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TOUR — 1787 — TOUR

et le fruit. Linnée a conservé la plus grande partie des genres qu’il avait établis.

TOURNELLE (la), nom que l’on donnait à deux chambres de justice de Paris : l’une, dite Tournelle criminelle ou simplement la Tournelle , qui jugeait en dernier ressort les affaires criminelles ; elle fut instituée en 1436, et modifiée en 1452 et 1519; — l’autre, dite Tournelle civile , érigée en 1667 pour les affaires au dessous de 3,000 livres. On nommait, dit-on, ce3 deux chambres Toumelles , parce qu’elles se composaient de membres du parlement qui y venaient siéger tour à tour; il est pius probable que ce nom venait de ce qu’elles siégeaient dans une des tours du Palais.

TOURNÉE Y (Honoré), théologien, né à Antibes en 1658, mort à Paris en 1729, fut reçu docteur en Sorbonne (1686), remplit une chaire de théologie à Douai, puis à la Sorbonne (1692-1716), et composa des traités de théologie devenus classiques.

TOURNEM1NE (le Père), savant jésuite, né à Rennes en 1661, mort en 1739, professa avec éclat, et dirigea le Journal de Trévoux de 1702 à 1736; outre une foule de Dissertations et Analyses (insérées dans ce journal), il a publié des Tables chronologiques (dans la Bible de Duhamel, 1706), des Réflexions sur l'athéisme ( à la suite du Traité de l'existence de Dieu par Fénelon) , une édition estimée des Commentaires de Menochius sur l’Ecriture sainte, Paris, 1719, 2 voi. in-fol. 11 entretenait correspondance avec un grand nombre de savants, et etrt une vive discussion avec Leibnitz sur l’origine des Français : il en fait une colonie de Gaulois.

TOURNON, Tornomagensis vicus , ch. - 1. d’arrond. (Ardèche) , sur la rive droite du Rhône, à 55 ml. N. E. de Privas; 4,174 h. Trib. de lre instance ; lycée (formé de l’ancien collège fondé parle cardinal de Tournon , et dirigé d’abord par les Jésuites, puis par les Oratoriens), etc. Beau pont de fer, qui unit Tain et Tournon. Vieux château des ducs de Soubise. Mégisserie, tannerie, draps, soie. Bons vins. Tournon eut dès le xn« siècle des seigneurs particuliers (qui eurent plus tard le titre de comtes), et dont la race s’est éteinte en 1644; le litre de ce comté passa ensuite successivement dans les maisons de Montmorency, de Lévy-Ventadour et de Rohan- Soubise. — L’arr. de Tournon a 1 1 cantons (Annonay, le Chaylard , Lamastre , Saint-Agrève , Saint- Félicien, Saint-Martin-de-Valamas, Saint-Pérey, Satillieu, Serrières, Tournon , et Vernoux) , 124 communes et 134,569 hab.

tournon, ch.-l. de canton (Lot-et-Garonne), à 22 kil. E. de Villeneuve-sur-Lot ; 7,634 hab.

TOURNON (François de), cardinal, né en 1489 à Tournon en Yivarais, d’une ancienne maison connue dès le xii* siècle, fut nommé archevêque d’Embrun à vingt-huit ans , puis devint successivement archevêque de Bourges, d'Auch, de Lyon. 11 jouit de la confiance de François I, négocia le traité de Madrid qui rendit la liberté au roi, 1526, fut employé par le roi d’Angleterre, Henri VIII, comme intermédiaire auprès du pape pour obtenir son divorce, dirigea en 1536, de concert avec Anne de Montmorency , la guerre contre Charles-Quinl, signala paix à Nice en 1538, fut jusqu’à la mort du ro le ministre dirigeant, se vit écarté sous Henri 11, qui l'envoya comme ambass. à Rome: mais revi n t au pouv. sous ses successeurs. 11 m. en 1562. Zélé pour 1 unité de religion, il trai ta av. rigueur les Calvinistes et lesVau-

dois. C’est lui qui introduisit ies Jésuites en France.

V \ protégea les lettres et fonda le collège de Tournon , dont il donna la direction aux Jésuites. — Un autre cardinal de Tournon fut légat du pape Clément XI aux Indes et à la Chine (1701-0) , pi ohiba lespratiq.idolàtreschezies Chinois baptisés, encourut !acolèrederemper.,quilefitenferm.,etm. en prison,

tournon (Phil.-Camille-Marcelin , comte de) , issu

de 1 ancienne maison des comtes de Tournon, entra au conseil d’état en 1806, comme auditeur, fixa 1 attention de Napoléon, qui le nomma intendant à Bareuth, puis le fit préfet de Rome (1809), administra cette ville jusqu’en 1814 , et y laissa d’honorables souvenirs; devint sous la Restauration préfet de la Gironde, du Rhône (1821), conseiller d’état, pair de France ( 1824 ), et mourut en 1833. 11 a publié d’intéressantes Études statistiques sur Rome , etc.

TOURNOVO, ville de Turquie d’Europe (Tricala), à 14 kil. N. O. de Larisse; 6,000 hab. Évêché grec; étoffes de soie , dites bourres de Grèce.

TOURNUS , Castrum Tinurtium, plus tard Tur nucium , ch.-l. de canton (Saône-et-Loire) , sur la Saône, à 28 kil. N. E. de Mâcon ; 3,407 hab. Couvertures de coton, chapeaux ; salin et potasse, sucre de betterave. Commerce de vin , pierres blanches et rouges, etc. Patrie du peintre J.-ILGreuze. — Aux portes de la ville était jadis une célèbre abbaye de Bénédictins, fondée 875 par ChaHes-le-Chauve.

TOUBON ouTOtJRANE, Han ou Kma-han, ville de l’empire annamitique (Cochinchine), à 1 k. d’une superbe baie, dite baie de Touron, à 100 kil. S. E. da Hué; beau port. Jadis importante, et ch.-l. de la province deCham (auj. c’est Faï-fo). Cédée à la France vers 1787, cette ville n’a jamais été occupée par elle.

TOUROUVKE, ch.-l. de eant. (Orne), à 13 kil. N. E. de Mortagne; 1,950 hab. Verrerie, forge.

TOURREIL (Jacques de), né à Toulouse en 1656 , mort en 1715, obtint deux prix d’éloquence à l’Académie française (168 1 et 83), traduisit les Philippiques , les Olynthiennes et quelques autres discours de Démosthènes, et finit par être membre de l’Académie» des Inscriptions. Ses Œuvres ont été imprimées, à Paris, en 1721 , 2 vol. in-4, 4 vol. in— 12.

TOURS, Turones ou Cœsarodunum , ch.-l. du dép. d’Indre-et-Loire et capit. de l’anc. Touraine, sur la gauche de la Loire, à 225 k. S. O. de Paris ; 26.669 h. ueuxbcaux ouais, magmi.rue Nationale, belle rueSt- Martin , catliéd. (avec tours de 80 mètres de haut), vaste égl. St-Martin (dite jad. St-Gatien), pal. archiép. hôtel-de-ville , préfecture, musée, bourse, palais, casernes, belle fontaine, puits artésien; environs magnifiques , situation délicieuse, admirable entrée en venant de Paris. Près de Tours se voient les Gouttières, grottes très curieuses. Archevêché ; tribunal de ls* instance et de commerce ; lycée impér., séminaire, société d’agriculture, sciences, arts et belles-lettres, cabinet d’histoire naturelle et d’antiquités, muséede peinture, bibliothèque, jardin botanique. Draps, couvertures, tapis, ouate, soieries, passementerie, faïence, poterie bronzée, cordes en boyaux, corroieries, teintureries, amidon; pruneaux «sts de Tours , et autres fruits; bougies, chanvres, laines, cuirs, grains, vins, etc. Chem. defer. — Tours était la capitale des Turones , et fut sous les Romains ch. - 1. de la Lyonnaise 3e. Les Wisigolhsîa ‘.'rirent en 428 ; Clovis les en chassa (507) ; elle ne fit point partie du royaume d’Aquitaine. On nomme bataille de Tours la série de combats livrés en 732 par Charles-Martel aux Arabes , entre Tours et Poitiers. Tours appartint longtemps aux comtes d’Anjou (depuisrois d’Angleterre). Philippe-Auguste la leur prit en 1189. Ses environs étaient le séjour favori de Charles VII et de Louis XI : ce dernier habita longtemps le château de Plessis-lès-Tours- . Les États-Gén. Vy tinrent plus, fois (1484, 1506; etc.) | Henri IV fit planter près de Tours les 1 er» mûriers poun l’alimentation des vers à soie en France. Tours a| en pour évêques saint Martin et Grégoire , tous deux! dits deToursj Saint Galien, etc. Gabrielle d’Estrées, Boucicaut Rapin , Grécourt, Oestouches , Da- ; tens , Bouilly, J. Leroy y sont nés. Jadis on battait j monnaie à Tours, mais la livre y était d’un cinquième plus faible que celle de Paris, et pour la distinguer on l’appelait livre tourims. — L’arr. de

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