‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 1079 sur 1261 · TH EU · texte numérisé non relu

TH EU

sanglier de Calydon, à l'expédition des Argonautes; et fait la guerre aux Amazones, qui avaient envahi l’Attique. Uni d’une etroile amitié avec Ptriihoüs, il l’accompagna dans sa tentative de rapt sur Proserpine, femme de Pluton; mais cette injuste entreprise échoua, et les deux héros restèrent captifs aux Enfers; Hercule délivra Thésée. A son retour, il trouva Athènes en proie aux factions, et fut mal reçu par ses compatriotes ; il les maudit et mit aussitôt à la voile pour l'îie de Crète; mais il mourut en route, à Scyros. Plus tard Ci mon prétendit avoir retrouvé «es os dans cette île et les fit rapporter à Athènes en grande pompe. On donne à Thésée deux femmes : Antiope, reine des Amazones, qu’il avait faite prisonnière, et dont il eut Hippolyte ; Phèdre, fille deMinos, qui éprise d’Hippolyte, son beau-fils, et ne pouvant le séduire, l’accusa auprès de son époux, et fut ainsi cause de sa mort. 11 eut pour maîtresses Ariane, sœur aînée de Phèdre, qu'il abandonna pendant son sommeil dans l’îie de Naxos; Hélène, qu’il enleva du temple de Diane Orthia, Anaxo, Péribée , etc. Thésée est un personnage vraiment historique , mais il est probable que l’on aura réuni sur lui nombre de traits qui appartiennent à plusieurs individu^ On olare Çf)n rèerne de 1 323 à 1292.

THESMOPHORIES, fête athénienne en l’honneur de Cérès Thesmophore ou législatrice, se célébrait dans le mois de pyanepsion (novembre). On en attribuait l’institution à Orphée, à Triptolème ou aux Danaïdes. Les femmes seules pouvaient y assister. Cependant un grand-prêtre de la famille des Eumolpides y présidait. La fête durait trois jours. On s’y préparait par des jeûnes et par une vie chaste. Le 1er jour -était rempli par une procession solennelle d’Athènes à Eleusis ; dans le 2e, des femmes, avec des torches allumées, semblaient chercher Proserpine ; le 3°, on recevait des initiés.

THESPIES, Thespiœ, auj. Neocorio ou Erimo- Castro, ville de Béotie au S. et au pied de l'Hélicon, était consacrée aux Muses et pleine d'édifices et de statues relatives à leur culte. Les Thespiens défendirent , avec les Spartiates de Léonidas , le defiié des Thermopyles.

THESP1S, créateur de ta tragédie, né au bourg dTcarie près d’Athènes, florissait en 640 av. J.-C. Le premier il intercala entre les chœurs qu’on chantait aux fêtes de Bacchus des récits qui bientôt se changèrent en dialogues et formèrent de véritables pièces de théâtre. 11 fut banni d’Athènes parce que ses fictions donnaient l’exemple du mensonge; il se mit alors à parcourir l’Attique vec quelques acteurs, monté sur un chariot qui lui servait de théâtre. On cite les titres de quelques unes de ses tragédies : le Combat de Pélias , les Prêtres, les Jeunes Grecs, Penihée, Alceste.

THESP1US ou T11EST1US, roi de Thespies, fils de Teuthras, eut 60 filles qu Hercule rendit toutes mères en une nuit. Les enfants qui en naquirent, connus sous le nom de Thespiades , s’établirent en Sardaigne sous la conduite d’ioias.

THESPKOT1E, contrée de l'Epire occidentale, à l’O. d’Ambracie et le long de la mer, était arrosée par l’Achéron et le Cocyte, dont on a fait les fleuves des Enfers. Buthrotum et Onchesme en étaient les villes principales. C’est en Thesprotie que se trouvait Dodone et son célèbre oracle.

THÏSSAL1E, primitivement Uémonie, auj. sandjakal de Tricala,e te., une des sept contrées de la péninsule hellénique, au S. des monts Scardus et de l’Hémus, était située sur la côte orientale, entre la Macédoine au N. et la Grèce propre au S., avait à 10. la chaîne du Pinde, qui la séparait de l’Épire, à l’E. la mer, et au S. la chaîne de I OEta. L Olympe, l’Ossa, le Pélion y formaient une chaîne à peu près parallèle à la côte; le pays était arrosé par deux fleuves principaux : le Sperchius au S., le Pénée au N. — De bonne heure habitée par des Pélasges et nommée

t d’abord Hémonie (Voy. ce nom), cette contrée reçut 'ensuite nombre de peuplades de même race, mais plus barbares : les Thessali (sortis de Thesprotie), qui donnèrent leur nom à tout le pays, les Phthiotes, les Doriens-Achéens , qui quittèrent la Thessalie pour la Grèce propre et le Péloponèse, les Ænianes, qui finirent par se fixer au S. O. de la contrée. On y trouvait aussi dans les temps les plus anciens les Lapithes, les Myrmidons, les Dolopes et les Dryopes , qui disparurent de bonne heure. Quand les Doriens eurent quitté le pays, 80 ans après la prise de Troie, il y eut cinq régions principales en Thessalie : 1 • la Magnésie ; 2° la Pht hiotide ; 3® la Thés* saliotide; 4° la Pélasgiotide ; 6° 1 Histiéotide. lolcos Magnésie, Phères, Pharsale, Larisse , Tricca ec étaient les villes principales. Philippe soumit la Thessalie au protectorat de la Macédoine (362), el elle resta dans cet état jusqu à ce qu elle tombât au

Çouvoirdes Romains avec le roy. de Macédoine. Les ’hessaliens étaient spirituels, laborieux et guerriers > leur cavalerie était la première de la Grèce.

THESSALON1QUE, d’abord Thermo, auj. Salo niki, ville de Macédoine, en Mygdonie, sur le golfe Thermaïque, fut appelée Thessalonique en l’honneur de Thessalonica , sœur d’Alexandre et femme de Gassandre. Sous les Romains, elle devint la capitale de la Macédoine, et eut une nombreuse population. Ses habitants s’étant révoltés contre Théodose (390), cet emp. en fit massacrer 7,000. Au xii* s. Thessalonique forma un roy. qui, en 1179, fut donné en dot par Manuel Comnène à son gendre Renier de Montferrat, puis, en 1 183, échut au frère de celui-ci, Boniface de Montferrat, et fut dès 1232 réuni à l’empire de Nicée. Souven! prise |>ar les Turcs, qui la conquirent définitivement sous Amurat II. On adeux Èpitres deS. Paul aux habit, de Thessalonique.

THESTIUS, roi d’Etolie, fils d’Agénor ou de Mars, eut deux fils, Piexippe et Toxée, et trois filles, Altliée, Léda, llypermnestre : les deux premières sont célèbres. Voy. leurs noms.

thestius , roi de Thespies. Voy. thespius. THETFORD, Hierapolis et Monachopolis en latin moderne, ville d’Angleterre (Norfolk), à 46 kil. S. 0. de Norwich ; 3,600 hab. Commerce de houille. Ville jadis florissante et pleine de eouvents (d’où son nom latin). Capitale de l’Estanglie pendant lTIeptarchie. Patrie de Thomas Payne.

THETIS, la plus belle des Néréides, fille de Nérée et de Doris, était recherchée par Apollon, Neptune et Jupiter, lorsque l’oracle déclara que le fils qui naîtrait d’elle serait plus grand que son père. Tous les dieux alors se retirèrent, et Thétis, réduite aux simples mortels, accepta pour époux Pélée, roi de la Phthiotide ; de ce prince obscur elle eut Achille, le plus grand des héros grecs, et accomplit ainsi la prophétie. Thétis plongea son fils dans le Styx pour le rendre invulnérable. Voulant l’empêcher d’aller au siège de Troie, elle le cacha à Scyros parmi les filles da Lycomède; quand Ulysse l’y eut découvert et l’eut décidé à le suivre à Troie, Thétis fit forger pour Achille par Vulcain un bouclier et une cuirasse impénétrables. C’est aux noces de Thétis et de Pélée que la Discorde lança la pomme d’or que Pâris adjugea à Vénus comme prix de la beauté. — Il ne faut pas confondre Thétis, simple néréide, avec Téthys, la première des divinités marines.

THEUDIS,roi des Wisigoths (631-548), fut élu après la mort d’Amalaric ; soutint deux guerres contre les Francs, l’une au N., l’autre au S. des Pyrénées, les repoussa de Saragosse (542); tenta en vain de reprendre Ceuta aux Grecs; se montra, quoique Arien, plein de tolérance pour les orthodoxes, et périt assassiné à Barcelone. C’est le premier roi des Wisigoths qui ait résidé en Espagne. THEUX, ville de Belgique i Liège), à 24 kil. S. E.

TH1B — 1760 — THIE

de Liège; 3,100 hal). Drap, tanneries; marbreries.

THEYENOT ( Jean ), voyageur, naquit à Paris en 1633, visita, dans divers voyages, l’Angleterre, la Hollande, l’Allemagne, l'Italie, puis Malte, Constantinople, l'Asie-Mineure, l’Egypte, Suez, la mer Rouge, l'état de Tunis, et enfin la Syrie, la Perse, et une grande partie de l'Inde. Il mourut en 1667, pendant son retour, dans la ville de Miana, à 120 kil. deTauris. Ses Voyages , publiés d’abord séparément, ont été réunis en 5 vol. in-12, Paris, 1689. — Son oncle, Melchisédech Thévenot (1620-92), avait aussi parcouru plusieurs pays d’Europe, et rempli diverses missions à Gènes (1645), à Rome (1652-1654). On a de lui : Recueil de divers voyages curieux qui n'ont point été publiés, Paris, 1663-72, 4 part, en 2 tom. in-fol. ; Recueil de voyages , Paris, 1681, in-8, etc.

THÈZE, ch.-l. de cant. (Basses-Pyrénées), à 22 kil. N. de Pau; 504 liab.

TH1AN-CHAN, c.-à-d. monts célestes , chaîne de montagnes de l’empire chinois, entre le Turkeslan chinois au S., la Dzoungarie au N., la-prov. du Kansou à l’E., court d'abord de l'O. à l’E., puis du S. au N., et s’unit aux monts Belour à l’O. et aux monts Sayaniens au N. Nombreux volcans. — Les Chinois donnent le nom de Tchian-chan-nan-lou (pays au S. desTchian-eiian) au Turkeslan chinois ou r-elite-Boukharie , et celui de Tchian-chan-pe-lou (pays au N. des Tchian-chan) , à la Dzoungarie et au pays des Kirghiz et des Torgout ( Voy . ces noms).

THÏANGES, village du dép. de la Nièvre, à 26 kil. S. E. de Nevers; 400 hab. Houille. Titre de marquisat. — On connaît sous le nom de marquise de Thianges une fille du duc de Mortemart , soeur de Mme de Montespan, célèbre comme sa sœur par sa beauté et son esprit.

THIAN-TS1N , ville de Chine, ch.-l. de dép. (Tchi-li), par 39° 10' lat. N„ 114° 60’ long. E.

THIARL) (pontus de), évêque de Châlons-sur- Saône, et l’un des poètes composant la Pléiade de Ronsard, né vers i 52 1 au château de Bissy, dans le Maçonnais, mort en 1605, fut député aux états de Blois (1583), et défendit l'autorité royale contre les Ligueurs. On a de lui : Œuvres poétiques (1573); Deux discours de la nature du monde (1578) ; Extrait de la généalogie de Hugues Capet (1594)

THLAUCOÎJRT, ch.-l. de cant. (Meurlhe), à 35 kil. N. de Toul; 1,530 hab. Grains, huile, bois, bon vin. Ancienne abbaye de l’ordre de Cîteaux.

THIBAUT, nom commun à plusieurs comtes de la 2e maison de Champagne, issus ue Thibaut, dit le Tricheur, comte de Blois et de Chartres. — Ce Thibaut obtint par son mariage avec Leutgarde, fille d'Herbert H de Vermandois, le comté de Troyes, et y joignit ceux de Beauvais et de Meaux. 11 prit part à toutes les grandes affaires de son temps, seconda le duc de France, Hugues- le - Grand , et les seigneurs de la maison de Vermandois, dans tout ce qu’ils firent contre Louis-d’Outremer, fut lui-même pendant un an le geôlier du roi, et mérita par une foule de perfidies le surnom que lui donnèrent scs contemporains. 11 mourut vers 978. Quoique maître du comté de Troyes, il ne porta pas le titre de comte de Champagne ; ce titre ne fut pris que par son petit-fils Eudes II, à la mort d’Etienne de Vermandois , dernier héritier de la lr* maison de Champagne. — Thibaut 111, arrièrepetit-fils de Thibaut, comte de Troyes et fils d’Eudes 11, fonda une 2* ligue qui avait les comtés de Blois, Chartres et Brie, tandis que l’ainée avait celui de Champagne, mais qui hérita de la branche aînée en 1125, réunissant ainsi Champagne et Brie; «es deux branches se séparèrent de nouveau en 1 i62;

1 aînée fut dite, branche des comtes de Champagne , ®1 nouvelle branche des comtes de Blois.

1 lubaut VI, comte de Champagne, né en 1201 , prit part à la crois, contre les Albigeois, puis à la ligue des

feudataires contre la reine Blanche (1226), et change* trois fois de parti en moins de deux ans. Il eut i défendre son comté contre les prétentions d’Alix, sa cousine, reine de Chypre , et ne put désintéresser la princesse que par de fortes sommes qu’il obtint de la couronne en aliénant sa suzeraineté sur les quatre comtés de Blois, Chartres, Chàteaudun, Sam cerre. En 1234, il devint roi de Navarre, du chef de samère Blanche, sœur et liérit. de SancheV 11 ,et prit le nom de Thibaut I. Eu 1239, il entreprit, avec quelq, seigneurs, une croisade qui avorta, et revint au bout de deux ans. Il mourut à Pampelune en 1253. Thibaut est sui t, célèb. par son taleu t comme troubadour, ce qui lui valut le surn.de Faiseurde chansons, e, tpar sa passion pour Blanche de Castille (passion qui paraît n ôtre qu’une fable). On a de iui 66 Chansons (publiées à Paris, 1742, 2 vol. in-12), qui ne manquent pas de charme. — Thibaut laissa deux fils qui régnèrent aussi sur la Navarre , tout en restant comtes de Champagne, Thibaut il ou Vil (1253-70), et Ilenri-le-Gros (1270-74). Voy. champagne.

THIBERVILLE, ch.-l. de canton (Eure), à 12 kil. N. O. de Rernay ; 1,450 hab. Percales et rubans.

TlllBET ou TIBET, Si-dzang en chinois, Bot-ùa en langue du pays, grande région de l’Asie centrale, fait partie des pays tributaires de l'empire chinois, et a pour bornes à l’E. la Chine, au S. l’Inde, tant au delà qu’gn deçà du Gange, et le Boutan, au N. le pays de Khoukhouuoor; elle s’étend de 69° à 100e long. E., et de 27° à 35° 30’ lat. N. ; 2,800 kil. de 1 E. à l’O. sur 940 ; 6,000.000 hab. Capitale, Lahsa. On le divise en 4 provinces, le Ngari ou Laduk ( Petit - Thibet), à l’O.; le Tsang, i’Ouéi (ces deux au centre), le Kam à l’E. Le Thibet est un -des plus beaux pays du monde. Il s’y trouve des sommets qui dépassent l’Himalaya (notamment la chaîne au N. du Setledje); on voit des villages à 4,000 mètres de hauteur. L’air est très sec, le climat tempéré au S. , froid partou» ailleurs ; les saisons très uniformes , le printemps très court (2 mois) ; le sol est assez fertile dans les vallées du Sud. Immenses déserts, lacs nombreux, riches mines de fer , mercure , arsenic , cinabre , plomb, cuivre, argent et or (une seule est exploitée) ; salpêtre , soufre, turquoises, pierreries, lapis lazuli, borax, marbre, eaux minérales et thermales. Cheval, chameau, buflle, yak, daim musqué, chèvres àehâles(queMM.Ternauxet Am.Jaubei t on! acclimatées en France); on prétend que la licorru existe au Thibet. Peu d’agriculture, point d industrie , un peu de commerce avec la Chine, les Boukhares et le Cachemire , mais par l’intermédiaire des étrangers. Les habitants sont, les un.-» TLibétains, les autres Mongols. La polyandrie est en usage dans les classes inférieures. La langue, dure et chargée de consonnes, a beaucoup de racines communes avec le chinois. Il existe au Thibet deux écritures, l’une sacrée , l’autre civile. L’imprimerie y est connue depuis longtemps, l'instruction élémentaire très répandue. C’est, dil-on, du Thibet, que vient la méthode de Lancaster. La religion indigène est le lamaïsme ou chamanisme , dont le chel visible, incarnation de Fo (Bouddha) , se nomme Grand-Lama, et réside à Lahsa; les simples prêtres se nomment lamas ou chamanes (on en compte 84,UOU). Un sait i excessive et ridicule dévotion de tous ccs peuples pour le Grand-Lama. Le Thibel est depuis 1642, et plus encore depuis 1724 , lri-| butaire de la Chine , qui a toujours à Lalisa un résident, par les ordres duquel tout s’opère. Les ha bitants du Népal, en 1792, occupèrent une partie du Thibet, et faillirent s’emparer du Grand-Lama.

TH1ÈBAULT (Dieudonné), littérateur, né eu 1733 à Laroche en Lorraine, fut d’abord professeur chez les Jésuites, alla en Prusse comme professeur «le grammaire générale à l'école militaire de Berlin (1765), y resta vingt ans honoré de la confiance de

TIIIE

Frédéric, revint à Paris en 1784 , fut attaché â la direction de la librairie , puis devint secrétaire du Directoire (] 795), et mourut proviseur du collège de Versailles ( i 807 ). On a de lui , entre autres ouvrages, un Essai sur le style (1774); une Grammaire philosophique (1797), et des Souvenirs de Vingt ans ou Frédàric-le-Grand, etc., 5 vol. in-8, 1 805.

THIEBLEMONT, ch.-l. de canton (Marne), à 10 kil. S. E. de Vitry-le-Français ; 300 hab.

TU 1 EL ou 1 HEL, villede Hollande (Gueldre), sur leWahal, à 29 kil. S. E. d’Utrecht; 4,100 hab. Toiles, lainages, raffineries de sel ; commerce de transit.

THIELT, villede Belgique (Flandre occidentale), à 20 kil. S. E. de Bruges ; 10,000 hab. Toiles, dentelles, chapeaux, savon. Patrie d Olivier Lcdain.

TH1EHÀCHE, Theorascia , ancien petit pays de France, dans la Picardie, est auj. compris dans le N. du dép. de F Aisne. Guise en était ch.-l. ; Nouvion, Marie, La b ère en étaient les autres endroits principaux.

THIERRI (Saint) , Theocioricus , msciple de saint Remi et abbé du mont d’Hor, près de Reims, mort vers 633; est fêté le Ie* ou le 3 juillet. — Evêque d’Orléans, vers 10l6, mort le 27 janvier.

thierrj 1, 1er roi de Metz ou d’Austrasie (611), était l’aîné des ûls de Clovis. 11 ajouta la Thuringe à ses états en 630, après avoir précipité traîtreusement du haut des murs de Tolbiac le roi du pays, Hermanfroy , combattit heureusement Théodoric-le- Grand, roi des Ostrogoths, et ne lui laissa en Gaule que la Septimanie. 11 mourut en 634.

thierri n, 4* roi d’Orléans, 3* roi de Bourgogne et 7e roi de Metz ou d’Austrasie, né en 687, était le üls puîné de Ghildebert 11, et le frère de Théodebert II. 11 avait eu peur lot, à la mort de son père (696), les royaumes d Orléans et Bourgogne ; il accueillit à sa cour (699) son aïeule Brunehaut, chassée de l’Austrasie, où régnait Théodebert; lit la guerre d’abord à Clotaire 11, roi de Soissons (600- 602), qu’il vainquit à Dormeuil et à Etampes, puis à son frère Théodebert, qu’il batlit à Toul, à Tolbiac (612), et qu’il fit prisonnier dans Cologne; il le livra avec ses deux ûls à Brunehaut, qui les fit périr, et réunit l'Austrasie à ses états. Il mourut en 613 à Metz, laissant 4 üls, dont aucun ne lui succéda.

thierrj m, 3e fils de Clovis 11 , fut à la mort de Clotaire 111 (670) mis sur le trône de INeuslrie par Ebroin, maire du palais, fui renversé presque aussitôt, ainsi qu’Ebroin, par son frère Childéric il, déjà roi d’Auslrasie, et fut enfermé à Saint-Denis; il en sortit en 673, à la mort de l’usurpateur, et recouvra la couronne. Spectateur oisif des grands événements de son règne, il laissa 1 Austrasie se proclamer république (678), fut contraint d'accepter de nouveau pour maire du palais Ebroin , qui 1 avait vaincu, et qui gouverna sou-3 son nom jusqu’en 683, et vil enfin l’Austrasie, représentée par Pépin d’Héristal, écraser la Neustrie à la bataille décisive de Testry(687), après laquelle les Hérislal, à la fois ducs en Austrasie, maires en Neustrie, l urent les véritables rois de France. Tliierrî 111 mourut en 691.

thierri iv, dit de Chelles, du nom du couvent où il avait été élevé, fut placé sur le trône de Neustrie à 7 ans. en 720, après Chilpéric 11, et régna de nom jusqu’en 737. Charles-Martel, son maire du palais, ne lui donna pas de successeur .

TillERS, ch.-l. d’arr. (Puy-de-Dôme), à 36 kil. N. E. de Clermont-Ferrand, sur le penchant d’une montagne ; 9,982 hab. Tribunaux de première instance et de commerce; collège communal, etc. Quincaillerie, coutellerie, papeterie, etc. Ville jadis lorte, et l’un des plus grands fiefs de l’Auvergne. Elle donna son nom à une branche de la maison d'Auvergne. L’arr. de Thiers a 6 cantons (Chateldon,

Courpière, Lezoux, Maringues, Saint -ltemy et Thiers), 39 communes, et 70,676 hab.

THIERS (J. -B.), théologien, né en 1636 , mort

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