Y AND — 1828 — VAND
eôtes occid. et orient, de l’Amérique du Nord, il explora, d’abord avec l’Espagnol Quadra, qu’il avait rencontré dans ces parages (1792), puis seul (1793), toute la côte occid. depuis le 66e degré jusqu’à la Nouvelle-Californie , sans trouver le passage cherché, visita les comptoirs russes, l’archipel du roi George et du prince de Galles, la grande île de l’Amirauté, reçut du roi d’Owhyhée la cession de cette île (1794), et revint en Angleterre en 1795. 11 ût paraître, l’année même de sa mort, son Voyage de découvertes à l'Océan Pacifique , etc. Londres, 1798, 3 vol. in-4, atlas in-fol. (trad. en français, Paris, an vi i ï ou 1800, en 3 vol. in-4, atlas in-fol.).
VANCOUVER (île). Voy. quadra-et-vancouver.
VAN DA, reine de Pologne. Voy. POLOGNE.
VAN-DALE (Ant.), critique et médecin, né en 1638 àHarlem, m. dans la même ville en 1708, fut quelque temps prédicateur des Mennonites ou Anabaptistes pacifiques, puis médecin de l'hospice de Harlem. On a de lui : De oraculis veierum ethnicorum Amsterdam, 1 683 et 1700 (où il avance que les oracles sont le fruitde l’imposture et non l’œuvre du démon; Fontenelle a tiré de ce livre son Hist. des oracles ); De origine et progressa, idolatrice, 1696; De vera et falsa prophetia, 1702 : ces trois ouvrages sont condamnés. Baltus a réfuté le traité Des Oracles. On a aussi de Van-D. une dissertation sur la traduct. des Septante.
VANDALES, Vandali (nom dérivé de Wmics, etque l’on fait aussi venir, mais à tort, du mot ail. wandeln , errer) , peuple de la famille wende, d’origine slave, à ce qu’on croit, habita successivement entre la Vistule et l’Oder sur les côtes de la Baltique, entre l’Oder et i’Elbe, vers la Lusace des modernes, puis (au il* siècle) plus au S., au milieu des Hermundures et des Quades, et se transporta au IIIe siècle dans le sud de la Dacie Trajane, à l’E. du Tibisque inférieur (banat de Temesvar). Unis aux Alains et aux Suèves, ils passèrent le Rhin à la fin de 406, envahirent la Gaule et pénétrèrent en Espagne en 409, s’établirent surtout dans la Bétique qui prit d’eux le nom de Vandalusia (d’où Andalousie): ils y ajoutèrent bientôt la Carthaginoise, possession des Alains, et s’amalgamèrent avec ce peuple. Pressés par les Wisigoths et les Suèves, ils quittèrent l’Espagne en 428, sous la conduite de Genséric, leur roi, passèrent en Afrique, où les appelait le comte Boniface, gouverneur de cette province, s’établirent d’abord en Mauritanie, puis conquirent tout le diocèse d’Afrique, y compris Carthage qu’ils prirent en 439, et qui devint leur capitale. Ils étendirent leurs dévastations sur tout le littoral de la Méditerranée, pillèrent Rome pendant 14 jours (455), et se signalèrent tellement par leur barbarie que leur nom ne rappelle plus que l’idée d’un peuple féroce et destructeur. Ils furent exterminés en 534 par Bélisaire, qui, ayant débarqué en Afrique, défit leur roi Gilimer à Tricaméron (en Byzacène). Voici les rois des Vandales, tant en Hispanie qu’en Afrique.
Godégisile, 406 Gundamond, 484
Gonderic, 406 Thrasimond, 496
Genséric, 427 Hildéric, 523
Huneric, 477 Gilimer, 530-534
Une partie des Vandales était restée en Germanie; on a même prétendu qu’il en existe encore des débris (entre l’Elbe et l’Oder), conservant sous le joug des Prussiens uue apparence de nationalité, et ayant un roi de leur nation. Le* dues de Mecklembourg s’intitulent encore anj. Princes des Vandales.
VANDALIA,v.d’Am.,ch-l. (jusqu’en i837)del état d'Illinois, sur la Kaskaskia; 2,000 hab. Université.
VANDALUSIA, nom donné aux possessions des Vandales en Espagne. C’est auj. l'Andalousie et le royaume de Grenade. Voy. vandales.
VANDAMME (Dominique-Joseph), général français, né à Cassel (Nord) en 1771, était général de brigade à 23 ans, lut fait général de division en 1799, prit part aux glorieuse; campagnes de la républi¬
que, du consulat et de l’empire. En 1813, il commandait en Saxe : attaqué par des forces supérieures, il fut battu et pris par les Busses à Culm. Rentre en France en 1814, il devint pair pendant les Cent- Jours et fut chargé de plusieurs commandements. Après le désastre de Waterloo, il ramena sous Paris les débris de l’armée. Persécuté sous la Restauration, il se retira à Gand, puis en Amérique. Il revint en Europe en 1824 et mourut à Cassel en 1830.
VAN DEN HOEGK (Jean), peintre, né à Anvers en 1608, élève de Rubens, se rendit à Rome et s’y fit bientôt remarquer, fut appelé à la cour de Vienne par Ferdinand 11, puis revint dans sa patrie où il mourut. On cite de lui : Pallas foulant aux pieds les vices et embrassant la Prudence , et le Portrait équestre de l'archiduc Léopold Guillaume.
VAN DEN VELDE, nom de plusieurs artistes hollandais, dont les plus connus sont :
Isaïe et Jean Van den Velde, frères, nés à Leyde, l’un en 1597, l’autre en 1598; ils excellèrent dans les paysages et les scènes rustiques.
Guillaume Van den Velde, dit le Vieux (1610- 1693), natif de Leyde, et son fils, de même nom, dit le Jeune (1633-1707), natif d’Amsterdam; ils excellèrent dans les marines et furent appelés en Angleterre où ils se fixèrent. Pour peindre avec plus d’exactitude les batailles maritimes, ils suivaient les flottes jusqu’au fort du combat.
Adrien Van den Velde, paysagiste (1639-72), d’Amsterdam, élève de Wynants; il réussit également dans le genre d’histoire.
VAN DER AA. Les deux frères Adolphe et Philippe Van derAa, ainsi que Gérard Van der Aa, leur purent, tous trois Hollandais, se signalèrent parmi les amis de la liberté de leur pays, qui, en 1556, présentèrent à Marguerite d’Autriche , duchesse de Parme, gouvernante des Pays-Bas, des remontrances énergiques contre le roi d’Espagne, Philippe II, leur oppresseur. Us contribuèrent puissamment à l’affranchissement de leur pays.
VAN DER BEKEN. Voy. torrentius.
VANDERBOURG (Ch. boiidens de) , littérateur français, né en 1765 à Saintes, mort en 1827, avait servi avant la révolution dans la marine militaire. Il émigra en 1793, alla en Allemagne où il étudia la littérature de ce pays, puis passa dans les îles danoises de l’Amérique comme chargé des intérêts de quelques riches Danois, revint en France en 1802, se fit d’abord connaître par quelques traductions de l’allemand (le Woldcmar de H. Jacobi, 1796, le Laocoon de Lessing, 1802), publia, en 1803, sous le nom de Clotilde de Surville, un recueil de poésies qui excitèrent l’admiration générale en même temps qu’il s’élevait de vives discussions sur leur authenticité, travailla longtemps à des journaux littéraires, notamment aux Archives et au Journal des Savants où il se fit connaître comme critique judicieux, et mit le sceau à sa réputation par une traduction estimée des Odes d’Horace en vers français, 1812 et 1813. 11 fut reçu à l’Académie Française en 1814 Daunou a lu en 1839, à l’Académie, V Eloge de Vanderbourg. — Voy. surville.
VAN DER FAES. Voy. lely.
VAN DER HELST (Barthélemi), peintre hollandais, né en 1613 à Harlem, mort en 1670 à Amsterdam , excella dans le portrait et fut en ce genre le rival de Van Dyck.
VAN DER LINDEN (J. Antoniade), Lindenius , né en 1609 à Enckhuysen, mort à Leyde en 1664, exerça la médecine à Amsterdam , puis enseigna cette science à Franekcr et à Leyde. On a de lui, entre autres ouvrages : De scriptis medicis libri duo, Amsterdam, 1637 (bibliographie médicale très utile, publiée depuis par Mercklein avec beaucoup d’augmentations sous le titre de Lindenius renovatus , Nuremberg, 1686); Medicina physioloijica , etc., Aids-
VAND — 1829 — VANH
terdam, lb'63, in-4 ; Selecta medica , Leyde, 1656, in-4 ; des éditions de Celse, Leyde, 1657, 1665, in- 12, et d'Hippocrate , grec-latin, 1665, 2 vol. in-8, etc.
VAN DEH MEÜLEN (Ant.-Franç.), peintre de batailles, né à Bruxelles en 1634, mort en 1690, fut de bonne heure appelé à Paris par Colbert, auquel son mérite avait été révélé par Lebrun, eut à son arrivée le brevet d’une pension de 2,000 liv., et fut logé aux Gobelins, suivit Louis XIV dans toutes ses campagnes, pour dessiner sur les lieux les marches, les campements, les attaques et les vues des différentes villes assiégées, et put ainsi atteindre à cette vérité frappante d’imitation qui lui assure un rang éminent, il a peint aussi avec succès la plupart des vues des maisons royales, et a réussi dans le portrait. Personne ne dessinait mieux que lui les chevaux.aussi Lebrun lui confia-t-il l’exécution de ceux qu’il a introduits dans ses batailles d’Alexandre. Les trois réfectoires des Invalides sont ornés de ses tableaux, représentant les conquêtes de Louis XIV. Le musée de Versailles en possède un grand nombre ; on y distingue : Y Entrée de Louis XIV dans une ville conquise ; Y Entrée de Louis XIV à Arras: le Siège de Maastricht. L’œuvre gravée de cet artiste forme une suite de 152 planches (tom. 16, 17 et 18 de la collection connue sous le nom de Cabinet du lloi). Van der Meulen fut reçu à l’Académie en 1673.
VAN DER MONDE (N.), géomètre, membre de l’Académie des Sciences et de l’Institut, né à Paris en 1735, mort en 1796, a donné des Mémoires sur la résolution des équations, les problèmes de situation, une nouvelle espèce d’irrationnelles, les éliminations des inconnues dans les quantités algébriques. Ce géomètre décomposa le système musical et l'établit sur deux règles générales, la succession des accords et l’arrangement des parties. Les mémoires qu’il lut sur ce sujet à l’Académie eurent l’approbation des compositeurs célèbres, tels que Philidor, Gluck et Piccini. 11 fut professeur d’économie politique à l’école normale (1795).
VAN DEH NOOT (H. Nie.), avocat de Bruxelles, prit, en 1789, une grande part à une insurrection qui avait pour but de chasser les Autrichiens des Pays-Bas; lorsque les troupes impériales eurent évacué le pays, il fut nommé président du congrès national et chargé du pouvoir exécutif; les Autrichiens ayant repris le pays en 1790, il se retira en Hollande et engagea ses compatriotes à se ioindre à la France. 11 mourut en 1827, à Bruxelles, à 78 ans.
VAN DER VELDE (Ch.-F.), romancier allemand, né en 1779 à Breslau, mort en 1824, travailla d’abord pour le théâtre, mais ayant eu peu de succès, il se mit à écrire des romans historiques ; il a été quelquefois surnommé, quoique bien à tort, le Walter Scott allemand . Ses Œuvres ont été publiées à Dresde, 14 vol. in-8, 1823, et trad. en français par M. Loëve-Weimars , Paris, 1826-28, 16 vol. in-12. On y remarque : Naddock-le-Noir ; Walaska ou les Amazones de Bohême; les Anabaptistes ; les Patriciens. — Peintres célèbres. Voy. van den velde.
VANDEUVRE ou VANDQEUVRE, ch.-l. de cant. (Aube), à 25 kil. O. de Bar-sur-Aube ,- 1,727 hab. — Village du dép. de l’Indre, à 11 kil. S. O. de Buzançois ; près de là est la forge de la Cailleaudière.
VAN-DIEMEN (terre de). Voy. diémen.
VANDRILLE (S.).comtedu palais sous Dagobert I, se cloîtra en 629, prêcha dans le pays de Gaux, fonda en 648 l’abb.deson nom, et m.en 666. On l’h.le22 juill.
VAN DYGK (Antoine), peintre de l’école flamande, né à Anvers en 1599, mort à Londres en 1641, fut élève de Rubens, voyagea en Italie, en Hollande, en France et en Angleterre, où il se fixa. Le peu d’encouragement qu’il reçut lui ût abandonner presque entièrement le genre de l’histoire, genre dans lequel il a presque égalé Rubens, pour se livrer à celui du portrait où il a rivalisé avec le Titien. Il
travaillait avec une extrême facilité , et a produit un grand nombre d’ouvrages. On connaît de lui plus de 70 tableaux d’histoire; pour ses portraits le nombre en est infini ; il lui arrivait souvent d’en faire plusieurs dans la journée. On regarde comme ses chefs-d’œuvre le saint Sébastien (au musée du Louvre), le saint Augustin en extase (pour une église d Anvers), gravé par P. de Jobe ; le Couronnement (T épines et Jésus élevé en croix, gravés par Bolswert.
VAN dyck (Philippe), dit le Petit Van Dyck, né à Amsterdam en 1680, mort à La Haye en 1752, fut élève de Boonen dont il éclipsa la réputation ; les Hollandais le regardent comme un de leurt plus grands peintres. On lui attribue : Sara présentant Agar à Abraham , et Abraham renvoyant Ayar et son J ils Ismaël, que l’on donne aussi à un autre Van Dyck (Floris), qui florissait à Harlem.
VANE (H.), homme d’état anglais, né en 1612, fut un des plus zélés adversaires de Charles I, devint en 1640 membre du parlement, fut un des instigateurs du Covenant (1643), et entra après la victoire de son parti au conseil d’état, où il resta de 1649 à 1653. Il ne s’en montra pas moins opposé à Cromwell qui le jeta en prison. Nommé après la mort de Cromwell président du conseil d’état, il tenta vainement de fair(^ adopter une nouvelle forme de gouvernement républicain. Charles II rétabli le fit arrêter et exécuter à Towerhill (1662).
VAN EFFEN (Juste), auteur, né à Utrecht, d’un capitaine réformé d’infanterie, mort en 1735, était inspecteur des magasins de Bois-le-Duc. Il a traduit de l’anglais en français les Voyages de Robinson Crusoé , 2 volumes in-12; le Mentor moderne , 3 vol. in-12; le Conte du tonneau , du docteur Swift, 2 vol. in-12 ; Pensées libres de Mandeville, La Hayef 1723, in-12. On a de lui : le Misanthrope , 1 7 26 r 2 vol. in-8 ; la Bagatelle ou Discours ironique , 3 voL in-8; Parallèle d'Homère et de Chapelain , qu’on attribue à Fontenelle; on trouve ce Parallèle à la fin du Chef-d’œuvre d'un inconnu, par Mathanasius.
VAN EYCK. Voy. jean de Bruges.
VAN GEER (Louis), industriel hollandais, vint se fixer en Suède, y perfectionna les fonderies de fer, les manufactures d’armes, obtint la confiance de Gustave-Adolphe et de la reine Christine, et se servit de son influence et de ses richesses pour encourager l’industrie et les lettres. 11 fit venir en Suède Comenius pour organiser l’instruction publique. En récompense de ses services, Van Geer fut anobli.
van geer (Charles, baron) , maréchal de la cour de Suède, issu de la même famille que Louis, né en Suède en 1720, mort en 1778 , s’adonna pas’ goût à l’histoire naturelle, et mérita d’être appelé le Bèaumur suédois. On lui doit d’excellents Mémoires pour servir à l'histoire des insectes , rédigés en français, 7 vol. in-4, Stockholm, 1752-1778.
VANG10NES , peuple de la Gaule , en Germanique lrï, entre les Caracates et les Nemètes, avait pour ch.-l. Vangiones ou Borbetomagus, auj. worms.
VAN HELMONT (J.-B.), célèbre empirique, né à Bruxelles en 1577, mort en 1644, d’une famille noble et riche , renonça à la carrière des honneurs pour se livrer aux sciences , exerça quelque temps la médecine , occupa une chaire de chirurgie à Louvain , puis se dégoûta de son art qu’il regardait comme trop incertain, cultiva de préférence la chimie expérimentale , et voulut créer une nouvelle médecine en la fondant sur la chimie. H imagina aussi un nouveau système métaphysique. Pour rendre compte des phénomènes , il admettait en nouf 2 principes immatériels : Yarchée , principe vital qii pénètre le corps entier, y exécute les fonctions de nutrition, de digestion, et combat les maladies; le duumvirat, principe intelligent ou âme proprement dite ; ce principe réside, non dans le cerveau, mais dans l’estomac et la rate, et résulte de l’accord de
VANI — 1830 — VANN
ces deux viscères. Van Hel mont habitait Vilvorden, prè* de Bruxelles. Ses Œuvres , qui renferment les idées les plus bizarres, mais aussi quelques vues profondes , ont été publiées par son fils , sous le titre d’Orms medicinœ, etc., Amsterdam, 1648, in-4. On y remarque un traité De magnetica vulnerum curatione (162l), où il paraît avoir connu les faits dont on attribue la lr‘ découverte à Mesmer.
van helmont ( Franç. -Mercure ) , fils du précédent, né en 1618, mort en 1699, partagea le goût de son père pour les sciences occultes, mena une vie errante, s'enrôla dans une troupe de Bohémiens pour connaître leur langue, et parcourut avec eux une partie de l’Europe. Il croyait posséder la panacée universelle et la pierre philosophale, et prétendait avoir trouvé la langue primitive. Il a laissé, entre autres écrits bizarres : Principia philosophiez antiquisstmœ ei recentissimœ, Amsterdam, 1690.
VAN HOQFFT (P, -Cornélius), historien et poêle hollandais, né en 1681 à Amsterdam, mort à La Haye en 1647, est un des écrivains qui ont le plus puissamment concouru aux progrès de la littérature hollandaise. Sans ambition, il se contenta toute sa vie de sa place de drossari (magistrat civil) à Muiden (près d’Amsterdam). Il fut l’ami de Grotius. Ses principaux ouvrages sont : la Vie de Henrile-Grand , roi de France et de Navarre , Amsterdam, 1627, in-fol. ; Histoire de Hollande , en 27 livres, 1877, in-fol.; Traduction de Tacite , 1684, in-fol.; lusieurs pièces de théâtre, telles que : Granida, rame (1602); Gérard de Velsen , tragédie; Buto , tragédie (1628); des Poésies diverses, 1636, in-l2,eto.
VAN HUYSUM (Jean), peintre de fleurs et de fruits, né à Amsterdam en 1682, mort en 1749, a laissé un grand nombre de tableaux fort recherchés. Il travaillait en secret, ne voulant pas que l’on connût les procédés qu’il employait pour préparer ses couleurs et pour donner à ses fleurs ce coloris, ce velouté, cette fraîcheur qui rivalisent avec la nature.
VANIERE (le P. Jacq.), jésuite, né en 1664 près de Béziers, mort en 1739, enseigna les humanités et la rhétorique dans divers collèges de son ordre en province, et finit par se fixer à Toulouse. Il fit, en 1730, un voyage à Paris, où il fut traité avec les plus grands honneurs. Vanière est surtout connu comme poète latin ; on lui doit un poème charmant, le Prœdium rusticum, en 16 livres, où il chante ies travaux et les plaisirs de la campagne. Dans ce poème, il s’est rapproché de l’auteur des Gèorgiques autant que le pouvait un moderne. Publié pour la 1*« fois à Paris (1710), en 10 chants, le Prœdium rusticum n’a paru complet qu’en 1730. Il a été trad. en français par Berland d’Halouvry, 1766, 2 vol. in-12, et par Ant. Le Camus, 1766-66. On a encore du P. Vanière des Opuscula (1730), qui renferment des poésies fugitives, et un Dictionarium poeticum (Lyon, 1710), espèce de Gradus ad Pamassum.
VAN1KORO, groupe d’îles de l'Océanie, par 11° 4’ lat. S., 164° 32’ long. EL, se compose de 2 îles, Vanikoro ou la Recherche (la plus grande) et Tevaï Connues, a ce qu’on oioit, par Quirosdès 1606; visitées par La Pérouse, qui y périt avec son équipage. Après avoir été l’objet d une .ongue et inutile recherche, elles ont été revues en 1827 par l’Anglais Dillon, et en 1828 par Dumont d’ Uni Ile, qui y trouvèrent des débris du vaisseau de La Pérouse.
VANINA d’ohnano, femme du corse Sampiétro, fut étrangl. par son époux même, dont elle voulait implo-
er la grâce près du sénat de Gênes qui 1 avait w oscrit.
Y AN1M (Lueilioou Julio Cesare), uéeu 1585 â Tauroxano (Terre d’Olrante) , étudia la philosophie, la médecine , l’astronomie , la théologie , e"t reçut les ordres. 11 voyagea beaucoup, visita Naples et l’ila- He, la France, l’Allemagne, les Pays-Bas, Genève, l’Angleterre, répandant en secret les doctrines les plus impies, finit par se fixer en France, et habita suc¬
cessivement Lyon , où il écrivit contre Cardan ; Toulouse, où il entra dans un couvent, d’où il fut chassé pour ses mœurs infâmes; Paris, où il fut aumônier du maréchal de Bassompierre. Il retourna en 1617 à Toulouse, et fut môme chargé de réducat, des enfants du premier président ; mais il continuait âse livrerau plus coupable prosélytisme. Déféré en 1618 à la cour comme athée parle procureur général, il protesta de son innocence et proclama dev. ses juges sa croyance en un Dieu; il n’en fut pas moins condamné, sur des dépositions accablantes, à-être pendu et brûlé, après avoir eu la langue coupée: il changea, dit-on, de langage quand l’arrêt eut été prononcé. 11 subit le supplice à Toulouse en 16 19. Ses écrits sont: Arnpfutheatrum Provident iœ divino-magicum, Lyon, 1615 (il y combat Cardan) ; De adrnimndis naturce reginœ deœgue montai ium arcanis, Paris, 1616, en 60dialo gués, dédiéau maréch. de Bassompierre : cet écrit, où il veut tout expliquer par les seulesfoives de la nature, avaitété censuré par la Sorbonne dès 1617. La Vie de Vanini aété écrite en franç. par Durand, Rott., 1717, eu lat. par F1. Arpe (sous le titre d' A pohrgia), 1712, et en aliéna. ,parW. D . F . , Lei ps. ,4 800. Ses Œuvres philosophiques ont été trad. par Rousselot, Paris, 1842.
VAN KESSEL , famille d’artistes flamands. On connaît surtout ; Jean Van Kessel, né à Anvers en 1626, qui imita avec succès Breugbel de Velours, et réussit dans les tableaux de fleurs, de fruits et d’oiseaux ; - - Ferdinand Van Kessel, fils de Jean, né vers 1660 à Anvers, qui excella dans le genre de son père, ainsi que dans le paysage, et fut peintre du roi de Pologne Jean Sobieski ; — Jea-n Van Kessel, neveu de F'erdinand, qui imita Téniers avec succès. 11 vint exercer son talent à Paris ; il s’y enrichit, mais il n’en mourut pas moins dans la misère par l’effet de son inconduite; — Théodore Van Kessel, habile graveur, qui grava surtout d’après Rubens, le Guide, le Titien, Ganache, Viane.
VAN LAAR, peintre. Voy. bamboche.
VANLOO (J.-B.), peintre célèbre, né en 1684 à Aix , fils et petit-fils de peintres hollandais assez habiles , fut élève de son père, s’établit à Toulon , ensuite à Nice, visita l’Italie, et séjourna à Rome aux frais du prince de Carignan, puis vint à Paris près de ce protecteur éclairé. Grâce à l’appui du prince et à son talent, il fut bientôt universellement connu. Il entra en 1731 à l’Académie, devint professeur-adjoint en 1733, et professeur titulaire en 1737. 11 eut aussi le plus grand succès en Angleterre, où il demeura 4 ans. Vanloo mourut en 1745. 11 s’exerça surtout dans le portrait, et y réussit parfaitement. Il laissa 2 fils, L.-Miehel et Ch.- Amédée-Pln lippe, qui ont eu aussi de la réputation. ^vanloo (Carie), frère de J. -Baptiste, né à Nice en 1705, mort en 1765, suivit J. -Baptiste à Rome et a Paris, fut son collaborateur pou«r quelques tableaux, alla derechef étudier à Rome, et, après avoir exécuté de beaux morceaux tant en cette ville qu’à Turin, revint à Paris, où il obtint un fauteuil à 1 Académie, le titre de 1er peintre du roi, la direction de l’école de peinture. Trop vanté de son vivant, trop déprécié depuis, Carie Vanloo fut certainement un des peintres les plus distingués de son époque. Sa facilité était extrême. On vante surtout son Enée portant Anchise et son Saint - Esprit présidant à l'union de la Vierge et de saint Joseph.
■r'\\'î 0(4, v. de Hollande. Voy. vf.nloo.
VANNES , Veneti, ch.-l. du Morbihan , sur la Vannes, prèsde son embouch dans le golfe du Morbihan, a 500k. O.deParis; 1 1,623 h. Petit port sur le Morbihan. Evêché, sutfragant du siège de Tours. Collège, école d’hydrographie, société polymathique, société l’agriculture. Château de l’Hermine, anc. résidence des ducs de Bretagne. Cathédr le, église de Saint-Paterne; cours, beau quai le long du port, jolies promenades. Chantiers de construci ion. dos telles; pêche
VAPTV