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ville-d ieu-le s-poèle s, ch.-l. de canton (Manche), â 19 N. E. d’A.vranchea ; 3,849 hab. Chaudronnerie , fonderies de cuivre, etc.
VILLEDIEU (Marie-Hortense desjardins, dame de), née en 1632 à Alençon, morte en 1683, vécut assez longtemps chez la duchesse de Rohan, où ses grâces et ses talents poétiques lui donnèrent de nomüreux adorateurs , contracta successivement plusieurs unions illicites, notamment avec un jeune officier, Boisset de Villedieu, dont elle porta le nom, mena une vie romanesque et vagabonde, et rentra enfin dans sa ville natale, où elle devint la femme d’un de ses cousins qui avait été son premier amant. Elle a composé des poésies fugitives qui ne sont pas sans mérite, des romans (les Exilés de la cour d'Auguste, les Amours des grands hommes , etc.) , une tragédie ( Manlius Torquatus), etc. Ses Œuvres complètes ont été publiées à Paris, 1710, 10 vol. in-12, et 1741, 12 vol. in-12.
VILLE- EN -TARDENOIS , ch.-l. de canton (Marne), à 18 kil. S. O. de Reim3; 505 hab. Draps.
VILLEFAGNAN, ch.-l. de canton (Charente), à 10 kil. S. O. de Ruffec; 1,678 hab.
VILLEFORT, eh.-l. de cant. (Lozère), au pied du mont Lozère, à 45 kil. E. de Mende; 1,640 hab. Fonderie de plomb, de cuivre. Commerce de transit.
VILLEFRANCHE, ch.-l. de cant. (Tarn), à 18 kil. S. d’Alby ; 1,355 hab. Fondée par Philippe de Montfort, descendant de Simon. Aux env., mine do fer.
VILLEFRANCHE (en Piémont). Voy. villa franca.
VILLEFRANCHE-DE-BELVEZ OU DE PÉRIGORD, ch.-l.
de canton (Dordogne) , à 36 kil. S. O. de Sarlat ; 1,808 hab.
villefranche-de-conflent, ville forte du dép. des Pyrénées-Orient., sur le Tet, à 6 kil. S. O. de Prades; 800 hab. Château qui commande le défilé voisin ; marbre et eau thermale sulfureuse. Fondée en 1075 par Guillaume de Cerdagne ; aux comtes de Barcelone, puis aux rois d’Aragon ; prise par les Français en 1654 (ils l’avaient déjà possédée de 1475 à 1493).
VILLEFRANCHE - DE - LAURACUAIS , ch. - 1. d’arr. (Haute-Garonne), sur la Lers, à 34 kil. S. E. de Toulouse; 2,765 hab. Tribunal de 1™ instance; société d’agriculture ; toile à voiles, teinturerie, etc. — L’arr. de Villefranche-de-Lauraguais a 6 cantons (Caraman, Lanta, Montgiscard, Nailloux, Revel, plus Villefranche), 97 communes et 63,101 hab.
VILLEFRANCHE - DE - LONCHAPT , ch.-l. de Canton
(Dordogne), à 42 kil. N. O. de Bergerac; 786 hab.
villefranche-de-rouergue, ch.-l. d’arr. (Aveyron), sur l'Aveyron, à 56 kil. O. de Rhodez ; 8,738 hab. Tribunal de lre instance; collège communal, etc. Bibliothèque, cabine' de physique, etc. Chaudronnerie, lampes, chapeaux, tanneries, toiles. Patrie du maréchal de Belle-Isle. Fondée par Alphonse, comte de Toulouse, 1252. Ane. capitale de la Basse -Marche. — L’arr. a 7 cant. (Asprières, Aubin, Montbazens, Najac, Rieupeyroux, Villeneuve, plus Villefranche), 48 comm. et 81,130 hab.
villefranche-sur-saône , ch.-l. d’arr. (Rhône),
Erès de la Saône (rive droite) , à 30 kil. N. de .yon; 7,553 hab. Tribunaux de lr« instance et de commerce. Collège communal. Société d’agriculture. Coton filé, couvertures, imprimerie sur toiles, filature de coton. Chanvre, toile, etc. Vins d’ordinaire estimés, connus sous le nom devins de Beaujolais. Environs pittoresques. Patrie de Roland (conventionnel). Fondée par Humbert IV, sire de Beaujeu j jadis ch.-l. du Beaujolais. Elle avait-une académie célèbre. — L’arr. a 9 cantons (Anse, Beaujeu, Belleville, Bois-d’Oingt, Lamure, Monsol, Tarare, Thizy, plus Villefranche) 127 comm. et 151,980 h.
V1LLEGAGNON (Nie. durand de) , de Provins , était neveu de Villiers de l’Isle-Adam. Il entra en 1531 dans l’ordre de Malte, prit part à l'expédition de Charles-Quint en Afrique, défendit Tripoli contre
les Turcs, mais sans succès (1551), fut nommé par Henri II yice-amiral de Bretagne, partit en 1555 pour faire une exploration en Amérique, à dessein d’y fonder des colonies , et s’y établit dans une îla très forte, à l’emb. du Rio-Janeiro ; mais il mécontenta ses compagnons par ses rigueurs, et l'établissement déclina bientôt. De retour en Europe , H s’engagea dans une vive polémique contre Caflvin, et fut quelque temps représentant de l’ordre de Malte à la cour de France. Il mourut en 1571, âgé d’env. 61 ans. On a de lui, entre autres ouvrages : Caroli quinti expedilio inAfricam adAlgieram{ Alger), Paris, 1542, in-8 ; De bello melitensi, Paris, 1553, in-4 (trad. en franç. par Edoart, Lyon, 1553, in-8).
VILLEGAS (Et.-Manuel de) , poëte espagnol, né en 1595, mort en 1669, était receveur des rentes à Nagera ou Negera (Vieille-Castille) ; il y veilliî sans qu’on rendît justice à ses talents. On a de lui des poésies érotiques (Nagera, 1617, in-4) qui n'onl pas été surpassées en Espagne. Il a de plus laissé de nombreux manuscrits. — Un autre Villegas, Ferdinand-Ruiz, né à Burgos vers 1510, fleurit au xvi* siècle sous Charles-Quint et Philippe II , et cultiva la poésie latine. Scs Œuvres ont été publiées à Venise en 1743. — Un 3e, Alphonse, de Tolède, écrivit vers 1596 des Vies des saints (lat.).— *=F.QUEVEDO.
VILLEHARDOUIN (Geoffroi de), chroniqueur, né près de Bar-sur-Àube vers 1160, était maréchal de Champagne sous Thibaut V, comte de Champagne et de Brie. 11 prît une part glorieuse à la 4e croisade (1169), servit souvent d’intermédiaire entre Alexis IV et les Croisés , assista à la prise de Constantinople (1204), et fut fait maréchal de Romanie par l’empereur latin Baudouin I. Il réconcilia ce prince avec le marquis de Montferrat , chef des Croisés, et quand, en 1206, Baudouin eut été battu par les Bulgares, il sauva l’armée d’une destruction totale. Il servit avec non moins de zèle Henri, frère et successeur de Baudouin. Il mourut en Thessalie vers 1213. On a de lui une Histoire de la conquête de Constantinople , ou Chronique des empereurs Baudouin et Iletiri de Constantinople (en vieux français), qui va de 1198 à 1207 ; elle a été publiée par Ducange, 1657 (avec trad. en français moderne, glossaire et notes) , et reproduite par M. Buchon dans le Panthéon littéraire ( avec les variantes des manuscrits et des notes extraites des contemporains). — Un neveu de l’historien, nommé aussi Geoffroi de Villehardouin, se substitua au comte Robert de Champlilte dans la possession de la principauté d’Achaïe (1206) , et y fonda la dynastie de Villehardouin. Mort en 1223, il laissa 2 fils, Geoffroi II et Guillaume, qui lui succédèrent l’un après l’autre. Guillaume, mort après 1268, fut remplacé par Isabelle, sa fille aînée, qui épousa successivement Philippe de Tarente , Florent de Hainaut , Philippe de Savoie. Après elle régnèrent Mahaut de Hainaut. sa fille, mariée à un prince de Bourbon; Catherine de Valois (1324);Robert d’Anjou, son fils;Marie de Bour. bonrLouis de Bourbon, qui ne put se rendre enMorée.
VILLEJUIF, Villa Judœa sous Louis VII ch.-l de cant. (Seine), à 8 kil. S. de Paris; 1,647 hab. Savon, cire, toiles cirées, belles pépinières. Ce bourg appartenait aux Juifs de Paris avant qu'ils fussent expulsés de cette ville par Philippe-Auguste (1200).
VILLEMBLARD. Voy. villamblard.
VILLEMUR , ch.-l. de cant. (Haute-Garonne), sur le Tarn, à 38 kil. N. de Toulouse ; 5,576 hab Grains, huiles.
VILLENA, Turbula ? ville d’Espagne (Murcie), à 80 kil. N. E. de Murcie; 9,600 hab. Marquisat.
VILLENA (H. d’ aragon, marquis de), fils du roi d’Aragon Ferdinand I et petit-fils du roi de Castille Jean 1, naquit en 1384, obtint de Jean II, roi de Castille , son cousin , les comtés de Gangas et de Tiueo, et devint ensuite grand-maître de Sle-Mario
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de-Calatrava. Il mit tout en œuvre pour être le mai * trc absolu en Castille, surprit Jean II à Tordesillas, et le tint dans une espèce de captivité ; puis, ce prince s’étant évadé, il l’assiégea dans le château de Montalban ; mais il fu.t vaincu et enfermé lui-même au château de Mora. Il ne recouvra la liberté que Bur la demande d’Alphonse Y d’Aragon. 11 mourut en 1434. Ce prince aimait les lettres, les sciences, et surtout les sciences occultes ; ce qui donna matière à beaucoup d’accusations contre lui. 11 avait écrit une poétique, intitulée la Gaya ciencia (la gaie science , c.-à-d. la poésie) , et trad. Virgile, Dante, etc.
villena (J.-Fernandez pàcheco, marquis de), favori de Henri IV, roi de Castille (d’une autre famillo que le précédent) , eut tout le pouvoir au commencement du règne de Henri (1454), mais se rendit odieux aux grands en s’opposant à leurs prétentions, fut accusé par eux de s’être vendu à l’étranger , et fut disgracié. Il se mit alors à la tête des mécontents, forma la ligue de Burgos (1464), fit déclarer inhabile à la couronne, comme illégitime, la ûlle du roi, Jeanne, que l’on disait née d’un adultère. S’étant ensuite rapproché de Henri, il recouvra toute sa faveur (1467), fut nommé grandmaître de l’ordre de Saint-Jacques , et travailla à rétablir Jeanne à l’exclusion d’Isabelle, sa tante; mais il mourut sans y avoir réussi (1474).
VILLENAUXE, ch.-l. de cant. (Aube), à 16 kil. N. E. do Nogent ; 2,713 hab. Bonneterie.
VILLENEUVE , ch.-l. de cant. (Aveyron) , à 10 kil. N. de Villefranche-de-Rouergue ; 3,364 hab.
villeneuve-d’àgen ou villeneuve-sur-lot, ch.-l. d’arr. (Lot-et-Garonne) , à 26 kil. N. E. d’Agen ; 1.1,222 hab. Tribunal de lre instance. Collège communal. Société d’agric; Etalons. Pont hardi, vieux château. Toiles et linge de table, martinets â cuivre, etc. Fondée au xm* siècle et jadis forte. — L’arr. de Villeneuve-d’Agen a 10 cant. (Cancon, Castillonès, Fumel, Sainte-Livrade , Monclar, Monflanquin, Penne, Tournon, Villeréal, plus Viileneuved’Agen), 86 comm. et 96,961 hab.
villeneuve-de-berg , ch.-l. de cant. (Ardèche), 27 kil. S. de Privas; 2,576 hab. Patrie d’Olivierüe-Serres (qui y a une statue), et de Jean, son frère.
villeneuve-de-marsan, ch.-l. de cant. (Landes), à 20 kil. de Mont-de-Marsan; 1,611 hab.
villeneuve-l’archevêque, ch.-l. de cant. (Yonne), sur la Vannes, à 23 kil. E. de Sens ; 1,980 hab.