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ABEN

a souvent publié séparément les lettres d’Abélard et d’Héloïse; la meilleure édition est celle de Rawlinson, Londres, 1718. On en a plusieurs traductions françaises, une entre autres de dom Gervaise, latinfrançais, Paris, 1723 et 1796. 11 en a paru une nouvelle en 1837, faite par M. E. Oddoul, sur les manuscrits, 2 vol. in-8. Ces lettres ont aussi été souvent imitées et paraphrasées; on connaît la belle imitation de Pope,trad.en vers fr. parColardeau. La Vie d' Ab. a été écrite par dom Gervaise, 1722. M. Ch. de Rémusat a donné en 1845 \'Hist. de la Vie et des Ecrits d' Ab., 2*. in-8. Ab. a laissé lui-même d’intéressants détailsdans ses Left. et dans son Hist. calamitatum.

ABELIENS, appelés aussi Abéliotes ou Abéloniens, hérétiques qui vivaient au ive siècle dans un bourg près d’Hippone. Ils se mariaient et cependant faisaient vœu de conserver la chasteté. On les appelait, dit-on, Abéliens parce que comme Abel, ils ne laissaient après eux aucune génération.

ABELIN (J.-Ph.), savant, né à Strasbourg, mort en 1646, est auteur du Theatrum Europæum, rédigé en allemand (21 vol. in-fol. Francfort, 1662), de la Description de la Suède (1632), d’une C/rouique historique, d une Histoire des Antipodes. 11 a aussi coopéré au Mercunus ou/.-o nui,jiCUSt à \ Histoire des Indes orientales , etc. 11 a publié la plupart de ses écrits sous le pseudonyme de J.-L. Gottfried.

ABELLÆ, auj. avella-vecchia.

ABELLI (L.), théologien français, né en 1603, mort en 1691, fut curé de Saint-Josse à Paris, puis évêque de Rhodez et de Bayonne. Il avait été le confesseur de Mazarin. 11 est auteur d’une Vie de S. Vincent de Paul , estimée, et d’un traité intit. Medulla theolot fica , la Moelle théo logique. Il n’est guère connu auj. que par un vers de Boileau qui le nomme, dans le 4e chant du Lutrin, le moelleux Abelli , par une allusion plaisante au titre de son ouvrage.

ABELLINUM, auj. avellino.

ABELLI NUM MARS1CUM, auj. MARSICO VETERE.

A BEN, mot qui dans les langues sémitiques (hébreu, arabe, etc.) veut dire Jils et sert à mieux désigner les personnages : il fait partie d’un grand nombre de noms propres, comme Aben-Esra, Aben- Zoar, etc. Aven , lien, Ebn , Ibn n’en sont que des corruptions et ont le même sens. Cherchez par Aven ou Ben, ou à leur nom propre, les personnages dont le nom commence par Abenei qui ne seraient pas ici.

ABENAQUI , peuple de la famille lennape (Amérique N.), est avec les Mohicans la principale branche d une nation jadis nombreuse et répandue sur divers points de la Nouvelle-Angleterre et de New-York, mais dont presque tous les individus se sont réunis à la confédération Mohawak : quelquesuns vivent à l’extrémité E. de l’île Longue.

ABENCÉRAGES, puissante tribu maure de Gre nade, était opposée à celle des Zégris ; les querelles de ces tien* raotîons ensanglantèrent Grenade de i4fio a 1492 et hâtèrent la chute de ce royaume. Les Abencérages furent exterminés par Abou-Abdoullah ou Boabdil, donner roi de Grenade, qui fut luimême détrôné en 1492 par Ferdinand-le-Catholique et Isabelle. Voy. zeirites.

ABEN-ESRA, savant rabbin espagnol, né à Tolède vers 1119, mort en 1174, fut à la fois astronome, philosophe, médecin, poêle et grammairien, et fut surnommé le Sage, V Admirable. 11 passait auprès des juifs pour un des chefs de la cabale, et pour un habile interprète des livres saints. Il a laissé, ouire des commentaires sur différents livres de la Bible, un traite de la Sphère.

A BEN PAGE. Voy. ayenpace.

ABENSBERG. Àveminutl ou Abusina, ville de Bavière (cercle de la Regen), sur l’Abens , à 23 kil. S. 0. de Ratisbonne : 1,050 hab. Château fort. Patrie de l’historien Thurnmaïer ou A\eutinus. Napoléon y défit le prince Charles (1809),

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