BAST
toutes les nations de l’Europe y ont des comptoirs. Elle était encore plus grande et plus florissante autrefois. Elle fut fondée en 636 par Omar, qui en fit la capitale d’un pachalik particulier. Les Perses, puis les Turcs (1638) s’en emparèrent successivement. Reprise et occupée par les Perses (1773-1779), elle est retombée auj. entre les mains de la Turquie, qui l’a mise sous la dépendance du pacha de Bagdad.
BASSUS (Cassianus). Voy. cassianus.
BAST (Fréd.-Jacques], savant helléniste, secrétaire de la légation de liesse-Darmstadt au congrès deRastadt, correspondant de l’Institut, né vers 1772, dans la Hesse, mort en 1811, à Paris, a donné un Commentaire critique sur le Banquet de Platon, et une Lettre critique à M. Boissonade sur Antoninus Liberalis, Parthenius et Aristénète, 1806, in-8.
BASTAN , successivement nommée Bithynium , Claudiopolis, Antinoopolis chez lesanciens; ville de la Turquie d’Asie (Anatolie), à 44 kil. S. O. d’Amasieh.
bastan, vallée d’Espagne, dans la Navarre (Painpelune), sur le versant mérid. des Pyrénées, au S. du départ, français des B.-Pyrénées ; 40 kil. sur 20; 8,000 hab.; ch.-l., Élizondo. Elle est traversée par un torrent qui prend le nom de Gave de Bastan. Cette vallée est régie par un alcalde élu pour trois ans. Tous les habitants se disent nobfes. Cette contrée montagneuse a toujours joué un rôle important dans les guerres de l’Espagne.
BASTARNES , peuples de l'Europe barbare chez les anciens, occupaient la Podolie et une partie de la Moldavie. Us vivaient de pillage et servaient comme mercenaires. Persée, roi de Macédoine, les appela pour combattre les Romains (168 av. J.-C.). — On appelle Alpes bastarniques la moitié orient, des monts krapacks, qui traverse le pays des anciens 3âsitirn6s
BASTELICA , ch.-l. de cant. (Corse), à 23 kil. N. E. d’Ajaccio ; 2,000 hab.
BASTI, auj. Bara, ville de l’Hispanie (Bétique), ch.-l. des Bastitani.
BASTIA, ch.-l. d’arr. (Corse), sur la côte E., à 110 kil. N. E. d’Ajaccio; 12,846 hab. Place de guerre de lre classe, ch.-l. de la 17e division militaire. Bâtie enamphith.Courimp., lycée Napoléon. Distilleries; commerce en vins, huiles, cuirs, corail. — Bastia, Manlinum , était jadis la cap. de l’ile. Quand la Corsa formait deux départ., elle était le ch.-l. de celui du Golo. Elle a été prise par les Anglais en 1748 et 1794 ; les Autrichiens et les Piémontais l’assiégèrent vainement en 1748. — L’arr. de Bastia a 20 cant. 'Borgo, Brando, Campile, Campitello, Cervione, uama, Luri,Murato, Nonza, Oletta, Pero e Casevecchie, Porta, Rogliano, St-Florent , San Martine, San Nicolao, San Pietro, Vescovato, et Bastia qui compte pour deux), 1 13 communes et 63,764 hab.
BASTIDE, nom qui en provençal veut dire maison de campagne, est donné dans le Midi à un grand nombre de lieux, notamment à 2 ch.-l. de cant. :
bastide de clarence (la), ch.-l. de cant. (B. -Pyrénées), à 18 kil. de Bayonne; 2,100 hab. Mine de cuivre et de fer.
bastide de sérou (la), ch.-l. de cant. (Ariége), sur l’Ariége, à 14 kil. de Foix; 2,800 hab. Forge, ruisseaux aurifères.
BASTIDE (chiniac de la), littérateur. Tôt/, chiniac.
RAST1E-MONT-SALÉON (la), dite aussi la Bastie- Neuve, ch.-l. de cant. (H.-Alpes), à 9 kil. E. de Gap; 200 hab. Bâtie sur l’emplacement du Mons Seleucus des Romains. Inscriptions, statues, colonnes, nombreux ex voto , etc.
BASTIEN (J.-Fr. ), libraire et éditeur, né à Paris en 1747, mort en 1824, a donné une traduct. nouvelle, ou plutôt revue, des Lettres d'Héloïse et d'Abélard , 1782, 2 vol. in-8 et in-12; la Nouvelle Maison rustique, 1798, 3 vol. in-4; Nouveau Manuel du Jardinier, 1827, 2 vol. in-12, et un assez grand