‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 1061 sur 1261 · SW AN · texte numérisé non relu

SW AN

sviatopolk il , grand-prince de Russie, fils d’Isiaslav I, régna de 1093 à 1112; il tenta d’établir un congrès périodique entre les nombreux princes de la maison de Uourik ( deux seulement eurent lieu : en 1097 et 1 1 IG). Le chroniqueur Nestor vivait sous Sviatopolk II.

Le nom de Sviatopolk a encore été porté par

Êlusieurs autres princes, notamment : un roi de [oravie (870-894), qui tint ses états de Louis-le- Germanique ; — deux ducs de Poméranie : le premier s’efforça sans succès de se rendre indépendant des rois de Pologne , et périt en 1 120 les armes à la main ; le second tua Leszko, roi de Pologne, de qui, cependant, il tenait ses états , fit la guerre à la Pologne et aux chevaliers teutoniques, et finit par être battu (1246). U mourut à Dantzick en 1266.

SY1ATOSLAY I, grand-prince de Russie, fils et successeur d’Igor (945-73), soumit les pays entre les embouchures du Danube et du Don, fit, à l’invitation de Nicéphore Phocas , deux expéditions contre les Bulgares (967 et 968), s’empara de leur capitale, menaça ensuite l’empire d’Orient , et ravagea la Thrace jusqu’à Andrinople (970) ; mais fut vaincu l’année suivante à Durostol (ou Silistri) pur Jean I Zimiseès , perdit bientôt toute la Bulgarie (972), et périt en revenant à Kiev (973).

sviatoslav il, grand-prince de Russie, fils d’Iaroslav I, fut d’abord prince de Tchernigov, chassa du trône son frère en 1073, et régna jusqu’en 1076. Son fils Oleg fut la tige des Olgovitches qui plus tard disputèrent la couronne aux Yladimirovitches. Isiaslav I, son frère, remonta sur le trône en 1076.

sviatoslav ni, grand-prince de Kiev, était le fils de l’Olgovitch Vsévolod II, et régna de 1179 à 1193.

sviatoslav iii, bis, grand-prince de Vladimir 1248-1253), était fils de Vsévolod III, succéda à son rère laroslav II bis, et eut pour successeur son neveu Alexandre I (Nevski).

SVIEN'TüPOLK. Voy. sviatopolk.

SV1R, riv. de la Russie d’Europe, dans le gouv. d’Olonéje, sort du lac Onéga par le S. O. , atteint la limite du gouv. de Saintr-Pétersbourg, et se jette dans le lac Ladoga après un cours de 225 kil. Elle reçoit plusieurs canaux.

SW . , pour les mois commençant ainsi qui ne

seraient pas ci-dessous, Voy. sv.

SWAMMERDAM (J.) , anatomiste, né en 1637 à Amsterdam, mort en 1680, était médecin, mais ne pratiqua point, se voua particulièrement à 1 anatomie des insectes , et par ses observations microscopiques recula les limites de la science. N ers la fin de sa vie, il donna dans les idées de la mystique Bourignon, et alla la joindre en Holstein. On lui doit, entre autres ouvrages : Histoire générale des insectes (en hollandais), Utrecht, 1669, in-4 (trad. en franç., Utrecht, 1682-1685, in-4); Histoire de ï éphémère (en hollandais), Amsterdam, 1675, in-8 (trad. en latin, Lond. , 1681, in-4); Diblia naturœ , seu historia insectorum in certas classes reducia , etc., Leyde, 1737-38, 2 vol. in-fol. (trad. en franç. dans la collection académique de Dijon).

SWAN-R1VEH, c.-à-d. rivière des Cygnes , en Australie, sort des monts Darling, coule au S. O., et tombe dans la mer des Indes; cours, 108 kil. Elle donne son nom à la colonie de Swan-River, un des établissements anglais sur la côte occid. de l’Australie , dans l'anc. terre de Leeuwin. Cet établissement date de 1829 ; il compte 4 villes naissantes ( Freeman tle, Perth, Guildford, Augusta).

SWANSEA, ville d’Angleterre (Glamorgan) , dans le pays de Galles, près du canal de Bristol , à 65 kil. O. de Cardiff; 13,700 hab. Aspect très pittoresque. Chantiers de construction. Poterie rivale de celle de Stafford ; nombreuses usines à fer. Aux environs , fer et houille en quantité. Swansea fui bâtie au commencement du xii* siècl e.

19 — SYAG

SWEDENBORG , SWEDENBORGIENS. Ko».

6VEDENBORG.

SWEDIAUR (F.-Xavier), médecin, né en 1748 k Steyer en Autriche, exerça son art successivement en Autriche , en Ecosse, en Angleterre, et vint en 1789 se fixer à Paris, où il mourut en 1824. Il s’occupa surtout des maladies honteuses , et acquit par là une grande fortune. Son principal ouvrage est : Traité complet des maladies syphilitiques , Paris, 1798 et 1817. 11 a aussi écrit sur la politique et la philosophie.

SWENKASUND. Voy. svenksund.

SW1ETEN (van). Voy. van swieten.

SWIFT (Jonathan), écrivain anglais, naquit en 1667 à Cashel en Irlande de parents pauvres, passa de bonne heure en Angleterre, eut pour protecteur sir William Temple , dont on l’a cru à tort le fils adultérin, entra dans la carrière ecclésiastique, obtint la prébende de Kilroot, et plus tard le doyenné de Saint-Patrick en Irlande, qui lui rapportait plus de 1,000 liv. sterling. Bien que whig par l’éducation, il était tory par principes ou par ses relations avec la cour; il écrivit plusieurs brochure* en ce sens, et s’acquit ainsi les faveurs du conseil privé de la reine Anne. A l’époque de la chute de la duchesse de Marlborough (1711) , son crédit s’éleva au plus haut degré. La mort de la reine mit fin à ce rôle politique , et il revint en Irlande, où il mourut en 1745. Il eut des rapports fort bizarres avec deux femmes qu’il a rendues célèbres, et qui toutes deux l’aimaient vivement : l’une, la belle Stella, qu’il épousa , mais pour ne la traiter que comme une sœur; l’autre, Esther van Homrigh, qu’il nomme aussi Vanessa, qui mourut de regret de voir sa rivale préférée. Yers la fin de sa vie, il était à peu près tombé en enfance. On a de Swift, entre autres ouvrages : les Voyages de Gulliver , le Conte du Tonneau , la Prophétie de Bickerstaff , la Bataille des Bouquins, beaucoup d’articles politiques dans Y Examiner. Les Voyages de Gulliver ne sont qu une espèce d’allégorie remplie d’allusions aux circonstances et aux personnages politiques de l’époque. Ses écrits, satiriques ou burlesques pour la plupart , lui ont valu le titre de Rabelais de i Angleterre. 11 a au suprême degré le genre de gaieté que les Anglais appellent humour. 11 garde un rare sérieux en lançant les traits les plus risibles, et il excelle à revêtir de vraisemblance ses fictions les plus folles. Son style est classique, surtout en prose. Ses Œuvres ont été publiées par Hawicswortli à Londres 1715,14 vol. in-4. Nous avons en français les Voyayes de Gulliver (trad. par Desfontaines, souv. réimpr.),et le Conte du tonneau (trad. parVan Efl’en); ce conte, où lepape,Lutbcr et Calvin sont attaqués tour à tour, fut mis à l’ Index. La Vie de Swift a été écrite par Orrery, Th.Sheridan, W. Scott et Deane Swift, son pet.-nev. — Tli. Swift, fils de Deane S. , cultiva la poésie ; on a de lui les Escrocs, le Temple de la folie, etc. M. en 1815.

SWINE, une des trois grandes branches par lesquelles l’Oder se rend dans la Baltique, «épare File d’Usedom de celle de Wollin, et a 15 kil. de large.

SWINEMUNDE, ville des Etats prussiens (Poméranie), dans 10. de l’île d’Usedom, à l’embouchure de la Swine, à 55 kil. N. O. de Stettin ; 3,500 hab.. Port. Eau-de-vie. Pêche de harengs, etc. Commerce.

SYAGRIUS, patrice romain, fils du comte Ægidius ou Gilles, qui avait détrôné le roi des Francs Ghildéric 1 , retint sous la domination romaine , après la mort de son père (464), le territoire de Soissons. Clovis vint l’y attaquer et le défit (486). Syagrius alla chercher un asile auprès d’Alaric, roi des Wisigoths, qui eut la lâcheté de le livrer à Clovis. Ce prince le fit mettre à mort, et resta maître de toutes les places que les Romains possédaient dans les Gaules. — Un autre Syagrius, bisaïeul de celui-ci, fut secrétaire de l’empereur

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