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ST AV

STEÎ

restes étaient héréditaires. Quand une starostie venait à vaquer, elle ne faisait pas retour à la couronne; le roi en investissait un nouveau dignitaire.

STATHOUDER, en hollandais Stadhouder , en aliem. SiatiliaUer, c.-à-d. lieutenant, nom donné dans l’anc. république des Prov.-Unies à un haut fonctionnaire qui commandait les forces militaires et exerçait plusieurs des pouvoirs du souverain; ce titre ne désignait d abord que des lieutenants ou gouverneurs nommés dans chaque pro ince par les princes de la maison de Bourgogne ou de la maison d'Autriche, auxquels appartenaient les Pays-Bas; il fut conservé après la déclaration de l’indépendance, mais en changeant de nature. Chacun des états qui composaient la république avait son stalhouder; cependant le même personnage pouvait être élustathouder dans plusieurs étals à la fois. Le slathoudérat-général ne fut établi qu'en 1747. — On connaît surtout les stathouders de la province de Hollande, qui, le plus souvent, réunirent le stathoudérat de plusieurs autres provinces; ils appartinrent tous à la maison de Nassau [Voy. nassau et hollande). Les 6tathouders assurèrent la liberté des Provinces. Unies, mais ils ne tardèrent pas à affecter la tyrannie ; les états , pour prévenir le danger, abolirent le stathoudérat à la mort de Guillaume il de Nassau, en 1650. 11 fut rétabli peu d années après, en 1672, en faveur de Guillaume 111 (depuis roi d’Angleterre) ; aboli de nouveau à la mort de celui-ci (1702), il fut reconstitué en 1747 en faveur de Guillaume 1Y, qui fut créé stalhouder général et héréditaire. Le stathoudérat fut dès lors une véritable royauté. 11 subsista sous celte forme jusqu’au moment où les Français firent la conquête de la Hollande (1796) ; alors on établit un gouvernement républicain, que remplaça bientôt la monarchie.

STATJELLATES , peuple de Ligurie entre les Vagienni à PO., et les Apuani à l’E., avait pour ch.-l. Aquœ Statiellæ (Aix); les autres villes étaient Asla , Dertona , Alba Pompeia. Les Statiellates furent soumis par M. Popiliua Lænas en 173 av. J. -G.

STAT1RA, sœur et femme de Darius Codoman, tomba, après la bataille d Issus, entre les mains d’Alexandre, qui la traita avec les plus grands égards. Elle avait une tille nommée aussi Statira, qu’Alexandre épousa à son retour des Indes. 11 n’en eut point d’enfants; néanmoins la jalouse Roxane lui fit ôter la vie après la mort du roi.

STAT1US Voy. stace et achille statiüs.

STAUDLIN. Voy . staeudlin.

STAUFFACHER. Voy. melchthal (Arnold de).

STAUNTON (George-Léonard), médecin et voyageur irlandais, né vers 1740 à Galway, mort en 1801, exerça son art tant à la Grenade et aux Antilles qu’à Londres , remplit diverses fonctions civiles en Amérique, s’attacha lord Macartney, le suivit à Londres, à Madras, en Chine, avec le titre de secrétaire de légation (1792). 11 a laissé un Récit authentique de l'ambassade... à la Chitie... du comte de Macartney, Londres, 1797, 2 vol. in-4, cart. et fig. (trad. en franç. par Castera, Paris, 6 vol. in-8, bous le titre de Voyage dans l'intérieur de la Chine et de la Tartarie ).

STAUP1TZ (Jean), doyen de la Faculté de théologie à l’université de Wittemberg, et vicaire général des Augustins en Allemagne, mort en 1627. C’est lui qui chargea Luther de défendre son ordre contre les Dominicains.

STAYANGER , ville de Norvège (Sœndenfield), ch.-l. de bailliage, sur le golfe de Bukke , à 160 kil. N. O. de Christiansand ; 3,800 hab. Beile cathédr. Haraldybattiten8741esroisdeNorvège. Jadis évêché (transféré à Chrislianiaen 1686).

SrAVELÜT, Slabulum , ville de Belgique(Liége), à 36 kil. S. E. de Liège; 3,500 hab. Charles-Martel y battit les Neustriens (719). Stavelot doit son

1 origine à un monastère fondé par saint Remacle.

ST A VER EN , ville de Hollande (Frise), sur le Zuyderzée, à 8 kil. S. O. de Ilindelopen ; 1,200 hab. Jadis bon port (auj. comblé). Ancienne résidence de rois frisons, puis ville hanséatique.

STAVROPOL, nom de plusieurs villes de Russie: 1° dans le gouv. de Simbirsk, sur le Volga, à 110 kil. S. E. de Simbirsk; 2,600 hab. .- citadelle; fondée en 1737 ; — 2* dans le Caucase, à 180 kil. N. O. de Georgievsk ; 7,000 hab. : aux env. , très | belles carrières; fondée en 1780; — 3° dans la Circassie, bâtie par Pierre-le-Grand, mais abandonnée en 1766 (les habitants furent transférés à Kislar).

STAY (Benoît), poète latin, né à Raguse en 1714, mort à Rome en 1801, se fit connaître de bonno heure par un beau poëme où il chantait la philosophie de Descartes, trouva un protecteur zélé dans le cardinal Valenti, fut nommé successivement professeur d’éloquenco et d’histoire au collège de la Sapience, puis secrétaire du pape Clément XIII pour les lettres latines, secrétaire des brefs pour les princes, et allait être fait cardinal quand éclata i la révolution. On a de lui, outre son Poëme sur Descartes {Philosophiez versibus traditæ libri VI), Venise, 1774, un autre poëme sur la philosophie de Newton [Philosophiœ recentioris versibus tradilæ libri A), Rome, 1766-92; ces deux ouvrages l’ont fait placer par ses admirateurs à côté de Lucrèce.

STEELE (Richard), écrivain anglais, né à Dublin en 1671, m. en 1729, reçut une bon ne éducation, s’enrôla malgré sa famille, qui était à L’aise, fut quelque temps simple garde à cheval, puis enseigne, et se livra longtemps au désordre. Après plusieurs essais dramatiques, il se fit déûnitivement auteur et journaliste : il eut la principale part, avec Addison, à la rédaction de feuilles périodiques célèbres, qui, par la sagesse des doctrines littéraires et politiques qu’on y professait, exercèrent une grande influence sur l’esprit public; telles furent : le Babillard , 1709; le Spectateur, 1711; le Mentor ( Guardian ), 1713, etc. L’esprit piquant et incisif de ses articles leur valut une vogue extraordinaire. Steele devint en outre homme politique : il fut élu membre de la Chambre des communes, prit parti pour les whigs et leur rendit de grands services. Sous le ministère tory de la reine Anne, il fut poursuivi et chassé de la chambre comme libelliste ; sous George I, au contraire, il obtint de belles places, fut commissaire du timbre, gouverneur de la compagnie royale de§ comédiens, etc.; cela ne l’empêcha pourtant pas d’être sans cesse aux expédients , parce qu’il menait une vie fort irrégulière. Il mourut paralytique, accablé de dettes et n’ayant plus qu’une pension alimentaire que lui faisaient ses créanciers. On a d& Steele plusieurs jolies comédies, entre autres les Amants généreux ( Conscious lovers).

STELNWYK, ville de Hollande (Over-Yssel),

69 kil. N. de Zwoll; 2,100 hab. Jadis fortifiée. Souvent assiégée et prise : en 1622, 1682, 1592.

STEEVENS (George), critique anglais, né en 1736, mort en 1800, avait beaucoup d esprit et de goût; il remplit longtemps les ouvrages périodiques d’articles élégants; mais s’étant permis des attaques anonymes, il devint l’objet du mépris et de la haine publiques, et mourut dans l’abandon.' Il a donné avec Johnson une édition de Shakspeare. 1773, 10 vol. in-8 (réimpr. avec des perfectionnements en 1785 et 1793); c’est une des meilleures éditions que l’on ait du célèbre poëte anglais.

STE1N , c.-à-d. pierre, nom de plusieurs villes d’Allemagne. La plus importante est Stein-am-Angor, Sabaria ou Claudia Augusta des anciens, ville de Hongrie, ch.-l . du comitat d’Eisenbourg, à 17 kil. S. de Güns ; 4,000hab. Evôché. Anticp romaines.

STEINBACH (erwin de), architecie. Voy. erwin. STEINKERQUE ou STEENKERKE, bourg de

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