BEC
faveur auprès de Louis XIV et s’en servit pour pro- ,^ger les cens de lettres. H était de 1 Académie franç.
beaüvilliers (Paul, duc de), {ils du précédent, né en 1048, au château de St-Aignan, servit quelque temps dans les armées et se concilia 1 estime et l’affection de Louis XIV par ses vertus austères. Le roi le nomma, en 1685, président du conseil des finances, et lui confia l’éducation du jeune dauphin, duc de Bourgogne ; plus tard, il remit [également à ses soins le duc d’Anjou (Philippe V), "BEAU VAIS (J .-B.-Ch. -Marie de), bon prédicateur, l et le duc de Berri. Beaüvilliers s’adjoignit lénelon, né en 1731 à Cherbourg, mort en 1790, prêcha dont il devint l’ami ; et lorsque, par suite de que-
tiîement par les Anglais en 1443, et par Charles-le- Téméraire, 1472; elle fut sauvée la première fois par l’héroïque dévouement de Jean Lignière, et la seconde par le courage de Jeanne Hachette. 1 resq. détruite par un incendie en 1810. Pat. de Vincent de B., Villiers de Bile-Adam, Lenglet-Dufresnoy, Dubos. Restaut, Vaillant, etc.— L’arr. a 1 2 c. (Formery. .v'ivillers , Songeons, Marseille, Coudray, Auneuil, Noailles, Chaumont, Meru, Grandvilliers, j)lus Beauvais qui compte pour 2), 244 comm. et 132,3G9 hab.
longtemps avec un grand succès à la ville et devant la cour; fut nommé vers 1775 évêque de Sencz, se démit de son siège en 1783, et revint vivre à Paris, où il fut député aux états-généraux. On a de lui des sermons ainsi que des oraisons funèbres estimées, et qui occupent un rang honorable après les chefsd’œuvre de nos grands maîtres : on remarque surtout celle de Louis XV. Ses sermons ont été imprimés à Paris en 1806. 4 vol. in-12, par l’abbé Galard.
beauvais (Vincent de). Voy. Vincent.
BEAUVAISIS ou BEAUVOISIS, Bellovnci, partie fi. O. de l’ancien gouvernement de l’Ile-de-France, au S. de la Picardie et au N. du Vexin français, avait pour ch.-l, Beauvais, et pour villes principales Clermont, Liancourt, Fitzjames, Gerberoy, Bouffi ers, Beaumont. Il faitauj. partie du dép. de l'Oise.
BÉAUVAL (basnage de). Voy. basnage.
BEAUVARLET (Jacques-Firmin), graveur, né à Abbeville en 1731, reçu à l’Académie en 1765, mort en 1797; eut une grande vogue de son vivant ; on recherche encore ses gravures d’après Vanloo.
BEAUVAU, village du dép. de Maine-et-Loire, k 26 kit. S. E. d’Angers, dansuneèe//era//ee;370hab.; a donné son nom aux princes de Beauvau.
BEAUVAU (maison de) , ancienne et noble famille de l’Anjou, naturalisée depuis en Lorraine, et dont l’illustration remonte au xe siècle. Elle compte parmi ses membres des lieutenants-généraux, des maréchaux, des dignitaires de l’ordre de Malte, des ambassadeurs, des ministres, des prélats, des écrivains, etc. Nous citerons : Henri, baron de Beauvau, qui, à la fin du xvie siècle, combattit en Allemagne pour l’électeur de Bavière, puis contre les Turcs, et fut ambassadeur du duc de Lorraine à la cour de Rome : il a écrit une relation de ses campagnes, Nancy, 1619, in-4. — Marc de Beauvau, prince de Craon et du Saint-Empire, grand d Espagne, né en 1679, mort en 1754. Il fut gouverneur du duc François de Lorraine, depuis empereur, et admi nistra pour ce prince, avec titre de vice-roi, le grand-duché de Toscane. — Charles-Juste, duc de Beauvau et maréchal de France, né à Lunéville en 1720. Il entra comme volontaire au service de la France, se distingua sous les ordres du maréchal de Belle-Isle au siège de Prague en 1741 , commanda en chef les troupes envoyées en Espagne en 1762. et fut bientôt apres nommé gouverneur du Languedoc, puis de la Provence, il fut élevé au rang de maréchal en 1783, et entra au ministère en 1789 ; il mourut en 1793. Il était de BAcadômie française et de celle délia Crusca. — René-François de Beauvau, d’une branche cadette, né en 1664, mort en 1739. Il fut évêque de Bayonne, de Tournay, archevêque de Toulouse et de Narbonne. Il présida pendant vingt ans les états de Languedoc. Ou doit à ses encouragements la Description du Languedoc par les Bénédictins de St-Maur, 5 vol. in-fol.
BEAUV1LLE, ch.-l. de canton (Lot-et-Garonne), à 22 kil. N. E. d’Agen; 1,800 hab. 1
BEAÜVILLIERS (Franç. de), duc de St-Aignan
relies théologiques, l’archevêque de Cambray eut été disgracié , il ne craignit point de lui rester fidèle. Beaüvilliers. nommé en 1691 ministre d’état, donna au roi les conseils les plus sages, et fut d’avis de ne point accepter pour son élève le trône d’Espagne. 11 eut la douleur de voir expirer le duc de Bourgogne à la fleur de l’âge (1712), et survécut peu à un coup si cruel. Il mourut en 1714.
BEAUVOIR, ch.-l. de cant. (Vendée), à 50 kil. N. O. des Sables-d’Olonne, à 4 kil. de la mer; 2,000 hab. Jadis la ville était sur la côte même.
beauvoir-sur-niort , eh.-l. de cant. (Deux-Sèvres), à 15 kil. S. de Niort; 300 hab.
BEAUZÉE (Nie.), grammairien, né à Verdun en 1717, mort à Paris en 1789, fut professeur de grammaire à l’École militaire, et devint membre de l’Académie Française. Il fut chargé, après la mort de Dumarsais, de rédiger les articles de grammaire dans Y Encyclopédie. Ses principaux ouvrages sont : une Grammaire générale , 1767, 2 vol. in-8, et 1819, 1 vol. in-8, ouvrage profond, qui est le fondement principal de sa réputation , mais dans lequel on trouve une métaphysique quelquefois obscure et trop subtile ; une nouvelle édition des Sijnonymes de l’abbé Girard, augmentée, 2 vol. in-12; une. traduction de Salluste, 1770, et une de Quinte-Curce, 1789, estimées pour l’exactitude, Exposition abrégée des preuves historiques de la religion , in-12; une traduction de Y Imitation de Jésus-Christ, etc.
BÉBÉ, célèbre nain, dont le vrai nom était Nicolas Ferry, naquit dans les Vosges en 1739, et fut élevé à la cour du roi de Lorraine, Stanislas, dont il faisait l’amusement. Quand il naquit, il n’avait que 24 centimètres ; et lorsqu’il eut atteint toute sa croissance, à 15 ans, il ne dépassa pas 70 centimètres. Il mourut à 25 ans avec tous les signes de la vieillesse. Son intelligence était fort peu développée.
BEBEL ou BEBELIUS (IL), poète et érudit, professeur de belles-lettres à Tubingue, né en Souabe vers 1480, cultiva dans sa jeunesse la poésie latine avec un tel succès que l’empereur Maximilien IJui décerna la couronne de poêle lauréat; il s’occupa ensuite de recherches savantes sur les antiquités et l’histoire de l’Allenaugne. On a de lui : Facetiarum lib. III , 1506; Triumphus Veneris , Tubingue, 1508, petit poème souvent réimprimé; Opuscula, 1516.
UKB1R, ou Gradiska ottomane, ville forte de Croali<\ sur la Save, vis-à-vis du Vieux-Gradiska.
BEBRE, petite riv. de France, naît à St-Priestla-Prugne, baigne La Palisse, Jalligny, Dampierre, et se perd dans la Loire ; cours, 75 kil.
BEBRYCES, peuple très ancien de la Bithynie.Ils sont ainsi nommés, dit-on, de Bébryx, un de leurs premiers rois. — D’autres Bébryces habitaient fort anciennement les côtes méridionales de la Gaule depuis le Rhône. Ils furent resserrés dans la partie des côtes qui forme auj. le dép. de l’Aude. Ils sont les mêmes que les Ilelysices. Voy. ce nom.
BEC (le), bourg du dép. de l’Eure, sur la Hillea 17 kil. de Bernay, à 38 kil. N. O. d’Evreux; 7 OC
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ciAcrp'a M.1V1 a c,arnfre se signala aux hab. Jadis célèbre abbaye de Bénédictins, fondée
onnt L A l^an(i65^S en 1077 par IIerluin’ Tui en fut le premier abbé et
(loo.i) , . n°nmie ensuite ; qUi y eut pour disciples Lanfranc et Anselmede Caa- 11 jouit d une grande : torbéry. Le cloître du Bec sertaui. de haras royal.
contre les Frondeurs gouverneur le la Touraine.
BEC K — 187 — BEBE
beg-d’ambez. Voy. ambez.
BBCCARIA, famille de Pavie, était à la tête du parti gibelin dans cette ville aux xme et xive siècles, et avait pour antagonistes les comtes de Langusco, chefs du parti guelfe. Après de longues luttes, ils furent exterminés (1418) par le duc de Milan.
beccaria (César bonesana, marquis de) , célèbre publiciste, né à Milan en 1735, mort en 1793, publia, en 1764, un petit ouvrage qui a changé la face du droit eriminel en Europe, te Traité des délits et des peines; il y établissait les bases et les limites du droit de punir, et recommandait de proportionner la peine au délit, de supprimer les supplices barbares et de prévenir le crime plutôt que de le réprimer. En 1768, on créa pour lui à Milan une chaire d’économie politique où il professa avec distinction jusqu’à la fin de sa vie. Beccaria s’était proposé de rédiger un grand ouvrage sur la législation en général; mais, découragé par les attaques violentes dont son premier écrit avait été l’objet , il renonça à rien publier désormais. Ses leçons n’ont été imprimées qu’après sa mort, en 1804. Beccaria avait commencé à se faire connaître par une publication périodique analogue au Spectateur, intitulée le Café (1764-65), où il traitait, en société avec plusieurs amis, divers sujets de littérature et de philosophie. Les œuvres de Beccaria ont été publiées en 1821 à Milan, 2 vol. in-8. Le Traité des délits et des peines a obtenu un très grand nombre d’éditions ; il a été plusieurs fois traduit en français, d’abord par Morellet, 1766 ; puis par Chaillou de Lisy, 1773 ,* Dufey, 1810 ; Collin de Plancy, 1823. Ce petit ouvrage a été commenté par Voltaire , Diderot, Morellet, Brissot, Servan, etc. ;ces commentaires se trouventdans l’édit, donnée parEd. Gauthier, Par. 1823.
beccaria (le père J.-B.), savant physicien italien, né à Mondovi en 1716, mort en 1781, professa 5 Turin depuis 1748, et fit faire de grands pas à la science de l’électricité. Son principal ouvrage est un Traité de l' électricité artificielle, 1772, que Franklin lui-même fit traduire en anglais.
BECCLES ou BECKLES , ville d’Angleterre (Suffolk), sur le Wareney, à 19 kil. S. O. d’Yar- Enouth; 3,550 hab.
BECHER (J. -Joseph), médecin et chimiste allemand, né à Spire en 1628, mort à Londres en 1685, est le premier qui ait tenté de créer une théorie chimique; il chercha un acide primitif dont tous les autres ne fussent que des modifications, s’occupa beaucoup d’expliquer les transformations que subissent les métaux quand on les chauffe, et préluda ainsi à la doctrine du phlogistique de Stahl. Son principal ouvrage est Physica subterranea , Francfort, 1669, réimprimé avec un supplément de Stahl, Leipsick, 1735. il s’était aussi occupé de l’élude des tangues, et avait publié en 1661 Character p<’o notifia linguarum universali , espèce de pasigraphie.
BÉCHEREL, ch.-l. de cant. (llle-et-Yitaine) , à 20 kil. N. 0. de Rennes; 680 b. Ane. place forte. Près de Bécherel commencent les landes d’Evran
BÉCIIIN, ville de Bohème. Voy. tabor.
BECII-TAMAK (c.-à-d. les cinq embouchures ), contrée de la Grande - Kabardah , province de Russie, est arrosée par le Térek qui y reçoit la Malkha, le Bakzan, le Tchéghem, le Tchérek. Là était le gué principal par lequel les Icherkesses passaient jadis le Térek.
bech-tau (c.-à-d. les cinq montagnes) , les monts Hippiques de Ptolémée, portion la plus septentrionale du Caucase, se rattache par une chaîne de collines à la base de l’Elbourz, qui est à 110 kil. au S. On en tire les meilleurs chevaux teherkesses et abazes (d’où le nom de monts Hippiques, du grec hippos, cheval). Eaux thermales sulfureuses, les plus célèbres de la Russie.
BECK (Chrét.-Daniels), philologue, né à Leipsick
en 1757. mort en 1832, professa les langues grec que et latine, puis l’histoire, à l’université de Leipsick, et devint chancelier, doyen et recteur decet établissement. On a de lui des éditions estimées Re Pindare, d'Apollonius , d 'Aristophane , d’ Euripide une Histoire générale du monde, 4 vol. in-4, Leipsick ’ 1787-1810, et un Répertoire général de bibliographie 1819-1832 : c’est un des plus étendus nui existent.
BECKET (saint Thomas), archev. de Cantorbéry, né à Londres en 1119 d’une famille anglo-saxonne, sut gagner les bonnes grâces du roi Henri II, qui le nomma d’abord grand-chancelier et précepteur de son fils, et l’éleva ensuite (1162) au siège de Cantorbéry, auquel était joint le titre de primat. d’Angleterre. Mais Beckct eut bientôtde violents démêlés avec Henri II, et résista énergiquement à ce prince, qui voulait violerlesprérogatives de l’Église. Condamné à la prison sous un faux prétexte par le Parlement (1164), il se réfugia en France auprès de Louis VII. Rappelé enll70,il eut bientôtde nouv. démêlés avec Henri, et peu de mois après son retour, il fut tué dans son église même, au pied de l’autel, par quatre gentilshommes qui croyaient en cela se rendre agréables au roi, mais qui fur. désavoués. Le pape Alexandre III le canonisa comme martyr ; on Thon, le 29 déc. sous le nom de S. Thomas de Cantorbéry . Lorsque Henri VIII se fut séparé de l’Église , il raya son nom du calendrier.
BECKMANN (J.), professeur à l’université da Gœttingue, né dans le Hanovre en 1739, mort en 1811, a donné des manuels estimés sur l'Économie rurale, 1769; sur la Technologie , 1777; des fragments d’une histoire des découvertes dans les arts et métiers, 5 vol., 1780-1805, et diverses éditions et collections.
BÉCLARD (P.-Aug.), professeur d’anatomie à 1 a faculté de Paris, né à Angers en 1785, mort en , 1825, appliqua avec succès l’anatomie à la chirurgie, et se distingua par l’éclat de son enseignement. 11 a donné une édition de l'Anatomie de B'iehat avec notes et additions, 1821 ; des Éléments d' Anatomie, 1823, et des mémoires et articles dans divers recueils.
BÉDARR1DES, Biluritœ , ch.-l. de cant. (Vaucluse), sur l’Ouvèze, à 13 kil. K. E. d’Avignon > 1,975 hab.
BÉDARRIEUX, ch.-l. de cant. (Hérault), sur l’Orbe, à 31 kil. N. de Béziers; 8,929 h. Industrie variée : draps, étoffes de filoselle et de laine. Collé. .c
BEDE (S.) , dit le Vénérable, né en 672dansle comté de Durham, m. en 7 35, embrassa toutes les sciences de son temps, et fut l'homme le plus distingue de son siècle. 11 passa sa vie dans le monastère de Jarroxv, près de Durham, et refusa les propositions du pape Sergius qui l'appelait à Rome. 11 a laissé une foule d’écrits sur l’histoire, la rhétorique, la théologie et la philosophie. Ses principaux ouvrages sont une Histoire ecclésiastique de ï Angleterre, en 5 ilvres, et un Manuel de dialectique, qui fut une des bases de 1 1 scolastique. Ses œuvres ont été publiées à Paris, 15-14, 3 v. in-f., à Lond. 1544, 6 v. in-8°. Son surnom lui fut donné à cause de la vénération due à sa science et à ses vertus. On l’honore le 27 mai.
BÉDÉE, petite ville du départ. d'Ille-et-Vilaine, à 23 kil. 0. de Rennes; 2,000 hab.
BEDER, contrée de l’Inde. Voy. bider.
BEDFORD, ville d’Angleterre, ch.-l. du comté de Bedford, sur l’Ouse, à 31 kil. S. E. de Nortliampton; 7,000 hab. Belle église gothique; grande manufacture de flanelle, dentelles. Commerce de blé, houille, fer. — Il y a en Angleterre et aux Etats- Unis plusieurs autres villes de ce nom.
bedford (comté de) , un des comtés du centre de l’Angleterre, entre ceux d’Huntingdon , Cambridge, Hertford, Buckingham, Northampton ; 57 k. sur 35; 96,000 hab.; ch.l., Bedford. Collines. Céréales et légumes ; grande quantité de beurre pour Londres: dentelles, ouvrages en paille. — Les pre-
BEDO
mïers ducs de Bedford ont appartenu à la famille royale des Plantagenet ; l’un deux, Jean, duc de Bedford, fut régent de France pour Henri VI ( Voy . l’art, suiv.). Dans la suite le titre de due de Bedford passa dans la maison de Russell. Voy. russell.
BEDFORD (J. plantagenet, duc de), frère du roi Henri V, aida puissamment ce prince à conquérir la France, fut nommé régent de ce royaume à ia m. de sun frère, dont il proclama le fils (Henri VI) roi de France et d’Angi. à la fois (1422), vainquit à Cravant (1423), à Verneuil (1424), et fut un moment ■ maître de presque tout le roy.; mais la délivrance d'Orléans (1429), puis la défection du duc de Bourgogne (1434), mirent un terme à ses succès, et il se vit bientôt enlever la plus grande partie de ses conquêtes. Il mourut en 1435. C'était un des princes les plus accomplis de son temps; mais il ternit sa gloire par le supplice de Jeanne d’Arc.
BEDJAPOUR, vulgair. Y1SAPOUR, ville de l’Inde anglaise (Bombay), ch.-l. du district de Bedjapour, à 370 kil. S. O. de Bombay, par 16° 46’ lat. N., 73° 22 long. E. Jadis très grande et très riche; elle comptait près d'un million de maisons (^on l’a surnommée la Palmyre de l’Inde); auj. ce n’est qu’un immense amas de ruines, parmi lesquelles on remarque quelques beaux monuments : le makbara ou mausolée du sultan Mohammed -schah ; la Djema’mesdjid, superbe mosquée ; le mausolée du sultan Ibrahim II. Prise en 1G89 par Aureng-Zeyb.
bedjapour, vulg. viSAPOUR, région de l’Inde, bornée au N. par l'Aurengabad , au S. par le Balaghat, le Maïssour, le Kanara; à l’E. par le Rider et l’Huïderabad, et à l’O. par l’Océan Indien; 570 kil. sur 300; 7,000,000 hab. Ch.-l., Bedjapour. Côtes montagneuses; riv. import. (Krichna, Behma, Toumbaddra). Le Bedjapour est célèbre par ses richesses; il formait jadis un royaume mahométan important ; il a été au dernier siècle conquis par les Européens, et se divise aujourd’hui en Bedjapour anglais, B. portugais, B. tributaire des Anglais. Le B. portugais ne consiste que dans Goa, Villanova-de-Goa ou Pandjim, San-Pedro, les petites provinces de Bardes et Sulselle. Le B. angl., acquis en 1818, estdanslaprés. de Bombay, et forme 5 districts, dits Konkan sept., Konkan mérid. , Bedjapour, Anagoundi , Darouar. Le B. tributaire des Anglais se compose de 3 parties : 1° la principauté de Kolapour; 2° le roy. de Satarah ; 3° une province du roy. du Decan.
BEDLAM, célèbre hospice d’aliénés en Angleterre, hors des murs de Londres, au S. de la ville ; comme notre Bicêtre, il sert aussi de prison. La population de Bedlam ne consiste guère qu’en 400 aliénés et 60 criminels. Bedlam vient de Bethléem.
BEDMAR (Alphonse de la cueva, marquis de), cardinal, évêque d'Oviedo. Ambassadeur de Philippe III à Venise, il conspira contre celte république avec le gouverneur de Milan et le vice-roi de Naples. La conspiration fut déjouée, et Bedmar chassé de la ville, 1018. Il fut depuis gouv. de Flandre et évêque de Maiaga. 11 mourut en 1655. L’histoire de la Conspiration de Venise a été écrite par St-Réal.
Le tait de la conspir.,longt. contesté, est mis hors de doute par lesdocum. publ.par L.Ranke, Berl., 1831.
BEDNOR, ville de l'Inde angl aise (Madras), à 230 kil. N. O. de Seringapatnam , par 13° 50' lat.
N, 92° 46' long. E. Jadis grande et ch.-l. de tout le Kanara. Prise et reprise plusieurs fois.
BEDOUIN, b. de France (Vaucluse), à 13 k.'E. de Carpentras. Brûlé par le représentant Mai<rnet(1794).
BEDOUINS ou BEDAOU1S, Arabes répandus dans les déserts de l’Arabie, de la Syrie, de l'Égypte, du Maghreb, vivent en familles gouvernées par des Cheikhs, ou en grandes tribus que régissent des eimrs; élèvent des troupeaux, pillent les caravanes fc.i.- 7(Weurs , professent l’islamisme ou le wallonisme, Beaucoup d’entre eux sont nomades. Ils
DJkGA
sont aussi hospitaliers que voleurs. Les Bédouins ont été de temps immémorial le fléau des régions voisines du Bas-Euphrate.
BEDOYÈRE (la). Voij. labédoyère.
BEDRECHEYN, village de la Moyenne-Égypte (Ghyzeh), à 16 kil. S. de Ghyzeh, sur la rive gauche du Nil, prèsde l’emplacement de l'ancienne Memphis.
BÉDR1AC, auj. Casai Romanoou Cividale,\. de la Gaule Cisalpine, chez les Cénomans, entre Manloue et Crémone. Les troupes d'Othon y furent vaincues l’an 69 de J. -G. par celles de Vitellius, à qui celte victoire assura l’empire.
BÉELPHÉGOR. Voy. belphe'cor et baal.
BËELZEBUTH. Voy. belzebuth et baal.
BEER (Michel), poëte dramatique, frère du célèbre compositeur Meyer-Beer, néà Berlin en 1800. mort à Munich en 1833, était fils d'un riche banquier israélite. Il passa une grande partie de sa vie à Paris. 11 a composé djs poésies lyriques et. des tragédies, représ, avec succès à Munich : C tyiemnesire , les Fiancés d Aragon ( 1 823). le Paria ( 1 826), Slruensée, •son chef-d'œuvre (1827), Y Epée et la Main (1832).
REESKOW, ville des Etats prussiens (Brandebourg), sur la Sprée, à 29 kil. O. de Francfort-su rl’Oder ; 3,100 hab.
BEETHOVEN (Louis), célèbre compositeur, né en 1772 à Bonn, dans l’électorat de Gologne, mort en 1827, alla à Vienne se former sous Haydn, et devint l’égal de son maître. Il fut retenu à Vienne parles libéralités de trois princes qui lui assurèrent une pension de 4,000 florins. On lui doit la musique de Fidelio , l’ouverture de Coriolan ; mais il excella surtout dans lumus. instrumentale, et composa un grand nombre de symphonies, de sonates,de concertos, etc. On y admire un génie hardi et original. B. fut de bonne heure affligé d’une surdité qui le rendit morose.
BEFFROY DE RE1GNY (Louis-Abel) , dit le Cou sin Jacques, né à Laon en 1757, mort à Paris en 1811. est connu par un grand nombre de conceptions bizarres et originales, qui eurent un grand succès, entre autres les Lunes du Cousin Jacques , 1785-1791; le Testament du Cousin Jacques, 1795; Dictionnaire des hommes et des choses, 1800, dont la police empêcha la continuation. Il n’eut pas moins de vogue comme écrivain dramatique : il fit représenter Nicod'eme dans la Lune ; la Révolution pacifique, 1790; le Club des bonnes gens, 1791 ; la petite Nanette , 1797 , pièces de circonstance qui durent leur succès aux applications qu’on en fit aux événements politiques du temps. 11 composait luimême la musique de ses opéras.
BEFORT, ville d'Alsace. Voy. belfort.
BEG ou BEY, mot turc qui signifie prince ou seigneur. Ce titre avait jadis la plus haute importance ; c'était le seul litre d’un grand nombre de souverains turcomans et de khans tartarcs, et entre autres de Tanierlan; il n'est guère usité aujourd hui qu’après les noms propres pour indiquer un homme au-dessus du vulgaire, il n’y a plus debeys souverains que dans les Etats barbaresques : tels sont les beys de Tunis, de Tripoli. Dans la province d’Alger, il y avait avant l’occupation française un bey de Titterie et un bey de Conslantine qui étaient soumis «au dey.
BEG-BAZAR, ch.-l. du livah de Sultan Euni dang la Turquie d’Asie, à 80 kil. O. d Angora, sur l’idou- Sou, près de son confluent avec le Sakaria; 1,000 maisons. Chèvres cl moulons à long poil, conmis sous le nom d’angoras.
beg-cheher , ch.-I. d’un livah de même nom ( 1 urquie d Asie), h 93 kil. S. O. de Konieh, par 29° 20' long. E., 37° 38’ lat. N. ; sur le bord O. d’un lac dit austi Beg-Gheher, qui a 48 kil. de tour.
BEGA riv. de Hong l ie, tombe dans le Témes, à 42 kil. E. de Témeswar, après un cours de 80 kii.
— Le canal de la Bega commence à Krasso et tombe
BEHA — 189 — BEIR
près de Klek dans l’OE-Bega, après avoir traversé 170 kil. de pays.
BEGA (ce-), riv. de Hongrie, naît à 20 kil. S. O. de Lippa, parcourt les comitats de Témes, de Torontal, et se partage à Perlaszvaros en deux branches qui se perdent, l’une dans la Theiss, l’autre dans le Danube à Semlin. Cours, 170 kil.
BEGARD, ch.-l. de cant. (Côtes-du-Nord), à 13 kil. N. O. de Guingamp ; 3.503 hab.
BEGARDS ou BEGGHARDS , hérétiques du XIIIe siècle. Voy. turlupins.
bégards, religieux. Voy. béguins.
BEGEMBER ou BEGEMDER, contrée d’Abyssinie, à l’E. du lac de Dembea et à l’O. de l’Amhara, a 130 kil. de large.
BËGER ( Laurent ), archéologue, né en 1G53 à Heidelberg, mort à Berlin en 1705, bibliothécaire de Frédéric-Guillaume, électeur dé Brandebourg, a publié : Spicilegium aniiquilatis , Heidelberg, 1002; Thésaurus ex lhesauro Palaiino selectus, scu Gemmee y 1685; Thésaurus, sive Gemmœ , Nurnismaia, etc., 1696 et 1701; Regum et impcraiorurn romanorum Numismata , à Rubenio édita , 1710; Nu mismata pontijicum romanorum, 1703, etc.
BEGLERBEG, c’est-à-dire beg des begs , est le titre sous lequel on désigne en Turquie les gouverneurs-généraux des provinces. Ils ont sous leur dépendance les gouverneurs des eialcis et des livahs ou sandjaks, qui ne sont que pachas à deux queues ou à une queue, tandis que le beglerbeg est pacha à trois queues.
BÉGUELIN (Nicolas de), savant physicien, né en 1714 à Courtelari près de Bienne en Suisse, mort à Berlin en 1789, fut professeur au collège de Joachimstahl , puis soua-précepteur de Frédéric-Guillaume, depuis roi de Prusse. Il fut membre de l’académie de Berlin et en devint le directeur. Outre de savants mémoires lus à l’académie de Berlin sur des questions de physique et de philosophie, on a de lui le poème de Wilhelmine ou la Révolution de Hollande, Berlin, 1787.
béguelin (Jacques). Voy. wegelin.
BEGU1LLET (Edine), avocat et notaire à Dijon, mort en 1786, s’est surtout occupé d'agriculture. On a de lui : Des Principes de la végétation et de V agriculture, 1769, in-8; Mémoire sur la moulure économique, etc., in-8 ; Œnologie ou Traité de la vigne et des vins, 1770, in— 12 ; Traité de ta connaissance générale des grains, 1775, 3 vol. in-8. Il a aussi écrit sur l’histoire de la Bourgogne.
BÉGUINS, BÉGUINES. On a donné quelquefois ce nom aux religieux des deux sexes du tiersordre de Saint-François. On les appelait aussi Béyards e t Régardes. — On donnait encore le nom de Béguines à des filles ou veuves qui , sans faire de vœux, se réunissaient pour vivre dans la dévotion. Ces communautés, qui remontent au xne siècle, ont été ainsi nommées, suivant Moréri , de Lambert Begg ou le Bègue, prêtre liégeois, leur fondateur (1170); suivant d’autres, de sainte Bègue, sœur de sainte Gertrude. On fait enfin dériver ce nom du mot allemand beggen, demander, prier, il y a encore en Allemagne et dans les Pays-Bas des maisons appelées béguinages , où vivent ces religieuses.
BEGYG, ville de la Moyenne-Égypte, à 4 kil. E. de Mcdynet-el-Fayoum. On y voit un bel obélisque en granit venant des ruines d’Arsinoé, ce qui a fait penser que celle ancienne ville s’était étendue jusque-là.
BEI1ADER-KHAN, sultan de la dynastie mogole, descendant de Gengis-Khan, né en 1292, monta sur le trône de Perse en 1317 ; il se laissa gouverner par ses femmes et ses favoris, combattit les Usbcckâ, et mourut en 1335. En lui finit la dynastie mogole en Perse. — (Hussein). Voy. Hussein.
BEHAiM (Martin), cosmographe et navigateur,
né à Nuremberg en 1436, se mit au service du Poiv tugal, et accompagna, en 1484, Diego Cano, qui faisait un voyage de découvertes autour de l’Afrique De retour à Nuremberg (1492), il fit un globe terrestre qui représente l’état des connaissances géographiques à cette époque. On a prétendu, mais à tort , qu’il avait eu connaissance du Nouveau- Monde avant Colomb. M. de Murradonné la description du globe de Behaim (trad. en franc, par Jansen, à la suite du voyage de Pigafelta, Paris, 1802). Ghill.iny a donné sa Vie, Nuremberg, 1855.
BEHAR, province de l’Inde. Voy. bahar.
BEHEMOTH, animal mystérieux dont parle Job (xl, 10). Les rabbins rapportent sur lui des choses merveilleuses, et prétendent que le Béhémoth est réservé pour le festin des élus, qui aura lieu à la fin du monde. Voy. Léviathan.
BEHN (Aphara), poétesse anglaise, née à Cantorbéry vers 1640, morte en 1689, suivit son père à Surinam, où il allait en qualité de gouverneur, et inspira une vive passion à un prince indigène nommé Oronoko, dont elle raconta depuis les aventures dans un roman qui porte ce nom. De retour en Angleterre, elle épousa un négociant hollandais nommé Behn ; séjourna quelque temps à Anvers, où elle découvrit le projet formé par les Hollandais de brûler la flotte anglaise dans la Tamise; puisse fixa à Londres, où elle cultiva la poésie avec un médiocre succès, et travailla pour le théâtre. Elle prenait le nom d’Astrée dans ses compositions poétiques. On lui reproche une grande licence dans ses écrits comme dans sa conduite.
BEHRING ou BERING (Vital), navigateur danois, entra au service de la Russie, et fut chargé par Pierre-le-Grand en 1725 d’un voyage de décou vertes sur les côtes du Kamtchatka. 11 s’assura que l'Asie et l’Amérique forment deux continents séparés en découvrant le détroit qui porte son nom (1 728). 11 entreprit en 1741 une nouvelle expédition, et mourut de maladie près des côtes du Kamtchatka, dans la petite île qu’on a nommée de là île de Behring.
BEHRING (détroit de) , à l’extrémité N. E. de l’Asie, sépare ce continent de l’Amérique, et l’Océan Glacial arctique de l’Océan Pacifique ; il a 88 kil. de large. Il fut découvert et franchi pour la première fois par Behring et Tchirikov en 1728.
Behring (île de), dans l’Océan Glacial arctique, par 162° 30 -164° long. O., 54° 4’ -55° 38’ lat. N. Environ 120 kil. de long et 40 de large. Stérile et déserte. Découverte en 1741 par Behring, qui y mourut.
behring (mer de), partie de l'Océan Pacifique qui s’étend de 160° E. à 160° O. pour la long. , et de 52° à 66° N. pour la lat., entre le Kamtchatka à 10., l’Amérique à l’E. et les îles Aléoutes au S.; 2,G00 kil. de long.
BEI LAN , ville de Syrie , à 13 kil. S. de Skanderoun, par 33° 57’ long. E.,36° 30’ lat. N., presque sur la cime d’une haute mont. ; 5,000 maisons. Sources nombreuses.
BEINAG, ch.-l. de cant. (Corrèze), à 15 kil. E. de Brives; 1,500 hab.
BEI NE, ch.-l. de c (Marne), à 12 k. de Reims.
BEI RA, prov. du Portugal, bornée à l’O. par l'Atlantique , et à l’E. par T Espagne et les provinces Tra- l)ouro-e-Minho , T ras- os— Montes, Estramadure portugaise, Alentejo ; 240 kil. sur 135; 925,400 hab.; capitale, Goïmbre. Riv., le Tage, le Douro, la Youga, le Moudego. Salines importantes. Sol fertile; céréales, maïs, bons fruits, etc.; peu d’agriculture. Le Beira se divise en 11 comarques, qui portent les noms de leurs ch.-l.: Goïmbre, Arganil, Aveiro, Feira, Viseu, Lamego, Pinhel Trancoso, Guarda, Linharcs, Castello-Branco,
BE1RAKTAR (Mustapha), grand-visir de Turquie
ÜliLA — 190 - BELF
en 1 809 , voulut introduire dans l’armée turque l’organisation et la discipline européenne. Il excita par là de vifs mécontentements, qui éclatèrent par une insurrection terrible. Se voyant au moment de tomber entre les mains des insurgés, il se fit sauter avec la partie du palais qu’il habitait.
BEIRAM. On nomme ainsi deux fêtes des Musulmans. On distingue le Grand-Beïram, qui se célèbre le 10' jour du dernier mois de l’année , en commémoration du pèlerinage de la Mecque que tout Musulman doit faire dans ce mois, et le Petil-Beïram qui tombe le 1er de la lune de Gliaval et met fin au jeûne du Ramazan. L’année mahométane étant lunaire et beaucoup plus courte que la nôtre, il est impossible d’assigner d’une manière fixe l’époque de ces 2 fêtes. Pendant le Petil-Beïram, le grandseigneur distribue des faveurs et fait des largesses.
BEIROUT. Voy. bairout et béryte.
BEIT-EL-FAKAH , ville de l’état de Sana (Yémen), à 133 kil. N. de Moka, par 40° 30’ long. E., 14° 31’ lat. N.; 4,000 habitants. Entrepôt du café des environs. Plusieurs puissances européennes y ont des résidents. — 11 ne faut pas la confondre avec Beit-el-Toba , qui est aussi dans l’Yémen, mais à 160 kil. N. O. de Sana.
beit-el-ma, village de Syrie (Alep), sur l’Aasi, à 8 kil. S. d’Antioche, occupe en partie l’emplacement du célèbre faubourg Daphné d’Antioche.
BÉJA, Pax Julia, puis Pax Augusta, ville de Portugal (Alentejo) , à 133 kil. S. E. de Lisbonne, 5,500 hab. Évêché. Fort, bâti par le roi Denis; cathédrale, antiquités , etc. Les environs offrent un pays délicieux et de riches plantations d’oliviers.
BÉJAR, ville d’Espagne (Salamanque) , à 70 kil. S. de Salamanque, sur le versant E. de montagnes du même nom. Eaux minérales.
BÉJAR (SAN-ANTONIO DE). Voy. SAN-ANTONIO.
BEKES, ville de Hongrie, ch.-l. d’un comitat de même nom, à 16 kil. N. O. de Gyula, par 18° 47’ long. E., 47° 47’lat.N.; 11,500 hab. Ville grande, commerçante, et jadis forte. — Le comitat est situé entre ceux de Bihar, Arad, Csanad, Csongrad, Hevesch et la Grande-Cumanie.
BEKKER (Balthazar), né à Metslawier dans la •Westfrise, en 1634, mort à Amsterdam en 1688. fut pasteur dans différentes églises de Hollande, et se vit persécuter pour ses opinions philosophiques et religieuses. Ses principaux ouvrages sont: le Monde ensorcelé , 1691, traduit en français, 1694, dans lequel il réfute l’opinion vulgaire sur l’influence du démon: Recherches sur les comités, 1683, où il combattit , comme Bayle, le préjugé relatif à l’influence maligne des comètes; il écrivit gussi en faveur de la philosophie de Descartes, 1668.
BEL. Voy. baal et bélus.
BELA, ville du Béloutchistan, dans le Lous, dont elle est le ch.-l., à 200 kil. N. O. d’IIaïder-Abad , par 64° 10’ long. E., 26° 11’ lat. N., sur un rocher qu’arrose le Pourali. Le tiers des habitants sont Hindous.
BELA I, roi de Hongrie, 1061-63. Ce fut sous son règne que la religion chrétienne s’introduisit ou plutôt s’affermit en Hongrie [Voy. Etienne I).
bêla il , surnommé i Aveugle, parce que le roi Coloman , son oncle , lui avait fait crever les yeux dans sa jeunesse, fut appelé à la couronne en 1131, après la mort d’Etienne II, son cousin ge.vmain; s’abandonna aux excès du vin, et mourut d’hydropisie, en 1141.
bêla iii, succéda à son père, Étienne III, 1173, et ■se signala par son intégrité et sa justice. Il mourut en 1196. Il avait épousé une sœur de Philippe- Auguste, roi de France.
bêla iv, fils d’André 11, lui succéda en 1235. Les Tartares ayant ravagé ses étals, il se réfugia en Daluiatie, il fut rétabli sur le trône en 1244, par
les chevaliers de Rhodes. Il employa le reste de wn règne à rebâtir les villes et les églises ruinées par les Tartares, et mourut en 1270.
DELABRE, ch.-l. de canton (Indre), à 11 kil. S. O. du Blanc; 900 hab. Aux environs sont 2 forges considérables.
BELAD-EL-BJÉRID. Voy. bilédulgérid.
RELAIA ou B1ELAIA, c.-à-d. blanche, riv. de la •Russie d’Europe (Orembourgl, naît dans les monts Durais, coule au S., puis au N.; reçoit l’Oufa, puis après de nombreux détours tombe dans la Kama cours, 930 kil,
BELASORE, ville de l’Inde. Voy. baLaSORE.
BELASPOUR, ville de l’Inde. Voy. greroual.
BELBÉYS, ville de la Basse-Égypte, à 48 kil. N. «E. du Caire, sur la rive droite de l’ancienne branche pé~ lusîaque duNil, par 29° 13’ long. E., 30° 24’ lat. N.; 5,000 hab. Jadis fortifiée. Bonaparte fit réparer ses fortifications. Ch-1. delaprov. de Charqyeh.
BELBO, riv. des Etats sardes, naît entre Ceva et Millesimo, coule au N. E., passe à Nizza, et tombe dans le Tanaro ; cours, 80 kil.
BELCAIRE, ch.-l. de canton (Aude), à 33 kil. S. O. de Limoux; 1,000 hab.
BELCHITES, ville forte d’Espagne, à 32 kil. S. E. de Saragosse. Prise par Suchet qui y fit 4,000 prisonniers.
BELEM, faubourg de Lisbonne, sur la droite du Tage. On y remarque la tour de Belem et un beau palais des rois de Portugal ; 5,000 hab.
belem ou para, ville de Brésil, sur le Tocantins, par 50° 53’ long. O., 1° 50’ lat. S. Ch.-l. de la vaste province de Para; évêché. Citadelle, château-fort, quelques beaux bâtiments. Exportation de riz, cacao, drogueries, etc., pour l’Europe. Cette ville, qui possédait près de 20,000 hab. avant 1834 , a été réduite par les malheurs de la guerre à moins de 6,000 hab.
BÉLÉNUS, divinité principale de quelques cantons gaulois et germains, et surtout de l’Illyrie, delà Pannonie et du Noricum; on croit que c’est Apollon ou le Soleil.
BELENYÈS, ville des États autrichiens (Hongrie), dans le comitat de Bihar, à 44 kil. S. E. de Gross- Vardein ; 5,000 hab.
BÉLÉSIS, prêtre chaldéen, se révolta avec Arbace, contre Sardanapale, roi d’Assyrie, vers 759 av. J.-C. et détrôna ce prince. 11 fut nommé roi de Babylone cl régna jusqu’en 747. Il eut pour successeur Nabonassar.
BELESTAT, bourg du dép. de l’Ariége, sur le Lers, à 21 kil. S. de Mirepoix; 1,200 hab. Près de là est la source intermittente de Frontestorbe.
BELEV, ville de la Russie d’Europe (Toula), à 130 kil. S. O. de Toula, sur l’Oka; 5,000 habitants. Commerce considérable.
BELFAST, ville d’Irlande (Antrim), à 22 kil. S. E. d’Antrim, à 135 kil. N. de Dublin, à l’embouchure du Lagan ; 120,000 îab. Evêché; ville belle et bien bâtie. Deux belles églises; bibliothèque publique ; établissements d’instruction et de bienfaisance. Grandes manufactures de toiles de lin et étoffes de coton , verreries , vitriol , etc. Chantiers de construction. — Il y a deux villes de ce nom en Amérique : l'une dans les États-Unis (état du Maine);
4 ,000 habitants : l’autre dans la Nouvelle-Bretagne (île du Prince-Édouard); 3,000 habitants.
BELFORT ou BÉFORT, ch.-l. d’arr. (II.-Rhin), sur la Savoureuse, à 71 kil. S. O. de Colmar; 5,687 hab. Belfort est à la base d’un roc fortifié par Yauban et que couronne un château plus ancien que la ville. A quelque distance est la tour de la Miolte. Collège. Industrie : papeterie, chapellerie, brasseries, tanneries , forges , etc. Commerce de grains, vins, eaux-de-vie , horlogerie , métaux , etc. Cédée à la France par l’Autriche en 1648. — Une des conspirations qui eurent lieu soûls la Restauration est connue