‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 1085 sur 1261 · TIT · texte numérisé non relu

TIT

en

TISCHBEIN (J.-Henri), peintre, né en 1722 à Hainu dans la Hesse, mort en 1789, étudia 6 ans en France sous Vanloo, visita Florence, Bologne, Rome, Venise, où il eut pour m.aître Piazzetta, fut peintre de Guillaume VIII, landgrave de Hesse-Cassel , directeur de 1 Académie de peinture et d’architecture de Hesse , professeur de peinture au collège Carolin, et fonda une école nouvelle qui , abandonnant la manière sombre de Rembrandt, adopta l'heureux mélange de couleurs qui caractérise l’école vénitienne. Tischbeina presque exclusivement peint la mythologie. — Un de ses neveux, J. -H. -Guillaume Tischbein , peintre d’histoire et directeur de l académie de peinture de Naples, a bien mérité des artistes et des antiquaires par son magnifique iiecueil de yravures de vases antiques (en anglais)

,0aBÎes> 17?l’4vo1, in— fol. (publ. en frM Paris, 1803- 1806, 4 vol. de 210 gravures).

ïië!.([w^enul0)’ Peinlre* Voy- GAROFALO.

t un,e,des Furies. Voy. furies.

«ïq!- * (ÿamuel- André), nédecin distingué, né 1 <28 a Grancj (dans le pays de Vaud) , mort en étudia à Montpellier , se fit un nom à Lausanne par ses cures, fut pensionné de la république de Genève pour ses ouvrages , occupa la chaire de méde,cine a '’inad^mie <■!<■•» Lausanne t |7H(L . et anres a\oir rejeté de belles offres des rois de Pologne et d’Angleterre, accepta une chaire à l’université de Pavie (1781) ; il revint trois ans après à Lausanne. 11 a beaucoup écrit , mais il n’existe pas d’édition de Bes Œuvres complètes. Lui-même publia un recueil de scs ouvrages, tant latins que français, Paris, 1769, 10 vol in- 12. On a ses Œuvres choisies , 8 vol. in- 8, Paris, 1809, avec notes de H al lé. On y distingue le traité De morbis ex manusiupraiione oriis (1760), traduit en français sous le litre de l’Onanisme -, 1 Avis au peuple sur sa santé (1761) ; De valetudine litteratorum (1766), qu’il traduisit lui-même en français, bous ce titre : De la Santé des gens de lettres , Lausanne et Lyon, 1769, in- 1 2 ; Essai sur les maladies des gens du monde (1770).

TITAN (île du ) , Hypœa, une des îles d’Hyères.

TITAN , fils du Ciel , et frère aîné de Saturne, fut le père des Titans. Voy. l’article suivant.

TITANS ou T1TAN1DES, fils de Tilan et de Titée ou la Terre. Titan était l’aîné des fils d'Uranus , et pourtant il avait cédé à Saturne l'empire du monde, mais en réservant à ses enfants, les Titans, leurs droits au trône , et en stipulant que Saturne ne pourrait élever aucun enfant mâle. Ce dieu n’ayant point accompli sa promesse [Voy . saturne), les Titans se révoltèrent, et mirent Saturne à deux doigts de 6a perte; ils se croyaient déjà vainqueurs, lorsque Jupiter , âgé d'un an , parut armé de la foudre et les précipita dans le Tartare.

TITE-LIVE, T. Livius , célèbre historien latin, né à Padoue en 69 av. J.-C., vécut longtemps à Rome et à Naples, fut honoré de l’amitié d'Auguste, qui lui confia l’éducation de Claude (depuis empereur), et, après la mort du premier (en 14), revint à Padoue, où il mourut en 18 ou 19. Outre divers écrits dont il ne reste rien, Tite-Live a laissé une Histoire romaine qui embrasse les années écoulées depuis la fondation de Rome jusqu’ à la mort de Drusus. Cet ouvrage se composait de 140 ou 142 livres que l’on a distribués de 10 en 10, sous le nom tle Décades . Aujourd'hui, nous ne possédons qu'à peu près un quart de Tite-Live ou 36 livres ( 1 — J 0 , 21-45), et quelques fragments dont un assez considérable (il appartient au 91e livre). Nous avons de plus les sommaires (dits Epitome ), qui certainement ne sont pas de lui, mais qui doivent contenir de ses expressions et qui ont leur utilité. Freinshemius a essayé de remplir par des suppléments plusieurs lacunes de l’auteur latin (1649). Le principal mérite de Tite-Live est dans le style et la

narration : rien de plus élégant et même de plu? pur que son style, bien que ses contemporains lui reprochassent un peu de patavinité ; rien de plus clair, de plus noble, de mieux ordonné que son récit : de plus, il a le mérite de ne point se passionner, bien qu il soit favorable aux Romains plus qu à leurs adversaires, aux patriciens plus qu’à la démocratie : cette dernière tendance était si claire, dit-on, dans la dernière partie de son ouvrage | qu on 1 appelait le Pompéien. Les discours, en si grand nombre dans son histoire, sont des chefsd œuvre ; tirés souvent de sources officielles ou authentiques, ils sont plus précieux peut-être que le récit lui-même pour mettre sur la voie des vrais motifs des événements. Tite-Live rapporte fidèlement des traditions absurdes , des prodiges incroyables, mais sans y croire lui-même. Tite-Live a été édité, réimprimé nombre de fois , traduit dans toutes les langues. La meilleure édition critique est encore celle de Drakenborch, Amst., 1738-46, 7 vol. in-4, reproduite à peu près dans la Bibliothèque classique de Lemaire, 13 vol. in-8. Parmi les éditions courantes, les meilleures, outre celle de Crevier avec d’excellentes notes, Paris, 1748, 6 vol. in-4, sont celles d’A. W. Ernesti (et Schæfer), Leipsick, 1801-4. 5 vol. in-8; deStrothetDœring, 1796-18 19, 7 vol. in-8de Ruperti .Gœtting., 1807,4 vol. in-8. Tite-Live aété traduit en français par Dureau de la Malle et Noël, 1810-12, 15 vol. in-8, et depuis dans la collection de M Panckoucke et dans celle de M.Nisard.

T1THON, prince troyen, fils de Laomédon, et frère de Priam, était si beau que l’Aurore l’enleva pour en faire son époux. 11 la rendit mère de Memnon et d’Emathion. L’Aurore obtint pour lui de Jupiter l’immortalité; mais ayant oublié de demander en même temps qu’il eut une jeunesse éternelle, Tithon devint si vieux et si faible qu’il fallut l’emmailloter comme un enfant. L’Aurore le métamorphosa er cigale. 11 est à croire que Tithon avait quitté la i roade, son pays natal, pour s’établir dans une contrée plus orientale ( la Susiane ou la Perse), ce qui fil dire aux poëtes qu’il avait été enlevé par l’Aurore

T1TICACA ou CHUCUITO, lac du Pérou, par 13» 30’- 17° 20’ lat. S. et 71° 15-73° 12’ long. O. : 280 k. sur 100; altit., 3,915 m. Il reçoit plus. riv. et n’a aucun écoulement apparent. Au centre du lac est une île de même nom où les traditions péruviennes placent la résidence de Manco-Capac, et où l’on voit les ruines d’un temple du Soleil. Les indigènes disent que les Incas jetèrent leurs trésors dans ce lac à l’arrivée des Espagnols.

TITIEN (Tiziano vecelli, dit le), célèbre peinlre vénitien, né vers 1477 à Pieve di Cadore, fut élève de Séb.Zuccato, de Gentil Bellini, deGiorgione, mais prit bientôt rang au dessus de ses maîtres, et reçut du sénat de Venise le titre de premier peintre de la république. Alphonse d’Este l'employa à décorer son palais de Castello. Le Titien visita ensuite diverses villes d’Italie, et fut partout admiré ; il résista aux efforts que fit Léon X pour le fixer à Rome ; François 1 ne réussit pas mieux à l’attirer en France. Ce grand peintre voua ses talents à Charles-Quint, qui déjà l’avait comblé de dons et d’honneurs, et de 1645 à 1556, il exécuta pour lui une foule de tableaux magnifiques. 11 en fit beaucoup encore pour Philippe 11, bien qu’il fût âgé d*e près de 80 ans lors de Favénement de ce prince. Il mourut de la peste à Venise en 1676 à 99 ans. Le Titien est sans contredit le premier des coloristes; les tableaux qu’il composa à 70 et même à 80 ans attestent une fraîcheur d’imagination vraiment inconcevable. Comme dessinateur , il est loin de la perfection. Le Titien est le vrai chef de l’école vénitienne. Parmi ses élèves Horace Vecelli, son fils, le Véronèse, le Tintoret, Bont les plus célèbres. La fécondité de ce peintre ne fut pas moins prodigieuse que son génie.

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