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BAUS

Paris. Il chercha à rapprocher les Catholiques et les Réformés, mais sans y réussir. Il refusa d’écrire une justification de la St~Barthélemy. Ses opuscules de droit ont été publiés par Heineccius dans sa Jurisprudeniia attica et romana, Leyde, 1778.

Baudouin (J.), fécond traducteur, membre de l’Académie Française, né en 1590 dans le Vivarais, mort en 1650, était lecteur de la reine Marguerite. Il a traduit Tacite, Suétone, Xiphilin, le Tasse et les œuvres morales de Bacon, et a publié une Iconologie, 1636, et des Emblèmes, 1638.

BAUDR1COURT (Bob. de), gou*.deVaucouleurs, accueillit Jeanne d’Arc et l'envoya à Charles VII,

BAUDRY, chroniqueur. Voy. balderic.

BAUGÉ, Balgium, ch.-l. d’arr. (Maine-et-Loire), & 40 kil. N. E. d’Angers; 3,400 hab. Étoffes de laine, toiles communes, ouvrages en corne. Commerce en bestiaux, bois de charpente, etc. — L’arr. de Baugé a 6 cant. (Beaufort, Durtal, Longué, Noyant, Seiches), 67 comm. et 81,025 hao. — Près de Baugé se voit Baugé-le- Vieil, village où sont les restes du château bâti par le comte d’Anjou, Foulques Nerra. Les Français , commandés par le maréchal de La Fayette, y battirent les Anglais en 1421.

baugé ou bagé-le-chatel , village du dép. de l’Ain, à 4 kil. E. de Mâcon ; 800 hab. Ancienne seigneurie, qui en 127 2 fut portée par l’héritière au comte Amédée IV de Savoie, mais qui plus tard fut donnée à la maison d’Urfé, pute érigée en marquisat (1576).

BAUGY, ch.-l. de cant. (Cher), à 25 kil. E. ae Bourges ; 550 hab.

BAUHIN (Jean), célèbre botaniste français, né à Bâle en 1541, mort en 1613, était fils d’un médecin distingué, qui fut obligé de quitter la France pour avoir embrassé la religion réformée. Il enseigna d’abord la rhétorique à Bâle, puis fut nommé médecin d’Ulrich, duc de Wurtemberg-Montbéliard (1570), et vint séjourner auprès de ce prince à Montbéliard. Son principal ouvrage est YHistoria uni v ersalis plantarum , publiée après sa mort, à Yverdun, en 1650, 3 vol. in-fol. Elle a fait longtemps autorité. On a encore de lui : Histoire de la rage des loups advenue en 1590; Traité des animaux ayant ailes qui nuisent par leurs piqûres, etc., 1593, et plusieurs opuscules de botanique, extraits de son grand ouvrage. Il était lié avec les principaux botanistes de son temps, Conrad Gesner, Fuchs, Dalechamp, etc.

bauhin (Gaspard), frère du précédent, né à Bâle en 1550, mort en 1624, fut professeur de langue grecque, puis de botanique et d’anatomie à Bâle. Son principal ouvrage de botanique est le Pinax theatri botanici , Bâle, 1671, in-4. C’est un index des ouvrages de Théophraste, Dioscoride, Pline, etc., avec la synonymie des plantes, rangées dans un ordre méthodique ; il mit 40 ans à le composer. On lui doit encore Theatrum anatomicum, Francfort, 1605, réimprimé avec de grandes additions en 1621, et plusieurs autres ouvrages d’anatomie. 11 a fait dans cette dernière science quelques découvertes, entre autres celle de la valvule placée entre l’iléon elle colon, etqui porte le nom de valvule de Bauhin.

BAULES, Bauli , lieu voisin de Baies, entre cette ville et le cap Misène. Hortensius y avait une belle villa.

BAUM AN (îles), groupe au N. O. des îles de la Société, dans le Grand-Océan, par 157° 50’ long. O., 13° lat. N. :1a plus grande a 30 kil. O. de tour. Découvertes par Roggeween.

BAUMANN (grotte de), en allemand Baumannshcehle, dans le duché de Brunswick, à 8 kil. S. O. de Blankenbourg, se compose de 6 ou 7 voûtes qui communiquent par de petites ouvertures et où l’on trouve des stalactites et des ossements fossiles.

BAUME, du mot provençal baoumo, caverne, est le nom de plusieurs lieux dans le Midi, dont le plus

connu est la montagne de Sainte-Baume. Voy. sainte-baume.

baume-les-dames, ch.-l. d’arrond. (Doubs), sur le Doubs, à 28 k. N. E. de Besançon; 2,519 h. Collège. Forges, taillanderies, tanneries, papeteries. Aux environs,, fer, houille, marbre, ardoise, et carrières de gypse très abondantes. — L’arrond. de Baume-les- Dames a 7 cantons (Clerval, Rougemont, l’Isle-sur-le- Doubs, Vercel, Pierre-Fontaine, Roulans-l’Ëglise , plus Baume), 189 communes , et 67,888 hab. Baume-les-Dames a dû son nom à une abbaye de chanoinesses célèbre au xii* siècle.

BAUMË (Antoine), pharmacien et chimiste, né à Senlis en 1728 , mort en 1804, s’établit à Paris, où il consacra aux progrès de la science une fortune acquise par son travail, et devint membre de l’Académie des Sciences. 11 a fait en commun avec Manquer plusieurs ouvrages de chimie qui ne sont plus au courant de la science, des Éléments de pharmacie, 1773, un grand nombre d’articles dans le Diction naire des arts et métiers , et de Mémoires sur divers points importants de chimie. On lui doit un grand nombre d’inventions utiles aux arts, plusieurs procédés de teinture et de dorure ; il parvint à rendre les thermomètres comparables , et inventa l’aréomètre qui porte son nom.

BAUMEISTER (Fréd.-Christ.) , recteur du gymnase de Gœrlitz, né en 1709 dans la Saxe -Gotha , mort en 1785, embrassa le wolfianisme et publia plusieurs ouvrages dans l’esprit de cette philosophie, tels que: Philosophia definitiva, Wittemberg, 1735; Institutions philosophiez melhodo wolfiana conscriptœ, etc., 1738; Historia doctrinœ de optimo mundo, 1741, etc.

BAUMELLE (la). Voy. la baumelle.

BAUMGARTEN (Alex.-Gottlieb), philosophe allemand, né à Berlin en 1714, mort en 1762, enseigna la philosophie et les belles - lettres à Halle et à Francfort-sur-l’Oder ; adopta les doctrines de Leibnitz et de Wôlf. D s’occupa surtout des beaux-arts, et il est un des premiers qui en aient présenté une théorie générale. Son principal ouvrage est intitulé : Æsthetica (Francfort-sur-l’Oder, 1750, 1758); sous ce nom, dont il fut le créateur , et qui a fait depuis fortune, il exposa sa théorie du beau. On a aussi de lui des manuels de métaphysique et de morale remarquables par la netteté de l’exposition , mais qui renferment peu d’idées originales. — 11 eut un frère aîné , Jacques-Sigismond, né en 1706, mort en 1767, distingué comme théologien luthérien, qui a publié un Abrégé de l’histoire ecclésiastique , Halle, 1742, etc

BAUMHOLDER, principauté. Voy. Lichtenberg.

BAURES, riv. du gouvernement de Buénos- Ayres, naît par 16° lat. N., dans les monts des Guarayos; coule au N. O.; reçoit le Rio-Branco, et tombe dans le Guapare près du fort de Principe-do- Beira. Cours, 590 kil.

BAUSCI1 (J .-Laurent) , Bauschius , médecin allemand, né en 1605 à Schweinfurt, mort en 1665, fonda en 1652, à Leipsick, l’académie des Curieux de la nature ( Naturœ curiosorum ), dont il fut le premier président. Cette académie a publié depuis 16?0 des mémoires qui ont contribué beaucoup au progrès des sciences en Allemagne.

BAUSSET (L.-Fr. de), cardinal, né à Pondichérj en 1748, mort à Paris en 1824 , fut d’abord grandvicaire de M. de Boisgelin, archevêque d’Aix ; il devint évêque d’Alais en 1784, et fut député à l’assemblée des notables en 1787. L’Assemblée const ituante supprima son évêché en 1790, et il réclama inutilement. Incarcéré pendant la Terreur, il fut rendu à la liberté après le 9 thermidor. 11 publia en 1808 une Histoire de Fénelon , qui eut beaucoup de succès (3 vol. in-8, portés à 4 dans l'édition de 1817). Il la fit suivre bientôt après d’une Histoire de Bossuet (4 vol. in-8, 1814), qui ne fut pas aussi bien ac-

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