‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 1155 sur 1261 · WILL — 1895 — WILT · texte numérisé non relu

WILL — 1895 — WILT

W1LHELMINE, de Prusse. Voy. louise-auguste.

WILHEM (Guill.-L.-B., dit), fondateur des écoles populaires de chant en France, fit dès 1820 entrer l'enseignement du chant dans les écoles mutuelles, simplifia les méthodes, établit les réunions de l’Orphéon, dans lesquelles divers groupes, instruits séparément , se rassemblaient pour chanter en chœur, et obtint dans l’exécution une admirable perfection. 11 mourut en 1842, à 63 ans.

WILKES (J.), pamphlétaire anglais, né en 1727 à Londres, mort en 1797, siégeai la Chambre des communes en 1757 et 1761, se jeta dans l’opposition et créa le journal dit North-Briton, où il censurait hardiment les actes du pouvoir. Traduit devant la cour des plaids-communs, il fut acquitté. Poursuivi derechef pour un poëme intitulé Essai sur la femme , il passa en France (1764); mais en 1768 il revint se faire élire par le comté de Middlesex, fut condamné , bien qu’inviolable comme député , à 22 mois de prison, se vit trois fois repoussé par la chambre et trois fois fut réélu, sans pouvoir encore, après la 4® élection, se faire admettre par ses collègues, fut néanmoins élu alderman du principal quartier de Londres, puis (1772) shérif pour Londres et le Middlesex, et enfin (1774) lord-maire. Il entra à \sl Chambre sans opposition en 1775 , obtint le poste lucratif de chambellan de la ville de Londres (1779), et fit casser par la Chambre même, en 1788, une résolution par laquelle son élection avait été annulée en 1769. Ses Lettres et Discours ont été réunis en 3 vol. in-12, Londres, 1769.

WILKINS (J.) , né à Fawsley (Northampton) en 1614, mort en 1672, président du collège de \Yadham, prit parti pour les parlementaires, épousa u/ie sœur de Cromwell, fut fait principal du collège de la Trinité à Cambridge (1659), perdit sa place à la restauration, mais s’acquit la protection de Buckingham , et eut une cure à Londres, puis l’évêché de Chester. 11 est un des fondateurs de la Société Royale de Londres. Wilkins a laissé des Sermons , Londres, 1682, m-8 ; des ouvrages philosophiques et mathématiques (recueillis en 3 vol. in-8, 1708); on y remarque son Essai sur la langue philosophique avec un Dictionnaire, 1688, in-fol. 11 y proposait une langue universelle à l’usage des sauvants. — On connaît encore David Wilkins (1685- 1745), archidiacre de Suffolk, qui s’occupa de langues orientales, surtout de l’égyptien ou copie; — Charles Wilkins, orientaliste, né en 1750 à Hartford, mort à Londres en 1836. Envoyé au Bengale comme employé civil de la Compagnie , il fut un des premiers à étudier le sanscrit , traduisit le Baghavad-Gila (1785) , VHitopadesa , recueil d’apologues de Vichnou-Sarma (1786), donna une Grammaire et des Racines sanscrites ( 1808 et 1815), etc.

WILLEMA1N D ABANCOURT (F.-J. ) , homme de lettres, né à Paris en 1745 , mort en 1803, a laissé des Fables, des pièces de théâtre et des poésies diverses, fort médiocres.

W1LLEMSTADT, ch.-l. de l’île de Curaçao, au S. O., sur la baie de Santa-Anna, par 70° 26’ long. O. , 12® lat. N. ; 3,500 hab. Synagogue. — Une autre Willemstadt, en Hollande (Brabant sept.), sur un bras de la Meuse, a 1,600 hab. Petit port dangereux. Fondée par Guillaume d’Orange en 1583.

WILLIAM ou GUILLAUME. Voy. Guillaume.

WILLIAM (fort), en Ecosse (lnverness), à l’emb. du canal Calédonien et de la Lochy, dans le Loch- Sinnhe , à 105 kil. S. O. d’Inverness. Assiégé par îe Prétendant en 1745.

William (fort), dans l’Amérique du Nord (Nouvelle-Bretagne) , sur la baie de Thunder, dans la partie N. O. du lac Supérieur, par 91® 44’ long. O., 48® 29’ lat. N. Construit en 1803 par la compagnie du Nord-Ouest. C’est l’entrepôt des pelleteries amassées pendant toute l’année.

WILLIAMS (J.), prélat et magistrat anglais , né en 1582 à Aberconway, fut chapelain de Jacques I, doyen de Salisbury et de Westminster, devint, en 1621, garde des sceaux en remplacement de Fr„ Bacon et enfin évêque de Lincoln. 11 perdit les sceaux et son vicariat sous Charles I par les intrigues de Buckingham, prit place alors dans l’opposition, appuya la pétition des droits , fut condamné par la chambre étoilée à une amende de 10,000 liv. sterl. ainsi qu’à la prison et n’en sortit qu’en 1640. Oubliant néanmoins tant d’injures, il se rallia au roi, qui le fit alors archevêque d’York.

Williams (David), né à Cardigan en 1738, mort en 1816, se fit un nom à Londres parmi les dissenlers par ses prédications, adopta le pur déisme, créa à Chelsea une école sur un nouveau plan où affluèrent les élèves bien qu’il prît fort cher, mais abandonna cet établissement en 1775, publia en 1782 des Lettres sur la liberté politique qui eurent du succès et qui furent trad. en franç. par Brissot, reçut de l’Assemblée législative le titre de citoyen français et vint en France où il se lia avec les Girondins, repassa la Manche après la condamnation de Louis XVI, établit sou3 les auspices du prince de Galles le Fonds littéraire pour venir au secours de» gens de lettres nécessiteux et en fut le président. On lui doit, outre ses Lettres sur la liberté , des Lettres sur V éducation, in-8, des Leçons sur l’éducation , des Leçons sur les principes politiques, 1789, etc.

WILLIBROD (saint), apôtre des Frisons, né en 658 dans la Northumberland, mort en 738, fut élevé dans le monastère deRippon, récemment fondé par Wilfrid, vint avec onze autres moines dans la Frise pour convertir les habitants de ce pays et fut fait évêque d’Utrecht par le pape Sergius en 695. C’est lui qui baptisa Pépin-le-Bref. On le fête le 7 novembre.

W1LLINCK, ville des États-Unis. Voy. clarenge.

WILLOUGHBY (François), naturaliste, né en 1635, mort en 1676, condisciple et ami de Ray, visita la France., l’Espagne, l’Allemagne, l’Italie, le» Pays-Bas, etc. Il a laissé une Ornithologie (en latin, 3 liv.), Londres, 1676, in-8, et une Histoire des poissons (en latin, 5 liv.), Oxford, 1686, in-fol.

W1LMANSTRAND. Voy. vilmanstrand.

WILMINGTON, ville des Etats-Unis (Delaware), à 80 kil. N. de Dover; 6,700 hab. Tanneries, lainages, tissus de coton,, etc.; usines aux environs.

WILMINGTON, ville des Etats-Unis (Caroline du Nord), à 9 kil. de l’emb. du Cape-Fear-River, à 150 kil. S. E. de Raleigh; 3,000 hab. Climat malsain.

W1LMOT (J.) . V. rochester. — WILNA. V. vilna.

WILSON (Richard), paysagiste, né en 1714 dans le comté de Montgomery, mort en 1782, se forma presque seul, voyagea en Italie, débuta très heureusement à l’exposition de Londres, et entra à l’Académie de cette ville dès sa création. Ses compatriotes l’ont nommé le Claude Lorrain de l’Angleterre, quoiqu’il soit loin de cet artiste.

WILSON (cap), cap qui forme la pointe la plus mérid. de la Nouvelle-Hollande, s’avance dans le détroit de Bass, par 39° 11’ lat. S., 144® 4’ long. E.

W1LTON, ville d’Angleterre (Wilts), à 7 kil. O. de Salisbury ; 8,000 hab. Jadis tapis et draps renom* més. Aux environs est Wilton-House , magnifique chateau des comtes de Pembroke. Wilton fut la résidence du prince breton Carvilius. Robert, comte de Glocester, y défit Etienne de Blois.

WILTS (comté de) ou wiltshire, comté d’Angleterre, a pour bornes ceux de Glocester au N., de Somerset à l’O., de Southampton et de Dorset au S., de Berks à l’E. : 70 kil. du S. au N. sur 54; 240,000 hab. Ch.-l. , Salisbury. Climat assez froid. Collines, dunes. Grains, légumes, fourrages, pommes de terre ; fromages renommés. Grande industrie *. draps, lainages, cotonnades, gants, toile, coutellerie, etc. Nombreux canaux. Antiquités druidiques.

WINC — 1896 — WISH

wilts-et-berks (canai), en Angleterre, fait partie du système hydraulique de Londres : il part d’Abingdon, et joignant le canal de Kennet-et-Avon, il met ainsi la Tamise en communication avec le canal Saint-George.

WILTSES, peuple wende. Voy. welatabes.

WIMBLEDON, village d’Angleterre (Surrey) , à 72 kil. S. O. de Londres ; 2,000 hab. Faïence façon japonaise , jolies maisons de campagne aux environs. En 668 il s’y livra un combat entre Ethelred, roi de Kent, et Céaulin, roi de Wessex.

W1M1LLE, bourg du dép. du Pas-de-Calais, à 7 kil. N. de Boulogne ; 1,100 h. C’est là que tombèrent les aéronautes Pilastre De Rozier et Romain (1786).

W1MPFEN, ville du grand-duché de Hesse-Darmstadt, à 10 kil. N. d’Heilbronn; 2,000 hab. environ. Mine de sel. — Jadis ville impériale. Combat entre Tilly et le margrave de Bade, quiyest battu, 1622.

W1NCHELSEA, ville d’Angleterre (Sussex), sur la Manche, à 16 kil. N. E.d’Hastings ; 660 hab. Jadis très importante et l’un des Cinq-Ports.

WINCHESTER, Venta Belgarum, ville d’Angleterre sur l ltchin, ch.-l. du comté de Southampton, à 31 kil. N. O. de Portsmouth; 9,200 hab. Evêché. Belle cathédrale, palais épiscopal, collège extramuros, etc. Couvent de Bénédictins, avec une célèbre école catholique. Jadis beaucoup d’établissements religieux. Elle a été pendant l’Heptarchie capitale du royaume saxon de Wessex, puis elle fut celle de toute l’Angleterre sous Egbert; elle perdit ce rang au commencement du xi® siècle. C’est la patrie de l’évêque Lowth.

winchester, ville des Etats-Unis (Virginie), à 200 kil. N. de Richmond; 3,000 hab. Fabriques d’horlogerie , sellerie , voitures, chaussures, etc. Eaux minérales aux environs.

W1NCKELMANN (Jean-Joachim), célèbre antiquaire, né, en 1717, à Stendal (Saxe prussienne), vécut longtemps fort pauvre , étudia beaucoup à Halle, fut précepteur dans plusieurs maisons, puis directeur d'école à Seehausen , et devint ensuite bibliothécaire du comte de Banau à Nœtheniz, près de Dresde ; mais entraîné par un goût décidé pour les arts, il se rendit à Rome après avoP' abjuré (1766), y visita avec enthousiasme les monuments et les antiquités, passa de là à Naples, à Florence, entra en 1768 au service du cardinal Albani, comme bibliothécaire et inspecteur de sa riche collection des antiques, fut nommé en 1763 président des antiquités à Rome, puis bibliothécaire du Vatican, refusa les offres de diverses cours d’Allemagne qui tentaient de l’attirer , mais alla cependant faire une tournée dans cette contrée, séjourna un peu à Vienne, puis reprit la route de l'Italie; il était à Trieste quand il périt assassiné en 1768 par un misérable qui avait gagné sa confiance en feignant un grand amour pour les arts. Winckelmann a beaucoup écrit. Son principal titre à la célébrité est son admirable Histoire de l'art chez les Anciens (en allemand) , Dresde , 1764 , 2 vol. in-4 ( trad. en fr. par Huber, 1781, 3 vol. in-4; par Jansen, 1798-1803, 3 vol. in-4), ouvrage non moins remarquable par le goût sûr du connaisseur que par la science de l’érudit. Ses autres ouvrages sont des Remarques sur l'histoire de l'art ; des Réflexions sur i imitation des ouvrages dans la peinture et la sculpture ; une Lettre sur les antiquités d'Herculanum , le tout en allemand, et de plus , un recueil italien, Motiumenii antichi inedili, Rome, 1767 , 2 vol. in-fol. (trad. en franç. ,par Fantin-Desodoards , Paris, 1819, 3 vol. in-4). Ces ouvrages ont exercé une influence immense sur les progrès de l’art et de l’esthétique dans la dernière partie du xvwi® siècle. L’éloge de Winckelmann a été prononcé par Heyne (1778) , et sa Vie écrite par Huber, par Gurlitt, etc.'

W1NCKELR1ED (Arnold de), paysan du canton

d’Unterwald, se dévoua, à la bataille de Sempach, en offrant sa poitrine aux piques de la première ligne autrichienne, et en les entraînant contre terre à l’instant où elles le perçaient; de là un vide dans les rangs : les Suisses s’y jetèrent et vainq., 1386.

WINDAU, ville et port de la Russie d’Europe (Revel) , à l’embouchure de la Windau , dans la Baltique, à 160 kil. N. O. de Mittau ; 1,200 hab. — Jadis importante, et longtemps siège des Etats.

WINDHAM, Voy. WYNDHAM.

WINDSHEIM, ville murée de Bavière (Rezat), à 48 kil. O. de Nuremberg ; 4,000 hab. Eaux minérales. Jadis ville libre impériale.

WINDSOR ou new -Windsor, ville d’Angleterre (Berks), sur la Tamise , à 36 kil. O. de Londres; 7,600 hab. Superbe château royal sur une hauteur (avec murailles et fossés) , fondé par Guillaume-le-Conquérant et successivement augmenté par Edouard III et ses successeurs; terrasse de 675 mètres de long , chapelle royale , chapelle Saint- George où sont reçus les chevaliers de la Jarretière, tour ronde d’où la rue embrasse 12 comtés, grand parc ou forêt de 100 kil. de tour. Au S. E. est la jolie maison de Queen’s Loge, à laquelle est contigu le petit parc. — Old-Windsor est à 3 kil. S. E. de New-Windsor. Les rois saxons y ont résidé.

windsor , nom de beaucoup de villes aux États- Unis, entre autres dans l’état de Vermont, à 100 kil. S. de Montpellier; 3,160 hab.

WINNIPEG, lac d’Amérique. Voy. ouinnipeg.

WINSENDORF, v. de Transylvanie. Voy. alvinCZ.

WINSLOW (Jacques-Bénigne), anatomiste, né en 1669 à Odensée en Danemark, était neveu de Stérton. Il vint s’établir en France en 1698 , fut converti par Bossuet, s’attacha au savant Duverney, et devint professeur d anatomie au Jardin-du-Roi , puis membre de l’Académie des Sciences, 1707, et mourut en 1760, à 91 ans. On a de lui : Exposition anatomique de la structure du corps humain , Paris, 1732, 1 vol. in-4 , ouvrage estimé, et une Dissertation sur l'incertitude des signes de la mort, 1742.

WINTERTHUH, ville de Suisse (Zurich), à 19 kil. N. E. de Zurich; 5,300 hab. Bibliothèque, cabinet de médailles et d antiquités. Cotonnades, mousselines, horlogerie, produits chimiques, etc. Aux environs, eaux minérales. — A l’Autriche jadis ; au canton de Zurich depuis 1467. — Près de là, au N. E., Ober-Winterthur (2,000 hab.), l’anc. Vilodurum.

WINTZENHEIM, bourg de France (Haut-Rhin), ch.-l. de canton, à 6 kil. de Colmar : 3,377 hab.

W1PPER, nom de plusieurs riv. d'Allemagne, entre autres: 1° un affluent du Rhin, qui naît en Westphalie, entre dans la prov. de Clèves-et-Berg, arrose Ebersfeld, et a son embouchure à 10 kil. N. de Cologne; cours 50 kil.; — 2° un affluent de la Saale, qui naît dans la Saxe prussienne (Mersebourg), arrose la principauté d'Anhall-Bernbourg , et se joint à la Saale un peu au - dessus de B^rnbourg; cours, 60 kil.; — 3° un affluent de l’Unstrutt, qui naît dans la Saxe prussienne (Erfurt), et qui parcourt la principauté de Schwartzbourg-Sondershausen: cours, 75 kil.; — 4° une riv. tributaire de la Baltique, où elle se rend, unie à la Grabow.

W1SBADE. Voy. wiesbaden.

W1SBËACH, ville d’Angleterre (Cambridge), dans l’île d’Ely, à 80 kil. N. de Cambridge; 8,000 hab. Comm. de houille, grains, bois de construction, etc.

WISBYjV. forte de Suède, dans 1 île Gothland, sur la côte O., à 170 k. S. E. de Stockholm ; 4,000 hab. Evêché, toile, tabac, ouvrages en marbre. — Longtemps ville hanséatique; elle a donné son nom à un code maritime célèbre; ce code, avec le droit lubeckois ( justitia lubecensis) , réglait au moyen âge le commerce de la Baltique.

WISCONSIN, territ. des États-Unis. V.ouisconsin.

WISHART (G.) , un des propagateurs du probes-

WITI — 1897 — TVITT

tantisme en Ecosse, embrassa en Allemagne la doc- 1 trine de Luther, et de retour dans sa patrie prêcha contre les dogmes de l’Eglise romaine et compta bientôt beaucoup d'adhérents. Ayant méprisé les injonctions du cardinal Beaton , qui lui commandait de se taire , il fut traduit devant un 6ynode à Edimbourg, et brûlé en janvier 1545.

W1SIGOTHS. Voy . Goths, Espagne, Septimanie. WISLOK, riv. de Galicie, sort du versant N. des Carpathes, arrose les comitats de Sanok, laslo, Rzeszow, et tombe dans la San, à 8 kil. N. E. de Gradisca ; cours, 250 kil. — 11 ne faut pas la confondre avec la Wisloka , autre rivière de Galicie (laslo, Tarnow), affluent de la Vistule ; cours, 140 kil.

W1SMAR, ville du grand-duché de Mecklembourg-Sehwérin , sur la mer Baltique, à 27 kil. N. de Schwérin : 10,000 hab. Port peu profond. Toile à voile et autres, chantiers de construction. Navigation active. Commerce avec Rostok, la Norwége, l’Angleterre, etc. Fondée en 1229; à la Suède, de 1648 à 1803.

WISNOW1ECK1 (Michel koribut). Voy. koributh. W1SSANT, VItius Portus des Romains? comm. de France (Pas-de-Calais), à 17 kil. N. E. de Boulogne-sur-Mer; 800 hab. Port auj. comblé.

W1SSEM BOURG, Weissenburg en allemand, Sebusium en latin, ville de France, ch.-l. d’arr. (Bas- Rhin) , sur la Lauter et la frontière bavaroise, à 38 kil. N. E. de Strasbourg; 5,675 hab. Tribunal de première instance; collège communal. Fortifications importantes. On nomme lignes de Wissembourg une ligne de fortifications qui longent le cours de la Lauter et se lient aux fortifications de la ville. Savon, poterie, papier enluminé: commerce. — Ville ancienne , bâtie autour d’une abbaye fondée par Dagobert 1; ville libre impériale en 1247 ; réunie à la France par le traité de Ryswyk (1697). Résidence de l’ex-roi de Pologne, Stanislas Leczinsky, de 1719 à 1725. Prise par les Impériaux en 1744 et en 1793 parWurmser, qui força les lignes de Wissembourg. — L’arrond. de Wissembourg a 6 cantons (Lauterbourg, Niederbronn, Sctiz , Souiusous-Forêts, Wœrlh-sur-Sauer, plus Wissembourg), 103 communes, et 95,873 hab. — Pour d autres villes de ce nom, Voy. weissembourg.

W1SSOWAT1US (André), théologien unitaire, né en Lithuanie en 1608, mort en 1678, était petitfils par sa mère de Fauste Socin. Il étudia au collège des Unitaires de Rakow, desservit plusieurs églises de sa secte en Pologne et en Lithuanie , vécut toujours errant et poursuivi à cause du fanatisme avec lequel il propageait ses doctrines, et mourut en Hollande. On a de lui plusieurs écrits polémiques oubliés pour la plupart aujourd’hui, entre autres un traité intitulé : Beligio ruiionalis , et une thèse contre la Trinité, qui fut réfutée par Leibnitz.

W1SSUNGUS, anatomiste de Padoue, au xvti* siècle, fut conduit par une remarque d Hoffmann à découvrir dans l’homme le canal pancréatique, qu’on appelle aussi de son nom canal de Wissungus. W1STACE. Voy. wace.

W1T1K1ND, héros saxon, fut l’antagoniste de Charlemagne dans la grande guerre qu'il fit contre la Saxe. H commença à se faire connaître en 772: souleva ses concitoyens contre les Francs, passa en Danemark après deux expéditions malheureuses (774 et 776); revint à la charge en 778, poussa jusqu’au Rhin, menaça Cologne et Mayence , mais fut bientôt chassé , battu par Charlemagne à Buehholz ur la Lippe, et se vit forcé à retourner en Danemark; reparut encore en 782 , uni aux Siaves-Sorabes, battit les Francs à Schweinthal ou Sinthal , et nécessita ainsi une nouvelle expédition de Charlemagne , qui cette fois fut impitoyable et vengea le sang des Francs et des missionnaires par le massacre de Yerden. Witikind organisa alors une con¬

fédération générale des tribus germaines yt slaves contre le conquérant, et livra deux grandes batailles, à Teutmold et sur la Hase; mais il eut encore le dessous, et entra enfin en accommodement avec le vainqueur ; il reçut le baptême à Chatignysur-Aisne, fut nommé duc de Saxe, et depuis ce temps se montra fidèle aux traités. Il fut tué en 807, en combattant contre le duc de Souabe. Nombre de maisons allemandes, entre autres celle des princes de Waldeck, se prétendent, mais la plupart gratuitement, issues de Witikind. On a même dit que Robert-le-Fort, tige des Capétiens, était son petit-fils.

witikind , bénédictin de l’abbaye de Corvey, mort vers 963 , avait été professeur de littérature sacrée. 11 a laissé : Annales de gestis Olhonum (inséré dans les Scripiores rerum germanicarum , Helmstædt, 1688).

WiTOLD (Alexandre), grand-duc de Lithuanie , était cousin deVladislas Jageilon. 1) fut baptisé avec ce prince en 1386, fut créé en 1392 lieutenant du roi de Pologne en Lithuanie, s’y rendit u peu près indépendant, repoussa les chevaliers Teutoniques qui avaient envahi la Lithuanie (1394), pénétra ensuite en Livonie, prit Smolensk (1395), et s’étendit beaucoup aux dépens du prince russe Vasili II, battit les Tartares de Crimée (1397), mais fut vaincu à son tour par Ediga, leur chef (1399), se rejeta alors sur les Russes (1406-08), et sur l’Ordre Teutonique, battit ces deux puissances, porta surtout un coup fatal à la dernière par la victoire de Tannenberg ( 1 4 1 0), et acquit la Samogitie par la paix de Thorn; prit sur les Russes Novogorod (1414), et soumit Pskov à un tribut. Il se préparait à faire ériger la Lithuanie en royaume quand la mort le frappa en 1430.

WITT (Jean de), ministre hollandais, né à Dordrecht en 1625, fut dès 1650 pensionnaire de sa ville nalale, devint deux ans après grand pensionnaire de Hollande, et signa avec Cromwell, en 1654, la paix de Westminster , par laquelle l’Angleterre garantissait que nul prince de la maison d Orange ne serait stathouder ou grand -amiral de la république; fit eu 1007 convertir cette clause en édit perpétuel par les Etats, n’épargna rien pour écarter des affaires la maison d’Orange, et par suite pour préserver la Hollande de toute guerre européenne. 11 en soutint une cependant, et même avec honneur, contre l’Angleterre (1664-66); puis ayant fait la paix il s’unit à Charles 11 d’Angleterre et à Charles X de Suède, pour faire restituer la Franche- Comté par Louis XIV (1668); il s’allia en 1670 à l'Empereur et à l’Espagne contre l’ambition de la France, mais il eut le tort de ne point prévoir la brusque invasion de 1672, qui rendit Louis XIV maître de la Hollande en trois mois. Le parti des Orangistes profita de l’occasion pour exciter une émeute épouvantable dans la Haye; de Witt et son frère Corneille furent mis en pièces par la populace, et leurs cadavres traînés par les rues , puis suspendus à un gibet. Jean de Witt était un ministre patriote, intègre et habile ; on ne tarda pas à regretter vivement sa perte. On a de lui : Elementa linearum curvarum , Leyde, 1650, et un recueil de Lettres. — Corneille de Witt, frère du précédent, né en 1623, servit avec distinction dans la marine, partagea avec son frère les soins de l’administration, et fut nommé grand bailli de Putlen. Ayant refusé de signer la révocation de l’édit qui éloignait du trône la maison d’Orange, il fut jeté en prison à la Haye; il périt peu après, avec son frère (1672).

WITT (Terre de), partie de la côte N. O. de la Nouv.-Hollande, située par 112°-128° 30’ long. E., 1 l°-2l° 30’ lat. S., entre la terre d’Endracht au S., celle de Diémen-du-N., au N. Le long de la côte, îles et Rots très dangereux. Découverte par un Hollandais nommé De Witt, en 1628; visitée depuis par Tasman, Dampier, Baudin, Kotzebue.

vow

WOLL

WITTELSBACH, château voisin de la ville d’Ai- ! gouverneur de la Jamaïque, puis revint s’établir à

chach, près d’Augsbourg en Bavière, bâti vers 1100 par Othon IV de Wittelsbach , est le berceau de la célèbre famille de Wittelsbach qui a régné sur la Bavière ducale et le Palatinat, et qui porte auj. les couronnes de Bavière et de Grèce. Le chât. fut rasé après le meurtre de l’empereur Philippe de Souabe par Otnon de Wittelsbach, son compétiteur, en 1208. — La tige de la maison de Wittelsbach est Luitpold, qui fut duc non héréditaire de Bavière, et périt en 907, en combattant contre les Hongrois. Son fils, Arnoul-le-Mauvais , fut duc aussi jusqu’à sa mort, en 937. Après lui, le duché sortit de la maison de Wittelsbach, qui n’eut plus que le comté palatin de Bavière. En 1180 seulement, Frédéric Barberousse investit héréditairement du duché, alors très restreint dans ses limites, Othon V de Wittelsbach, que comme duc on nomme Othon I. Pour la suite de la famille, Voy. Bavière et palatinat.

W1TTEMBERG, Witlenberya ou Leucorea en latin moderne , ville forte des Etats prussiens (Saxe) , ch.-l. d’un cercle de même nom , à 90 kil. N. E. de Mersebourg, sur l’Elbe ; 8,000 hab. Jadis université (fameuse surtout pour la théologie) , fondée en 1502, et unie auj. à celle de Halle. Draps, toiles, teintureries, tanneries, distilleries, etc. Monument en l’honneur de Luther, érigé en 1821. Autrefois on y voyait son tombeau, dans l’église de l’Université (primitivement église de Tous les Saints). — Willember'? fut fondé par Bernard, fils d’Alberl-l’Ours, duc de Brandebourg. Elle est célèbre comme ayant été !e berceau de la réforme (1517) : c’est là que Luther afficha ses fameuses propositions. Charles-Quint l’assiégea en 1547. Un incendie la détruisit en partie en 1640. Les Prussiens la prirent en 1756 et 1760.

W1TTKNAGEMOTT, c.-à-d. Assemblée de sages , assemblée nationale des Anglo-Saxons, au temps de VHepiarchie. Chacun des 7 royaumes avait la sienne.

W1TTGENSTEIN , cercle des Etats prussiens (Westphalie), dans la régence d’Arensberg; 18,000 hab. ; ch.-l., Berlebourg. Il doit son nom au château de Wittgenstein , près de Laasphe , et appartient à la maison de Sayn-Witlgenstein , qui se divise en deux lignes : Wittgenstein-Berlebourg et Wittgenstein-Hohenstein , et qui compte des princes et des ducs. Cette maison a fourni à la Prusse depuis le commencement de ce siècle plusieurs hommes d’état distingués.

W1TTICH1US tant, né en

enseigna à Duisbourg et à Nimègue. Il essaya dé concilier la philosophie de Deseartes avec la théologie (Consensus Scripturœ cum Cartesio , 1682), et réfuta Spinosa (Anti-Spinosa, 1690).

W1TTSTOCK, ville murée des Etats prussiens (Brandebourg), à 80 kil. N. O. de Potsdain ; 4,625 nab. Baner y défit les Impériaux en 1636. WLAARDINGEN. Voy. vlaardingen etMACASSAR.

WLADIM1R. Voy . vladimir.

WLODZ1M1ERZ. Voy. vladimir (en Volhynie).

. WOERDEN, ville forte de Hollande (Hollande mérid.), à 15 kil. O. dUtrecht; 2,800 hab. Le maréchal de Luxembourg y défit les Hollandais, 1672.

WOERTH-SUR-SAUER , ville de France (Bus- Rhin), ch.-l. de canton, entre le Sauer et le Sulzbach, à 20 kil. de Wissembourg ; 1,208 hab. WOIVODE. Voy. voivode.

WOLA, village de Pologne (Mazovie), à 4 kil. O. de Varsovie. C est là que se tenait en plein air la

wrE°l>°“aise pour réIection des rois de Pologne. WULBECK , ville des Etats prussiens (West-

£ J kil* S’ E* de Mu,ister, dans la princi-

P Wüï roTT11?! ^ol£fck ; 1,000 hab* v°y- Rheina.

, l i J J ^ (^0 » dit Prier Pindar , poêle lyrique

îïffl ’h6 6n 17?8 à Dodbrook (Devon), mort en 1819, acheva ses études en France fut médecin du

DUS (Christophe) , théologien protes- 1625 a Brieg en Silésie, mort en 1687,

Truro (Cornouailles), habita successivement Exeter, Londres, Sommerston, et mourut dans cette dernière ville. Il a laissé des poésies où l’on trouve de la verve et de l’esprit, mais qui sont pleines d’allusions peu intelligibles aujourd’hui. Elles consistent principalement en odes et satires. La dernière édition est de Londres, 1816, 4 vol. in-24. On donna à ce poète le surnom de Peter-Pindar, parce qu’il avait publié sous ce pseudonyme ses premières poésies. WOLDEMAR. Voy. valdemar.

WOLF ou WOLFF (J .-Chrétien), philosophe allemand, né en 1679 à Breslau, était fils d’un brasseur. 11 se fit remarquer par sa précocité ; s’adonna avec ardeur à l'étude des sciences, se forma surtout à l’école de Descartes et de Leibnitz, et conçut le projet de donner à l’Allemagne une philosophie nationale. Nommé en 1707 professeur de mathématiques et de physique à Halle en Prusse, il obtint de grands succès dans son enseignement, mais se vit accusé par quelques théologiens d’enseigner des doctrines qui portaient atteinte à la liberté de l’homme et à l’orthodoxie, et reçut brusquement du roi Fréd. -Guillaume ordre de quitter la Prusse sous deux jours (1723). Il trouva un asile auprès du landgrave de Hesse-Cassel qui le nomma professeur de philosophie à Marbourg et conseiller aulique. Au bout de quelque temps, le gouvernement prussien, honteux de sa rigueur, l’autorisa à rentrer dans le royaume, et Frédéric II, devenu roi, lui rendit la chaire de Halle, et le nomma vice-chancelier de l’université. 11 mourut dans cette ville en 1754. Peu auparavant, l’électeur de Bavière lui avait décerné le titre de baron de l’empire. Wolf n’eut d’autre but que celui de coordonner les matériaux de la science, épars de tous côtés. Il composa à cet effet un grand corps de philosophie, en 24 vol. in-4, rédigé en latin, et qui comprend la logique, la psychologie soit empirique, soit rationnelle, l’ontologie, la cosmologie, la théologie naturelle, la morale, le droit naturel, la politique, les mathématiques. II a on outra truité presque tous les mêmes sujets dans sa langue nationale. Dans la métaphysique, Wolf a surtout suivi Leibnitz, auquel il emprunta les hypothèses de l’harmonie préétablie, des monades, etc. En morale, il donna pour règle de tendre à la perfection. On reproche à Wolf un appareil pédantesque, une prolixité fatigante, et surtout la folle prétention d’appliquer à toutes les sciences la méthode géométrique, ce qui rend ses ouvrages fatigants et presque illisibles. Son Corpus phïlosophice a paru à Francfort et à Leipsick de 1728 à 1746. La vie de Wolf a été écrite par Ludovici.

wolf (Fréd.-Aug.), philologue célèbre, né en 1757 à Haynrode, près de Nordhausen (Saxe prussienne), étudia à 1 université de Guettingue, et après avoir été régent à Ilefeld, recteur de l’école latine d’Osterode, devint professeur à l’université de Halle (1 783-1806’»; après la paix de Tilsit , il fut nommé conseiller d état en Prusse, eut grande part à la création de 1 université de Berlin (1808), et y occupa une chaire hn 1824, su santé 1 obligea à faire un voyage dans le midi de la France ; mais à peine arrivé à Marseille, il y mourut. 11 était membre de l’Académie de berhn et associé étranger de l’Institut de France. Outre une Histoire de la littérature romaine (en allemand), Halle, 1787, in-8; des Mélanges, 1802, et des articles dans divers recueils périodiques allemands on lui doit des éditions excellentes d’Homère (F Iliade dalle , 1794, 2 vol. in-8; les Œuvres complètes * eips., 1804-7); de la Théogonie d’Hésiode, 1784du Phédon, de VEuthyphron , du Banquet de Platon de ! Histoire d llérodien, etc., la plupart avec notes ou commentaires. Ses Prolégomènes sur Homère Halle, 1795, in-8) 1 ont surtout rendu fameux : il y soutient que Y Iliade et l'Odyssée ne sont compostées

WOLL — 1899 — WOOD

que de morceaux divers rassemblés après coup; qu Homère est un personnage chimérique qui n’a Jamais existé ; il a également contesté l’authenticité de plusieurs discours de Cicéron, notamment du pro Marcello. Ces hardis paradoxes l’ont engagé dans de vives et longues disputes. — D’autres érudits allemands ont porté le nom de Wolf. Les principaux sont : 1° Jér. Wolf, né en 1516, mort en 1580, luthérien, principal du collège d’Augsbourg et bibliothécaire de la ville, qui a laissé des traductions latines de Démosthène, d’isocrale, d’Epictète, etc., avec de3 commentaires estimés, etc. (presque tous imprimés à Bâle, chez Oporin); — 2° J. -Christophe Wolf, né à Wernigerode en 16S3, mort en 1739, professeur de langues orientales à Hambourg, puis recteur de l’Académie de cette ville, auteur de nombre d'ouvrages précieux (entre autres : Historia lexicorum hebraïcorum, Wittemberg, 1705, in-8; Bibliotheca hcbrœa , Hambourg et Leipsick, 1715-35, 4 vol. in-4) ; — 3° J.-Chrétien Wolf, frère du précédent, né en 1689, mort en 1770, professeur de physique et de poésie au gymnase de Hambourg, auteur de Monumenta typographica , Hambourg, 1740, 4 vol. in-8, etc.

WOLFEN BUTTEL, Guelferbytum , ville du duché de Brunswick, sur l'Ocker, ch.-l. de district, à 14 kil. S. de Brunswick; 8,250 hab. Vieux château, jadis résidence des seigneurs de Wolfenbüttel, auj. des ducs de Brunswick. Petits canaux dérivés de l’Ocker. Bibliothèque célèbre (qui contient plus de 100,000 vol. et 10, 000 manuscrits); on y voit le monument érigé à Lessing, qui en fut bibliothécaire. Imprimeries, rubans de ûl, cuirs, toile, savon, liqueurs, vitriol, tabac, etc.. Guébrianty battit les Impériaux en 1641.

WOLFFHART (Conrad), dit Lycoslh'ene , savant alsacien, né en 1518 à Ruffach, mort en 1561, était diacre de Saint-Léonard à Bâle, où de plus il pro¬

fessait la grammaire et la dialectique. Il a donné des éditions de Julius Obsequens, de Ptolémée, etc., et quelques ouvrages tels que Prodigiorum et ostentorum Ckronicon, Bâle, 1557, in-fol., etc.

WOLFGANG (saint), né en Souabe, ami de 1 archevêque de Cologne Brunon, et de 1 archevêque de Trêves Henri, vécut longtemps dan3 un couvent au fond des bois, refusant la prêtrise par modestie, fut enfin sacré par saint Udalrich, alla prêcher 1 E— vangile en Hongrie (972), fut promu à l’épiscopat de Ratisbonne (974), et m. en994.0n 1 hon.le31 oct.

WOLGAST, ville et port des Etats prussjens (Poméranie) , sur le détroit de Stralsund ; 4,500 hab.

WOLKONSK.Y, noble famille princière de Russie, issue de Rurik, a fourni plus, hommes distingues (Théod.W., qui eut part au Code du czar Alexis; Michel W., gouv. de Moscou sous Catherine, etc.). Us tirent leur nom de la Wolkona, riv.dugouv.de roula.

WOLLASTON (Will.), moraliste anglais, né en 1659 dans le comté de Stafford, mort en 1724, entra dans l’église angl., fut2e maître dans l’école publique de Birmingham, recueillit en 1688 une succession qui le mit dans l’aisance, et passa le reste de ses jours à Londres, se livrant aux sciences et aux lettres. Son principal ouvrage est le Tableau de la religion naturelle , 1722 (traduit en français dès 1726, La Haye, 1 vol. in-4). 11 y fonde la morale sur la raison et assimile la bonté morale à la vérité, prétendant que toute mauvaise action suppose un mensonge intérieur, par lequel nous affirmons avoir quelque droit que nous n avons pas dan3 la réalité.

WOLLASTON (Will.), savant physicien anglais, né en 1766, mort en 1828, descendait du précédent. H exerça d’abord la médecine, mais ayant peu de clientelle, il renonça à cette profession et se livra à l’étude des sciences naturelles. Il fut admis en 1793 à la Société Royale de Londres, et devint en 1806 secrétaire de cette compagnie. On lui doit plusieurs

instruments ingénieux , le microscope a lampe, Caméra lucida. la chambre obscure périseopique, 1 goniomètre à réflexion ; il découvrit deux métaux, la rhodium et le palladium , indiqua le curieux phénomène de la rotation des aimants, le moyen de rendre le platine malléable, etc. On a de lui plusieur mémoires dans les Transactions philosophiques.

WOLLIN, jadis Julin, île des États prussiens (Po* méranie), dans la régence de Stettin et le cercle d Usedom-Wollin , est formée par les deux bras orientaux de l’Oder (Swine, Divenow), leFrische- Haff et la Baltique: 26 kil. sur 22; 6,000 hab. Ch.-l. , Wollin (sur la côte E. ; 3,000 hab.). Pâturages, bois ; pêche. Ane. nid de pirates danois. WOLOGDA, ville de Russie. Voy. vologda.

WOLSEY (Thom.), célèbre ministre de Henri VI H, né en 1471 à Ipswicli, était, disait-on, fils d’un boucher ; Henri Vil le nomma son aumônier et doyen de Lincoln ; Henri VIII, dont il avait gagné la faveur par sa gaieté eh sa souplesse, l’appela au conseil d’état, lui donna plusieurs évêchés, puis l’archevêché d’York, le nomma grand-chancelier du royaume et se laissa en tout diriger par lui. Wolsey fut nommé par Léon X cardinal et légat à latere en Grande- Bretagne, et à la mort de ce pape il tenta de se faire élire , mais il n’y parvint pas. En un temps où l’équilibre de l’Europe tenait à la ligne de conduite i)ue suivrait l’Anglet. , W. joua le rôle le plus important ; d’ab. favorable à Charles-Quint, il se déclara ensuite pour François l, et réunit contre le premier les forces de laFrance et de l'Angleterre. Arrivé au faite do lapuiss., il éprouva la plus éclatante disgrâce : il était commissaire pour l’affaire du divorce de Henri VIII avec Catherine d’Aragon ; comme il ne hâtait pas la terminaison de cet acte au gré du prince, il fut accusé dev. la cour du banc du roi de crimes imaginaires, sévit privé du sceau et de presq. tous ses revenus, et éloigné delà cour. U se retira dans son dioc.,où il se livra tout entier à l’accompl. desesfonct. épiscop. Néanmoins, il fut mandé â Londres pour subir un 2e jugement, mais il m. en route, à Leicester (1530). Wolsey avait amassé d’immenses richesses : son revenu égalait presqueceluide la couronne. Il s’ét. faitbeaue, d’ennemis par son caractère dur et superbe. Néanmoins, il fit du bien : c’est lui qui fonda le collège (la Christ à Oxford.

WOLVERHAMPTON, ville d’Angleterre (Stafford), à 25 kil. S. de Stafford, à 18 kil. de Birmingham ; auj. 70,000 hab. (la population est le quafdruple de ce quelle était il y a peu d’années). Ville manufacturière : serrurerie, clés, verrous, haches, poignées d’épée ustensiles de tôle, de fer, de cuivre, d’étain, etc.

WOOD (Ant.), antiquaire et biographe, né en 1632 à Oxford, mort en 1695, passa sa vie à explorer les archives d’Oxford, sa ville natale, et publia des ouvrages fort estimés pour leur exactitude : Historia et antiquitates wiiversilatis Oxoniensist 1686-90, 2 vol. in-fol. (en latin); Agence Oxonienses (ou histoire des écrivains, évêques, etc. d’Oxford), 1691-92, in-fol. (en anglais). Woocl est très impartial ; il n’a pas craint, lorsqu'il le fallait, de choquer les nobles familles intéressées dans ses récits 1 WOOD (Robert), archéologue irlandais, né en 1707, mort en 1775, fit deux voyages en Orient, pénétra jusqu’en Syrie, recueillit des médailles, des inscriptions et des manuscrits, et fut à son retour nommé secrétaire d’état. Il a laissé les Ruines de Palmyre , Londres, 1753, in-fol. ; les Ruines de Balbeck , 1757, in-fol. ; Essai sur le génie original et les écrits d’ H orner e y 1769, 1775, in-4.

WOODSTOCK, ville d’Angleterre (Oxford), à 12 kil. N. O. d’Oxford; 7,000 hab. Acier poli, gants. Château royal avec un parc magnifique, construit par le roi Henri 11 pour sa maîtresse Rosemonde ; il est aujourd’hui détruit. Aux environs, château de Bleni heim donné au fameux Marlborough en mémoire

WORM — 1900 — WR AN

de sa victoire à Bleinheim. Patrie du prince Noir et de Chaucer. Walter Scott, dans un de ses romans, a raconté l’histoire du château de Woodstock.

WOODSTOCK (Thomas), duc de Glocester. Voy.

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