‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 1099 sur 1261 · TROC · texte numérisé non relu

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leur victime. La Ti'oade , l’Argolide , l’Attique , la Crète eurent des Tritopators. Les Tritopators, après la conquête doriennc, reçurent encore quelques honneurs, quoique éclipsés par les dieux nouveaux.

TRIUMVIRAT. Parmi les plus célèbres triumvirats, on connaît surtout les deux qui se formèrent vers la fin de la république romaine : le premier entre Pompée, César et Crassus (69 av. J.-C.); le second entre Octave, Antoine et Lépide (43 av. J.-C.); ces derniers seuls se firent officiellement reconnaître comme triumvirs. — En France, sous Charles IX, on donna le nom de Triumvirat à la ligue que formèrent l’an 1661 le duc de Guise, le connétable de Montmorency et le maréchal de Saint-André. Voy. ces noms.

TRIUMVIRS, Triumviri. Les Romains donnaient primitivement ce nom à divers fonctionnaires ou commissaires qui généralement étaient au nombre de trois , tels que : 1° les triumvirs monétaires , préposés à la fabrication des monnaies; 2° les triumvirs nummulaires , inspecteurs ou essayeurs de la monnaie ; 3° les triumvirs capitaux , chargés de la garde des prisonniers et de l’exécution des coupables ; 4° les triumvirs pour colonies , commissaires chargés temporairement de diriger l’établissement des colonies ; 5° les triumvirs épulons , chargés de présider aux repas publics. — Mais on connaît surtout sous ce nom de triumvirs des personnages politiques qui s’associèrent pour dominer. Voy. triumvirat.

TRiVANDERAM , ville de l’Inde médiate, sur la côte de Malabar, capit. du roy. de Travancore, à 200 kil. S. E. de Cocliin.

TR1VENTO, v. du roy. de Naples. Voy. treventum.

TRIVIUM, Trivico , v. de l’Italie anc., auj. dans le roy. de Naples (Principauté Ultér.). Une des villes principales des Hirpini. — V. de Gaule. Voy. Trévoux.

TR1VULCE (J .-J.), général milanais, né en 1447, mort en 1618, servit d’abord Louis XI sous les ordres de Galéas Sforce, fit la guerre aux Vénitiens

il483), fut évincé des affaires sous J. Galéas par iUdovic-le-More, et alla prendre du service à Naples, défendit fort mal Capoue contre Charles VIII (1494), se joignit dès lors aux Français, eut une part essentielle à la rapide conquête du duché de Milan par Louis XII (1499), et en fut nommé gouverneur; mais il excita un mécontentement général par ses cruautés, et se fit chasser de Milan par le peuple révolté; il se maintint pourtant dans le duché, s’empara de Ludovic ainsique de son neveu J. Galéas- Marie, et repoussa les Suisses (1501-03) ; il eut pari à la guerre de la ligue de Cambray, mais finit par perdre le Milanais (1612). Il contribua depuis à la victoire de Marignan (1616), échoua devant Brescia et cessa dès lors de paraître à l’armée.

trivulge ( Théod. ) , neveu du précédent, eut part à la guerre de Naples sous Louis XII, aux batailles d’Agnadel, de Ravenne, commanda l’armée vénitienne tant qu’elle Ht cause commune avec la France, la quitta ensuite, servit François 1, fut gouverneur du Milanais (1616), etc., devint maréchal de F rance (1624) et gouverneur de Gênes, mais se vit ravir cette ville par Doria : il mourut en 1631.

TROADE, Troas, petite contrée d’Asie-Mineure, entre l’Hellespont, la mer Egée et l’Ida. — On étend quelquefois son nom à tout le roy. de Troie ; il faut alors y joindre : 1° la Dardanie, l’Adrastée, l'Arisbe, la Cébrénie, la Carisène, le pays des Lélèges, et les pays frontières de la Lycie et de la Oilieie; 2° les peuples alliés ou tributaires : Mysiens, Phrygiens, Paphlagoniens, etc. — Troie était la cap. de la Troade; le Simone et leScamandre (ou Xanthe) l’arrosaient.

TROARN, ch.-l. decant. (Calvados), à 14 k.E. de Caen; 1,200 h. Cidre renommé, bonnes volailles, etc.

TROCADERO, fort de l’îlede Léon, en face de Cadix. Prisaux insurgés par leducd’Angoulême, 18^3.

TROCMES , Trocmi , un des trois peuples gaulois de la Galatie, à VE. et au delà de l’Halys, con¬

finait au Pont et à la Cappadoce. Tavium était leur principale ville. Voy. galatie.

TllOCZNOW, village de Bohême (Budweis), près de F orbes. Patrie de Ziska, ou domaine de sa famille.

TROGEN, ville de Suisse (Appenzell), un des deux chefs-lieux des Rhodes extérieures, à 7 kil. S. E. de Saiüt-Gall; 2,600 hab. La ville est bien bâtie. Eaux sulfureuses, cuivreuses et alumineuses.

TROGLODYTES, peuple fabuleux de l'Afrique orientale. On le plaçait dans un pays appelé de leur nom Troglody tique, qui s’étend le long du golfe Arabique et répond à la côte d’Ilabesch. Les anciens disaient que les Troglodytes habitaient dans des souterrains : c’est ce que signifie leur nom en grec (de trôglos, trou). Il est possible que les peuples situés sous la zone torride se soient en effet creusé des demeures souterraines pour échapper aux ardeurs du climat.

TROGUE-POMPËE, historien. V.pompée(trogue),

TROIE, Troja (ruines déc. en 1811 kBounar-Bachi), capit. de la Troade et de tout ie roy. de Troie, sur le revers occid. de l’Ida, séparée de la mer par une plaine d’environ 10 kil. où coulaient le Xanthe et le Simoïs. Sa citadelle se nommait Pergame. On nommait aussi la ville llion ( Ilium en latin) du nom d’Ilus, un de ses rois. Elle était d’origine pélasgique. On lui donne pour fondateur Tros ou Dardanus. Son heureuse position la rendit bientôt riche et puissante; mais elle fut aussi de bonne heure exposée aux atiaques de voisins jaloux. Sous Laomédon, elle fut environnée de murs; la fable attribue la construction de ses murailles aux dieux Apollon et Neptune. Peu après, Hercule, irrité de la perfidie de Laomédon (Voy. ce nom), prit Troie (1314 av. J.-C.), mit à mort ee roi déloyal, et plaça sur le trône le jeune Priam. Ce dernier, à son tour, ayant toléré l’enlèvement d’Hélène par son fils Pâris, eut à soutenir contre les Grecs confédérés sous Agamemnon la fameuse guerre de Troie qui dura dix ans , et qui finit par la prise de la ville et la destruction du royaume. On place généralement aujourd’hui la prise de Troie en 1270 av. J.-C., d’après Hérodote; selon les marbres de Paros, elle aurait eu lieu en 1209, selon Eratosthène en 1184. La guerre de Troie est le plus célèbre événement des temps mythologiques : il sert d’époque, et sépare ces temps des temps héroïques ou semi-historiques. Les poètes l’ont ornée de fables sans nombre (Voy. Hélène , paris , agamemnon , achille, etc.). Troie avait eu pour souverains : Scamandre,av.J.-C. 1614 Tros, 1462

Teucer, 1690 Ilus, 1402

Dardanus, 1668 Laomédon, 1347

Erichthonius, 1637 Priam, 1311-1270

troie-la-nouvelle, Alexandria-Troas , auj .Eski- Stamboul , ville d’Asie-Mineure, fondée par Alexandre-le-Grand à peu de distance des ruines de l’antique Troie, fut pendant un temps évêché suffragant de Cyzique. — On trouvait d’autres villes du nom de Troie en Egypte, en Epire, en Italie, etc.

TROILUS, fils de Priam et d’Ilécube. Les Destins avaient arrêté que tant qu’il vivrait Troie ne pourrait être prise ; cependant il osa témérairement attaquer Achille, et fut tué par le héros.

TROIS CHAPITRES (Affaire des). On appelait les Trois Chapitres trois ouvrages théologiques, l’un de Théodore de Mopsueste, l’autre de Théodoret, le troisième d’Ibas, qui étaient plus ou moins empreinte des erreurs professées par Nestorius sur le mystère de l’Incarnation et sur l’union des deux natures en Jésus-Christ. Ces chapitres étaient accusés d’hérésie ; cependant ils ne furent pas expressément condamnés par le concile de Chalcédoine (521) ; de là, grande division entre les fidèles, dont les uns les approuvaient et dont les autres les condamnaientcette dispute troubla le règne de Justinien et celui du pape Vigile. L’affaire dura jusau’en 553, époque

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