TOT
TOUL
(Voy. Roy. (Tétrurie). Il fut alors réuni à l’empire français, où il forma les 3 dép. de l’Arno, de FOmbroneetde la Méditerranée. En 1809, Napoléon nomma ^ie-duchesse de Toscane sa sœur Elisa Baceiocchi, qui y resta jusqu’en 1814. A cette époque, la Toscane revint à la maisen d’Autriche. Souverains de la Toscane.
1° Marquis de Tuscie.
Boniface I ou II, 828 Adalbert I, 845
Adalbert II, 890
Gui, 917
Lambert, 929
Boson, 931
Humbert, 936
Hugues-le-Grand, 961 Adalbert III, 1001 Regnier, 1014
Boniface II ou III, 1027 Frédéric, 1052
Béatrix, 1054
Mathilde, 1076-1125 Plusieurs républiques indépendantes.
2° Les Médicis à Florence , d'abord sans titre perpétuel.
Jean-le- Banquier, gonfalonier, 1421 Cosme-le-Magnifique, 1429
Pierre I, 1464
Laurent et Julien, 1469 Laurent seul, 1478 Pierre II, 1492-1494
Jul. Il et Laur. 11, 1513-19 3° les Médicis , ducs.
Alexandre I, duc , 1531
Cosme 1, duc, 1537 grand-duc, 1 569 François I Marie, 1574 Ferdinand 1, 1587
Cosme II, 1608
Ferdinand II, 1621 Cosme III, 1670
Jean-Gaston, 1723-1737 4° Maison de Lorraine- Autriche.
François II (emp.,
Léopold ( empereur en 1790), 1765
Ferdinand III, 1790-1801 5° Rois d'Elrurie.
Louis I de Parme, 1801 Louis II, 1803-1807 6° Réunion à la France.
Elisa , gr .-duchesse de Toscane, 1809-1814 7° Maison d'Autriche.
Ferdinand III, pour la 2e fois, 1814
Léopold II, 1824
TOSCANELLA , Tuscania , ville des Etats de l’Eglise, à 36 kil. N. de Civita-Vecchia ; 3,066 hab. Mine de soufre. Jadis évêché fondé en 595. et réuni à celui de Viterbe en 1198.
TOSCANELLI (Paul del pozzo) , astronome , né à Florence en 1397, mort en 1482, communiqua au roi de Portugal Alphonse V, puis à Colomb, un plan tendant à aller par l’ouest dans l’Inde, qu’il croyait éloignée de 120 degrés au plus de l’Europe , établit un gnomon solsticial sur le dôme de l’église métropolitaine de Florence (1468), et s’en servit pourdéterminer les points solsticiaux, les variations de l’écliptique, et pour corriger les tables alphonsines.
TOS1A, Docea, ville de la Turquie d’Asie (Anatolie ) , à 45 kil. N. de Kiangari ; 6,000 hab. Aux environs, beaucoup de riz.
TOSTA , riv. du Guatimala (Nicaragua) , tombe dans le Grand Océan, à 18 kil. de Realejo; cours, 80 kil. Un espace de 15 kil. seulement la sépare du lac de Lindivi : aussi a-t-on pensé à cette rivière pour établir la communication entre les deux mers.
TOSTANA, ville d’Espagne (Murcie), à 17 kil. N. E. de Lorca; 8,050 hab. Divisée en 2 parties (Sevilla, Triana). Mantilles, toiles peintes et ordinaires.
TOTES, ch.-l. de cant. (Seine-Inférieure), à 26 kil. S. de Dieppe ; 800 hab.
TOTH, dieu égyptien. Voy. thoth.
TOTILA, roi des Ostrogoths en Italie (541-552) , avait d’abord été duc de Frioul. Il releva par sa persévérance et son courage la monarchie expirante, reprit sur les empereurs grecs Cumes, Naples, Bénévent, Spolète, Pérouse, Plaisance, Florence, enfin Rome même ; mais il se laissa bientôt enlever la plupart de ses conquêtes par Bélisaire (545-547). Il prit de nouveau l’avantage quand Bélisaire eut été éloigné (548), et pénétra jusqu’en Sicile. Cependant Narsès, envoyé contre lui, l’atteignit àTagina (auj. Leniagio), dans l’Apennin, et remporta sur lui ’.a bataille dite de
était d origine hongroise. Il fut employé à l’ambassade française de Constantinople (1757-63), devint consul français en Crimée (1767), et eut part au i établissement de Crym-Guéraï, khan desTartares passa en Turquie près de Mustapha 111, et y rendit des services inappréciables en réformant les pontons et l’artillerie, défendit les Dardanelles contre la flotte d’Orlof, donna des moyens de mettre à couvert la frontière turque du côté d’Otchakov et delà Crimée; mais il trouva chez les Turcs tant d’antipatliie pour les améliorations qu’il se dégoûta et revint en France. 11 fut chargé de l’inspection générale des consulats dans les Échelles du Levant et en Barbarie, remplit encore diverses fonctions en France, même, émigra en 1790, et mourut en Hongrie (1793). Il a publié des Mémoires sur les Turcs et les Tartares Amst. (Paris), 1784,4 vol.in-8, qui sont fort estimés.
T0UARIKS, touaregs ou sourgous, peuple delà famille atlantique, habite toute la partie moyenne du Sahara, à l’O. des Tibbous. lis sont très basanés (bien que de race blanche), grands, braves, agiles, pillards et très redoutés. Tous sont musulmans.
TOUAT , oasis du Sahara , à 430 kil. S. E. des frontières de Maroc dont elle dépend , par 23®-25* Iat. N., 2°-3elong.E. Ch.-l., Aghahly.Comm. avec Maroc, Tombouctou, etc. — Annexée à l’Algérie en 1857.
TOUCHET (Marie) , femme d me grande bsauté, fille d’un apothicaire d’Orléans, née en 1549 , fut maîtresse de Charles IX, qui la rendit mère du duc Charles d’Angoulême, et qui lui resta toujours attaché; puis épousa Fr.de*Balzacd'hntraigues, gouverneur d’Orléans, dont elle eut 2 fihes, la marquise do Verneuii etlamarqse d'Entraigues retnarq. aussi par leur beauté. Elle termina sa vie dans une retr. pieuse.
TOUCH1 ou TCHOUCHI-KHAN , un des fils de Gengiskhan , fut détaché par son père à l’O. pendant la guerre de Khowaresmie, battit les Polovtsea (entre le Don et le Danube), défit les Russes venus à leur secours ( 1224 ) à la grande bataille de la Khalbha , retourna de là vers le S. E. , contre les Abazes, les Teherkesses, etc., et mourut avant Gen giskhan , laissant , entre autres fils , Batou , qui fonda l’empire du Kaptchak ou de la Horde-d’Or.
TOUCQUES, bourg du dép. du Calvados, à 8 kil. N. E. de Pont-l’Evêque et à 4 kil. S. de l’ernb. de la Toucques; 1,100 hab. Commerce de grains, eauxde-vie, harengs, etc. — La riv. de Toucques arrose les dép. de l’Orne et du Calvados , passe à Lisieux (où elle devient navigable), à Pont-1’ Evêque, et se jette dans la Manche, après un cours de 120 kil.
TOUCY, ch.-l. de cant. (Yonne), à 25 kil. S. O. d’Auxerre ; 2,728 hab. Grosses étoiles de laine. Patrie du cardinal Gilon de Paria.
TOUL, Tullum Leucorum, ch.-l. d’arr. (Meurthe), sur la Moselle, à 24 kil. O. de Nancy ; 7,333 hab. Place forte. Beau pont , place du Dauphin , anc. cathédrale et anc. palais épiscop., col I ., arsenal, casernes, hôpital. Toiles, imprimerie mécanique, etc. Société d’agriculture. Commerce. — Jadis capitale des Leuci s<vp- les Romains; fortifiée par Valentinien 1 en 375; erigée (lès le iv*3. en évêché. Balai lie sanglante entre Théodebert , roi d’Austrasie , ei Thierry, roi de Bourgogne (612). Au moyen âge, elle devint ville impériale et fut l’un des Trois- Evêchés. Réunie à la France par Henri II en 1552 [Voy. troisévéchés) , elle fut fortifiée par Louis XIV en 1700. Les Prussiens mirent le siège devant cette ville en 1815. Patrie de saint Loup et de saint Waast, do Gouvion Saini-Cyr et du typographe Carei. — L’arr de Toul a 5 cant. ( Colombey, Domèvre-en-Hayt, Thiaucourt, et Toul, qui compte pour 2), 119comm,, et 64,041 hab
toul (gouv, de), un des 8 petits gouvernements de
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France avant la Révolution , se composait de 2 districts : la ville de Toul (Toul, Void, etc.) , l'évêché de Toul (Liverdun, Vicheri).
TOULA, ville de la Russie d’Europe, ch.-l. du gouv. de Toula, à I4C kil. O. de Riazan ; 30,000 hab. Archevêché. Beaucoup d’édifices publics, bazar. Industrie active (soieries, chapeaux, acier, suif, savon, corderies, tanneries, etc.) ; manufacture impériale d armes , créée en 1712 par Pierre-le-Grand. — Toula, fondée en 1 S»i9, fut souvent prise et ravagée au xvi* siècle; sa prospérité date de 1613. — Le gouv. de Toula, situé entre ceux de Moscou au N., de Riazan à LE., -le Tambov au S. E. , d Orel au S. et de Kalouga à l’O. , a 240 kil. sur 160, et 1,100,000 hab. Sol plat et bien arrosé. Bois, pâturages, abeilles.
toüla , riv. de l'empire chinois (Mongolie), coule au S. O., puis au N. O., et se jette dans l’Orkhon, par 49° lat. N. ; cours, 600 kil.
TOULLIER (Ch. -Bonav.-Marie), jurisconsulte, né à Dol, près de Saint-Malo, en 1762, mort en 1836, était agrégé à la faculté de droit de Rennes dès 1779; il alla en Angleterre ( à Oxford et à Cambridge ) pour compléter ses connaissances en droit. Sous la République, il fut administrateur de district et juge au tribunal d llle-el-Vilaine , puis se fit avocat. Lors de la réorganisation des écoles, il fut nommé professeur de droit civil à Rennes (1803), et devint peu après doyen de la faculté. La Restauration lui enleva, en 1816 , ce titre honorifique, qui depuis lui fut rendu. Toullier commença dès 1811 la publication d'un grand ouvrage qui résumait ses cours ; le Droit civil français suivunl l'ordre du Code, 1811- 1820, 9 vol. in-8 ; 6e édition, 1829-31, 16 vol. in-8. Ce traité est le meilleur commentaire que nous ayons du Code civil; il a mérité à son auteur le surnom de Pothier moderne . On doit regretter qu’il ne soit pas terminé (il ne comprend que les 1,681 premiers art. du Codé). M. J.-B. Duvergier l’acomplété.
TOULON, Telo Martius ou Telonis portus, v. et port de France (Var), ch.-l. d’arr., sur la Méditerranée, au pied du mont Pharon, par 3° 36’ long. E., 43° 7 1 ’ lat. N. ; 69,474 h. Ch.-l. de dép. maritime et un des trois grands ports militaires de France. Place forte. Rade qui est une des plus belles de l’univers. Superbes établissements de marine : bassin de carénage, corderie, salle des voiles, arsenal, fonderie, chantiers, cales couvertes; musée maritime; lazaret, bagne. Vaste place du Champ-de-Cataiile, belle rue aux Arbres; 169 fontaines, etc.; aux environs, hôpital militaire et lazaret. Collège communal, école imp de navigation, école de médecine de la marine, bibliothèque, musée d’histoire naturelle, jardin botanique. Société de3 sciences, belles-lettres et arts. Industrie et commerce médiocres. Jadis colonie romaine. Toulon fut plusieurs fois ravagé par les Arabes et par les Barbaresques. Le connétable de Bourbon le prit en 1624, Charles-Quint en 1636. Louis XIV le fit fortifier par Vauban ; en 1707, le prince Eugène et le ducde Savoie l’assiégèrent en vain. Livré aux Anglais en 1793 par la trahison des royalistes, il fut reprisparlesRépublic.le 19 décembre de la même année : c'est à ce siège que Bonaparte commença sa réputation. — L’arr. de Toulon a 8 cantons (le Beausset, Collobrières , Cuers, Hyères, Olioulles, Solliès , plus Toulon qui compte pour 2), 28 comm., et 99,012 hab.
TOülon-sur-arroux , ch.-l. de cant. (Saône-et- Loire), à 66 kil. N. O. de Charolles; 2,307 hab.
TOULONGEON (Fr.-Emm., vicomte de), historien, né au château de Champlitte en 1748, mort en 1812, suivit d’abord la carrière des armes, devint colonel, finit par se vouer à la littérature et à la politique, devint membre des Etats-Généraux, et fut un des premiers parmi les nobles à se réunir au tiers-état ; il fut aussi plus tard membre du Corps législatif. On lui doit une Histoire de France depuis la
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révolution de 1789 (assez médiocre), 1801-10, 4 vol. in-4 ; une traduction de César , 1813, etc.
TOULOUBRE, Cœnus, riv. de France (Bouchesdu-Rhône), communique par le canal de Craponne avec la Durance et se perd dans l’étang de Berre, au S. et près de Saint-Chamas.
TOULOUSE, Tolosa,\. de France, ch.-l. du dép. de la Hte-Garonne, sur la r. droitede la Garonne et le canal du Midi, à 669 kil. S. de Paris ; 94,195 h. Beau pont, belles promenades (esplanade, cours Dillon, jardin public); beaux quais, place La fayette, place et rue Chereydon; catliéd.,égl.Sl-Sernin,iaDorade ; hôtelde-ville fameux (dit Capitole), hôtel de la préfecture ; réservoir, superbe écluse, pont-jumeau, etc. Archevêché. Courimpér., tribunal de lre instance et de oomm.;acad. univ., fac. de théol., droit, sciences et lettres, lycée impér., école secondaire de médecine et chirurgie, école royale d’artillerie, école de dessin, académie des sciences, inscriptions et belles-lettres , académie des Jeux floraux ( Voy . ce nom), académie de peinture, société de médecine, des amis des arts; deux bibliot ., musée, observatoire, pépinière départementale. Etablissements de bienfaisance. Industrie active (pâtes d’Italie, faulx, limes, maroquins, passementerie, couvertures de laine et coton, cordes d’instruments ; manufacture impér. de tabac; laminoir, manufacture d’objets d’acier, forges à la catalane , fonderie de canons, etc.). Commerce très important en objets de ses fabriques et en comestibles renommés ; c’est l’entrepôt des fers de tout le dép. de l’Ariége; commerce de transit entre la France et l’Espagne. — Toulouse était fort riche et fort peuplée au temps même de l’indépendance des Gaules; c’était un des sanctuaires religieux du pays. Elle fut de bonne heure alliée des Romains, mais elle les trahit pour les Cimbres en 106 av. J.-C. ; Cépion la prit alors par surprise ; il y fit un riche butin en dépouillant les temples, et se l’appropria : lorsqu’il fut battu par les Cimbres à Toulouse, on crut que c’était une punition de son impiété , ce qui fit imaginer l’expression proverbiale l'or de Toulouse, pour richesse qui porte malheur. Sous l’empire, elle fut comprise dans la Narbonaise. Elle devint capitale des Wisigoths en 419; Clovis la leur prit en 607. A partir de 631, les ducs d’Aquitaine de la ligne mérovingienne y régnèrent : Waïfre en fut le dernier duc (747-767). Toulouse fut ensuite la capitale du roy. momentané d’Aquitaine (créé par Charlemagne en 778 pour Louis-le-Débonnaire son fils), puis du comté de Toulouse; el.e devint alors florissante, et compta de nombreux troubadours. Toulouse avait une université depuis 1229; Philippe-le-Bel y établit un parlement en 1302 (en même temps qu’à Paris). Toulouse a toujours été la capitale du gouvernement du Languedoc. Elle a longtemps conservé des privilèges particuliers •* ses magistrats s’appelaient capitouls. Le 10 avril 1814, le maréchal Soult livra à Wellington (10 jours après la reddition de Paris) la bataille de Toulouse, qui resta indécise. En 1841, il y a eu à Toulouse des troubles graves, qui ont pu faire craindre une révolte. A Toulouse sont nés Cujas, Fermât, Duranty; Goudouli, Pibrac, Maynard, Palaprat, Campistron:Bi'rt.-Moleville,Villèle.— L’arr.a^c.fCadours, Castanet, Fronton, Grenade, Léguevin, Montastruc, Verfeil, Villemur-sur-Tarn , plus Toulouse qui compte pour 4); 136 communes, et 169,064 hab.
Toulouse (comté de). Ce comté, créé dès 778 par Charlemagne, faisait partie du roy. d’Aquitaine, et eut d’abord des comtes bénéficiaires. Après la paix de Verdun (843), il se trouva être le principal des fiefs formés dans l’ancienne Narbonaise. ïrédelon, qui commandait à Toulouse sous Charles-le-Chauve, ayant remis au roi cette importante place après la mort des comtes Bernard et Guillaume, qui avaient soutenu le parti de Pépin 11, roi d’Aquitaine, fut fait comte de Toulouse, en 849; son frère Raimond
TOUL — 1785 — TOUP
lai succéda (852), et depuis le comté fut héréditaire dans cette famille. Au x* siècle , le comté de Toulouse était l’un des six grands fiefs de la couronne. Il avait alors sous lui (comme arrière-fiefs) les comtés de Quercy , d’Alby , de Carcassonne, de Nîmes, de Béziers, de Foix; de plus les comtes héritèrent au xr« siècle de la partie de la Provence dite marquisat de Provence. Le comté de Toulouse jouissait d’une haute prospérité et d’une civilisation précoce, jointe à une vie molle et corrompue, quand les feudataires septentrionaux se croisèrent contre ses comtes, fauteurs de l’hérésie. De là la terrible guerre des Albigeois, l’expulsion des anciens comtes, et l’élévation de Simon de Montfortau titre de comte de Toulouse (1212-1218). La mort de Simon rendit le comté à l’ancienne dynastie, mais celle-ci s’éteignit bientôt dans les mâles en la personne de Raymond VII (1249). Sa fille Jeanne, épouse d’Alphonse, frère de saint Louis, lui succéda, sans conserver toutefois les vastes arrière-fiefs du comté de Toulouse (ceux-ci par le traité de Paris, 1229, avaient été cédés à la couronne); enfin en 1271 , après la mort d’Alphonse et de sa femme, qui ne laissaient pas d’enfants , le comté de Toulouse proprement dit fut réuni de même à la France.
Comtes de Toulouse.
Frédelon,
Raymond I, 852
Bernard, 854
Odon, 875
Raymond II, 918
Raymond III, 923
Guillaume III, 950
Pons, 1037
Guillaume IV, 1060
Raymond IV, 1088
Bertrand, 1105
Alphonse I Jourdain 1112 Raymond V, 1148
Raymond VI, 1194-1222 Simon de Montfort, 1212-18
Amaury de Montfort, 1218-24
Raymond VII, 1222 Jeanne et Alphonse de France , 1249-71
Réunion à la France, 1271
TOULOUSE (raymond de) , nom de 7 comtes de Toulouse ( Voy . ci-dessus), dont les plus connus sont:
Raymond IV, dit Raymond de Saint-Gilles, comte de Toulouse, duc de Narbonne, marquis de Provence, né vers l’an 1042, mort en 1105. Il fut un des chefs de la première croisade (1096), et l’un des premiers qui montèrent à l’assaut de Jérusalem. Après la prise de cette ville, il refusa deux fois la couronne, et mourut en Syrie, près de Tripoli. 11 eut pour successeur dans le comté de Toulouse son fils aîné, Bertrand, qui mourut 3 ans après, et qui laissa ses états d’Occident à son frère Alphonse-Jourdain [Voy. Jourdain). — Raymond V, fils d'Alphonse-Jourdain, né en 1134, épousa Constance, fille du roi Louis-le-Gros, et la répudia ensuite. Il fut attaqué par Henri II, roi d’Angleterre, et Alphonse II , roi d’Aragon ; mais il sortit victorieux de ces différentes luttes, et acquit la ville de Nîmes ; il y mourut en 1194. — Raymond VI, dit le Vieux, fils et successeur du précédent, né en 1156, eut de violents démélésavec le St- Siège au sujet des Albigeois, dont il favorisait l’hérésie. Deux fois excommunié pour ce motif (1208 et 1211), il eut à soutenir des guerres sanglantes et désastreuses, et fut quelque temps dépou ilié de ses états, dont s’emp. Simon deMontfort (1212-18); mais il triompha à la tin des armées ennemies, rentra dans «es domaines et s’y maintint jusqu'à sa mort (1222J, malgré les attaques d’Amaury de Montfort, fils de Simon. Marié 5 fois, le comte de Toulouse ne laissa que 2 enfants légitimes, Raymond VII, qui lui succéda, et Constance, mariée à Sanche V 111, roi de Navarre. — Raymond VII, dit le Jeune, dernier comte de Toulouse , fils et successeur du précédent , né à Beaucaire en 1197, se signala dès sa jeunesse par sa bravoure, fut excommunié deux fois pour le môme motif que son père, n'en poursuivit pas moins la guerre, triompha de Simon de Montfort et de son fils Amaury, et contraignit ce dernier après la mort deRaymond VI à traiter avec lui (1224). Mais affaibli
par une si longue lutte, Raymond fit sa paix en 1223 avec la cour de France et avec le Saint-Siège, et subit toutes les conditions qu’on voulut lui imposer.
11 mourut à Milhaud en 1249, laissant ses domaines à Jeanne, sa fille unique, qui avait épousé, en 1237, Alphonse, comte de Poitiers, frère de Louis IX.
Toulouse (L.-Alexandre de bourbon, comte de), 3* fils légitimé de Louis XIV et de Mme de Montespan, né en 1678, mort en 1737, eut le titre d’amiral de France dès l’âge de cinq ans, se distingua pendant la guerre de la Succession d’Espagne (1700-10), battit l’amiral Rooke aux environs de Malaga, ne prit aucune part aux intrigues de la duchesse du Maine pendant la Régence, épousa, en 1723, la marquise de Gondrin, et tint à Rambouillet une cour qui fut, pour l’élégance et la distinction , rivale de celle de Sceaux. Il était père du duc de Penthièvre.
TOUMAN-BEY , dernier sultan mamelouk d’Egypte , neveu de Kansou-el-Ghaury , lui succéda en 1516, tenta en vain de défendre le pays contre le sultan ottoman Sélim I, déjà vainqueur de son oncle, fut battu, se défendit héroïquement dans le Caire et dans Djizeh, mais finit par être livré au sultan et fut pendu au Caire (1517).
TOUMAT, riv. d’Afrique. Voy. mai.eg.
l’OUMBEDRA, riv. de l’Inde, dans le N. du Maïssour, formée des deux rivières de Tounga et Bhadra , qui sortent des Ghattes occidentales , coule au N. , au N. E. , à l’E. , reçoit la Vadavotti, etc., et tombe dans la Krichna par 75° 58’ long. E. , 16° lat. N. , après un cours d’environ 450 kil.
TOUMET, tribu mongole de la Mongolie proprement dite, habite en partie sur les bords du Hoangho, à environ 400 kil. dePéking. Sa ville principale est Koukou-khoton.
TOUMROUT ou TOMRUT (mohammed-àl-mahdi ben abdallah), fondateur de la secte et de la dynastie des Almohades (1087-1130' , était natif de la Mauritanie; il se lia avec Abd-el-Moumen, qui s’annonçait comme le 12* imam ; alla prêcher à Maroc la religion nouvelle, fut chassé, puis condamné à mort, se réfugia à Tynamal, et, armant ses disciples, combattit sans relâche les Almoravides. Il étendit au loin son pouvoir (1122-25), chargea ensuite du commandement de ses troupes Abd-el-Moumen, et mourut en 1130.
TOUNGA, riv. de l’Inde. Voy. toumbedra.
TOUNG - KIANG , riv. de Chine (Kouang-tong) , tombe dans le golfe de Canton ; cours, 400 kil.
TOUNG-OUN, ville de Chine, dans l’île d’Haï-nan, à 20 kil. S. E. de Kiong-tcheou ; 100,000 hab.
TOUNGOUNSKA , nom commun à deux rivières de la Russie d’Asie (Sibérie), l’une, dite Toungounska inférieure, qui coule 1,300 kil. au N. E. , au N., à l’O. , et jomt l’iénisséi près de Touroukhansk ; — 2° l’autre, Toungounska moyenne, dite aussi Toungounska au delà des montagnes , qui coule 900 kil. à l’O., et tombe dans l’ienisséi par 60® 40’ lat. N.
TOUNGOUSES, peuple de la Russie d’Asie, de race mandchoue, habite dans lesgouv. d’Iénisséisk et d’Irkourtsk et dans la province d’Iakoutsk, depuis l’Iénisséi à l’O. jusqu’à la mer d’Okhotsk à l’E. , et depuis les monts îablonoï au S. jusqu’à la mer Glaciale au N.; 17 à 18,000 individus mâles. Les Toungouses sont pasteurs et nomades, et exercent quelques métiers; ils adorent le Dalaï-Lama. Ils obéissent aux Russes depuis le xvne siècle.
TOUNG-TCHANG, ville de Chine, ch.-l. de dép. (Chan-tong), par 36® 32’ lat. N., 114® long. E., sur le grand canal; très commerçante, très peuplée; tour à huit étages revêtue de porcelaine.
TOUNKAT, ville du Turkeslan. Voy. tonkat.
TOUP (Jean), philologue anglais, né en 17 13 à Saint- Yves (Cornouailles), mort en 1785, était curé dans son comte natal , et vécut dans la solitude : de là son ton âpre et trop tranchant. On estime ses Emenda-