VOIT
bailliage de Weyda (dans la Saxe-Weîmar), cerolo de Ziegenrück (dans le gouv. d'Erfurt, à la Prusse), bailliage de Ronneburg (Saxe-Gotha), et possessions de la maison de Reuss.— Le cercle de Voigtland oa Neustadt, dans le roy. de Saxe, est entre eelui d’Erzgebirge au N. E., la Bohême au S. E., la Bavière au S. O., le duché de Reuss au N. O. ; 60 kil. sur 40 ; 105,000 hab. Ch.-l., Plauen.
VOIOUSSA, Aous, riv. de la Turquie d’Europe (Albanie), naît dans l’E. du livah de Janina, coule du S. E. au N. O., entre dans le livah d’Avlone, baigne Premiti, Tebelen, et se jette dans l’Adriatique au N. du golfe d’Avlone ; cours, 200 kil.
VOIRON, ch.-l. de cant. (Isère), à 20 kil. N. O. Grenoble; 7,571 hab. Toile de ehanvre dite de Voiron ; chapeaux de paille façon Florence ; papeteries, etc. Patrie de Cl. d’Expilly.
k VOISENON (Claude-Henri fusée, abbé de), poëte français, né au château de Voisenon aux environs de Melun en 1708, mort en 1775, s’était déjà fait connaître par de jolis vers et par une vie dissipée, lorsqu’il reçut les ordres pour complaire à sa famille. 11 fut nommé grand-vicaire de Boulogne, refusa de devenir évêque, reçut en dédommagement une riche abbaye et passa sa vie dans les plaisirs et dans le culte des muses. 11 composa de petites comédies : les Mariages assortis, 1744 ; la Coquette fixée, 1746 ; des poésies fugitives, quelques opéras, et fut admis à l'Académie en 1767 ; mais il dut bien plutôt cet honneur à ses liaisons avec les grands et les gens de lettres (Voltaire, Favart, etc.) qu’à son mérite personnel. La versatilité de son caractère le rendit méprisable aux yeux mêmes des hommes les plus frivoles ; en effet, il encensa également Choiseul , d’Aiguillon, l’abbé Terray et le chancelier Maupeou, Mme de Pompadour et la Dubarry. Ses mœurs étaient scandaleuses. Ses Œuvres complètes ont été publiées à Paris, 1781, 5 vol. in-S. Parmi ses pièces de théâtre, la Coquette fixée est la moins mauvaise; ses Poésies fugitives son.* gracieuses, mais trop négligées. 11 a aussi laissé des fragments historiques. Un lui attribuait une grande part dans les ouvrages de Favart. Un cite de Voisenon une foule de mots pleins d’esprit et de gaieté.
VU1S1N (Catherine des hâves, dite la), devineresse, était d’abord accoucheuse à Paris, et se mit, pour s’enrichir, à faire le métier de sorcière. Elle fut compromise dans l’affaire de la marquise de Brinvilliers, et fut accusée d avoir débité clandestinement des poisons. Condamnée par la Chambre ardente, elle fut brûlée en place de Grève, 1680.
voisin, chancelier. Voy. voysin.
VOITEUR, ch.-l. de cant. (Jura), sur la Seille, à 12 kil. N. de Lons-le-Saulnier; 1,092 hab. Bons vins.
VU1TURE (Vincent), poète français, né en 1598 à Amiens, mort en 1648, était le ûls d’un riche marchand de vins. Lancé de bonne heure dans le monde et à la cour, il s’y ût une réputation d’esprit, acquit de puissants protecteurs, et devint introducteur des ambassadeurs près de Gaston, frère du roi ; pendant la révolte de ce prince il le suivit en Lorraine, en Belgique, et reçut de lui une mission en Espagne près d'Olivarez. Après le retour de Gaston en France, il s’attacha à Richelieu et jouit de le confiance du ministre et même du roi (Louis XIII). Mazarin le lit maître d'hôtel du roi, interprète dea ambassadeurs chez la reine : il eut de plus diverses pensions et une riche sinécure aux ûnances. Il fut membre de l’Académie Française dès sa création, en 1635. Peu d'auteurs ont été plus encensés que Voiture de leur vivant, la postérité l’a oublié. On ne peut mer pourtant qu’il n’eût de l’esprit, mais il a plus de prétention encore ; il est froid, forcé, et tombe souvent dans la puérilité. Ses (Œuvres complètes, Paris, 1713et 1855 2 vol. in-12, se composent principalement de Lettres à diverses personnes, de
VOLL