‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 1134 sur 1261 · J3 — VILL · texte numérisé non relu

J3 — VILL

renger , devint le principal ministre de ce prince , contribua beaucoup à l’éclat de son règne tant par ses expéditions maritimes que par ses actes politiques, fut, après la mort de Bérenger (1245), tuteur de sa 4e fille (Béatrix) et régent de la Provence, maria sa pupille , devenue comtesse de Provence, au com e d’Anjou, Charles, frère de saint Louis, et prépara ainsi la réunion de la Provence à la couronne de France. L 'Histoire de son administration a été écrite par Baudier, Paris, 1635, in-16.

villeneüve (Elion de), 26e grand-maître de l’ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem (1319-46), Buccéda à Foulques de Villaret, prit Smyrne aux Turcs (1344), oattit le roi de Maroc, et mourut en 1346.

villeneüve (P.-Ch.-J.-B.-Silvestre), vice-amiral, commanda l’arrière-garde à la malheureuse bataille d’Aboukir (1798) , eut un avantage léger 3ur sir Robert Calder, ne poussa point cette victoire , se laissa battre , ainsi que l’amiral espagnol Gravina , par Nelson, à Trafalgar (1805), et fut fait prisonnier. Redevenu libre en 1806 , il revint en France et prit la route de Paris. Mais pressentant un mauvais accueil de la part de Napoléon , il s’arrêta à Rennes et s’y donna la mort.

villeneüve (Arnaud de). Voy. àrnàud.

VILLEQUIER, bourg du dép. de la Seine-Infér., sur la Seine, à 5 kil. S. O. de Caudebec ; 900 hab. Beaux sites ; vue superbe sur la Seine. — Ce lieu a donné son nom à une famille de magistrats fort honorée en Normandie.

VILLER, ville de France (Bas-Rhin). Voy. villé.

VILLEREAL, ch.-l. de cant. (Lot-et-Garonne), à 32 kil. N. de Villeneuve-sur-Lot ; 1,423 hab.

VILLEROI (Nicolas de neufville , seigneur de), né en 1542, mort en 1617, fut employé par Catherine de Médicis dans deux négociations importantes en Italie, devint secrétaire-d’état en 1567, se maintint sous Charles IX et Henri III, mais fut destitué en 1588 comme partisan des Guises. Il entra dans le conseil du duc de Mayenne, b:-en qu’il fût un des chefs du tiers-parti, redevint secrétaire-d’état sous Henri IV (1 594) , et conserva ce poste quatre ans sous Louis XIII (1610-14). Il poussa de toutes ses forces à l’alliance espagnole, et contribua à élever Concini au maréchalat. Il a laissé des Mémoires d'état (de 1567 à 1604, imprimés à Paris, 1622, in-4 et in-8 , et reproduits dans la collection de Petitot , tome 44) . — Son fils , Charles, marquis da Yilleroi , fut sous Henri IV gouverneur du Lyon- | nais, et alla négocier à Rome le mariage de Henri IV avec Marie de Médicis. — Son petit-fils, Nie., 1597- 1685, servit en Piémont, en Esp., en Lorraine, et dev. gouv. de Louis XIV, qui lui conserva beauc. d’affection , et le fit duc e t maréch . de F rance. Il fut père de :

villeroi (Ir. de neufville, duc de), né en 1643, fut élevé avec Louis XIV, qui eut pour lui une extrême amitié, et le créa duc dès 1663. Il ne se fit connaître pendant sa jeunesse que par ses galanteries ; les femmes le surnommaient le Charmant. S’étant distingué à Nerwinde (1693), il fut tout à coup nommé maréchal. Chargé d’un commandement en chef à la place du maréchal de Luxembourg (1695 et 96), il commit des fautes grossières, et laissa prendre Namur. Son ineptie fut encore plus fatale à la France dans la guerre de la succession d’Espagne. Général en chef de l’armée d’Italie, il se fit battre à Chiari et se laissa prendre dans Crémone (1702). Dans les Pays-Bas, il fut défait à Vignamont, près de Huy (1705), et perdit l’année suivante la désastreuse bataille de Ramillies. Enfin , Louis XIV lui ôta le commandement , mais il ne l’en accabla pas moins de faveurs. Il lui donna le gouvernement de Lyon, et le nomma, en 1715, gouverneur de Louis XV. Instruit du contenu du testament du roi, Villeroi vendit ce secret au duc d’Orléans, et ce dernier en récompense le nomma président du

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conseil des finances. Ayant offensé le régent par ses craintes hypocrites pour la sûreté de Louis XY, dont il était toujours gouverneur, il reçut ordre de quitter la cour. 11 mourut à Lyon en 1730.

VILLERS (Charles), littérateur, né en 1767 à Boulay en Lorraine, fut officier d’artillerie, émigra en 1792, se fixa à Lubeck, épousa une protestante, s’enthousiasma pourla littérature et la philosophie allemandes, ainsi quepourleluthéranisme,et eutrepr., avec M‘ue de Staël, de les faire connaître à la France. Sa partialité pour l’Allemagne, une brochure qu’il publia sur la prise de Lubeck par les Français, son opposition à la réunion des villes hanséatiques à l’empire français, le firent mal voir du gouvernement impérial. 11 fut néanmoins nommé professeur de littérature à Gœttingue depuis le couronnement de Jérôme Bonaparte , et se vit même recherché à la cour de ce prince. Les événements de 1814 lui enlevèrent sa chaire. Il mourut l’année suivante à Gœttingue. Ses principaux ouvrages sont : un Essai sur l'esprit et l’influence de la réformation de Luther (couronné par l’Institut en 1803), et la Philosophie de Kant ou Principes fondamentaux de la philosophie transcendentale , Metz, 1801, in-8 : c’est le premier ouvrage où cette philosophie ait été exposée en français avec clarté. Ces ouvrages sont, à YIndex.

V1LLERS-BÜCAGE, ch.-l. de cant. (Calvados), à 26 kil. O. de Caen ; 1,200 hab. — Ch.-l. de cant. (Somme), à 14 kil. N. d’Amiens; 520 hab.

V1LLERS-COTTERETS ou COSTE-RETZ, ch.-l.

de canton (Aisne), à 30 kil. S. O. de Soissons, dans la forêt de Retz ; 2,692 hab. Vieux château des ducs de Valois, fondéparhranç. l:auj. grand dépôt de mendicité.Franç. 1 y donna en 1539 un édit qui limitait la compétence des trib. ecclésiastiq . Pat. de Demoustier.

VILLERS-FARLAY, ch.-l. de cant. (Jura), à 20 kil. N. de Poligny; 960 hab.

V1LLERS-SEXEL, ch.-l. de cant. (Haute-Saône), à 18 kil. S. de Lure; 1,264 hab. Hauts-fourneaux. Titre de marquisat à la maison de Grammont.

\ ILLES LIBRES. On appelait ainsi, dans l’ancien empire d’Allemagne, des villes qui ne relevaient d’aucun seigneur, et qui avaient un gouvernement particulier, presque toujours républicain; la plupart de ces villes étaient en même temps villes impériales, c.-à-d. sous la protection immédiate de l’empereur d’Allemagne. Voy. impériales (Villes). — Auj. dans la Confédération germanique, il y a 4 villes libres : Francfort-su r-le-Mein, Hambourg, Brême etLubeck!

VILLETTE (la), commune du dép. de la Seine* contiguë au mur de Paris, du côté du N. , à l’extré^ mité du faubourg Saint-Martin, sur la route de Belgique et le canal de l’Ourcq; 7,681 hab. Ce canal y forme un beau bassin, où prennent naissance les canaux Saint-Martin et Saint-Denis. Chapellerie; savons, machines à vapeur, suif, bière, etc. Entre^ prises de vidanges. Entrepôt d’huile, eaux-devie, etc. Guinguettes nombreuses et très fréquentées par la classe ouvrière de Paris.

VILLETTE (Charles, marquis de), né en 1736, mort en 1793, fils d’un trésorier de l'extraordinaire des guerres, aimait à se dire fils de Voltaire, qui avait effectivement pour lui une affection paternelle t't qui lui fit épouser en 1777 Mlle de Varicourt, sa protégée (Voy. ci-après). Lors de la révolution, il brûla avec ostentation ses lettres de noblesse, et fut élu membre de la Convention ; il vota pour la réclusion de Louis XVI. Ses mœurs étaient infâmes et il en faisait parade. Voltaire avait voulu lui faire une réputation de poëte et l’appelait le Tibulle français. Ses OEuvres (prose et poésie) ont été superbement imprimées à Paris, 1786, in-8 (sous la rubrique d’Edimbourg). — Mme de Villette, née de Varicourt, était d’une famille noble, mais sans fortune. Belle et d un aimable caractère , elle plut à la®» Denis, nièce de Voltaire, qui l’adopta; elle se

concilia également l’affection de Voltaire qui ne l’appelait que belle et bonne , et qui la maria au marquis de Villette, homme peu digne d’une telle femme et peu propre à la rendre heureuse. Elle vécut jusqu’en 1822, et se signala par sa bienfaisance.

V1LLIERS-LE-BEL , village du dép. de Seineet-Oise, à 22 kil. S. E. de Pontoise, près de la forêt d’Ecouen; 1,600 hab. Belles maisons de campagne.

V1LL1ERS-SAINT-GEORGES , ch.-l. de cant.

(Seine-et-Marne),à 15 kil. N. E. de Provins; 650 hab.

VILLIERS-DE-L’ISLE-ADAM (J. de), maréchal de France, né vers 1384 , servit le duc de Bourgogne Jean-sans-Peur, surprit Paris en 1418, y exerça une sanglante domination, mais ne put après l’assassinat du duc s’accorder avec le roi d’Angleterre Henri V, qui le mit à la Bastille. Villiers n’en sortit qu’à la mort de ce prince et continua de jouer un grand rôle dans la guerre civile; après la pair d’Arras (1435) , il reprit Pontoise aux Anglais, et eut part à la réduction de Paris sous les lois de Charles VIL Jean-sans-Peur l’avait fait maréchal de France : Charles VII lui confirma cette dignité. Il fut tué en 1437 dans une émeute à Bruges.

villiers-de-l’isle-adam (Philippe de), grandmaître de l’ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem , né en 1464 , fut élu en 1521 au moment où Soliman sa préparait au siège de Rhodes, et prolongea toute l’année 1522 une résistance héroïque, quoique attaqué par 200,000 hommes et 400 bâtiments de guerre. Forcé enfin de rendre la place (1523) , il se retira en Italie, se fixa provisoirement à Viterbe, et après d’épineuses négociations obtint de Charles-Quint les îles de Malte et de Gozzo en toute souveraineté pour son ordre (1630). Sa mort fut hâtée, dit-on, par les chagrins que lui causèrent les divisions et les désordres de ses chevaliers; elle eut lieu en 1534.

villiers, duc de Buckingham. Voy. Buckingham.

VILLOISON (J.-B. d’ansse de), helléniste, né à Corbeil en 1760, mort en 1805, entra en 1772 à l’Académie des Inscriptions, voyagea en Allemagne, en Italie, en Hollande pour y faire des recherches philologiques, accompagna Choiseul-Gouffler à Constantinople en 1785, visita Smyrne, les iles de l’Archipel, les couvents du mont Athos. Il venait d’être nommé professeur de grec au collège de France quand il mourut. Entre autres publications importantes, il donna : Apollonii Lexicon grœcum Iliadis et Odysseœ, Paris, 1773, 2 vol. in-4 ; Anecdota græca è regid Parisiensi et è YenetdS. Marci biblio thecis deprompta, Ven. , 1 7 8 1 , 2 vol. in-4 ; Nova ver sio græca Proverbiorum, Ecclcsiastis,c te., Strasb 1784, in-8; la Pastorale de Longus, Paris, 1778, 2 v in-8; Ilomeri Ilias ad veteris codicisveneti fidem re censita ;scholia in eam antiquissima , Venise, 1788 in-fol., l’une des plus savantes éditions de Y Iliade VILLON (F r.) . poëte, né à Auvers près Pontoise en 1431. Pauvre, oisif et vicieux, il se lit plusieurs fois emprisonner pour vol, puis fut condamné par le Châtelet à être pendu ; le parlement, sur son appel, commua la peine en un bannissement. De nouveaux méfaits le firent mettre en prison à Meung-sur- Loire; Louis XI , qui faisait cas de son talent, le remit encore en liberté. 11 mourut vers la fin du xv« siècle '1 •82). Ses ORuvrp* Irmbl. d’abord en 1489, réimprimées en 1742 avec notes de Le Duchat) sont dignes de sa vie: l’impiété, l’immoralité, la satire grossière y dominent; mais on y reconnaît un tour vif et spirituel, du mordant, de la verve, de la souplesse , et un talent réel de versificateur et de conteur. Villon est le véritable auteur du «enre marotique que Marot n’a fait que perfectionner. On remarque surtout dans ses œuvres: son Petit-Testà ment et son Grand-Testament , des ballades, des rouleaux, etc. Boileau ? dit de lui ;

Villon sut le premier, dans ces siècles grossier»,

Débrouiller l’art confus de nos vieux romanciers.

vinc

VILMANSTRAND, ville forte de la Russie d’Europe (Finlande), à 50 kil. N. 0. de Viborg ; 300 hab. Les Russes y remportèrent une sanglante victoire sur les Suédois en 1741.

VILNA, ancienne ville de Lithuanie, auj. dans la Russie d’Europe, ch.-l. du gouv. de Yilna, sur la Vilia, à 928 kil. S. 0. de St-Pétersbourg ; 20,000 hab. Evêché catholique, archevêché grec , consistoire luthérien. Cathédrale de Saint-Stanislas (où l’on admire une belle chapelle de Saint-Casimir «ft un cercueil d’argent, pesant, dit-on, 1,500 kil.); hôtelde-ville magnifique; arsenal; palais du gouvernement, des pairs; palais Oginski, Radziwill, Chodkievic ou Potocki , Vankovie , etc. Université (fondée de 1576 à 1587, restaurée en 1803), académie; société de médecine, société biblique; école de médecine et chirurgie, école maritime, école grecque de théologie, école normale ; collège piariste, eollége des sciences physiques et anatomiques; bibliothèque, jardin botanique, observatoire (d’où les Russes comptent le premier méridien), etc. Peu d’industrie. Commerce avec Riga, Memel et Kœnigsberg : les Juifs surtout en sont en possession. Vilna a été fondée en 1320 par Gédimin, qui en fit la capitale du grand-duché de Lithuanie. Les Jagellons y avaient un beau et vaste château qui fut détruit en 1797. De fréquents incendies (surtout en 1748 et 49) ont ravagé Vilna; elle a beaucoup gagné depuis qu’on l’a rebâtie. Son université est célèbre dans le Nord, et c’est la ville la plus littéraire de toute la région lithuanienne. — Le gouv. de Vilna, formé de l’ancienne Lithuanie proprement dite, a pour bornes ceux de Grodno à l’O., de Minsk à l’É. et confine au roy. de Pologne, à la Prusse et à la mer Baltique : 445 kil. du N. O. au S. E., sur 155 de largeur moyenne : 60,000 kil. carr.; 1,380,000 hab. Plaines plates ; froids humides, brumes; sol assez fertile (grain, lin, houblon) ; forêts : loups, lynx, ours, bœufs sauvages, etc.; abeilles sauvages, cochenille polonaise.

V1LVORDE , ville de Belgique (Brabant mérid.), à 12 kil. N. E. de Bruxelles; 3,000 hab. Vieux château (auj. maison de correction et de travail, où sont 1,200 détenus). Dentelles, aiguilles.

V1MEUX, petite contrée de France dans la Picardie, vers la côte entre la Bresle et la Somme, auj. comprise dans le dép. de la Somme, avait pour lieu principal Saint-Valery-sur-Somme.

VIMIElRO,v. de Portugal (Estramadure),à 05 k. N. de Lisbonne; 1,800 hab. Les Français commandés par Junot y furent défaits le 21 août 1808.

VlMlNAL(mont), Viminalis trions, unedes7 collines de Rome, dans la partie orientale, entre le Quirinal au N. et l’Esquilin au S. , était ainsi nommé de l’abondance des osiers ( vimina ) qu’on y trouvait.

V1MIOSO, ville forte du Portugal (Tras-os-Montes) , à 28 k. de Miranda. Berceau des Braganee.

V1MORY, b. du Loiret, à 2 k. S. deMontargis. Guise v battit en 1587 les Allemands alliés des protestants.

VIMOUT1ERS, ch.-l. de canton (Orne), sur la Vie faffiuentde laDives), à 30 kil. N. E. d’Argentan; 4,083 hab. Fabrication de toiles de cretonne qui occupe 20,000 personnes, tant à Vimoutiers qu’aux environs.

V1MY, ch.-l. de canton (Pas-de-Calais), à 12 kil. N. d’Arras ; 1,149 hab.

V1NAROZ, ville d’Espagne (Valence), sur la Méditerranée, à 14 kil. N. de Peniscola ; 10,000 hab. Pêche, cabotage. Le ducdeVendômey mourut (1712).

VINAY, Ventia, ch.-l. de canton (Isère), à 10 kil. N. E. de Saint-Marcellin ; 3,340 hab. Taillanderie.

VINÇA, ch.-l. de canton (Pyrénées-Orientales), près du Tet, à 10 kil. N. E. de Prades ; 2,006 hab.

VINCENNES, Ad vicenas, ch.-l. de cant. (Seine), à 7 kil. E. de Paris; 3,032 hab. Château-fort, susceptible d’une bonne défense et important comme arsenal, école d’artillerie; vaste bois, enclos de murs,

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