’ lat. N., 1,500 hab. Fondée en 1593. Résidence du commissaire chargé de la perception du tribut des Ostiaka.
SOURN1A, bourg de France (Pyrénées-Orientales) ch.-l. de canton, à 13 kil. N. de Prades; 800 hab.
SOUROUGA ou SOUMPOU, grande ville du Japon, dans l’île de Niphon, sur la côte S., ch.-l. de province , à 155 kil. S. O. d Yédo ; on lui a donné 600,000 hab. (en 1612). Jadis résidence impériale; beau palais qui ressemble à une citadelle.
SOUS, ruines qu’on trouve en Perse (Khousistan), dans l’espace de 15 à 16 kil. environ, près de Desfoul. On croit que c’est l’emplacement de l’ancienne Suse ou bien d 'Elymaîs.
sous, ville et pays d’Afrique. Voy. sus.
SOUSA, ville de l’Etat de Tunis , sur la Méditerranée, à UO k. S. E. deTunis; 10,000 h. Rade, mais pas de port. Murs, deux ou troischâteaux, vaste mosquée. Fabrique de savon. Commerce important, fait surtout par navires français. Consul français
SOUSAM-ADASSI. Voy. samos.
SOUSSE, v. d’Afrique (Tunis). Voy. sousa.
SOUSTONS, ch.-l. de canton (Landes), à 27 kil. N. O. de Dax; 2,560 hab.
SOUTCHAVA, ville de Galicie (Czernovicz), à 45 kil. S. E. de Czernovicz, sur la Soutchava (affluent du Sereth); 5,000 hab. Beaucoup de ruines. Commerce avec la Transylvanie et la Moldavie. — Jadis grande et séjour des princes de Moldavie.
SOU -TCH OU-FOU, v. de Chine (Kiang-sou), sur le Canal impérial, par 31° 23' lat. N., 180* 8' long. E., au S. E. de Nan-King; ch.-l. de dép.; 2,000,000 d’h.? Elle est coupée par un si grand nombre de canaux, qu’on l’a nommée la Venise chinoise. Environs délicieux; c’est le séjour habituel d’une foule de riches. Beaux temples ; tour à 7 étages ; arcs de triomphe. Brocarts , broderies , imprimeries, etc.
SOUTERRAINE (la), ch.-l. de cant. (Creuse), â 33 kil. N. O. de Guéret, dans une vallée profonde ; 3,148 hab. Cours d’eau souterrain qui a fait donner son nom à la ville. Commerce de chanvre, de fil, etc.
SOUTHAMPTON, jadis Hanlon, Clausentum en latin, ville et port d’Angleterre (Southampton) , à 17 kil. S. O. de Winchester, dans une presqu’île, à l’embouchure de l’Itchin et du Test ; 20,000 hab. Anciens monuments; belles églises. Chantiers de construction, peu d’industrie; commerce maritime très actif; service de bateaux à vapeur pour le Havre. — Bâtie par les Romains ; importante seus les Saxons; envahie et pillée en. 1339 par une flotte française. Cette ville adonné son nom au comté’ de Southampton, quoiqu’elle ne soit pas le ch.-l. du comté actuel. — Plusieurs villes des Etats-Unis portent aussi ce nom, une notamment dans le New- York, comté de Sufïblk ; 5,000 hab.
southampton (comté de). Voy. hampsbire.
j SOUTHCOTT (Jeanne), visionnaire anglaise, née j en 1750 dans le comté de Devon, morte en 1814,
, avait été domestique. A 40 ans, elle se déclara pro- ; phétesse, vit quelques unes de ses paroles confiri niées par le hasard, ce qui lui attira de nombreux | admirateurs, et écrivit ses visions. Elle était métho- I diste et prétendait être cette femme de l’Apocalypse* qui a la lune sous les pieds et douze étoiles sur la tête.
SOUTHERN (Thomas), poète anglais, né en 1660 à Dublin, mort à Westminster en 1746, étudia un peu les lois, servit comme enseigne, revint à Londres à la paix, fit des pièces de théâtre qui lui valu' rent une grande réputation et une belle fortune.
; Ses Œuvres , 1735, 2 vol. in-12, se composent sur- ; tout de comédies ou drames (V Excuse des femmes ; le Fatal mariage; Oroonoko ou l’ Esclave royal , etc.).
SOUZ — 1689 — SPAL
SOUTIIWARK, faubourg de Londres, dans la
Çartie S. de cette ville, Bur la rive droite de la amise; 80,000 hab. Grand commerce maritime. Beaucoup d’usines et de fabriques. Southwark formait d’abord une ville à part. Quoique jointe à Londres auj., elle appartient encore au comté de Surrey (tandis que Londres est dans le comté de Middlesex).
SOUTHWELL, ville d’Angleterre (Nottingham), à 23 kil. N. E. de Nottingham ; 3,000 hab. Ruines d’un palai3 des archevêques d’York.
SOUTHWOLD, ville et port d’Angleterre (Suffolk), à 23 kil. S. de Yarmouth; 1,700 hab. Dans la baie de Southwold eurent lieu deux batailles navales
entre les Anglais et les Hollandais (1665 et 1672).
SOUVAROV (P.-Alexis Vasiliévitch , comte), fameux général russe, né dans l’Ukraine en 1730, se distingua dans la guerre de Sept-Ans, fut après cette guerre nommé colonel , commanda comme brigadier l’assaut de Cracovie (1768), vainquit l’armée polonaise à Stralsvitz et sur plusieurs autres points (1768-72), battit les Turcs (1773), eut part à la victoire de Kosludje (1774), soumit lesTartares Nogaïs de la Grimée (1782), reçut les titres de général en chef et de gouverneur de Grimée, commanda un corps dans la guerre commencée en 1788 contre la Porte, se distingua à Kinbourn, à Otchakov, gagna, avec le prince de Cobourg (I789)lesbat.de Fokchani, de Martinestié sur le Rimnik, prit lsmaïlov (1790), puis, envoyé contre les Polonais, battit Kosciusko à Macijovice, fit un massacre effroyable des habitants de Praga, puis entra dans Varsovie (1794). Après ■trois années de repos, il passa comme généralissime avec 30,000 Russes en Italie, obtint un avantage êur les Franç. à Cassano (avril 1799), força Macdonald à la retraite après un combat de 3 j .sur laTrébie (juin), remporta enc. la vict. de Novi sur Joubert (août), mais fut enfin refoulé parMasséna, déjà vainqueur d’une 2e armée russe, celle de Korsakov. Rappelé en Russie par Paul 1, il ne trouva point à Saint-Pétersbourg l’accueil triomphal sur lequel il comptait. Il mourut peu après mécontent et en disgrâce (1800). Les Russes lui donnaient les surnoms de Rimtiikski (à cause de sa victoire à Martinestié sur le Rimnik) et d Ilaliski (en mémoire de sa campagne d’Italie).
SOUVIGNY, ch.-l. de cant. (Allier), à 15 kil. S. 0. de Moulins; 2,777 hab. Eglise gothique (où sont les tombeaux des anciens sires de Bourbon) ; deux verreries. C’est dans ce lieu que Charlemagne fit ses premières armes en combattant le duc d Aquitaine.
SOUVIGNY (Ch. sorel, sieur de). Voy. sorel.
SOUZA ou SOUSA, ville de Portugal (Minho), à 20 kil. E. de Porto; 4,000 hab. Titre d’un comté que possédait une des premières maisons du Portugal.
SOUZA (Manoel de faria y). Voy. faria.
SOUZA-botelho (Jos.-Marie), littérateur portugais, né en 1758 à Oporto, mort en 1825, fils d’un gouverneur de la prov. de Saint-Paul au Brésil, entra au service à 20 ans, fut envoyé comme plénipotentiaire en Suède (1791), en Danemark (1795), enfin en France (1802-1805), quitta les affaires, sans doute pour n’être point obligé d’agir contre le système français, et se livra exclusivement aux lettres. On lui doit une magnifique édition des Lusiades, Paris, 1817, in-4 (avec fig. de Girard), et une trad. en portugais des Lettres portugaises , Paris, 1824, in- 12.
Il avait épousé en 1802 Mme de Flahaut.
SOUZA (Mme de), née filleul, femme du précédent, fut mariée fort jeune au comte de Flahaut, âgé de 57 ans, qui périt sur l’échafaud en 1792, lui laissant un fils (M. le comte de Flahaut, auj. pair de France), se réfugia à l’étranger, publia quelques romans pleins de charme; revint en France sous le Consulat, y épousa en secondes noces M. de Scuia-Botelho (1802), et se rattacha à la nouvelle cour. Elle mourut à Paris âgée de 76 ans en 1838. Ses romans parurent presque tous sous son
premier nom de comtesse de Flahaut. Les principaux sont : Adèle de Sénanges (1794), Emilie et Adolphe (1799), Charles et Marie (1801), Eugène de Rothelin (1808), la comtesse de Fargy , etc. Ils b« font remarquer par la délicatesse du sentiment et par la connaissance des parties les plus intimes du cœur humain. Elle y peint surtout les classes élevées de la société. Ses Œuvres ont été réunies en 1822, 6 vol. in-8; il en a paru un choix dans la Bibliothèque Charpentier, 1 vol. in-12, 1842.
SOUZDAL, ville de la Russie d’Europe (Vladimir), à 35 kil. N. de Vladimir ; 3,000 hab. Citadelle, vieux palais des archevêques de Vladimir, etc. Aux environs, immense quantité de cerises. Jadis titre d’une principauté qui formait un des apanages des princes russes de la maison de Rurik, et qui comprenait les gouv. actuels de Vladimir, de Nijnéi-Novogorod, de Moscou et quelques autres vers l’E. Il en est fait mention dès la mort d’Iaroslav I (1054). Méconnaissant la suzeraineté de Kiev, André I Bogolioubski, prince de Souzdal , érigea celte principauté en grand-principat (1167); par suite de l’invasion des Mongols et de la ruine de Kiev, ce grand-principat devint en fait l’état prédominant de la Russie, sous le nom de grand-duché de Moscou. Mais plusieurs fois les grands-ducs détachèrent la principauté proprement dite comme nouvel apanage. Elle fut réincorporée pour toujours au grand-duché en 1392 par Vasili 11, qui en dépouilla son oncle maternel Siméon Dmitriévitoh.
SOVANA ou SOANA, Suanum, v. de Toscane, à 94 kil. S. de Sienne. Évêché. Patrie du pape Grégoire VII.
SOZOMÈNE (Hermias), historien, né en Palestine au commencement du Ve siècle, fut avocat à Constantinople. Il composa une Histoire ecclésiastique en 9 liv., qui va de 324 à 439, et un Abrégé d’histoire depuis l'ascension de J.-C. jusqu'à la mort de Licinius en 323. Nous n’avons plus que le premier ouvrage (dans les Historici grwci de Rob. Estienne, ■ Paris, 1544) ; il s’y montre assez bon écrivain, mais mauvais critique. C’est à tort qu’on attribue à Sozomène VIrrisio gentilium qui porte le nom d’ Hermias.
SOZüPOLIS , un des noms de l 'Apollonie de Thrace, auj. sizéboli.
SOZUSA, puis Apollonia , ville de la Cyrénaïque, sur la mer, au N. E. de Cyrène, auj. marza-souza.
SPA, ville de Belgique (Liège), à 27 kil. S. E. de Liège, dans une vallée de la Vèse; 3,600 hab (permanents). Très bien bâtie (depuis l’incendie de 1807). Eaux ferrugineuses froides célèbres, qui furent découvertes au xm* siècle, et qui attirent tous les ans 2 à 3,000 étrangers de distinction ; on en expédie de grandes quantités à l’étranger. On fait à Spa des ouvrages en bois vernissé et en fer-blanc peint dits boites de Spa.
SPAENDONCK (van), peintre. V. vàn-spaendonck.
SPAGNUOL1 (battista) , poète. Voy. battista.
SPAHIS ou S1PAH1S. LesTurcs nomment ainsi un oorps de cavalerie légère qui fut institué par Amurat I. On donne ce nom dans l’armée française d’Afrique à des cavaliers indigènes qui sont enrégimentés à la française et commandés par un colonel français.
SPA1TLA, Suffetula , ville de l’Etat de Tunis, à 200 kil. S. O. de Tunis. Belles ruines romaines.
SPALATRO, Aspalathos ou Spalatum des anciens et Salone , ville des États autrichiens (Dalmatie), ch.-l. de cercle, sur l’Adriatique, à 160 kil. S. Ë. de Zara; 7,000 hab. Bon port. Archevêché fondé en 650, et dont le titulaire est primat de Dalmatie el Croatie. Nombreux édifices qui faisaient partie du palais de Dioclétien à Salone ; la cathédrale était jadis un temple de Diane ; baptistère (ancien temple d'Escu lape). Société d’agriculture. Lainages, soieries, rosoglio. Pêche active : le plus grand commerce de la Dalmatie. Aux environs, eaux thermales sulfureuses. — Spalatro n’occupe que partie de 1 empla-