‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 1161 sur 1261 · ZENO — 1917 — ZÉNO · texte numérisé non relu

ZENO — 1917 — ZÉNO

ZENATES. V. ZEIRI-BEN-ATYAH et ZÉIRITES.

ZEND , langue très ancienne de l’Asie , semble avoir été parlée dans la Bactriane et les contrées environnantes au S. et à l’E. Elle précéda le pehlvi usité en Médie, et le parsi (ancien perse). C’est en langue zend que sont écrits les deux tiers du Zend- Avesta. Le zend est depuis longtemps une langue morte, mais il n’a point cessé d’être la langue sacrée desGuèbres, qui récitent en cet idiome des prières dont presque aucun d'eux ne comprend le sens.

ZEND (dynastie), dynastie persane au xvm* siècle, rivale de celle des Kadjars, eut pour premier chef Kerim-Khan, et pour dernier Loulhf-aly-Khan. Voy. PERSE et LOUTHF-ALY-KHAN.

ZEND-AVESTA, c.-à-d. parole vivante , livre sacré des Guèbres ou Parsis, se compose de deux parties écrites , l’une en zend, l’autre en pehlvi. La première comprend : 1° le Vendidad-Sadé , espèce de bréviaire dont les prêtres devaient avoir récité des fragments avant le lever du soleil et qui lui-même était divisé en trois parties, le Vendidad (combat contre Ahriman), VIzechné ou Yaçna (élévation de l’âme), le Vispered (chefs des êtres) ; 2° Les lecht- Sadés , prières, dont plusieurs sont en pehlvi et en parsi ; 3° le Sirouzé (ou les 30 jours) sorte de calendrier liturgique. La deuxième partie se réduit au Boundéhech , espèce d’encyclopédie où sont contenues des notions sur la cosmogonie, sur la religion et le culte, sur l’astronomie, sur les institutions civiles, sur l’agriculture, etc. De ces livres ou recueils si différents les uns des autres, le Vendidad est probablement le seul qui soit vraiment un ouvrage antique. On le regarde comme un des vingtun Nosks , attribués par les anciens Perses euxmêmes à Zoroaslre (Voy. zoroastre). — Le Zend- Avesta a été apporté en Europe par Anquetil-Duperron qui le premier en a donné une traduction (Paris, 1771, en 3 vol. in-4). M. Eugène Burnouf a publié le texte original du Zend-Avesta.

ZENGH , Segna on italien. Szeny en croate, ville des Etats autrichiens (Croatie) , à 80 kil. S. O. de Carlstadt; 2,600 hab. Evêché, bon port, école de navigation. Zengh est le grand entrepôt d exportation maritime de la Hongrie. Cette ville tut au xvi* siècle le principal lieu de réunion des Uskoks.

ZENGHI ( OMAD-EDDIN ) , dit Sanguin dans les historiens des croisades, atabek de Mossoul (Syrie et Mésopotamie), né vers 1084, reçut du seldjoucide Mahmoud 1 la principauté de Mossoul (1 127), battit les deux fi'ères ortocides Daoud et 1 imourtach, pui3 le prince d’Antioche Boémond 11, mais fut repoussé par Foulques, roi de Jérusalem, marcha en 1132 au nom du sultan Sandjar contre le calife Mostarched et contre Maçoud, força Maçoud à signer la paix, fit ensuite à diverses reprises la guerre aux Kourdes, au roi de Damas, aux chrétiens, prit Edesse à ces derniers (1144), marcha de là sur la forteresse de Djabar en Syrie, et mourut pendant qu’il en faisait le siège (1145). 11 laissa, entre autres fils : le fameux Nour-Eddin , Séif-Eddin, Cothb-Eddin (père d’un Zenghi If, prince de Sindjar et un instant sultan d’Alep (1181-82).

ZENGH1AN, ville de Perse, dans l’Irak-Adjémi, à 2G0 kil. N. O. de Téhéran; 15,000 hab. Palais, résidence d’un khan. Saccagée par Tamerlan.

ZENO ^Charles), grand-amiral de Venise, né vers 1334, voyagea sept ans en Orient, conduisit la négociation qui valut Ténédos aux Vénitiens (1376), défendit Trévise contre les Hongrois et sauva cette frontière (1379), battit les Génois dans les lagunes (1380) et par cette victoire arracha la république à une ruine imminente, fut nommé grand-amiral , ambassadeur en France et en Angleterre, procurateur de Saint-Marc, et défit le général Boucicaut sur mer près de Modon. 11 fit aussi avec succès la guerre à François de Carrare, mais ayant été soup¬

çonné de s’être laissé corrompre par ce prince, il fut tenu deux ans en prison. Il fit ensuite un pèlerinage à Jérusalem, et battit à son retour les Génois pour le roi de Chypre Lusignan. Rentré dans Venise, il se consacra aux lettres. Il mourut en 1418.

zeno (Nicolas et Antoine), célèbres voyageurs, frères du précédent, équipèrent un navire à leurs frais pour visiter les terres lointaines, se dirigèrent au N. O. de l’Europe et découvrirent des terres inconnues qu’ils nommèrent Frisland, Poland, Engrovelanü, Eatoiîland et Icarcé. On a quelque raison de soupçonner que ce sont 1p« nes Feroër, le Groenland méridional, le Labrador et Terre-Neuve. Ils moururent, le premier en 1395, le deuxième en 1405. Leurs lettres, cartes et relations manuscrites sont restées inconnues jusqu’à ce qu’un petit-fils d’Antoine, Caterino Zeno, en tirât le recueil intitulé : Découverte des îles de Frislanda , Eslanda , etc. Venise, 1558 (reproduit dans le recueil des Navigations de Ramusio, vol. 2, f. 230, édit., 1583).

zeno (Apostolo), critique et poète, né en 1668 à Venise, mort en 1750, fut un des premiers à se prononcer contre le mauvais goût de son siècle, eut part à la fondation de l’Académie Vénitienne degli Animosi (1691), créa le Giornale de' letterati (1710) dont il publia 20 volumes, reçut en 1718 de l’empereur Charles VI le titre d’historiographe de la cour et alla se fixer à Vienne. Il est regardé comme un des premiers antiquaires de son temps. On a de lui soixante-trois pièces dramatiques (tragédies, comédies, opéras), Venise, 1744, 10 vol. in-8; des poésies diverses (lyriques et autres); 2 vol. in-4 de Dissertazioni Vossiani , 1752-53 (ce sont des suppléments aux recherches de Vossius. 11 fut sans rival dans l’opéra jusqu’à la venue de Métastase. Ses œuvres dramatiques ont été traduites en partie par Bouchaud, Paris, 1758, 2 vol. in— 12.

ZÉNOBIE, femme de Rhadamiste , roi d’Ibérie (partie de la Géorgie actuelle), et fille de Mithridate, roi d’Arménie. Son époux , forcé de fuir, et craignant de la laisser au pouvoir de l’ennemi, la poignarda Cl la Jeta dana l’Araxo , mars Zénobio fui sauvée et

conduite à Tiridate , roi d’Arménie , qui la traita en reine (53 de J.-C.). Voy. rhadamiste.

zénobie , Septirniu Zenobia , reine de Palmyre , fille d’un prince arabe de la Mésopotamie , avait épousé en secondes noces Odenat, qu’elle seconda dans ses expéditions contre Sapor. Après la mort d’Odenat, mort qu’on lui attribue, elle prit le titre de reine de l’Orient et fil la guerre aux Romains (267- 72).Gallien voulut en vain la réduire. Aurélien fut plus heureux ; il remporta sur elle les victoires d’Antioche et d’Emèse , l’assiégea dans Palmyre , la réduisit à chercher son salut dans la fuite , l’atteignit en route , et la fit paraître à son triomphe à Rome. 11 lui assigna pour retraite Tibur, où elle vécut obscure avec ses enfants (Tibur prit de là, pendant quelque temps, le nom de Zenobia). Zénobie avait pour conseiller le célèbre Longin.

ZÉNODORE, tyran de Panéas (ou Césarée de Palestine), étendit sa domination sur une partie de la Syrie au temps d’Auguste. La protection qu’il accordait aux brigands de la Trachonitide souleva des plaintes 6i fortes, qu’Auguste le réduisit à ses possessions primitives, et donna le reste à Hérode. Zénodore mourut l’an 20 av. J.-C.

zénodoke, fameux sculpteur grec, fu t chargé par lei Arvernes de fondre une statue colossale de Mercure, et par Néron d’élever à Rome la statue colossale de 35 à 40m de haut, qui devait représenter cet empereur.

ZÉNON d’Elée , philosophe grec, de la secte des Eléates, né à Liée, dans la Grande-Grèce, vers 504 av. J.-C., étudia sous Parménide, accompagna ce philosophe dans un voyage à Athènes, vers l’an 464, enseigna dans cette ville la doctrine de son maître , ainsi que la dialectique , et fit

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>,ayer chèrement ses leçons. Ardent patriote, il vouiut délivrer sa patrie, qui était tombée au pouvoir d’un tyran, mais il échoua, et fut livré à des supplices horribles qu’il supporta avec un courage héroïque. On rapporte que , pour ne pas trahir ses complices , il se coupa la langue avec les dents, et la cracha à la face du tyran. Zénon professa la doctrine de l’unité absolue de Parménide, et s’attacha à réfuter les adversaires de cette doctrine, en montrant les contradictions et les absurdités qu’entraîne l’opinion vulgaire sur la diversit^ des êtres, leurs changements oerpétuci», la divisibilité à l’inûni. On raconte qu'un jour qu’il argumentait contre le mouvement devant Diogène, ce philosophe se contenta pour le réfuter de marcher devant lui ; mais cette anecdote ne mérite aucun crédit; car Diogène vivait environ 100 ans après lui. Zénon réduisit la dispute en art, et devint ainsi le créateur de la dialectique, il avait écrit en prose plusieurs traités qui ne nous sont point parvenus. Aristote ( Physique , VI, ch. 9) nou3 a conservé les arguments par lesquels il attaquait la réalité du mouvement.

zénon, fondateur du stoïcisme, né à Cittium, dans l’île de Chypre, vers l’an 355 av.;J.-C., ou, selon quelques uns, l’an 362, était fils d’un riche marchand, et se livra d’abord lui-même au commerce ; mais il y renonça après avoir éprouvé une perte considérable. Entrant par hasard chez un libraire d’Athènes, il y rencontra le3 Mémoires de Xénophon sur Socrate, et conçut dès lors un goût si vif pour la philosophie , qu’il voulut s’y livrer tout entier. ; Il entendit le cynique Cratès, le mégarique Stilpon, les académiciens Xénoerate et Polémon, puis se fit an système propre, et ouvrit, vers l’âge de. 40 ans (300 av. J.-C.), une école sous un célèbre portique d’Athènes, nommé le Pécile; c’est de là que cette école est nommée le Portique ou école stoïcienne (du grec stoa , portique). L’éclat de ses leçons, rélévation de sa morale, et plus encore les beaux exemples qu’il offrait dans sa conduite, attirèrent auprès de lui de nombreux disciples, parmi lesquels On Comptait AnligaM® Conutuo, lui île Met— cédoine, qui l' honora toujours d’une estime particulière. 11 mourut dans une extrême vieillesse , entouré de la vénération universelle, vers l’an 263 av. J.-C. Zénon s’était surtout proposé de rétablir dans toute leur autorité la vertu, ébranlée par les Epicuriens, et la vérité, attaquée par les Sceptiques. Il divise la science en 3 parties : logique, physiologie (ou science de la nature) et morale ; mais chez lui les deux premières ne font guère que préparer à la troisième, qui seule avait de l’importance à ses yeux. Dans la logique, il s’attache surtout à déterminer le critérium de la vérité ; il le place dans les perceptions des sens approuvées par la raison , et proclame que toutes nos idées ont leur première source dans les sens : nihil est in inlellectu quin prius fuerit in sensu. Dans la science de la nature, il distingue, pour le monde comme pour l’homme, deux principes : l’un passif, la matière , le corps; l’autre actif et vivifiant, Dieu et l’âme humaine. Néanmoins, il fait de l’âme un air ardent, une espèce de feu, et conçoit de même Dieu comme un principe igné universellement répandu qui anime chaque chose , et qui par sa providence dirige tous les êtres selon les lois immuables de l’ordre ou de la raison. En morale , il prescrit de se conformer à ce même ordre , qui est la loi de Dieu, et donne pour règle de suivre la nature (sequi naiurarn ) , ou la droite raison. Il n’admet d’autre bien que la vertu , d’autre mal que le vice, et trace du vrai sage un portrait idéal qui le place presque au dessus de l’humanité ; il le proclame j seul libre, heureux, beau, riche, et même roi; il condamne toutes les passions comme autant de fai- ! blesses et de maladies de i’àme, tombant ainsi ù'ùns

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d’insoutenables paradoxes et recommandant une in sensibilité contre nature, une vertu farouche, vaine et pleine d’ostentation. On ne possède auj. que les titres de qqs-unsde sesouv. : De laVie selon la nature, du Devoir , de la Nature hum., des Passions, des Mors , etc. On ne connaît ses opinions que par les écrits de Cioéron (Questions académiques , des Biens et des Maux, des Devoirs , Paradoxes , etc.), de Sen equü, de Plutarque, etc. Diogène Laërce a don . ;a Vie.

zénon L iSAUiUEN , empereur d’Orient. D’abord chef de la garde isaurienne , il plut à Léon I, en se montrant prêt à le soutenir contre Aspar et Ardaburius, devint son gendre, et à la mort de ce prince (474) se fit associer à l’empire dansl’hippôdrome parson propre fils Léon II, prince enfant qu’il avait eu de la fille de l’empereur, et qui périt bientôt. Zénon fut chassé de Constantinople par la révolte de Yérine, veuve de Léon I, et de Dasilisque (475), et chercha un refuge en Isaurie.il recouvra le trône 2 ansaprès, grâce aux Isauriens et aux Gotha; mais il souilla sa victoire par uc» cruauie» et ues pemuie3, etse brouilla bientôt avec iesGoths4|ui l’avaient aidé à le rétablir et qui lui firent une guerre désastreuse ; il eut aussi à comprimer les révoltes de Marcien, de Léonce et d’Hîus , ses généraux. Plongé dans la débauche et odieux à tout le monde, il finit par être enterré vivant, pendant qu’il était ivre, par la trahison de sa propre femme Ariadne, 491 . Zénon avait donné en 432 le cél. édit connu sous le nom d’ lie no tique.

ZENTA, bourg de la Hongrie (Bacs), à 14 kil,

! S. de Kis-Kanîu. àüf la Tfceiss ; eéi. par la viet. que le prince Eugène et l’électeur de Saxe Frédéric- Auguste y remportèrent en 1697 sur les Turcs.

ZÉPHYRE, nom que les Grecs donnaient au ven4:, d’ouest, vent doux et léger. Ils en faisaient un fils d’Eoleetde l’Aurore, et l’époux de Chloris. Les Latins donnaient à Zéphyre et à Chloris les noms de Favonius et de Flore. On représente Zéphyre sous la forme d’un jeune homme, à l’air doux et serein, avec des ailes de papillon et une couronne de fleurs.

ZEPHYR1N (saint), pape de 202 à 218, vit éclater la persécution de Sévère. On le fête le 26 août.

ZEPHYK1UM promontorium, c.-à-d. Cap du Couchant, nom commun à plusieurs caps chez les anciens, notamment le cap Bursano , en Italie, près de Loeres épizéphyrienne. Les autres étaient en Cilicie, en Paphlagonie, dans le Pont, File de Gypre, etc.

ZER-AbCHAN ou SOGD , Polyiirneius , riv. du Turkestan indépendant, sort du lac Pandjikand, par 42° lat. N. „ passe à Samarcand et à Boukhara, et tombe, à 48 kil. S. 0. de Boukhara, dans le lac Karakoul, qui communiq. avec le Djihoun ; cours, 600 k. De nombreux canaux d’irrigation l’absorbent près-» que tout à fait avant le lieu de sou embouchure.

ZERBI ou GEKBI (île), Meninx , Loiophagitis in sula des anciens, île de l’état de Tunis, dans le golfe do Cabès, par 10° 57» long. E., 33° 49’ lat. N. : 46 kil. carrés: 30,000 hab. Ils sont chyites , très industrieux et commerçants. Beaucoup de villages, pas de chef-lieu. Climat très soc, sol fertile. Le lotos qu’on y trouvait autrefois en abondance n’y existe plus. Les Espagnols s’emparèrent de cette île au xvies.,en 1560 ; ils en tur. chassésla même année p. lus Turcs ; on y voit encore une pyramide construite avec les têtes des Espagnols qui périrent dans le combat.

ZERBST, Servesta , ville d’Allemagne, dans le duché d’Anhalt-Dessau, à 19 kil. N. O. de Dessau; 7,400 hab. Jadis plus importante. Patrie de l’impératrice Catherine il, née princesse d’Anhalt-Zerbst, Longtemps résidence des princes d’Anhalt-Zerbst.

ZERDUST. \oy. zoroastre.

ZERREH (lac) , Aria palus , lac de l’Afghanistan (Sed j istan) , le pl us gra nd de la contrée ( 1 60 k . sur 45). Au milieu est une lie dans laquelle est la ville de Koukhozerd. Ce lac reçoit l’Helniend et d’autres

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rivières; il inonde ses bords dans la saison pluvieuse. Sur sa rive S. O. est une ville de Zerrah.

ZERVANE-AKËRÈNE , dieu suprême chez les Perses, était au dessus et d’Ormuzd et d’Ahriman, pii l’un et l’autre émanaient de lui. Son nom veut lire le temps satis limites.

ZETHJÈS et CALAIS, jumeaux, fils de Borée et d’Orithyie, firent partie de l’expédition des Argonautes, chassèrent les Harpyies qui tourmentaient Phinée, leur beau-frère, mais furent tués par Hercule , soit pour avoir inanltA Hylaa , eoit à !;i aiiile d’une qaoroi lu avecTiphvs, pilote du navire Argo. Suivant les Athéniens, ils furent changés en deux Vents, dits les Prodromes ( c.-à-d. avant-coureurs ), parce qu’ils précèdent de 9 jours le lever de la Canicule, ou parce que leur souille favorable invite au départ.

ZETHUS, fils de Jupiter et d’Antiope et frère d’Amphion, aida celuj-ci à élever les murs de Thèbes. La Fable en fait un chasseur habile.

ZEUG1TANE, contrée de l’Afrique romaine, qui ne fut jamais une province particulière, comprenait les environs immédiats de Carthage , moins peutêtre les côtes, jusqu’à 30 à 35 kil. dans les terres.

ZEUGMA, c.-à-d. lien, réunion, ville de Syrie, en Comagène, au S. E., sur la rive droite de l’Euplirate, communiquait par un pont avec Apatnée, située sur l’autro rive. Lob deux villes avaient été fondées par Séleucus I ; mais le pont était plus ancien. Zeugmaet Thapsaque étaient les deux points les plus fréquentés pour passer de Syrie en Babylonie.

ZEUNE (J .-Ch.), philologue, né en Saxe en 1736, mort en 1788, fut professeur à Leipsick, puis à Wittemberg. On a de lui des édit, de Xénophon, Leips., 1778-85; des Idiotismes grecs de Yigier, 1789, etc.

ZEUX1S , célèbre peintre grec , né vers 475 av. J.-C. , mort vers 400 , étudia le coloris sur les ouvrages d’Apollodore , dont il perfectionna le procédé , et fut le rival de Parrhasius. La noblesse des sujets, le grand caractère du dessin, la beauté divine des personnages, distinguaient les tableaux de Zeuxis ; on admirait surtout son Hélène. Il devint très riche, et finit par ne plus vendre nuvraaroa. La plupart de ses chefs-d’œuvre ornèrent ensuite Rome, puis Constantinople. Le temps les a anéantis.

ZHÉ-HOL , ville de Chine. Voy. tching-té.

ZIA ou ZÉA, Cèos des anciens , île de l’Archipel, une des Cyclades, à 17 kil. S. E. du cap Colonne, par 37° 37’ lat. N., 22° 1’ long. E. ; 22 kil. sur 13; 5,000 hab. Ch.-l., Zéa. Collines au centre. Climat délicieux; sol fertile : fruits excellents, bon vin, coton; vers à soie. Voy. céos.

ZIANI (Sébast.), doge de Venise (1172-79), signa en 1177 la trêve de Venise entre l’empereur b rédérie Barberousse et la ligue lombarde, établit la cérémonie des épousailles du doge de Venise et de l’Adriatique pour consacrer en quelque sorte l’empire de sa patrie sur la mer. — Son fils, P. Ziani, succéda en 1205 à H. Dandolo, acheva, la conquête de la Grèce et mourut en 1229. On l’avait remplacé de son vivant même, après 24 ans d’administration.

ZiANIDES, dynastie musulmane, fondée à Tlemcen par Yagmourezeu-ben-Zian. Voy. tlemcen.

Z1CCAVO, bourg de Corse , ch.-’, de canton, à 31 kil. E. d’Ajaccio; 1,200 hab.

ZIELA. Voy * xeleia et zhæh.

Z1ER1KZEE, ville de Hollande (Zélande), su? l’Escaut orient., à 26 kil. N. E. de Middelbourg ; 6,700 hab. Jadis évêché. Clocher superbe brûlé en 1832. Très vaste citerne. Chantier de construction. Salines et raffineries de sel. Port ensablé en partie. Commerce (plus grand jadis). Pêche active. — Bâtie au ixe siècle , et résidence des* comtes de Zélande. Vainement assiégée en 1300 par les Flamands, qui y furent battus sur mer en 1304 par les Franç. ; prise par les Esp. en 1 57 6, mais bientôt reprise. ZIGEÜNES. Voy. bohémiens.

ZILEH, jadis Zeteia, ville de la Turquie d’Europa (Si vas) , à 40 kil. S. O. de Fokat. Voy. zeleia.

Z1MBAOE, c.-à-d. résidence royale , ville de l’Afrique mérid., capitale du Monomotapa, et résidence du souverain , sur la droite du Zambèze, vers son confluent avec la Manzora, entre Tète et Sena.

ZIM1SCÉS (jean), empereur grec. Voy. jean.

ZIMMERMANN (J. -J), fanatique, né en 1644 Wayhingen en Wurtemberg, mort en 1693, était diacre de Bittigheim. Il se fit disciple de Bœhme et de Bronquell, donna beaucoup d’éclat par ses prédication» nur oni nions des Bœhmistes, publia un ouvrage mystique, Hcteiatînn vresque complète de l'Antéchrist, qui lui fit perdre son diaconat, erra prêchant et faisant d«ss prosélytes en Allemagne et dans les Provinces-Unies, occupa 4 ans uncchaire de mathématiques à Heidelberg, passa ensuite à Hambourg, puis à Rotterdam et mourut au moment de s'embarquer pour l’Amérique. On a de lui , entre autres ouvrages, Scriptura sacra Copernicans (trad. en allem., Hambourg, 1770, in-8), et Coniglobium nocturnale stelligerum (Hambourg, 1740, in-8).

Zimmermann (J. -George) , médecin et philosophe suisse, né en 1728 à Brugg ( en Argovie ) , mort en 1795, fut 14 ans médecin dans sa ville natale, la quitta en 1768 pour se rendre à Hanovre avec le titre de premier médecin du roi d’Angleterre, fut appelé à Berlin pour soigner Frédéric II mourant ; tomba sur la fin de sa vie dans une hypocondrie qui empoisonna ses dernières années, et finit par devenir fou. Il écrivit avec violence contre les Illuminés et les révolutionnaires, et s’attira ainsi de fâcheuses affaires. On a de lui un Essai sur la Solitude ( en allemand ) , ouvrage célèbre qui parut d’abord en un seul volume, 1756, et dont il fit plus tard 4 volumes, 1773-86 (trad. en fr. par Mercier, 1790 ; Jourdan, 1825); De l'orgueil national , 1758;, De l'expérience en médecine , 1763-74 , le plus savant de ses ouvrages (trad. par Lefebvre de Villebrune, 1774 et 1818).

ZINGARELLI (Nicolo) , musicien né en 1751 Nantes, mort en 1837, vint en France en 1804, fu nommé en 1806 maure île chapelle du Vatican, e devint en 1820 directeur du Conservatoire à Naples. On a de lui plusieurs opéras • Montezuma , Alzinda , Pirro , Artaserse , Romeo e Giuliella, Il conte di Saldagna, Inez de Castro. Il a aussi composé des oratorios, une infinité de messes, de motets , etc.

Z1NGAR1. Voy. bohémiens.

Z1NZENDORF (Phil. -Louis, comte de) , ministre d’état autrichien, né en 1671, mort en 1742, fut successivement membre du conseil aulique d’empire (1695), ambassadeur extraordinaire en France après la paix de Ryswyk, conseiller privé (1705), commissaire ‘impérial à Liège, après la prise de Landau, pour y installer un nouveau gouvernement, joua le plus grand rôle sous l’empereur Joseph I, puis sous Charles VI, et finit par remplacer le prince Eugène dans la haute direction des affaires; il décida les guerres avec la Turquie, avec la France, ainsi que la Quadruple-Alliance, mesures qui toutes furent peu populaires à cause de leurs résultats; il se donna aussi beaucoup de mouvement pour la Pragmatique de Charles VI. mais ne prit pas les précautions qui eussent pu en assurer l'exécution. Il quitta les affaires à la mort de son maître.

zinzendorf (Nic.-Louis, comte de) , né à Dresde en 1700, mort en 1760, fils d’un chambellan d’Auguste III, électeur de Saxe, roi de Pologne, était lui-même conseiller en Saxe. Il mena d’abord une vie extrêmement scandaleuse, mais en 1721, ayant donné asile à quelques descendants d’anciens frères Moraves persécutés, il adopta leurs opinions, et créa bientôt à Herrnhutt, de concert avec eux, un établissement et une nouvelle 3ecle de Frères Moraves connue sous le nom de Herrnhüites ,

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