‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 1046 sur 1261 · ST1L · texte numérisé non relu

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maître le docteur Reid (1771), fut chargé dès l’âge de 19 ans de suppléer son père dans sa chaire de mathématiques, suppléa dès 1778 Ferguson, prof, de philosophie morale à l’univ. d’Edimbourg, et obtint lui-même cette chaire en 1785; il la remplit avec le plus grand succès et la conserva jusqu’en 1810; il se lit alors suppléer par Thomas Brown, et vécut depuis dans la retraite, occupé de la rédact. de ses ouvrages. On a de lui : Élem. de la Philos, de l’esprit humain , en trois parties , 3 v. in-4 , 1792, 1814 et 1827 ( la Ire a été trad. par Prévost de Genève, 2 v. in 8, 1818; la 2e par Farcy, 1 v. in-8, 1825 ; la 3e par L. Peisse , 1 v. *«-12, 1842) ; des Esq. de philosophie morale (1793), trad. par M. Jouffroy, avec une préface remarquable (îS26); des Essais philosophiques (1810), trad. en partie par Ch. Huret (1828), un Discours sur l' histoire des sciences métaphysiques et morules , traduit parM. Buchon, 3 vol. in-8 (1820-23), la Philosophie des facultés actives et morales (îC28), trad. par L. Simon, Paris, 1834, 2 vol. in-8, et d'intéressantes notices sur Adam Smith, sur W. Robertson et sur Th. Reid. Dugald Stewart, sans vouloir bâtir de système, a fait faire des progrès à la philosophie, surtout à la psychologie, en appliquant aux sciences métaphysiques les méthodes d observation et d'induction qui avaient si bien réussi dans les sciences naturelles. Ses ouvrages sont devenus classiques.

Stewart -denham ( sir James), économiste, né à Edimbourg en 1713, étudia la jurisprudence, parcourut le continent, s’attacha au prince Édouard, le prétendant, fut obligé par suite de s’exiler (1745), et se fixa en France; il revint en Angleterre en 1767, et y mourut en 1780. 11 publia en 1767 des Recherches d’économiejpolitiauc. 2 vol. in-4, qui le placent auprès d’Adam Smith.

STEYER, ville des Etats autrichiens, dans l’Autriche propre , jadis capitale de la Styrie , au confluent de 1 Ens et de la Steyer, à 160 kil. S. O. de Vienne ; 10,000 hab. Grande enceinte. Manufact. impériale d'armes; faux, faucilles, rasoirs; drap, cotonnade. Grand commerce d'exportation. Moreau y signa, après la victoire d'Hohenlinden , un armistice avec l’Autriche (1800). Voy . styrie

STHÉNELUS, un des fils de Persée et d’Andromède, eut pour lot Mycènes à la mort de son père, vainquit et fit prisonnier Amphitryon, son neveu, sous prétexte de venger la mort d Electryon, tué par Amphitryon ; il eut pour fils Eurysthée.

STHÉnélus, fils de Gapanée, l’un des sept chefs qui assiégèrent Thèbes avec Polynice, fut un des Epigones, qui prirent et assiégèrent cette ville. 11 alla aussi au siège de Troie à la suite de Diomède, et à son retour en Grèce , il fit avec ce prince la guerre au roi d’Ëtolie, Agrius, et le chassa du pays.

ST H EM DA, de Locres, philosophe pythagoricien et législateur. Stobée cite de lui un préambule de loi d’une sagesse remarquable. On ne sait rien de sa vie.

STHENOBÉE, fille d’iobate, roi de Lycie, conçut pour Bellerophon une passion criminelle, qui fut méprisée. Voy. bf.llérophon.

STILICON, Flavius Snlico ou Stilicho, général et favori de Théodose, Vandale d’origine, épousa Séréna, nièce de l’empereur, devint à la mort de ce prince, en 395 , tuteur du jeune Honorius, son fils, et récent de l’empire d Occident, prétendit aussi à la régence de l’empire d’Orient, et crut y parvenir en faisant égorger Hufin, tuteur d’Arcadius, qui régnait à Constantinople, mais il se vit déçu dans cet espoir nar l'astuce d’Eutrope. 11 exerça du moins tout pouvoir en Occident, et fit épouser sa fille à Honorius. Stilicon fit quelque temps respecter les frontières de l’empire par les Barbares, contint les francs, enleva un de leurs rois, Mareomir, en fit tuer un autre, Suénon ; repoussa les Goths à plusieurs reprises, battit leur' roi Alaric à Poüenbe (403) , anéantit devant Florence Rudagaise , chef des Germains (406) ;

mais il laissa envahir la Gaule par une armée barbare qui mit tout à feu et à sang. 11 songeait à faire passer la couronne dans sa famille, lorsqu 'Honorius, instruit de ses intrigues, donna l’ordre de le mettre à mort; un de ses capitaines lui coupa la tête à Ravenne en 408. L’empire perdit en lui le seul général qui lui restât. Il avaltété chanté par Claudieu au temps de sa toute-puissance, dans un poème intitulé. De laudibus Stiliconis. Stilicon flotta toute sa vie entre le christian'sme et le paganisme

STiLLING (J. -Henri jung , dit), mystique aile mand, né en 1740 à Grund (duché de Nassau), mort en 1817, eut longtemps à lutter contre la misère, fut successivement tailleur, maître d’école, instituteur privé, professeur d’économie politique à Lautern(l778), à Mar-bourg, Heidelberg, enfin conseiller anlique du grand-duc de Bade. D’une piété exaltée, il tomba dans le mysticisme , dans la superstition même, et fit partager ses erreurs à un certain nombre d’adeptes, notamment à la célèbre Mm* Krudner. 11 croyait à un commerce des esprits avec le monde sublunaire, et publia dans ce sens.- Scènes du règne des Esprits, Francfort, 1803; Théorie de la connaissance des Esprits (1808); Apologie de la Théorie des Esprits (1809) ; Théobald le rêveur, etc. On lui doit aussi des ouvrages sur l’économie politique, et une Méthode d'opérer la cataracte, Marbourg, 1781 (il opérait avec succès la cataracte par extraction , d’après la méthode de Lobstein). Il a laissé d’intéressants mémoires sur sa propre vie.

ST1LLINGFLEET (Edouard), controversiste anglais (1635-99), se fit connaître par de savants ouvrages, fut nommé en 1689 par Guillaume 111, évêque de Worcester, attaqua dans ses écrits et dans se» sermun3 les Catholiques, les Presbytériens, les So* ciniens, les Déistes , et finit, au dire de Locke, pai tomber lui - même dans une sorte de scepticisme, fruit de l’abus de la controverse. Il combattit aussi les doctrines métaphysiques de Locke. Ses principaux ouvrages sont. Origines sacræ (1662), ou il expose les fondements de la religion naturelle et révélée; Origines brilannicœ (1685), ouvrage plein de recherches. — Benj. Stillingfleet, petit-neveu du précédent (1702-7 1), s'occupa surtout d histoire naturelle, rendit de grands services à la botanique et popularisa en Angleterre le système de Linné.

ST1LLO ou STILO, Consulinum, ville du roy. de Naples (Calabre Ultérieure lre), ® 35 kil. S. de Squillace; 1,800 hab. Aux env., cuivre, plomb, et surtout fer. Patrie du philosophe Campaneila. — Fondée par les Ausoni. Jadis évêché. Longtemps grande et riche, mais les Sarrasins la ravagèrent. Elle fut devaslée par le tremblement de terre de 1783.

STiLPON , philosophe de Mégare , disciple de Diogène et maître de Zenon le Stoïcien, fut un modèle de vertu, et s’attira tant d’estime que Démétrius Poliorcète, en ordonnant le pillage de Mégare, voulut que l’on respectât sa maison. Stiipon vécut aussi en Egypte , et fut très aimé du roi Ptolémée Soter. Ce philosophe, ainsi que tous ceux de l’école de Mégare, s’occupait principalement de la logique et du raisonnement. 11 nia la réalité des idées abstraites, et fit consister la sagesse dans l’apathie ou impassibilité. Il florissait vers 300 av. J.-C.

STIRLING ou STRIVELING , ville d’Ecosse, ch.-l. du comté de ce nom, sur le Forth. à 56 kil. N. O. d’Edimbourg; 10,745 h. Château roy., bibliothèque. Commerce actif. Stirling remonte au moins au ix* s. Wallace y défit les Anglais en 1297. Jacques 11 y poignarda de sa main le comte de Douglas, son parent. Stirling a souvent été prise et re prise, surtout dans les guerres civiles d’Ecosse. — Le comté de Stirling, situé entre ceux de Perth au N., de Clackmannun au N. E., de Linlithgow à l’E.; de Lanark au S. et de Dumbarton à 10., a environ 56 kil. de LE. à l’O., sur 25 du N. au S. et 75,000

STOG

STOr,

nab. Sol médiocre, mais assez bien cultivé. Houille.

STIRLING (Guillaume -Alexandre, comte de),

Écossais, né en 1680, mort en 1640, fut en grande faveur près de Jacques 1 et de Charles I , fonda la colonie de la Nouvelle-Ecosse (1621), fut nommé secrétaire d'état pour l'Écosse vi626\ et pair (1630), et mourut, laissant des poésies qui furent goûtées de son temps, mais qui sont peu lues aujourd'hui

STOA, poète latin moderne. Voy. qimnzano.

STOBEE (J.) , Joannes Slobœus ou Slobensis compilateur grec, qu'on croit avoir vécu vers 460 ou 600 après J.-C. , et qui sans doute était de Stobi, ville de Macédoine, a laissé un précieux recueil en deux parties, qui sont vulgairement intitulées, la lr% Eclogœ physicœ el elhicœ ; la 2e, Sermones ou Aniholoyicon (en lut. Florüegium). C’est une espèce d'encyclopédie où l’auteur a rassemblé une foule de passages d écrivains anciens sur la physique et la morale. La 6eule édition complète de ce recueil a paru à Lyon sous ce titre ( Sententiœ ex lhesauris grçecorum delectœ), 1608, in-fol. Les Eclogœ ont été publiées séparément par lleeren, Gœttingue, 1792- 1801, 4 vol. in-8, et le Florilegium , par Gaisford,

Oxford, 1822, 4 vol. in-8. Stobée n’a pas été trad. en français. Hug. Grotius a traduit en vers latins les Vers grecs qui se trouvent dans Stobée, 1623, in-4.

STORES, Siobi , auj. Islib, ville de Macédoine, capitale de la Péonie, chez les Agrianes, devint sous las Romains la métropole de la Macédoine Salutaire.

STOCKDALE, littérateur écossais , né en 1736, mort à Londres en 1811, servit quelque temps, puis entra dans les ordres, obtint de riches bénéfices, voyagea en Italie, traduisit VAminie du Tasse (1770), et publia divers ouvrages estimés : Recherches sur la nature el les lois de la poésie (1778), Leçons sur les plus grands poêles anglais (1807), etc.

STOCKHOLM, capitale de la Suède et ch.-l, de la prov. de Stockholm , entre le lac Mælar et la Baltique, par 16° 43’ long. E., 69° 20’ lat. N. ;

94,866 hab. Port vaste et sûr , mais de difficile accès; 10 quartiers, 14 ponts, superbe palais royal, superbe église de Saint-Nicolas (ou Storkyrkun) , opéra, monnaie, banque, hôtel-de- ville , quais. Du reste, la ville est irrégulière, escarpée et médiocrement bâtie (beaucoup de maisons 6ont en briques ou en bois, et bâties sur pilotis). Sites pittoresques. Académie des Sciences, avec observatoire, cabinet d'histoire naturelle, bibliothèque, académ’e des belleslettres, histoire ei antiquités, académie suédoise des Dix-Huit, et autres sociétés savantes; collège des mines (avec un beau cabinet), institut carolmien de médecine, école d’arpentage, de navigation, de dessin, de sourds-muets, etc.; riche galerie de tableaux, bibliothèque royale, collection Hermelin, musée des antiques, cabinet de modèles. Industrie active, commerce immense; tous les produit? de la

Suèd

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