CASSES
BELLONE, déesse de la guerre, sœur ou femme de Mars, était fille de Phorcys. Elle attelait les chevaux du dieu Mars lorsqu’il partait pour la guerre. Les poètes la dépeignent courant parmi les combattants, les cheveux épars, le feu dans les yeux, et faisant retentir dans les airs son fouet ensanglanté; on lui donne aussi pour arme un fléau, ou une verge teinte de sang.
BELLORI (J.-P.), antiquaire, né à Rome en 1615, mort en 1696. Ses principaux ouvrages sont : Vies des peintres , architectes et sculpteurs modernes , Rome, 1672, in-4°, en italien ; Antiche lucerne sepolcrali, figures, 1694, in-l’ol. ; Gli antichi sepolcri , 1699, in-fol., Lcyde, 1728, in-fol. ; Veteres arcus Auguslorum , Leyde , 1690, in-fol.; Admiranda Romæ antiquœ vestigia, Rome, 1693, 2 vol. in-fol.; la Colonna Antoninianu , in-fol.; Pilture antiche delle grotlidi Borna e delsepolcro de Nasoni, Rome, 1706, in-fol.; Imagines veterum philosophorurn , Rome, 1686, in-fol., etc.
BELLOVACI, peuple de la Belgique 2e, entre les Ambiani, les Silvaiiectes, les Viducasses, etc., occupaient à peu près le Beauvaisis. — On donnait encore ce nom au chef-lieu des Bellovaci, nommé aussi Cœsaromagus, auj. Beauvais.
BELLOVÈSE, chef gaulois, neveu du roi Ambigat, franchit les Alpes vers 587 av. J.-C., s’empara de la contrée qui prit depuis le nom de Gaule Cisalpine, et jeta les fondements de Milan ( Mediolanum ).
BÉLLOY ( P.-Laur. buirette de ) , auteur tragique, né à Saint-Flour en 1727, mort à Paris en 1775. Destiné par sa famille au barreau, il le quitta pour se livrer à sa passion pour le théâtre, se fit acteur, et joua avec succès dans les cours du Nord, surtout à Pétersbourg. Il travaillait en même temps pour la scène, et fit représenter, à son retour en France, plusieurs tragédies, dont la principale, le Siège de Calais (1765), eut un succès prodigieux. Ses autres pièces sont Titus, Zelmire, imitée de Métastase, Gaston et Bayard, Gabrielle de Vergy. Pierre-le-Cruel. On a publié ses Œuvres en 1779.
6 vol. in -8. De Belloy est loin d’égaler nos* grands maîtres, mais ses pièces offrent du mouvement et de l’intérêt; en outre, il a le mérite d’avoir le premier traité des sujets nationaux.
belloy (J.-B. de), cardinal, né en 1709, mort eu 1808, fut d'abord évêque de Marseille; devint, à
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l’époque du concordat, archevêque de Paris, et fut nommé cardinal l’année suivante.
BEI .LUNE, Belunum, ville du roy. Lombard- Vénitien (gouvernement de Venise) , ch.-l. d’une délégation de même nom, sur la Piave, à 51 kil. N. de 1 révise; 7,650 hab. Aqueduc, bibliothèque publique. Industrie : soieries et ouvrages en paille tanneries, etc. Commerce de bois, vin, fruits.
BELLUNE (duc de). Voy. Victor (le maréchal).
BELMONT, ch.-l. de cant. (Aveyron), à 19 kil S. O. de Sainte-Affrique ; 1,500 hab.
BELMONT, ch.-l. de cant. (Loire), à 25 kil. N E de Roanne ; 2,400 hab.
BELMONTE ville du roy. de Naples (Calabre
C K S* d.e PaoIa; 3’040 Bab.
BELON (1 .) , naturaliste français du xvi* siècle, né dans le Maine vers 1518, obtint la protection du cardinal de lournon qui lui fournit les moyens de voyager; visita, outre les principaux états européens, la Grèce, la Palestine, l’Égypte et l’Arabie, et donna à son retour une relation de ses Observation* en Grèce, en Asie , etc., Paris, 1553. 11 a aussi laisse des ouvrages fort estimés sur YHisioire naturelle des Poissons, 1551; sur celle des Oiseaux, 1555 avec des gravures fidèles. 11 périt en 1564, assassiné par
1®. boiâ de BouI°{-rne, près de Paris.
BELOI OL1E, ville de la Russie d’Europe (Cliar- ^ l2 kil. N. O. de Soumy; 1 1,000 hab.
BELOi (mad. Octavie), née Guichard, et femme en œcondes noces du président Durey de Meynières, naquit en 1719, et mourut en 1805. Elle se fit connaître par la traduction de plusieurs romans anglais et par les Réllexions d'une Provinciale , au sujet du discours ue J. -J. Rousseau Sur V inégalité des conditions , 1756, in-8. Elle publia ensuite des Observations sur la noblesse ei le tiers-état, Amsterdam , 1758, in— 1 2 , et Y Histoire de la dynastie des Plantagencts et des Tudors, traduites de Hume.
BEMB
BELSUNCE DE CASTEL MORON (IL Fr.-Xavier DE), célèbre évéque, néen 1 671 dansle Périgord, mor.
fni 7no5 entra dan*s ^rdredes Jésuites, et fut promu en 170. au siégé de Marseille, qu’il ne voulut jamais quitter, même pour un poste plus élevé. Pendant la peste qui désola Marseille en 1720 et 1721, il se signala par son zèle à secourir les malades et par son courage héroïque. Dans les querellesque suscita le jansénisme, il se prononça avec force contre la nouv. secte et s’attira par làdevifsdémôlésavecleparlementd’Aix, On a de lui des Instructions pastorales et quelques autres écrits, recueillisparl’abbéJautTret (1822). — Millevoye a chanté son dévouement dansle poème de Belsunce. Marseille lui a récemment érigé une statue (1853).
BELT , nom commun à deux détroits de l’archipel Danois : le Grand-Belt, qui sépare les îles de Fionie et de Seeland ; le Petit-Bell, entre l’île de Fionie et la côte du Julland; tous deux unissent le Cattégat et la mer Baltique. Ils gèlent quelquefois; en 1658, le roi de Suède Charles-Gustave traversa le Grand-Belt sur la glace avec son armée pour aller assiéger Copenhague.
BELUS, roi d’Assyrie, conquit la Babylonie sur les Arabes, et régna 27 ans, de 1993 à 1966 avant J.-C. 11 eut pour lils Ninus, qui le lit mettre au rang des dieux. — Un autre Bélus, père d’Egvptus, de Danaüs et de Céphée, régnait en Phénicie vers l’an 1500 av. J.-C. — Voy. baal.
BELVÉDÈRE , c’esi-a-dire belle vue, pavillon au Vatican, élevé par Bramante, et enrichi por Pie VI des chefs-d’œuvre de l’art. On y admire , entre autres statues antiques, Y Apollon dit du Belvédère.
belvédère, ville du roy. de Naples (Calabre) , à 32 kil. N. O. de Paola ; 4,600 hab. Mines de sel.
BELVEZ, ch.-l. de canton (Dordogne) , à 21 kil. S. O. de Sarlat; 2,513 hab. Huile de noix.
„ - - - - - v»v» .. uuic. BELZERiiTH , divinité ou idole des Aecaronites.
BELOUR ou BOiJIR . chaîne de mont, de l’Asie I peuple philistin, est qualifié dans la Bible de prince centrale, part de 1 liiiulou-houch vers 35° lat. N., des démons. Son nom veut dire Dieu chasse-mou ■ 87° long. E. , et joint vers 48 lat. N. l’Oulouk -tag .*clie, mais on ne connaît pas ses vraies attributions après avoir séparé le Turkestan indépendant de r/ -u 1 J- - ^ i.
1 empire chinois. Son versant occid. donne naissance au Djihoun. Son point principal ou nœud est par
68° 28’ long. E., 43° 10’ lat. N. — On nomme aussi Belour la région environnante.
BELOUTCH1STAN , contrée de l’Asie, dans la région persique, s’étend de 5G° à 66° long. E. et de 25° à 30° lat. N., est bornée h l’O. par l’Iran, à l’E. par la principauté de Sindhy et le roy. de Lahore, au N. par le roy. de Kaboul, au S. par la mer d’Oman; 1,200 kil. sur 760. On la divise en six parties : Saraouan , Djalaouan , Katch-Gandava, Lous, Mekran et Kouhistan ; on peut y joindre le désert d£ Beloutchistan. Sol varié ; peu d'eau ; au N., fruits, garance, coton, indigo. Les habitants sont nommés Béloutehis. — Le Béloutchistan , après avoir successivement fait partie de l’empire de Perse, de l’Inde, puis enfin du roy. de Kaboul, se rendit indépendant au xvmesiècle et forma un seul état fédéral divisé en une foule de khanats qui reconnaissaient la souveraineté de celui de Kélat. Ce lien de vassalité s’est relâché depuis 1795, et le khan de Kélat ne possède plus que le district de Kélat dans le N. du Saraouan, et le pays d’Harrand- DaYel dans la partie basse du Kalch-Gandava (ce dernier est enclavé dans l’Inde). Kelat, dansle Saraouan, était autrefois la capit. de tout le Beloutchistan; auj. il n’y a pas de capitale.
BELPECH, ch.-l. de cant. (Aude), à 22 kil. S. O. de Castelnaudary ; 2,200 hab.
BELPER, ville d’Angleterre (Derby), sur le Derwent, à 11 kil. N. de Derby; 7,300 hab.
BELPHÉGOR, divinité des Moabites, qui présidait aux plaisirs licencieux et éiait représentée sous une figure obscène.
BELZ, ch.-l. de c. (Morbihan), à 18 k. d’Auray.
BELZONi (J.-B.), voyageur italien, né à Padoue en 1778, avait d’abord été élevé pour l’état religieux. il vint en Angleterre en 1803, et s’engagea comme acteur au théâtre d’Astley. Après un séjour de neuf années, il quitta Londres pour se rendre en Égypte, et exerça d’abord à Alexandrie la profession de danseur; ayant gagné la bienveillance du pacha, il parvint à faire ouvrir les pyramides de Ghizeh, celle du roi Chéphrem et plusieurs tombeaux à Tltèbes. 11 fit transporter de cette dernière ville à Alexandrie le fameux buste de Jupiter Ammon, aujourd'hui conservé au musée britannique. 11 parcourut ensuite les côtes de la mer Rouge, visita Bérénice, découvrit les mines d’émeraudes de Zoubara (ou Zabara), et pénétra jusqu’à l’oasis d’Ammon. 11 écrivit en anglais la Délation de ce voyage et le résultat de ses découvertes, Londres, 1821, avec atlas. En 1823, il entreprit un second voyage pour visiter le royaume de Bénin et l’Abyssinie; mais la mort le surprit à Gata, sur la roule de Bénin.
BELZUNCE. Voy. belsunce.
BEMBO (Pierre), cardinal et célèbre écrivain, d’une famille patricienne de Venise, né en 1470, mort en 1547, se distingua dès sa jeunesse par son esprit, et jouit de la faveur des princes de Ferrare et d’Urbin, ainsi que de celle du pape Léon X et de ses successeurs. Léon X le prit pour secrétaire et lui donna de riches bénéfices. Paul III le nomma cardinal (1539). li fut aussi bibliothécaire de la bibliothèque de Saint-Marc à Venise. Bembc n’est pas moins célèbre par sa galanterie que par son esprit ; il savait unir les plaisirs aux affaires : avant d’être ordonné il avait eu plus, enfants d’une