TESS
TERTULLIEN , T. Septlmius Floretis Tertullianus , docteur de l’Eglise , né vers 160 à Carthage, était d’abord païen ; il se convertit à la vue de la patience héroïque des martyrs, et donna l’exemple des vertus; il lit vers 204 un voyage à Rome, mais il déplut au clergé de cette ville par son rigorisme. De retour en Afrique, il embrassa le Montanisme, et n’y renonça que pour fonder lui -même une secte nouvelle. 11 portait le pallium ou manteau des philosophes. 11 mourut en 246. Son style est dur, barbare, hérissé de locutions africaines, mais plein d’éclat, de feu et d’énergie , on l’a nommé le Bossuet de l Afrique. On a de lui un grand nombre d’écrits. Apologétique, les Traités contre les Spectacles , Contre les Juifs , De l'Ame ; les Cinq Livres contre Marcion sont les principaux. La meilleure édition de ses Œuvres complètes est celle de Riguult, Paris, 1628, ou Venise, 1746, in— fol. L' Apologétique a été traduit en français par Meunier, 1822, in— 1 2. ✓
TERUEL , Turbula , ville d’Espagne (Saragosse) , ch.-l. de prov., sur le Guadalaviar, à 140 kil. de Saragosse ; 7,660 hab. Evêché. Aqueduc romain, etc. — Détruite par les Maures; rebâtie par Alphonse II (1171); prise et pillée par Pierre-le-Crue) (1366).
TESCATL1 BOCHTL1 ou TLALOCH , dieu mexicain, le plusgrand de tousaprèsTéotl, présidaità la vie pénitentiaire et à la punition des crimes; trois fois par an on immolait des victimes humaines en son honneur. Sa statue, d’un granit luisant et poli , le représentait avec un gros lingot d’or sur la poitrine, des chaînes d'or aux bras, quatre flèches dans la main droite, un miroir d’or à la main gauche.
TESCHEN ou T1ESSIN, ville des Etats autrichiens (Moravie), ch.-l. de cercle, à 29 kil. S. E. de Mœhrisch-Ostrau ; 6,000 hab. Établissements catholiques et luthériens; écoles. Draps, toiles, armes et surtout fusils. Teschen était jadis un des duchés de Silésie. Il y fut signé en 1779, entre Marie-Thérèse et F réd. II, un traitéqui mi* fin la guerre de la suce, de Bavière.,
TÊSIN ou TESSIN. Voy. tessin.
TESSE (René de froulai, comte de), né en 1650, mort en 1725, servit en Italie sous Catinat, débloqua Pignerol, battit Trautmansderf entre Castigllone et Mantoue (1703), puis les Portugais à Badajor, fut ambassadeur à Rome, à Madrid, et se retira dans sa vieillesse chez les Camaldules.
TESSËNDER-LOO, v. ue Belgique (Lirabourg), à 25 kil. N. O. d’Hasselt, se nommait jadis toxandria.
TESSIER (H. -Alex.) , agronome, membre de l’Institut, né en 1740, mort en 1837 à 97 ans, a publié un grand nombre d’écrits utiles à l’agriculture ( Des maladies des urains; Des maladies des bestiaux , etc.), a fourni une foule d’articles à Y Encyclopédie méthodique , au Dictionnaire des sciences naturelles, a rédigé les Annules de i Agriculture, de 1798 à 1817. Il fut professeur d’agriculture et de commerce aux Ecoles centrales, inspecteur des bergeries, etc. Tessier était de I Acadéïfiie des Sciehces depuis 1782.
TESSIN, Ticinus en latin, Ticino en italien, riv. qui naît en Suisse, au mont Saint-Gothard. coule au S. , traverse le lac Majeur, et s’unit au Pô près de Pavie (Ticinum); 15! kil. de cours. Annibal y battit le consul P. Sci pion en 218 av. J. -G.
tessin (canton du), 18e cant. de la Confédération suisse, borné à 10. et au S. O. par les Etats sardes, au S. et au S. E. par le roy. Lombard-Vénitien, au N. par les cant. du Valais et d’Uri, et au N. E. par celui des Grisons : 95 kil. sur 55; 117,700 hab. (presque tous Italiens et catholiques). Ch.-l., Lugano. Le gouvernement siège tour à tour à Lugano, à Locarno et à Beliinzona. Montagnes très hautes. Marbre, cristal, grenats, pierre ollaire, bois de construction ; superbes pâturages, châtaignes ; au S., plantes du midi ; vallées très fertiles. Nulle industrie* Le pays, situé au S. des Alpes, appartint longtemps h Fltalie et fut conquis par les cantons
suisses en 1512. Sujet de la confédération jusqu’en 1798, il fut alors déclaré indépendant et forma les cantons de Beliinzona et de Lugano, qui furent réunis en 1803 sous le nom de canton du Tessin. La forme du gouvernement est une république représentative ; la démocratie et l’aristocratie s’y disputent le pouvoir : aussi des troubles graves ontils éclaté dans ce canton en 1839 et 1841.
TESSIN (Ch. -Gustave, comte de), né à Stockholm en 1695, fils d’un grand-maréchal de la cour, se montra zélé champion du parti des Chapeaux, présida l’assemblée de la noblesse à la diète de 1738, conseilla l’alliance française, et alla lui -même comme ambassadeur conclure un traité à Versailles, remplit encore diverses missions, finit par être président de la chancellerie et gouverneur du prince royal (depuis Gustave II ). Il quitta les affaires pour aller vivre dans sa terre d’Akeroe (1761), et y mourut en 1770.
TESSY, ch.-l. de cant. (Manche), à 18 kil. S. de Saint-Lô; 1,643 hab.
TEST (Serment du), c.-à-d. serment servant de pierre de louche , serment auquel, d’après un bil! de 1673, étaient tenus tous les fonctionnaires et officiers anglais : ils devaient déclarer par écrit qu’ils ne croyaient point à la transsubstantiation. L’acte du test avait pour but de reconnaître les Catholiques cachés et de les éloigner des affaires; il fut l’ouvrage des ennemis du duc d’York (depuis Jacques II), notamment de Shaftesbury. Un de ses premiers effets fut de contraindre le duc d'York à se démettre de sa charge de grand-amiral, et Clifford à sortir du ministère. En 1678, le test devint plus sévère; ceux qui prêtaient serment durent envelopper dans leur réprobation écrite le culte de la Vierge et des saints comme une idolâtrie. On introduisit en Ecosse en 1682 un troisième test qui exigeait : 1° une ferme adhésion au protestantisme; 2° la réprobation de toute doctrine de résistance au gouvernement, et la renonciation au Covenant. Charles II, et après lui son frère Jacques II, accordèrent à leurs partisans de nombreuses dispenses; ces dispenses, violemment combattues par le parlement, contribuèrent fortement à la révolution de 1688 qui renversa les Stuarts. Le serment du test n’a été aboli qu’en 1828.
TESTAMENT (vieux- et nouveau-). Voy. bible.
TESTE (la). Voy. buch (la teste de).
TEST1 (Fulvio), poêle italien, né à Ferrare en 1593, fut bibliothécaire du duc Alphonse 11, secrétaire d’état d’Alphonse 111, remplit diverses missions à Rome, Mantoue, Milan, Venise, Vienne; mais fut convaincu de correspondre secrètement avec Mazarin , et arrêté en 1646. Il mourut peu après ; il est à croire qu’il périt de mort tragique. On a de lui des poésies diverses (Rime), parmi lesquelles on remarque ses odes; on admire surtout la Canzone adressée à Monteeuculli.
TESTRY, ancien village du dép. de la Somme, près de Péronne. Pépin, duc d’Austrasie, y battit en 687 Thierry III, roi de Neustrie, le força à conclure la paix dite de Testry , et à lui donner le titre de maire du palais de Neustrie.
TET, Telis , riv. de France (Pyrénées-Orientales), naît sur les confins du dép. de 1 Ariége, coule au S. E., puis au N. E., baigne Montlouis, Olette, Villefranche, Prades, Vinçac, Ille, M’illas, Perpi gnan, et se jette dans la Méditerranée à 12 kil. E de celte ville. Cours, 110 kil.
TÈTE, ville de l'Afrique mérid., dans la capitainerie-générale de Mozambique, ch.-l. du gouvernement des Rivières-de-Séna, sur le Zambèze, par 29 45’ long. E., 15° 30’ lat. S. Grand commerce.
TÈTE-DE-BUCH. Voy. buch (la teste-de-).
TÊTES-PLATES. Voy. chactas.
TÊTES-RONDES, sobriquet par lequel les cava-
XEUG — 1749 - TEUT
fiers ou partisans de la cour pendant la guerre civile de Charles I et jusque sous Charles II désignèrent leurs ennemis, les parlementaires. Ce nom avait d’abord été donné aux Ecossais, quand ils vinrent en rebelles dicter l’armistice de Rippon, et avait pour cause l’aspect bizarre qu’offrait leur tête rasée de très près : on l’étendit depuis à tous ceux qui prirent parti contre la cause royale. 11 fut remplacé plus tard par celui de whig.
TÉTHYS, la première des divinités de la mer, fille d’Uranus et de la Terre, épousa l’Océan, son frère, et en eut les 3,000 Océanides. — Il ne faut pas la confondre avec Thélis, mère d’Achille.
TÉTOUAN , ville de l’état de Maroc (Fez), près de la Méditerranée, à 44 kil. S. E. de Tanger; 15,000 hab. Port à 3 kil. de là, château-fort, mosquées nombreuses, bazar. Commerce avec Fez, Gibraltar, etc. Aux environs, raisins, oranges, etc.
TETRAPOLE, nom donné chez les anciens à plusieurs contrées où se trouvaient quatre villes remarquables , notamment à un canton de Syrie renfermant les quatre villes d’Antioche, Laodicée, Apamée et Séleucie ; — et à la partie de la Locride Dorienne, qui comprenait les quatre villes de Pinde, Erinée, Boïum, Cytinium (on la nommait Tïtrapole Dorique). — Il y avait encore des télrapoles en Afrique et en Lycie.
TËTRARCH1E, nom donné chez les anciens : 1° à de petits états fractions d’un empire plus grand qui était divisé en quatre ; 2° à une forme de gouvernement dans laquelle le pouvoir est partagé entre quatre personnes. — Dans le 1er sens, les trois petits états galates, Trocmes, Tolistoboies, Tectosages, se divisaient chacun en tétrarchies. La Judée, à la mort d’Hérode, fut partagée en quatre tétrarchies (Galilée, Samarie, Judée, Pérée) : les chefs de chacun de ces états étaient dits léirarques. — L’empire romain, à partir de Dioclétien, fut une tétrarchie, dans le 2e sens s deux augustes et deux césars se partagèrent le pouvoir, et l’empire fut ainsi divisé : Dioclétien , auguste, eut l’Asie, l’Egypte, etc. (résidence, Nicomédie); Maximien, auguste, l’Italie et l’Afrique (résidence, Milan) ; Constance, césar, les Gaules, l’Espagne et la Grande- Bretagne (résidence, Trêves); Galère, césar, i’Illyrie et la Grèce (résidence, Sirmium). Cette division, perfectionnée après la mort de Théodose (396) , donna naissance aux quatre préfectures dites : des Gaules, d’Italie, d’Ulyrie et d'Orient.
TETR1CUS , P. Pivesus ou Pesuvius Telricus , usurpateur, avait été consul. 11 prit la pourpre en 268 à Bordeaux, et domina env. 6 ans sur les Gaules, l’Espagne et la Bretagne, pendant que Claude II régnait sur le reste de l’empire. Battu par Aurélien (274), il renonça à ses prétentions. 11 n’en fut pas moins réduit à orner le triomphe de ce prince, mais il reçut ensuite de lui des dignités et des richesses, et fut nommé gouverneur de Lucanie.
TETSCHEN ou D1ECZ1N, ville de Bohême, à 28 kil. N. de Leutmeritz; 1,700 hab. Bains thermaux dits Josephsbad. Boucles, boutons, etc. — 11 ne faut pas la confondre avec Teschen , ville de Moravie.
TETZEL (Jean), moine dominicain, né vers 1470 à Pyrna en Misnie, fut chargé de publier en Allemagne les indulgences que Léon X venait d’accorder, et reçut en même temps le titre d inquisiteur de la foi. En distribuant les indulgences, il exagéra leurs vertus et put donner lieu à des abus : ce qui souleva contre lui les moines augustins, à la tète desquels se plaça Luther. Celui-ci écrivit contre lui ; Tetzel réfuta son écrit et le fit brûler publiquement. De là des rixes violentes qui furent le prélude de ïaRéfowne. Tetzel fut réprimandé de ses supérieurs; il en mourut de chagrin, l’an 1519, à Leipsick.
TEUCER, prince d’origine crétoise suivant les uns, ou attique suivant les autres, régnait sur la l’roade
(qui de son nom s’appela Teucrie) , lorsque Dardanus , souillé du sang de son frère Jasion , vint sur cette côte; Teucer le purifia, lui donna sa fille Bâtée ou Arisbe , et lui légua l’empire à sa mort. — Un autre Teucer, fils de Télamon et d’Hé sione, et demi-frère d’Ajax, accompagna ce dernier au siège de Troie, et en revint seul. Mal accueilli de sou père, il s’exila et alla fonder la ville de Salam.m en Cypre. Quelques mythologues le montrent fondant Carthagène en Espagne et même voyageant jusque chez les Callaïques.
TEUCRIE, Teucria, nom donné par les poètes à la Troade, à cause de Teucer, un de ses anciens rois.
TEURN1A, ville de la INorique, auj. villach.
TEUTA, reine d’Ulyrie, veuve d’Agron, régnait vers l’an 231 av. J.-C. Ayant fait mourir les députés romains C. Junius et L. Coruncanius (230), elle attira sur elle les armes romaines, fut vaincue par les consuls L. Postumius Albinus et Cn. Fulvius Centumàlus, et réduite à payer tribut (228).
TEUTAME , ancien roi d’Assyrie ou de Susiane envoya au secours de Troie 20,000 hommes , soue la conduite de Memnon. On le croit le même que Tithon, père de Memnon.
TEUTATÈS, dieu des Germains, des Celles ou Gaulois, présidait, suivant les uns, aux batailles; selon les autres, au commerce, à l’argent, à l’intelligence, à la parole. 11 a de grands rapports avec le dieu égyptien Thoth ou Taut, le dieu gaulois Ogham , et le Mercure des Latins. On l'adorait tantôt sous la forme d'un javelot, tantôt sous celle d’un chêne. Ses fêtes se célébraient dans des forêts, au clair de lune ou à la lueur des flambeaux. Une des cérémonies principales de sa fête, qui avait lieu dans la première nuit de la nouvelle année, consistait à couper avec une faucille d'or un gui sur un chêne, en criant: « Au gui l’an neuf. * On lui sacrifiait des chiens, parfois des victimes humaines.
TEUTOBURGERVVALD ou EGGE , Teutoburgiensis saltus , chaîne de montagnes d’Allemagne, couvre le N. O. de la Hesse électorale , les gouv. (prussiens) de Minden, de Munster, la principauté de la Lippe , la province (hanovrienne) d’Osnabrück : 200 kil. de long; très peu de largeur; les plus hauts sommets ont 600 mètres. Au S., très belles forêts, qui jadis étaient beaucoup plus étendues. G’est dans cette région , aux environs de Paderborn , entre l’Ems et la Lippe , dans le pays qu’occupaient les Chérusqucs, qu'eut lieu la célèbre victoire d’Arminius sur Varus, l’anlOde J. -G.
TEUTONIQUES (chevaliers), ordre religieux et militaire fondé à Saint-Jean-d Acre vers l’an 1190, afin de pourvoir au soulagement des Croisés malades ou blessés, eutpourpointde départ un hôpital fondé vers 1128, dans la Terre-Sainte, par les bourgeois de Lubeck et de Brême, et desservi par des Allemands [Deulschen ou Teutons). H. de Waldpotl en fut le 1«* grand-maître. Chassé d’Asie à la fin des Croisades l’ordre vint s’établir en Europe. 11 acquit de vastes possessions en Allemagne, en Italie, en Hongrie, en Transylvanie, obtint bientôt une grande importance,, et fut mis au rang des puissances européennes. L’euip. Frédéric II nomma le grand-maître prince d’empire. En 1230, unduepiast de Cujavie, Conrad, appela en Prusse les Chevaliers Teutouiques, qui avaient alors pour grand-maître Hermann de Salza, et les chargea de subjuguer et de convertir les habitants du pays, qui étaient encore idolâtres. H leur donna pour résidence la ville de Culin. Les Chevaliers effectuèrent cette conquête en peu d’années, et restèrent maîtres de la Prusse. En 1237, l’ordre s’accrut par la fusion des Chevaliers Porte- G luîtes ( Voy . ce mot). Le siège de l’ordre fut transféré en l309àMarienbourg. îSa puissance finit par s étendre non seulement sur la Prusse, mais sur l’Esthonie, la Livonie, la Courlande, en un mot sur presque tout le
TEXA — 1750 — TEXA
littoral de la Baltique. Les Chevaliers ne tardèrent point à décliner : le luxe, la débauche, le désordre dans les finances leur firent perdre de leur force et de leur considération. En 1 4 GG, Louis d’Erlichshau- Ben fut obligé, à la suite d'une défaite, d’abandonner à la couronne de Pologne la partie occidentale de la Prusse: il ne garda que la Prusse orientale, et cela en se reconnaissant vassal de la Pologne (paix de Thorn). En 1625, Albert de Brandebourg, qui était alors grand-maître, se déclara pour la réforme de Luther, bc maria, et sécularisa la Prusse orientale, qui depuis resta dans sa famille. Une partie des Chevaliers nommèrent alors à sa place Walter de Cromberg, et le siège de l’ordre fut transporté à Marienthal ou Mergentheim en Franconie; en même temps, l’ordre des Porte-Glaives se reconstitua sous Walter de Plettenberg. L'ordre teutonique ne conserva plus que quelques propriétés en Allemagne, en Hongrie, en Italie,- il a cessé d’exister de fait avec l’empire d’Allemagne au commencement de ce siècle. Napoléon l’av. définitivement supprimépar un décret du 24 avril 1809 : le roi de Prusse l’a relevé en 1852 sous le titre d 'Ordre évangélique de St-Jean.
TEUTONS, Teuiones (le même nom que Deutschen , nom actuel des Allemands), peuple germain originaire des bords de la Baltique, ou plutôt nom commun à plusieurs peuples de la Germanie. Les Teutons sont célèbres pour la part qu’ils prirent à l’invasion qui eut lieu en Gaule et en Italie, de 1 14 à 101 av. J.-C. Entraînés par les Cimbres, les Teutons passèrent le Danube vers 1 12, emmenèrent encore avec eux les Ambrons, puis les Tigurins(de l’Helvétie), et arrivèrent, en 1 1 1, aux frontières de la Province Romaine en Gaule ; ils battirent 6 armées romaines, de 111 à 106, et remportèrent leur dernière victoire près d’Arausio (Orange). En 103, ils se séparèrent en 2 armées j l’une, composée des Teutons et des Ambrons, devait franchir le Rhône et les Alpes maritimes; l’autre, composée des Cimbres, devait descendre par les Alpes rhétiques. Les deux armées formaient ensemble 300,000 âmes, mais il s’y trouvait beaucoup de femmes et d’enfants. Marius, posté de l’autre côté du Rhône, attendait les Teutons,- il les écrasa aux environs d'Aquœ Sextiœ (Aix) en 102.
TEVERE, nom italien du tibre.
TEVERONE, Anio, riv. de l’Etat ecclésiastique, naît à l’extrémité N. de la délégation de Frosinone, coule au S., puis au N., baigne Tivoli et joint le Tibre à 5 kil. N. de Rome : cours, 90 kil. Cascades, beaux sites (à Tivoli). Sur les bords de cette rivière, Tarquinl’Ancien battit les Sabins, et Camille les Gaulois (367 av. J.-C.). Manlius Torquatus y défit en combat singulier un Gaulois d’ une taille gigantesque (36 1 av. J. -G.).
TEV10T, riv. d’Ecosse (Roxburgh) , naît sur les confins du comté de Dumfries, coule au N. E., et «e jette dans la Tweed : cours, 60 kil.
teviot-dale, comté d’Ecosse. Voy. roxburgh.
TEWKESBURY, ville d’Angleterre (Glocester), à 14 kil. N. de Glocester; 6,000 hab. Fabriques d’étoffes moutarde vantée; bas tricotés, drèche, clouterie. Edouard IV battit à Tewkesbury Marguerite d’Anjou et la fit prisonnière avec son fils (4 mai 1471). Cette victoire lui assura la couronne.
TEXAS (République du), nouvel état de l’Amérique septentrionale, situé le long du golfe du Mexique, entre les Etats-Unis et la Confédération mexicaine, s’étend par 26°-34° 30’ lat. N., 96° 20’-104° 40’ long. O., et a pour bornes au N. le Red-River, qui le sépare du Nouveau-Mexique et de l’Arkansas, à l’E. la Sabine, qui le sépare de la Louisiane, au S. O. le Rio de las Nueces, ou, selon les prétentions 4es Texiens, le Rio del Norte. Sa superficie équivaut a 42,uüu,uuu d'hectares. Population: en 1835, 60,000 li.; en 1850 , 212,792, composés d’Anglo-Américains, de Mexicains, d’indiens (env. 30,000) et d’esclaves (58,161). Cap., Austin. Les div administr. ne
sont encore qu’ébauchées : en voici la liste provisoire c
Chefs-lieux.
Alabama,
Brazoria,
Colorado,
Goliad ou Bahia, Gonzalès,
Harrisburg,
Houston,
Zavaia,
Sabine,
Victoria
Liberty.
Matagorda.
Tinoxtitlan.
Austin (capitale).
Nacogdoches.
Refugio.
Saint-Augustin.
San-Ântonio de Béjar.
San-Felipe de Austin.
San-Patricio.
Montgomery.
Washington.
Districts.
Alabama,
Brazoria,
Colorado,
Cu manche,
Goliad,
Gonzalès,
Harrishurg,
Houston,
Jasper,
Jefferson,
Labaoa,
Liberty,
Matagorda,
Milam,
Mina,
Nacogdoches,
Red-River,
Refugio,
Sabine,
Saint-Augustin,
San-Antonio,
San-Felipe,
San-Patricio,
Tanaha,
T ravis,
Washington.
A l’exception de la Sierra de San-Saba qui occupe la partie occid. du Texas , cette contrée est peu accidentée et forme une vaste plaine extrêmement fertile et arrosée par un grand nombre de fleuves, dont les principaux sont, de l’O. à l’E., leRio-Bravo del Norte, le Rio-Nueces, le San-Antonio, le Colo rado, le Brazos, le San-Jacinto, le Rio-Trinidad, le Naches et la Sabine; presque tous ces fleuves ont des barres à leur embouchure ; sur la côte se voient plusieurs baies, entre autres la baie deGalveston, qui est fermée par l’île San-Luis. Immenses prairies incultes, couvertes de grandes herbes; forêts de chênes, magnolias. Canne à sucre, coton, tabac. Climat tempéré et salubre. Le nord et l’ouest du Texas sont encore occupés par plusieurs peuplades indigènes, dont les principales sont les Cumanches, les Pawnees, les Cushattes et Lippans. Industrie et commerce naissants et en voie de progrès.
Dès le xvii* siècle, des Français (notamment Lasalle en 1684) essayèrent de former des établissements au Texas; mais ces entreprises échouèrent. Cependant les Espagnols du Mexique, redoutant les empiétements des Français de la Louisiane, occupèrent le Texas qui se trouvait entre les possessions des deux peuples, et qu’ils avaient négligé jusqu’à ce moment; ils y établirent (vers 1 690) des presidios et des missions, et fondèrent San-Antonio de Béjar (1 692) et Goliad (171 6). Le Texas fut alors compris dans l’intendance de San-Lui9 de Potosi. Après la cession de la Louisiane aux Etats-Unis (1803), cette république manifesta d’abord l'intention de s’emparer du Texas ; mais elle renonça à ses prétentions par le traité de Washington ( 1 8 1 9) ; alors Moses Austin, citoyen du Missouri, obtint des Espagnols la permission d’établir au Texas une colonie anglo-américaine qui prit, en 1821, le nom de Fredonia; elle s’accrut rapidement par l’émigration d’un grand nombre de familles venues de 10. des Etats-Unis. San-Felipe de Austin devint le centre de cette nouvelle colonie. Après la déclaration d’indépendance du Mexique, et lors de l’organisation définitive de la Confédération mexicaine (1824), le Texas, qui n’était pas encore assez peuplé pour former un état séparé, fut réuni à la province de Cohahuila, et forma l’état de Cohahuila-el-Texas ; mais bientôt (1829), les Texiens sc soulevèrent pour réclamer leur séparation d’avec le Cohahuila et se rendre indépendants. Les Mexicains réussirent d’abord à étouff> -