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fds d’un tailleur et exerça longtemps lui-même à 1 ondres la profession de cordonnier. Au milieu a! travaux de son état, il trouvait le temps de se livrer à la poésie, et il composa vers 1798 un poème qui eut beaucoup de succès, le Garçon de firme* dans lequel il décrit les travaux de la campagne. On a en outre de lui des contes, ballades et chanta
de campagne, 1802. , . nA
BLOUNT (ClMirles), célèbre déiste anglais, né en 1654, mort en 1693, excita de grands scandales par l’impiété de ses écrits. Les principaux sont : Anima mundi ou Exposé des opinions des anciens sur l âme humaine après la mort , 1679; la Vie d'Apollonius de Tijancs , traduite de Philostrate, avec des notes qu’on accusa d’impiété, 1680; Origine de l' idolâlne, 1680; Religio laïci, 1683; les Oracles de la Raison, 1693, posthume; Manuel des Déistes, 1/05. Etant devenu veuf, il rechercha la sœur de sa femme, et se tua de désespoir parce qu’il ne pouvait obtenir sa main. — Son père, sir Henri Blount, 1602-1682, avait publié un Voyage en Turquie et composé des comédies. — Son frère, Thomas Pope Blount, commissaire des comptes à la chambre des communes, est auteur d’un ouvrage curieux, Censura celebrio rum auclorum , Londr., 1690.
BLUGHER, prince de Wahlstaedt, général des armées prussiennes, né à Rostock en 1742, fit se3 premières armes sous Frédéric-le-Grand, et fut nommé lieut.-génér. en 1801 par Frédéric-Guill. III, Il prit part aux guerres de la révolution et des premiers temps de l’empire, éprouva plusieurs écliccs, et fut même fait prisonnier à Lubeck (1806). Chargé en 1813 du commandement des armées prussiennes, il se battit courageusement à Lutzen et à Bautzen, et remporta sur les généraux français Macdonald et Sébastiani la victoire de la Katzbach (26 août 1813). Il contribua beaucoup à la victoire de Leipsick, entra un des premiers en France, et gagna à Laon une bataille qui influa puissamment sur le sort de la campagne. Lors du retour de Napoléon, il reprit les armes et décida le gain de la bataille de Waterloo par son arrivée inopinée. Il se retira ensuite du service, et mourut en 1819. Blücher se montra toujours ennemi implacable des Français ; il leur fit tout le mal qu’il put : pendant son séjour à Paris, ii avait donné l’ordre de faire sauter le pont d’Iéna.
BLUMENBACII (Jean-Frédéric), célèbre naturaliste, né à Gotha le 11 mai 1752, mort en 1840, fut reçu médecin à 21 ans, enseigna de bonne heure les sciences naturelles à Gœtlingueet devint bientôt un des savants les plus distingués de l’Allemagne. 11 s’est spécialement occupé de l’histoire physique de l’homme, et a publié sur ce sujet : De generis humani varielale naliva, Gœltingue, 1775 et 1794, in-4 ; Décades VIII craniorum diversarum gentium, Gœtt., 1790-1808 , in-4, comprenant 80 figures. Il partage le genre humain, d’après les conformations diverses du crâne, en cinq races distinctes : la caucasienne, la mongole, la nègre, l’américaine et la malaise. 11 a laissé aussi de nombreux travaux, soit sur l’anatomie comparée : Spécimen physiologies comparâtes inter anirnantia calidi ac frigidi sanguinis, vi vipara et ovipara, Gœtt., 1787 et 1789, in-4 ; Manuel d'anatomie comparée, Gœtt., 1805 et 1815, in-8, soit sur la médecine : Jnlroduclio ad hisloriam medicincc litterariam, Gœtt., 1786, in-8 ; Inslitutiones physiologicœet pathoiogicœ, Gœtt., 1787 et 1798,2 vol. in-8;
cîe, attaché à Richard-Cœur-de-Lion, roi d’Angle- Bibliothèque médicale, 1793-1795,3 vol. in-8; et un
terre, et son confident, est célèbre par sa fidélité. Après de longues recherches, il découvrit, dit-on, la prison où Léopold 1, duc d’ Autriche, avait renfermé le roi anglais. Ce fut en chantant une romance qu’il avait composée avec ce prince qu’il s’en fit reconnaître. On a encore de lui 30 chansons.
BLOOMMELD (Robert), poêle anglais, né dans le comté de Suffolk en 1768, mort en 1823, était
Manuel d'histoire naturelle, très estimé, qui a été trad.eu fr.par S. Artaud, Metz, 1803. Blum. était as socié de l’Institut. M. Flourens y a lu son Éloge, 1847 BLYTIIE, ville d’Angleterre (Northumberland)’ sur la mer du Nord, à 1 1 kil. S. E. de Morpeth ? 1,800 hab. Sel, houille. Port pour les petits navires BOABDIL ou ABOU-ABDALLAH , dernier roi maure de Grenade, fils de Mulci-IIasseni, se révolta
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contre son père en 1481, le chassa de sa capitale et prit le litre de roi ; ce malheureux père en mourut de douleur. Boabdil fut vaincu et fait prisonnier par les troupes réunies de Ferdinand d’Aragon et de la reine Isabelle de Castille ; il n’obtint la liberté qu’en se reconnaissant vassal du vainqueur. La division s’étant mise entre ses sujets par suite de ce traité honteux, Ferdinand profita de cet état de troubles pour assiéger Grenade, et s’en empara bientôt (1492). Boabdil, détrôné, passa en Afrique, et se fit tuer en combattant pour le roi de Fez contre celui de Maroc.
BOADICÉE, reine des Icènes, peuple puissant de la Bretagne (Angleterre), se révolta contre les Romains qui avaient envahi ses états, et leur tua près de 80,000 hommes. Vaincue par le gouverneur Suétonius, elle s’empoisonna, l’an 61 de J.-C.
BOAISTUAU (Pierre), dit launay, compilateur, né à Nantes vers 1500, mort à Paris en 1566, a publié: Histoire des amours fortunés, Paris, 1558; Histoires tragiques, traduites de l’italien de Bandello ; Histoires prodigieuses , extraites de divers auteurs, 1561, in-8, etc. Ces deux derniers ouvrages ont été continués et augmentés par Belleforest.
BOAN1POUR, ville de l’Inde anglaise (Calcutta), à 42 kil. S. O. de Pornch. Grande foire à la fCte de Nekmorden, saint mahométan ; il y vient 100,000 personnes, et il s’y fait pour 3 ou 400,000 roupies d’affaires.
BOATES, petit peuple de l’Aquitaine, habitait les environs de la Teste-de-Buch (dép. des Landes).
BOAVISTA (île), c.-à-dire Boutie Vue, la plus orientale des îles du Cap-Vert, et la plus grande après Santiago, a 80 kil. de tour; 8,000 hab. ; 25° 6’, long. O. 16° 31’ lat. N. Coton, indigo.
BOBBIO, ville des États sardes, sur la Trebbia, à 59 kil. N. E. de Gênes; 3,600 hab. Ch.-l. d’une intendance de la prov. de Gênes. Cédée par l’Autriche au roi de Sardaigne en 1743. — Bobbio doit son origine à un célèbre monastère qui y fut fondé en 612 par St-Colomban, abbé de Luxeuil.
BOBROV, ville de la Russie d’Europe (Voronèje), à 93 kil. S. E. de Voronèje ; 4,900 hab. — Ce nom vient de la grande quantité de castors ( bobry ), que l’on y trouvait autrefois.
BOCAGE ( le) , nom commun à deux anciennes contrées de la France: l’une en Normandie, et qui fait partie auj. des dép. de la Manche, de l’Orne, du Calvados (villes principales: Tinchebray.Thorigny, Condé-sur-Noireau ) ; l’autre en Poitou ( villes principales : Clisson, Maulevricr, Les Herbiers, Tiffanges). Celte dernière, qui est sur les limites des dép. de la Vendée, de la Loire-Inférieure, de Maineet-Loire , est célèbre surtout par la part que ses habitants ont prise aux guerres de la Vendée. Toutes deux doivent leur nom aux bois qui les couvrent dans leur plus grande étendue.
BOCAGE (barbié du). Voy. barbié.
bocage (Madame du). Voy. boccage.
BOCAIRENTE, bourg d’Espagne (Valence) , à 18 kil. S. E. de San-Felipe; 4,000 hab. Grandes manufactures de draps.
BOCCA-DI-LUPO , c.-à-d. gueule de loup , nom moderne du défilé des Thermopyles.
BOCCACE (Jean), célèbre auteur italien, fils d’un marchand de Florence , naquit à Paris en 1313, et mourut à Florence en 1375. Son père le destinait au commerce et le plaça pour l’y former dan3 différentes maisons de Florence, de Paris et de Naples ; mais il n’avait de goût que pour les lettres , et dès qu’il fut libre, il s’y livra exclusivement. Pendant son séjour à Naples, il devint l’amant d’une fille naturelle du roi Robert, nommée Marie, qu’il désigne dans ses écrits sous le nom de Fiammetta , et fut admis auprès de la reine Jeanne; c’est, dit-on, pour complaire à ces deux princesses qu’il comnosa le Dècamèron , recueil
de cent nouvelles , ouvrage qui l’a placé à la tête des prosateurs italiens et qui a immortalisé son nom. Ces nouvelles offrent un vif intérêt et sont pleines de gaîté; malheureusement la décence y est trop souvent offensée. Après la mort de son père,Boccace se fixa à Florence, où il se lia étroitement avec Pétrarque, et il obtint auprès de ses concitoyens une telle considération qu’il fut chargé de plusieurs missions importantes. Boccace, qui n’est aujourd’hui connu que comme un conteur admirable, était en même temps un érudit. On lui doit desavants traités : De genealogia Deorum; De montium, sylvarum , etc. nominibus; Decasibus virorum etmulierum illustrium; De Claris mulieribus , etc. 11 s’exerça aussi dans la poésie; mais quand il eut lu Pétrarque, il jeta au feu la plus grande partie de ce qu’il avait fait. Boccace avait une grande admiration pour Homère; il fut, dit-on , le premier qui fit venir de Grèce en Italie des copies de Y Iliade et de Y Odyssée. Il était aussi très passionné pour le Dante ; il écrivit la vie de ce poète et il avait entrepris un commentaire de la Divine Comédie que la mort l'empêcha d’achever. On a donné des principaux ouvrages de Boccace et surtout du Dècamèron une foule d’éditions. La seule édition complète des œuvres de cet auteur est celle de Florence, 18 vol. in-8, 1827 et années suivantes. Le Dècamèron a été aussi fréquemment traduit en français. Une des traductions les plus estimées est celle d’Antoine Le Maçon, dédiée à la reine de Navarre, Marguerite de Valois , Paris, 1545. Les traductions les plus récentes sont de Sabatier de Castres, 1779, et de Mirabeau, 1802. La Fontaine a imité quelques contes de Boccace ; il est à regretter qu’il ait choisi les plus licencieux et qu’il ait encore ajouté à la licence de l'original.
BOCCAGE (mademoiselle lepage, dame du), femme poète, née à Rouen en 1710, morte à Paris en 1802, à 92 ans, avait épousé un receveur de Dieppe qui la laissa veuve encore jeune; elle vint alors se fixer à Paris, où elle se fit remarquer à la fois par ses talents et par les agréments de sa personne. Elle a composé plusieurs poèmes : le Paradis perdu, en 6 chants, faible imitation de Milton; la Mort d'Abel, imitée de Gessner; la Colombiade , en 10 chants; c’est le meilleur de ses ouvrages. Madame du Boccage excita de son temps un grand enthousiasme ; Fontenclle et Voltaire furent au nombre de ses prôneurs.
boccage (Manoel-Barbosa du), poète portugais, originaire de France, né à Sétuval en 1771, mort en 1806, eut un talent extraordinaire pour l’improvisation. Il avait aussi un grand penchant pour la satire et s’attira par là plusieurs mésaventures. On a recueilli quelques-uns de ses ouvrages en 6 vol., 1798-1805.
BOCCALINI (Trajan) , auteur satirique italien , né en 1556 à Lorette, mort en 1613, fut pendant quelque temps chargé d’un gouvernement dans les Etats de l’Église; mais il se fit tant d’ennemis qu’il fut obligé de se démettre de ses fonctions ; il se retira à Rome, puis à Venise, où il mourut. Son principal ouvrage est Ragguagli di Parnasso (Nouvelles du Parnasse), 1612; il y attaque les princes, les guerriers et les auteurs contemporains ; cet ouvrage a été traduit par Fougasse, Paris, 1615, in-8. On a encore de lui la Pierre de touche politique, 1615, où il attaque l’Espagne, et des commentaires sur Tacite.
BOCCANERA (Guillaume), né d’une famille illustre de Gênes. Lorsque le peuple de cette ville secoua le joug de la noblesse, en 1257, et s’empara du gouvernement, il prit pour chef Boccanera, qui, bien que patricien, s’était mis à la tête du parti démocratique. Son orgueil l’ayant ensuite rendu odieux aux Génois, il fut déposé, en 1262.
boccanera (Simon), petib-fils du précédent fut le premier doge de Gênes, et fut élu en 1339, Il corn-
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battit les Doria, les Spinola, les Grimaldi et les Fieschi, chefs du parti guelfe; ceux-ci, ayant formé une ligue formidable, vinrent mettre le siège devant Gènes en 1347. Le doge, forcé de céder, se démit de sa dignité, et se relira à Pise, d’où il revint bientôt pour armer son parti et rétablir sa puissance. Il mourut empoisonné en 1302. Sous son administration, les Génois firent la conquête de l’île de Chio, et défirent les Tartares qui avaient mis le siège devant Gaffa.
boccanera (Gilles), frère du précédent, fut envoyé par lui, en 1340, au secours d’Alphonse XI, roi de Castille ; il rendit de si grands services à ce prince contre les Maures, que celui-ci le fit son amiral et lui donna le comté de Palma.
boccaneua (Baptiste) , fils de Simon , chercha à soulever les Génois, ses compatriotes, contre les F rançais, et fut décapité par ordre du maréchal de Boucicaut, en 1401.
BOCCIIERINI (Louis), célèbre compositeur, né à Lucques en 1740, mort à Paris en 1800, excella surtout dans les symphonies, et fut le précurseur de Haydn. Le roi d’Espagne l’attira auprès de lui et le fixa à Madrid. Ses compositions ont un caractère tellement religieux que l’on a dit que si Dieu voulait entendre de la musique, il choisirait celle de Boccherini.
BOGG11ETTA (la) , célèbre défilé des Apennins , est la clé de la route qui conduit de Novi à Gênes. G’est la limite de l'Apennin septent. La cime la plus élevée de cette partie de l’Apennin est à 22 kil. de chacune de ces deux villes. Vue magnifique. Redoutes élevées par les Impériaux en 1740. Les Français passèrent ce défilé en 1790.
BÔCGHOR1S, roi d’Égypte, fut le législateur de son pays, et favorisa le commerce ; mais le peuple superstitieux l’accusa d’avoir insulté le taureau sacré, et engagea Sabacon, roi d’Éthiopie, à venger cette impiété; celui-ci vint combattre Bocchoris, qui fut fait prisonnier et livré aussitôt aux flammes (771- 705). On l’a confondu avec le Pharaon qui permit aux Israélites de quitter l'Égypte sous la conduite de Moïse; il aurait vécu par conséquent vers le xviie siècle av. J.-G. D’autres prétendent que ce roi est le même qu’ Anysis, et le font alors régner dans le vnr siècle, tandis qu’ils placent sous Aménopliis, père de Sésostris, le départ des Hébreux.
BOCGHUS, roi de Mauritanie, prit les armes avec Jugurtha, son gendre, contre les Romains. Vaincu deux fois par Marius, il rechercha leur alliance et consentit à livrer son gendre à Sylla (106 av. J.-G.). 11 reçut en récompense le pays des Massésyliens, qu’il réunit à son royaume.
BOCIIART (Samuel), célèbre orientaliste, né à Rouen en 1599, d’un ministre protestant, fut luimême ministre à Gaen. 11 possédait la plupart des langues orientales, l’hébreu, le syriaque, le chaldéen, "arabe, l’éthiopien, etc. Christine, reine de Suède, souhaitant de le voir, l’engagea, en 1652, à faire le voyage de Stockholm, et le reçut avec les plus grands honneurs. De retour à Caen, il y mourut subitement en disputant contre Huet dans l’académie de cette ville, en 1667. Ses principaux ouvrages sont une Géographie sacrée , en latin, qu’il publia en deux parties sous les titres de Phaleg et Chanaan; Hierozoicon , ou Histoire des animaux de l'Écriture , réimprimée de 1793 à 1796, Leipsick, 3 vol. in-4 ; Traité des minéraux , des plantes , des pierreries , dont la Bible fait mention ; Traité du paradis terrestre . Les ouvrages de Bochart ont été réimprimés à Leyde en 1712, 3 vol. in-fol. Ce savant, comme tous les érudits qui s’enthousiasment pour l’objet de leurs études, ne voyait qu’hébreu partout et donnait à la plupart des mots dos autres langues les étymologies les plus chimériques.— Voy. saron.
JOCHNIA , ville des États autrichien (Galici©
occident.), à 38 kil. S. E. de Cracovie; 3,600 hab. ! Gh.-l- d’un cercle de même nom. Immenses mines
de sel. Albâtre. , ,
BOCHOLT, ville des États prussiens (Westphabe), à 33 kil. N. E. de Clèves ; 3,600 hab.
B0CI1T0R ou boctbor (Ellious), orientaliste , de race copte, né à Syout dans la H. -Égypte, en 1784, mort à Paris en 1821 , fut attaché jeune encore à l’armée d’Égypte, vint en France après l’expédition, et fut nommé en 1819 professeur d’arabe vulgaire à l’école des langues orientales. Il a laissé en manuscrit un excellent Dictionnaire arabe et français, qui a été imprimé en 1828 par les soins d’A. Caussin de Pereeval, 2 vol. in-4.
BOCK (Jérôme), que l’on nomme aussi Le Bcuc, et Tragos en traduisant son nom en grec; l’un des pères de la botanique, né en 1498 à Heidelbach, mort à Hornbach en 1554, fut à la fois médecin et ministre protestant. Il tenta le premier une classification naturelle des végétaux et chercha à retrouver sous leurs noms modernes les plantes mentionnées par les anciens, il publia en allemand un Nouvel Herbier des plantes qui croissent en Allemagne, 1539, in-fol., traduit en latin par David Kyber, 1552.
BOCOGNANO, ch.-l. de canton (Corse), à 28 kil. d’Ajaccio; 2,155 hab.
BODE ou BUDE , riv. d’Allemagne , tombe dans la Saale à Nienburg (duché d’Anhalt-Dessau).
BODENSEE, Voy. constance (lac de).
BOD1LLON. Voy. childéric ii.
BODIN (J.), publiciste, né à Angers vers 1530, exerça d’abord la profession d’avocat à Paris; n’ayant point réussi , il quitta le barreau et se mit à écrire. Il obtint bientôt une réputation qui lui valut la faveur de Henri III et le fit choisir pour député aux étals de Blois (1576) par le tiers-étal du Vermandois. Il ne craignit point de s’opposer aux projets du roi qui voulait révoquer les édits de pacification, et fut disgracié. Il s’attacha alors au duc d’Alençon, depuis duc d’Anjou , qui le combla de faveurs. A la mort de ce prince (1584), il se retira à Laon, et fit déclarer cette ville pour les Ligueurs (1589); mais bientôt après il détermina les habitants à reconnaître Henri IV. Il y mourut de la peste, en 1596. Bodin est surtout connu par u.n traité de politique intitulé De la République , en 6 livres, Paris, 1577; il y traite son sujet assez complètement, mais d’une manière confuse et peu originale. On a voulu, mais à tort, comparer cet ouvrage à l'Esprit des lois de Montesquieu. Il traduisit lui-même sa République en latin, 1586. On a encore de lui une Méthode pour étudier T histoire (1566, enlat.); la Démonomanie (1581, en franç.), où il soutient l’existence des sorciers; Uni versœ naturæ theatrum (1596) , et un ouvrage resté inanusc.,Co//o5(Miwm heptaplomeron , dialogue où il faitdisputer lesdiv. religions, ctparait donner lapréférenceau déisme. Ses Œuvres impr. sont à V Index.
BODINCOMAGUS, auj. Casai, ville de la Gaule Cisalpine. Voy. industria.
BOD1NCUS ou PADUS, riv. d’Italie. Voy. PÔ.
BODLEY (Thomas), gentilhomme anglais, né en 1544 à Exeter, mort à Oxford en 1612, fut chargé par la reine Elisabeth de plusieurs négociations diplomatiques; mais ayant éprouvé une disgrâce, il quitta la cour et se retira à Oxford où il s'occupa du rétablissement de la bibliothèque publique; il l’enrichit d’une immense quantité de livres et lui légua aussi ses biens. Elle est aujourd’hui connue sous le nom de Bibliothèque Bodlèienne. Hearne a recueilli quelques écrits de Bodley sous le titre de Reliqttias Bodleianœ, Londres, 1703, in-8.
BODMER (J.-J.), écrivain suisse, né & Zurich en 1698, mort en 1783, fut nommé en 1725 professeur de l’histoire suisse au collège de Zurich, et devint membre du grand-conseil de cette ville. Il contribua puissamment, avec Gottsched et Breitinger, à réfor-
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mer le goût littéraire de l'Allemagne par ses critiques et par ses exemples. Parmi ses nombreux ouvrages, on remarque : la Noachide, poëme en 12 chants, Zurich, 1752; des traductions d’IIomère et de Millon; Bibliothèque helvétique , 1735; Lettres critiques, 1746; Fables du temps des Minnesinger (chantres d’amour), 1758; Collection des Minnesinger , 1759, in-4.
BODM1N , ville d’Angleterre ( Cornouailles ) , à 16 kil. S. de Camelford; 3,300 hab. Grand coin-
rriprpp r]n lîiinps
BODON1 (J.-B-), célèbre typographe, né en 1740 à Saluées, mort à Padoue en 1813, fut chargé par le duc de Parme de créer et de diriger l’imprimerie ducale de Parme et obtint en meme temps l’autorisation de former pour son compte un établissement particulier. 11 porta l’art au plus haut degré de perfection , et publia des éditions des classiques latins, grecs, italiens et français que I on regarde comme des chefs-d’œuvre de typographie. On estime surtout son Anacréon , son Amitue, son Horace , son Homère et son Télémaque. On lui doit aussi un excellent Manuel njpogruphique , 1788, réimprimé en 1818 avec des améliorations.
BODON1TSA, Thronium ? bourg de l’état de Grèce, à 28 kil. N. de Livadie, dans un défilé.
BODOTK1A. Voy. forth et mur d’àdrien.
BODROG, riv. de Hongrie, passe à Zemplin et à Bodrog-Keresztur, puis se perd dans la Theiss à Tokai. Elle donnait son nom à un comilat qui auj. est compris dans celui de Bacs.
bodrog-keresztur, ville de Hongrie (Zemplin), sur le Bodrog, à 5 kil. N. O. de Tokai; 4,000 hab. Vins exquis, vendus sous le nom de Tokai.
BÜDROÜN , Haliearnasse , v. de la Turq. d’Asie, ur la cote, à 150 k.S.deSinyrne, par 25° long. E., 37°lat. N. Petit pon, château. Antiquités. — Autre v. de Turq.d’A.,à 25k. S. 0.deSmyrne,esU’an. Téos.
BOECE , Anicius Manlius Torquatus Severinus Boetius , homme d'état et philosophe, né à Rome en 470, issu d’une des plus illustres familles de l’empire ; alla, à ce qu’on croit, étudier üt Athènes, et cultiva avec le plus grand succès les lettres et la philosophie grecques. Pendant longtemps il jouildetoute la confiance de Théodoric, qui régnait sur Rome ; il fut nommé maître du palais et des offices, et fut plusieurs fois élevé au consulat. *11 ne se servit jamais de son pouvoir que pour faire le bien. Néanmoins, ses ennemis ayant réussi à le rendre suspect au roi goth, il fut, sur la fin de sa vie, jeté dans une prison à Pavie, et bientôt après fut mis à mort au milieu des plus crutfis supplices, 524. Dans sa prison, Boëce composa un petit livre qui l’a immortalisé, le traité De Consolatione philosophica , dialogue mêlé de prose et de vers, où il traite de la providence.
11 avait aussi beaucoup écrit sur la philosophie, ou a de lui des traductions de plusieurs des Traités de dialectique d’Aristote avec des commentaires. Ces ouvrages ont longtemps servi de base à l’enseignement de la scolastique du moyen âge. Les œuvres de Boëce ont été réunies à Venise, 1491; à Bâle, 1570, in-fol. La Consolation a été souvent publiée à part ; elle a eu l’honneur d’être commentée par S. Thomas, et traduite par Alfred-le-Grand. Elle a plusieurs fois été traduite en français : par Jean de Meun, 1483 ; par Col esse , Paris, 1770, etc.
BOEHM ou BOEHME (Jacob), théosophe ou illuminé , né en 1575 près de Gœrlitz, dans la Haute- Lusace, mort vers 1625, était fils d’un paysan, et exerçait le métier de cordonnier. Il eut dès son enfance des visions, ou, comme il le croyait, des révélations, et il écrivit sous la dictée d’une prétendue inspiration un grand nombre d’ouvrages mystiques inintelligibles; les opinions hétérodoxes qu’il y professait lui attirèrent plus, démêlés avec les théolog. du temps. . Ses principaux écrits sont; Aurora , les Principes (U )
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l'essence divine , la Triple Vie , qui tous trois ont été trad. de l’allem. en franç. par Saint-Martin; le Miroir de l'éternité , qui fut trad. dès 1669. Tous les ouvragée de Boehm ont été publiés en 10 vol. à Amsterdam, 1682, par Abraham de Frankenberg son disciple.
BOEHMER (George-Rodolphe), professeur de botanique et d’anatomie à Wittemberg , né en 1723, mort en 1803, fut disciple de Ludwig. On lui doit: Bibliotheca scriptorum historiœ naturalis , œconomiœ, aliarumque artium ac scientiarum ad illam pertinentium , realis systematica, Leipsick, 1785 et ann. suiv., 9 vol. in-8 ; Histoire technique des plantes qui sont employées dans les métiers , les arts et les manufactures , ou qui pourraient y être employées ( en allemand), Leipsick, 1794. — La famille des Boehmer a fourni en outie un grand nombre de médecins et de jurisconsultes distingués.
BQEHMERWALD, c.-à-d. forêtde Bohême, chaîne de montagnes qui s’étend entre la Bavière et la Bohême, et sépare le bassin de l'Elbe de celui du Danube ; sa direction générale est du N. O. au S. E. De ce dernier côté elle se réunit aux monts Moravcspar 45° lat. N., 12° 55’ long. E. ; de l’autre elle se rattache à l’extrémité de l’Erzgebirge, près des sources de l’Eger, par 50° lut. N., 9° 35’ long. E. Elle est couverte de vastes forêts d’où elle tire son nom. On y trouvo des ours et des lynx. L’Eger, la Moldau, la Nab, la Regen, l’Ilz eu descendent. Ses principales cimes sont: Y Haydelberg , 1,407 mètres; YArber, 1,403 mètres; le Bachel, 1,390 mètres, etc.
BOÉMOND (Marc, prince d’Antioche, fils du célèbre aventurier normand Robert Guiscard. Après la mort de son père (1085), il obtint en partage la principauté de Tarente; mais voulant augmenter ses domaines , il se joignit aux Croisés (1096) , et alla mettre le siège devant Antioche. Il s’empara de cette ville par ruse, s’en fit reconnaître prince (1098), et y établit un petit empire qui subsista environ 190 ans. Étant tombé dans un combat au pouvoir des Turcs, il se racheta en payant une forte rançon. A peine fut-il libre, qu’il tenta de nouvelles aventures : il agrandit ses états, et alla faire la guerre à l’empereur Alexis. Voulant traverser la flotte des Grecs pour venir en Europe chercher de nouvelles troupes , il se fit passer pour mort, et revint bientôt à la tète d’une’ armée formidable. Mais la peste et la famine le forcèrent à faire la paix. II mourut dans la Douille en 1111, tandis qu’il préparait une nouvelle expédition contre Alexis. — Plusieurs autres princes du nom de Boémond possédèrent après lui la principauté d’Antioche ; le dernier , BoémondVlI, fut dépouillé en 1288. Voy. antioche.
BOEN, eh.-l. de cant. (Loire), sur le Lignon, à 17 kil. N. U. de Montbrison; 1,500 h. Pat. de ferray,
BOEO, Lilybœum, cap à la pointe O. de la Sicile.
BOERHAAVE (Hermann), célèbre médecin, né
en 1668 à Woorhout près de Leyde, fut d’abord desliné à l étal ecclésiastique par son père, qui était ministre; mais se sentant plus de goût pour les sciences naturelles, il se fit recevoir médecin (1693), L’université de Leyde lui confia successivement quatre chaires différentes, celles de médecine théorique, de médecine pratique, de botanique et de chimie, et pendant longtemps il les remplit toutes à la fois avec une même supériorité. Il fut nommé en outre recteur en 1714 et en 1730. 11 mourut de la goutte en 1738. Boerhaave a exercé par son enseignement et ses écrits une influence toute puissante sur son siècle. Après avoir préconisé à son début la méthode d’Hippocrate, il s’en écarta peu à peu et joignit à la philosophie toute vitaliste du médecin grec des explications chimiques et mécaniques qui, selon de graves autorités , n’ont fait qu’entraver la marche de la médecine. Les services qu’il a rendus à le chimie ont été moins contestés ; il a fait une foule d’observations exactes , et a réussi à décomposer le
BOHE
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ian", le ialt et tons les fluides animaux. Il a aussi 1 Etats autrichiens et se divise en 16 cercles, savoir : puissamment contribué à l’avancement de la bota-| Cercles. Chefs-lieux.
nique, soit par ses propres travaux, soit par les en-j couragernents qu’il donna au célèbre Linné. Boerhaave a laissé un grand nombre d’ouvrages ; les j principaux sont : Jnstitutiones medicœ, Leyde, 1708;
Aphorismi de cognoscendis et curandis morbis, 1709 (ces deux traités, qui renferment la médecine tout
Beraun, Bidschow, Budweis, Bunzlau ,
entière, ont été traduits par Lamettrie) ; Elementa chimiœ , Leyde , 1732, traduit aussi par Lamettrie, 1741. Ses élèves ont en outre publié sous son nom plusieurs ouvrages, enlre autres : Melhodus disccndi medicinam, revu par Haller, 1751. Enfin on lui doit un grand nombre d’éditions d'ouvrages anciens ou nouveaux, telles que celle d'Arétée, Leyde, 1731, et de YHistoria insectorum de Swammerdam, 1737. Tous ses ouvrages ont été réunis à Venise, 1766, in-4. Boerhaave avait acquis une réputation universelle ; on raconte qu’un savant de la Chine lui écrivit: A il/. Boerhaave, médecin en Europe, et que la lettre lui arriva exactement. Il fut comblé d’honneurs par la ville de Leyde et fut agrégé [à l’Académie des Sciences de Paris, à la Société royale de Londres, etc.
BOETIE (Etienne de la). Yoy. la boétie.
BOG ou BOUG, Hypanis, riv. de la Russie d’Europe, prend sa source dans la Volhynie, arrose les gouvernements de Polodie et de Kherson, tombe dans le Dniepr vis-à-vis de Fédorovka , après avoir reçu la Siniouka , la Kolima , l’Ingoul , etc. , dans un cours de 630 kil.
bog ou bug, riv. qui prend sa source dans la partie orient, de la Galicie, coule au N. O. jusqu’à Christianpol , et de là au N. ; sépare la Pologne de la Russie, et finit par se joindre à la Vistule à 26 kil. N. O. de Varsovie, après un cours de 660 kil.
BOGDAN , princes moldaves. Yoy. Moldavie.
BOGL1POUR , ville de l’Inde. Yoy. monghir.
BOGODOUKOV, ville de la Russie d’Europe (Charkov), à 102 kil. N. E. de Pultawa ; 6,000 hab.
BOGOM1LES ou BOGARMITES, hérétiques de Bulgarie, sortis de l’église grecque schismat. , et ainsi nommés de deux mots esclavons : Bog, Dieu, et milotii , ayez pitié de nous. Ils parurent pour la première fois dans le xii® siècle à Constantinople, où l’empereur Alexis Comnène fit brûler (vers 1118) le médecin Basile, qui était leur chef. Ils niaient la Trinité , l’institution des sacrements et celle des prêtres, et ne voulaient point d’autre prière que le Pater. On trouve encore de ces hérétiques en Russie où ils ont été introduits, vers 1160, par le moine Martin. Ils se dispensent de tout travail et se livrent à toutes sortes d’excès.
BOGORIS, roi des Bulgares, voulut faire la guerre à l’impératrice Théodora, régente à Constantinople pour son fils Michel ; mais cette princesse réussit à le détourner de ce projet par la persuasion, et lui envoya un évôque qui le convertit au christianisme : il futbaptiséen861,sousle nom de Michel, etm en 896.
BOGOTA ou SANTA-FE DE BOGOTA, ch.-l. de la Nouvelle-Grenade, par 71° 40’ long. O., 6° 24’ lad. N., à 2,732 mètres au-dessus de la mer ; 40,000 hab. Archevêché, université. Beaucoup de belles rues et quelques monuments, entre autres la cathédrale. Bibliothèque , observatoire. Un tremblement de terre l’a fortement endommagée en 1826. Bogota a été la capitale de toute la Colombie.
BOHAIN, ch.-l. de cant. (Aisne), à 19 kil. N. E. de Saint-Quentin; 2,560 h. Châles façon cachemire; horloges. Prise par les lmp. en 1537; repr. bientôt.
BOHEME (roy.de), Boiohemum en latin, Bœhm en allem., grande contrée de l’Europe, située par 9° 59’- 14° 26’ long. E. et 48° 34’- 51° 2’ lat. N., a pour bornes au N. O. la Saxe, au N. E. les États prussiens, à l’E. la Moravie, au S. l’Autriche propre et compte 4,000,000 d’hab. Cap., Prague. Elle forme aujourd’hui un des quinze grands gouvernements des
Chrudira,
Czaslau,
Ellenbogen,
Kaurzim,
Klattau,
Kœnigingrætz,
Beraun.
Gitschin.
Budweis ( Cesky-Budiegowiecze ; Jung-Bunzlau ( Mlada - Boleslau).
Chrudim.
Czaslau.
Ellenbogen.
Kaurzim.
Klattau.
Kœnigingrætz ( Kralowy-Hra decz).
Leitmeritz, Leitmeritz ( Lilomierczicze ).
Pilsen, Pilsen.
Prachin, Pisek.
Rakonitz, Schlan.
Saalz, Saatz ( Zatecz ).
Tabor, Tabor ( Hradisztie , Chomotv).
Ellecomprend en outre lecapitanat de Prague; ch.-l., Prague ( Prag ). L’ancien royaume de Bohême formait 4 provinces : Bohême proprement dite, Moravie, Lusace et Silésie. De hautes montagnes enferment la Bohême de tous côtés, l’Erzgebirge au N., le Bœhmerwald à l’O., les monts de la Moravie au S. E. et au S., les Sudètes et le Riesengebirge à l’E. Climat froid, âpre dans les montagnes, plus doux ailleurs. Mines nombreuses ; argent, étain, mercure, fer, cobalt, antimoine, pierres précieuses, marbres, albâtre, porphyre, terre à porcelaine, sable à verre, etc. Sol fertile, agriculture arriérée. Industrie active : lainages, cuirs, glaces, verreries très estimées, grenats, alun, poudre à tirer. Commerce important. Beaucoup de gibier, surtout de faisans; beaucoup de poissons. Les Bohèmes sont de race slave : ils se nomment en leur langue Czech (prononcez Tchèque), et ont un idiome particulier. Le christianisme ne s’introduisit en Bohême qu’au vnif siècle. Aujourd’hui le catholicisme est le culte uominant; dépendant on y compte un grand nombre de Frères moraves que l’on connaît même sous le nom de Frères bohèmes. — La Bohême doit son nom aux Boii , nation gauloise qui vint s’y fixer sous Sigovèse, en 587 av. J.-C., mais qui en fut chassée sous Auguste, par les Marcomans, lesquels eux-mêmes furent expulsés ou subjugués ait vu* siècle par les i Tchèques, peuple slave, conduits par Samo. Ceux-ci ’ fondèrent divers états ou républiques dont la principale fut celle de Prague. Tous ces états furent réunis au commencement du vin* siècle, sous un chef nommé Croc ou Crac. Przémysl, qui avait épousé Libussa, fille de ce prince, régna aprèf lui et commença en 722 une dynastie qui ne s’éteignit qu’en 1306, et qui, après avoir porté la couronne ducale jusqu’à Wratislas II, devint royale sous ce prince (1086), par un décret de l’empereur d’Alîemagne Henri IY. Spitignew I avait, dès le xe siècle, reconnu la suzeraineté de l’empire germanique. A la mort de Wenceslas II en 1306, le royaume passa d’abord à Rodolphe d’ Autriche, puis à Henri de Carinthie, et enfin à la maison de Luxembourg qui lui donna quatre rois, de 1309 à 1437. Ce fut sous le règne de Wenceslas IV, un des princes de cette maison, que Jean Huss et scs disciples répandirent en Bohême ces nouvelles doctrines religieuses qui embrassèr. l’Allemagne et suscitèr., même après le supplice de J. Huss et Jér.de Prague, condam. parle concile de Constance (1415), une guerre civile qui désola ce pays pendant plus de 16 ans. La Bohême fut ensuite dévolue par mariage à Albert d’Autriche (1437- 1439), dont le fils Ladislas I mourut en 1457, sans postérité. Georges Podiebrad, simple gentilhomme bohémien, fut alors élu : il se maintint jusqu’en 1471, malgré les foudres du Vatican, la trahison de son gendre Mathias , roi de Hongrie , et la rébellion des