WATT
WEDG
de New-York, à la gauche de l’Hudson : chefs-lieux, Salem et Sandy-Hill ; 60,000 hab.
WASSELONNE. Voy. vasselonne.
WASS1GNY, ch.-l. de canton (Aisne), à 29 kil.
N. O. de Venins ; 900 hab. Serges.
WASSY. Voy. vasst.
WAST (saint). Voy. WAAST.
WATELET (Claude-Henri) , riche amateur , né à Paris en 1718, mort en 1786, était receveurgénéral des finances à Paris. 11 savait peindre, graver, sculpter, et faisait agréablement les vers. 11 voyagea dans les Pays-Bas et en ltalie.il fut à la fois membre de l’Académie Française et associé libre de l’Académie de peinture. On lui doit un poème (en 4 chants), l’Art de peindre , Paris, 1760, in-4 et in-12 ; un Essai sur les jardins (1774); un Dictionnaire de peinture , gravure , sculpture (terminé par Lévesque), Paris, 1792, 6 vol. in-8.
WATERFORD, ville et port d’Irlande (Munster), sur la côte mérid. , ch.-l. du comté de Waterford , sur la Suir, à 8 kil. de son embouchure et à 117 kil. S. O. de Dublin ; 34,600 hab. Evêché. Cathédrale, palais épiscopal, bourse, douane, théâtre, quai superbe. Draps , lainages , ustensiles de fer, raffineries de sucre , eau-de-vie de grains. Armements pour la pêche de la morue. Fondée , suivant les uns , en 166; suivant d’autres , en 862. Elle s’ appelait d’abord jadis en langue erse, Cecun-na- Grioth (c.-à-d. Havre du Soleil); elle prit ensuite le nom de Port large , et ne reçut celui de Waterford qu’après la conquête de l’Irlande par Henri 11, qui s’empara de la ville. En 1003, Reginald-le-Danois y construisit un château, qui est le plus ancien de l’île et qui se voit encore. Cromwell fit en vain le siège de Waterford (1649). — Le comté de Waterford , entre ceux de Cork à l’O. , de Kilkenny et de Tipperary au N., de Wexford à l’E., et l’Atlantique au S., a 1,900 kil. carrés et 170,000 hab. (presque tous catholiques). Ch.-l., Waterford. Canal de Waterford à Dublin. Peu d’industrie.
WATekford (havre ou baie de), vaste baie sur la côte S. de l’Irlande, entre les prov. d« Munator et de Leicester, sur la limite des comtés de Waterford et de Wexford. Elle reçoit la Suir et le Bariow réunis.
WATERLOO, village de Belgiq. (Brabant mérid.), sur la lisière méridionale de la lorêt de Soigne , à 16 kil. S. de Bruxelles; 900 hab. 11 a donné son nom à la famouse bataille qui se livra, le 18 juin 1816, entre Napoléon et les Alliés, commandés par Wellington et par Bllicker, bataille qui décida de la chute définitive du régime impérial, et fut suivie d’une seconde invasion de la b rance. Le théàtie de l’action se trouvait compris entre les 3 villages de Waterloo au N. O., de Mont-Saint-Jean au N. et de la Belle-Alliance au S. Les étrangers nomment aussi cette bataille bataille de Moni-Saini- Jean. — Les Anglais ont donné le nom de pont de Waterloo à un des plus beaux ponts de Londres.
WATSON (Rob.), historien écossais, né vers 1730 à Saint-André, mort en 1780, principal du collège de Saint-André, a laissé une Histoire de Philippe II, Edimbourg , 1777, 2 vol. in-8, et une Histoire de Philippe III (achevée par Thomson), 1783, in-4.
WATT (Jacques), habile mécanicien, né en 1736 à Greenock en Ecosse, mort en 1819, lut fabricant d’instruments de mathématiques, puis coopéra aux travaux des poils et canaux de l’Ecosse. 11 apporta à la machine à vapeur de Neweommen et de Brighton des perfectionnements essentiels (le condenseur, l’emploi exclusif de la vapeur pour faire jouer les pistons, la précision mathématique (les résultats) et c’est depuiB cette époque (1764) que cette machine a pu recevoir ses plus utiles applications. Des envieux lui contestèrent sa découverte; mais api ès ie longs débats, un arrêt du banc du roi en 1799 reconnut ses titres. Watt jouit alors d une renom ¬
mée européenne. Il mourut dans sa terre d’Heathheld, près de Birmingham.
WATTEAU (Ant.) , peintre français, né en 1684 à Valenciennes, mort en 1721, peignit des décor» pour 1 opéra (1702), et végéta misérable jusqu’à ce que des protecteurs éclairés, devinant son talent, le missent à même de concourir à l’Académie. Watteau gagna le prix ; il retourna ensuite à Valenciennes pour étudier de nouveau, fut reçu membre de l'Académie, se rendit en Angleterre (1720), et mourut a son retour. Son Œuvre (qui consiste surtout en et dessins de genre) a été publié en 3 vol. (obd planches). On lui reproche un genre maniéré WATTEV1LLE. Voy . VATTEVILLE,
WATTENVILLER , bourg du Haut-Rhin, à 3 kil.
N. rie Certiay , au pied desVosges; l,300h. Eaux minérales. Victoire des Suédois sur les Impériaux (1634).
WAl TIGNJES, 2 bourgs du dép. du Nord : l’un près de Lille, l’autre à 7 k. de Maubeuge (où Jourdan battit les Autrich., en 1793, ce qui dégagea la place).
WATTS (lsaac) , ministre non-conformiste, né en 1674, à Southampton, mort en 1748, fut étroitement lié avec l’alderman de Londres , Th. Abney, et passa chez lui ses 36 dernières années. On lui doit une Logique (en angl.), trad.p.E Jouffroy, 1846, le Perfectionnement de l'entendement (trad. sous ce titre. Culture de l’esprit , Lausanne, 1762), et quelques ouvrages de morale et de piété.
WAT-TYL ER, couvreur de Deptford , chef de la révolte de 1381, tua un collecteur qui venait chez lui lever la capitation , réunit autour de lui des masses innombrables, vit l’insurrection gagner les comtés d’Essex, Sussex, Surrey, Kent, marcha sur Londres, s’empara de la Tour sans coup férir, et fut sur le point d’avoir entre ses mains le roi Richard II.
Ce prince détermina Wat-Tyler à se rendre à une conférence, promettant d’abolir l’impôt qui excitai | huit de mécontentement; mais dès que le rebelll) n’eut plus de forces nombreuses autour de lui, Il roi le fit ou le laissa tuer. Soutliey l’a mis sur la scène .
WAVRES, ville de Belgique ( Brabant méridional), à 22 kil. S. E. de Bruxelles; 4,000 hab. Incendiée en partie durant la bataille de Waterloo.
WAZEMMES, b. de b rance (Nord), à 2 kil. S. de Lille, dont il forme un faub.; 6,932 h. Divisé entrois parties, dites Faubourgs de Paris, de Béthune, de la Barre. Blanc de céruse; tapis, linge damassé; cuir.
WEARMOlJTH , nom de deux villes d’Angleterre , toutes deux sur la Wear, à l’embouchure dj cette rivière, l’une, Bishop-Wearmouth, très près et à l’O. de Sunderland (i 2,000 hab.); l’autre, Monk-Wearmouth , en face de la précédente (8,000 nab.). Ancien monastère.
WEBER (Ch.-Marie de), compositeur célèbre, né en 1786 à Eutin (llolstein) , fils d’un habile musicien, eut pour maîtres Heuschkel , Michel Haydn, Valesi , Kalcher , écrivit un opéra [la Fille des Bois) à 14 ans ; fut à Vienne le rival des Haydn , des Vogler, des Stadler, devint maître de chapelle à Breslau, s’attacha en 1806 au prince Eugène de Wurtemberg, fut chargé de réorganiser et de diriger l’Opéra de Prague (1813); s’occupa, sur l’invitation du roi de Saxe , de créer à Dresde un 0|>éra allemand (1816-20), visita successivement Berlin (1 822), Paris (1826), et mourut à Londres (juin 1826). Ses chefs-d’œuvre sont : le Freyschütz , donné à Berlin en f 1822 (arrangé pour la scène française 60us le titre; de Robin des Bois , 1824), Obéron ou le Roi des Elfes, donné à Londres (1826). Weber mourut peu, après ce dernier suecès. 11 a laissé beaucoup d autres compositions ( opéras , concertos, cantates etc.). On a prétendu que c’était lui, et non Senne felder, qui était le véritable inventeur de la lithographie. [ WEDGWOOD (Josias), manufacturier angiai.., 1730-96, perfectionna la poterie, fontJa ul£® JjD que de porcelaines peintes dans le comté de Stafford,
WEIM — 1888 — WEIS
et devint membre de la Société royale de Londres, On lui doit le pyromètre qui a gardé son nom.
WEDNESBURY, ville d’Angleterre (Stafford), sur la Tamise , à 14 kil. N. O. de Birmingham; 6,000 hab. Château-fort jadis eélèbre. Armes, harnais de voitures, scies, mors, etc. Houille. Grand commerce.
WEERDT, ville de Belgique (Limbourg). à 20 kil. E. de Ruremonde ; 5,400 hab. Eau-de-vie. Patrie de Jean de Weerdt. Prise par les Français en 1792.
WEERDT (Sebald de), navigateur hollandais, fit partie de l’expédition de découverte commandée par De Cordes (1598), et donna son prénom à trois îles du détroit de Magellan ( les îles Sebaldines). U fut tué en 1603 dans une grotte de l’île de Ceylan, par ordre du roi du pays. La relation de son voyage a été traduite du hollandais en latin, dans Debry, Grands voyages , 9e partie , et en franç. (dans le Recueil des voyages de la compagnie des Indes).
weerdt ,wert ou werth (Jean de) , fameux partisan , né en 1594 à Weerdt, mort en 1652, servit la Bavière, puis l’Autriche dans la guerre de Trente Ans, commanda l’armée bavaroise après la mort d’Aldringer, eut part à la victoire de Nordlingue (1634), battit Gassion (1635), dévasta la Picardie (1636), se laissa prendre par le duc Bernard de Saxe -Weimar (1638), fut échangé en 1642, et vainquit le général français Rantzau à Tudlingen (1643). 11 se retira dans ses terres en Bohême à la paix de Westphalie.
WEGEL1N (Jacques), né à Saint-Gall en 1721 , mort à Berlin en 1791, fut d’abord pasteur, puis bibliothécaire, et professeur de philosophie à Saint- Gall, et obtint en 1765 la chaire d’histoire à l’académie des nobles de Berlin. Il a publié en français les Principales époques de l'histoire de i Allemagne 1766) ; Mémoire sur la philosophie de l'histoire 1772-79); Histoire universelle (1766-80),
WEHLAU , ville des États prussiens (Prusse), à 47 kil. E. de Kœnigsberg, au confluent de l’AlL et de la Pregel; 3,100 hab. Gants, drap, chapeaux, amidon, etc. Il y fut conclu en 1657 un traité entre la Pologne et la Prusse , qui sanctionna l’indépendance de la Prusse.
WEHME (la sainte-). Voy. vehme.
WEHRAU, bourgde la Silésie pruss., sur la Queiss, à 15 k. N. O. de Bunzlau. Patrie d’A.-G. Werner.
WEHRGELD, nom donné par les Germains et les Francs à l’indemnité que le meurtrier était tenu de payer à la famille de sa victime.
WEIL, ville du roy. de Wurtemberg (Neckar), à 24 kil. S. O. de Stuttgart; 2,000 hab. Jadis ville impériale. Patrie de Keppler.
WE1LBOURG , ville et château du duché de Nassau, à 49 kil. N. E. de Wiesbaden, sur la Lahn; 2,200 hab.; a donné son nom à une branche de la maison de Nassau. Voy. Nassau.
WEIMAR , capitale du grand duché de Saxe-Weimar , et ch.-l. du cercle de Weimar-Iéna, sur l’ilrn, à 760 kil. N. E. de Paris; 10,000 hab. Vieux château. Beau palais ducal (avec un des parcs les plus beaux de l’Allemagne) ; belle église , théâtre , séminaire normal, gymnase, école de peinture et de dessin; cabinet de tableaux, antiques et médailles; bibliothèques. Bureau d’industrie et institut géographique fondé par Bertuch , société de bienfaisance , société biblique , etc. Industrie assez médiocre. Commerce de grains et laine. — L’empereur Othon II tint une diète à Weimar en 975. Divers incendies ont ravagé cette ville , notamment en 1299, 1424 , 1618, 1774 ; elle faillit périr par une inondation en 1613. Cette ville est renommée par l’appui que les ducs régnants de Saxe-Weimar n’ont cessé de donner aux lettres depuis 80 ans , ce qui J?1* “érilé le nom d’Athènes de l'Allemagne. Goethe, Schiller, Herder .Wieland, Seckendorf, etc., y ont séjourné longtemps ; Kotzebue y était né.
weimar (duché de saxe-). Voy. saxe-weimar. WEIMAR (Amélie, duchesse douairière de saxe-}* née en 1739 , morte en 1808 , fut mariée en 1756 au duc Ernest-Auguste-Constantin. Restée veuve à l’âge de 19 ans, elle se trouva chargée du gouvernement pendant la minorité de son (ils jusqu'en 1775. Sous son administration, qui fut sage et bienfaisante , la ville de Weimar devint le rendez-vous des savants et des littérateurs les plus distingués de l’Allemagne. Voy. ci-dessus l’art, géographique. weimar (Bernard de saxe-). Voy. bernard. WEINSBERG, ville du roy. de Wurtemberg (Neckar) , à 5 kil. N. E. d’Heilbronn ; 1,800 hab. Devant cette ville, Guelfe 111 livra à l’empereur Conrad en 1140 le combat où furent employés pour la première fois les noms de Guelfes et de Gibelins.
WEISHAUPT (Adam) , chef de la secte des Illuminés , né en 1748 à Ingolstadt en Bavière, étudia chez les Jésuites, obtint en 1772 la chaire de droit canonique à l’université d Ingolstadt; créa en 1776 sous le nom d’Ordre desPerfeciioi/istes , une société secrète, qui plus tard devint Y Ordre des Illuminés, et l’organisa sur le plan de celles des Jésuites, prétendant, disait-il, faire servir au bien cequijusque-là n’avait fait que du mal. Il y admettait, sans distinction, des hommes de toute religion, et exigeait des adeptes une obéissance passive. 11 vit bien tôt cette assoc. devenir nombreuse et florissante, mais ayant voulu étendre son influence j-usque sur les affaires publiques, il excita par là même les défiances du gouvernement de Bavière, qui, en 1784, interdit toute association de ce genre dans ses états , et qui condamna à l’exil ou à la prison tou3 les affiliés. Il se réfugia à Gotha, dont le duc, qui était un de ses adeptes, le flteonseiller aulique. Il mourut dans cette ville en 1822. On a de lui : Histoire des persécutions qu'ont éprouvées les Illuminés en Bavière (178 1) ; Description de l’ordre des Illuminés (1788) ; De la vérité et de la perfectibilité morale (1793—97) ; Pythagore ou Cart secret de gouverner les hommes (1795), etc.
WEISS, nom d’une famille de savants allemands plus connus sous le nom latinisé d’ALBiNUS.
W LISSE (Chrét.-Félix), fécond écrivain allemand, né en 1726 à Annaberg en Saxe , mort à Leipsick en 1804, étudia à Leipsick, se lia avec les notabilités littéraires de son temps , surtout avec Lessing, se fit d abord connaître par des poésies lyriques , traduisit de l’anglais et du français un grand nombre d’ouvrages de genres divers, surtout des pièces de théâtre , composa lui - même des tragédies , des comédies, des opéras comiques, et rédigea, d’abord avec Mendelssohn, puis seul, la Bibliothèque des Belles-lettres, recueil périodique; mais il est surtout connu par son Ami des Enfants , publication hebdomadaire qui obtint un grand succès , et qui a servi de modèle à notre Berquin.
W EISSEMBOURG, Weissenbury en allem., ville de Bavière (cercle de la Rézat) , sur la Rézat de Souabe, à 40 kil. S. E. d’Anspach ; 4,000 hab. Jadis ville libre et impériale ; à la Bavière depuis 1806. weissembourg , v. de France. Voy. wissembourg. weissembourg (Hongrie). V. stuhlweissembourg. weissembourg - inférieur ( comitat de ) , Unter- Weissenburg , dit aussi comitat de Carlsbourg où d Al be- Inférieur, comitat de Transylvanie (pays des Hongrois), entre ceux de Zarand, d Hunyad, et le pays des Saxons au S., le comitat de Kockelbourg à l’E., ceux de Thorenbourg et de Klausenbourg au N., et la Hongrie à l’O. : 115 kil. sur 75; 80,000 hab. Ch.-l., Carlsbourg. Montagnes; mines. weissembourg -supérieur ( comitat de), Ober-
\\ eissenburg, dit aussi Albe- Supérieur , comitat de Iransylvanie (pays des Hongrois) , se compose de sept enclaves éparses dans les pays des Saxons et des Szeklers, et compte environ 40,000 hab. Ch.-l. I urstenburg. Grains, vins, bois, gibier.
VVEND
- lbO*>
WERIN
WEISSENFELS, ville des États prussiens (Saxe), sur la Saale, à 17 kil. S. de Mersebourg ; 5,660 hab. Ancien château, couvert auj. en caserne. Velours, soierie, passementerie, orfèvrerie. Dans une église, cénotaphe de Gust. -Adolphe. Ec. de sourds-muets. Résid. d’une branche ducale de Saxe éteinte en 1746.
WE1TRA, bourg de l’arehiduché d’Autriche (pays au-dessous de l’Ens), dans le cercle supérieur de Manhartsberg, à 60 kil. de Krems; 1,800 hab. Eaux minérales. Jadis seigneurie qui appartint aux landgraves de Furstenberg ( Voy . furstenberg).
WÉ LATA B ES, dits aussi Wiltses (ou Lutizesé). peuple de Germanie, de race slave, habita du vil' au XIe s. les borcls de la Baltique, à l’O. de l'Oder dansle Brandebonr* et la Poméranie actuels. Voy. wendes.
WELCHES ou VELCHES, mot corrompu de Gaëls ou Galli (Gaulois), est le nom primitif des Celtes qui ont formé la population principale de la Gaule et du pays de Galles dans la Grande-Bretagne. On retrouve ce nom : 1° dans le pays de Galles, dont les habitants s’appellent encore auj. Welsh (prononcez Welch) ; 2° dans cette partie des anciens Pays-Bas qu’on nommait Flandre-Welche , au N. de la Flandre Française, et dont les habitants étaient dits Wallons (nom synonyme de Welche) ; 3° dans le Valais et le pays de Vaud en Suisse, dont les habitants parlent un dialecte particulier du roman qu’on nomme le welche. Le nom de Welche s’emploie souvent pour désigner des barbares, des hommes illettrés et ignorants. 11 a été surtout tMQ ployé dans ce sens par Voltaire.
WELF, duc de Bavière. Voy. guelfe.
WELLAND, rivière d’Angleterre, naît dansle comté de Norlhampton qu’il sépare de ceux de Leicester et de Rutland, entre dans le comté de Lincoln, arrose Stamford, Spalding, etc., et se jette dans la mer, après 100 kil. de cours.
WELLER (Jacques), savant allemand, né en 1602 à Newkirchen , mort à Dresde en 1664, enseigna la philosophie à Wittemberg, puis la théologie et les langues orientales à Meissen , et finit par être premier prédicateur de la cour de Dresde. On a de lui des sermons, des oraisons funèbres; il est surtout connu auj. par une excellente Grammaire grecque, souvent reimprimée, et qui a été commentée par J. Fréd. Fischer (Leips., 1748).
WELLINGTON, ville d’Angleterre (Shrop), à 14 kil. S. E. de Shrewsbury ; 9,000 hab. Fer, houille, pierre à chaux, usines, hauts-fourneaux, martinets, ustensiles divers, etc.
Wellington, ville d’Angleterre (Somerset), a 66 kil S O. de Bristol ; 4,500 hab. Tombeau du chancelier' J. Popham. Serges, droguets, poterie, etc.
WFI ,1 S un les r.h.-l. du comté de Somerset, à24k. S. de Bristoi; 6,700 hab. Evêché. Cathédrale gothique, avec un superbe portail ; maison épiscopale (semblable à un château-fort). Dentelle, bas de laine, soie, papeterie, tannerie.
wells, ville du comté de Norfolk, sur la mer, à 49 kil. N. O. de Norwich ; 2,700 hab. Port presque ensablé. Jadis comm. important avec la Hollande.
WELLS (W.-Ch.), médecin et physicien originaire d’Ecosse, né en 1753, à Charlestown aux Etats- Unis (Caroline du Sud), mort en 1817, servit d’a- \>ord dans l’armée hollandaise comme chirurgien, puis vint à Londres en 1788 et y fut reçu membre de la Société Royale. On lui doit un traité fort estimé sur la Rosée ; c’est lui qui donna de ce phénomène l’explication admise aujourd’hui.
WELS, Ovilabis, ville des Etats autrichiens (Autriche), ch.-l. de cercle, sur le Traun, à 27 kil. S. O. de Linz ; 3,800 hab. Indiennes, cotonnades, poudre à tirer, martinet à cuivre. L’emp. Maximilien 1 et le duc de Lorraine Charles IV y sont morts.
WENCESLAS. Voy. venceslas.
WENDEN. Voy. wendioue (cercle’)
WENDES , grande division de la famille slave, dont on reconnaît le nom dans ceux de Venèdes, Venètes, Henèles, Antes, Vindiles, Vandales, ainsi que dans Vindobona, et que l’on trouve épars depuis la Baltique jusqu’aux Alpes Carniques, particulièrement dans la Poméranie, le Brandebourg, la Silésie, la Saxe, la Styrie, la Vénétie et l lllyrie. Les Wendes en général se trouvèrent, dans les migra- tions de la famille slavique, au sud et à l’ouest dei Slaves proprement dits. Au commencement du vi* siècle, on trouve les Wendes proprement dits établis surtout dans la Bohême et la Lusace; vers 568, en Pannonie, où ils sont soumis par les Lombards, puis par les Avares (581). Ils se révoltent contre ces derniers au commencement du vne siècle, et, pour résister à leurs attaques, ils se reconnaissent tributaires des Francs (744). Depuis cette époque, leur nom disparaît peu à peu. On rattache à ce peuple un grand nombre de peuplades, dont les principales sont ; les Wiltses ou Wélatabes, les Polabes, les Wagres, les Obotrites, les Havelles. L’idiome usuel en Styrie, en Carinthie et en Carniole est le wende ; en Croatie, on parle deux dialectes, le Slovène et le wende.
WEND1QUE (cercle), une des divisions du grand-duché de Mecklembourg-Schwerin , a pour ch.-l. Gustrow. Voy. mecklembourg.
WENDROCK, pseudonyme. Voy. nicole.
WENER (lac), lac de Suède. Voy. vener.
WEN l’WORTH. V. Straff., Roscom., Hockingham. WENTZEL (C.-Fréd.), chimiste, 1740-93, filsd)un relieur de Dresde, fut chirurgien dans la marine hollandaise, puis directeur des mines de Freyberg (Saxe). On estime ses Leçons sur l’ affinité, Dresde, 1777. Il découvrit la loi des équivalents en chimie, WEN-WANG, tige de la dynastie chinoise des Tch eou, né vers 1231 av. J. -C., obtint de l’emp. Ti-V le j. tomiuandement ds loutes les troupes de 1 empire, inspira des crainies au successeur de ce prince, qui le tint trois ans captif à Yeou-li, se retira , dès lors dans le Tcheou, son domaine héréditaire,* qu’il agrandit considérablement, et mourut vers^ 1127, après 50 ans de règne, laissant ses états à son fils Fa ( ou Wou-wang ) , qui ne tarda pas à s’emparer du trône impérial. Wen-wang avait rédigé des commentaires sur les Koua ou iignes brisées de Fo-hi, qui forment, avec les explications de Confucius, le texte de VY-king, le premier des livres sacrés des Chinois.
WERDEN, ville murée des Etats prussiens (Prov.- Rhénane), à 22 kil. N. E. de Dusseldorf ; 2,600 hab. Maison de correction. Drap, velours, soieries, etc. Houille, alun, chaux. — Voy. aussi verden.
WERNER (Jos.), peintre, né à Berne en 1637, mort en 1710, réussit dans la peinture à l’huile et à fresque, mais excella surtout dans la miniature. 11 fut employé par Louis XIV et par divers princes ld’ Allemagne. 11 s’était lié à Paris avec le poète Quinault, et peignit pour lui les Muses sur le Parnasse, la Mort de Didon, etc.
WERNER (Abrah. - Gottlob) , minéralogiste célèbre, né en 1750 à Wehrau , en Silésie, mort en 1817, étudia dans l’école des mines de breyberg fut adjoint à la chaire de minéralogie et inspecteur du cabinet des mines de cette ville (1176), se classa de bonne heure par ses écrits et ses leçons à la tète des minéralogistes les plus illustres fut un des huit associés étrangers de la ire dasse de 1 Institut, ne voulut jamais, malgré les offres brillantes qui lui furent souvent taitea, entrer au service de princes étrangers et mourut ( à Dresde. Il a rendu à la science minéralogique des services analogues à ceux que la botanique ! doit à Linné. Ses principaux ouvrages sont : un 1 Traité des caractères des minéraux, 1774, la i>0«i telle théorie des filons* 1791 ; la Classification ei
WESL
description des montagnes , 1787. Werner classait surtout les minéraux par leurs caractères extérieurs et donnait trop peu aux caractères chimiques et cristallographiques. En géologie, il est considéré eomme le père de l’hypothèse neptunienne.
werner (Fréd.-L.-Zacharie), poète, né en 1768 à Kœnigsberg, mort en 1823, fut employé successivement dans les bureaux de l’administration prussienne à Varsovie et à Berlin, où il se fit franc-maçon et mystique, mena longtemps une vie très dissipée, vint à Paris en 1811, abjura le protestantisme à Rome, prit les ordres à Vienne, et prêcha dans cette ville avec un succès sans égal. On a de lui des tragédies (la Croix à la mer Baltique, Martin Luther, Attila, Le 24 février , qui sont ' traduites dans une collection de Théâtres étrangers ), beaucoup de Poésies , et des Confessions (1801), où règne un singulier mysticisme. Mme de Staël l’a jugé très favorablement dans son Allemagne.
WERN1GERODE , ville murée des Etats prustiens (Saxe), à 19 kil. S. O. de Halberstadt; 3,400 hab. Ch.-l. du comté de Stolberg-Wernigerode.
WERNSDORF, famille de Saxe, qui a produit lusieurs savants distingués. Le plus connu est .-Christ. Wernsdorf,à qui on doit une excellente édition des Poetœ latini minores, Helmstadt, 1779, reproduite dans la collection de M. Lemaire.
WEROVITZ (comitat de), dans les Etats autrichiens (Esclavonie civile), entre ceux de Schimeg, Baranya, Bacs, Syrmie, Brod, Posega et la Croatie : 150 kil. sur 60; 16,000 hab. Ch.-l., Eszek.
WERRA (la), riv. d’Allemagne, naît dans le Thuringerwald , au N. E. d’Hildburghausen , arrose le duché de Saxe-Meiningen , l’électorat de Hesse , la province de Gœttingue dans le Hanovre, B’unit près de Münden à la Fulde, et avec elle forme leWeser; cours, 200 kil. Elle reçoit TUlster par sa gauche. — Autre rivière, affluent du Weser, naît dans la Lippe-Detmold et arrose la régence de Minden dans la Westphalie.
WERT, ville de Belgique. Voy. weerdt.
WERT (Jean de), général autrichien. Voy. weerdt.
WERTACIi, rivière de Bavière ( IP.-Danube) , coule au N., et s’unit au Lech un peu au dessous d’Augsbourg ; cours, 140 kil.
WERTHEIM, ville murée du grand-duché de Bade , au confluent de la Tauber et du Mein , à 130 kil. N.E. de Carlsruhe; 3,300 hab. Vieux château. Chantiers de construction.
WERW1CK, ville de Belgique (Flandre occidentale), à 13 kil. S. E. d’Ypres; 4,300 hab.
WERWiCK (sud-), bourg du dép. du Nord, à 15 kil. N. de Lille, en face de la ville belge de Werwick; 1,300 hab. Il s’v livra plusieurs combats entre les Français et les Impériaux.
WESEL, ville forte des Etats prussiens (Province-Rhénane), à 40 kil. S. E. de Clèves, au confluent de la Lippe et du Rhin; 12,100 hab. Lainages, prod. chimiques. Prisepar les Fr. en 1672.
WESER, Visurgis, fleuve d’Allemagne, dans la partie N. O. de ce pays, se forme près de Münden de la réunion de la Fulde et de la Werra, arrose Hameln, Minden et Brême, reçoit l’Aller et laVumme à droite, le Delme et l’Hunt à gauche et tombe dans la mer du Nord, après un cours de 380 kil. Il s’ensable chaque jour ; cependant les navires marchands le remontent encore jusqu’à Wegesack. — De 1810 à 1814, sous Napoléon, il y eut un département français des Bouches-du-W eser , formé de l’Oldenbourg, de la ville de Brême et d’une partie du Hanovre; il avait pour ch.-l. Brême.
WESLEY (John), enthousiaste anglais, fondateur du Méthodisme, né en 1703 à Epworth (Lincoln), mort en 1791, avait pour frère un ministre non conformiste, Ch. Wesley (auteur d’un poème sur la bataille de Blenlieim et de poésies sacrées). Il reçut