‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 161 sur 1261 · BONN · texte numérisé non relu

BONN

BORB

portantes découvertes sur le mode de reproduction des pucerons ; il fit aussi de bonne heure un grand nombre d’observations neuves sur les insectes et sur les plantes; mais sa vue s’étant affaiblie par l’usage du microscope, il renonça à ce genre de recherches pour se livrer aux travaux de pure méditation, et composa plusieurs écrits philosophiques qui ont immortalisé son nom. Ses œuvres sont: Traité d'insectologie , 1745; Recherches sur l’usage des feuilles, 1754 ; Essai de psychologie , 1754 ; Essai analytique sur les facultés de l’âme, 1760 ; Considérations sur les corps organisés , 1762; Contemplation de la nature, 1764; Palingénésie philosophique, 1769; Recherches philosophiques sur les preuves du christianisme, 1770. Dans ses traités sur la nature, il s’attache à montrer que tous les êtres font partie d’un même système et forment une échelle non interrompue ; que tous proviennent de germes préexistants, etc. Dans ses traités de métaphysique, il accorde une grande part au cerveau et â l’organisation ; mais il se défend avec force d’être, comme on l’en a accusé, matérialiste et fataliste. Bonnet était au contraire un philosophe profondément religieux ; il a lâché d’établir dans sa Palingénésie la nécessité d’une autre vie, non seulement pour l’homme, mais aussi pour les animaux. 11 a cherché, dans son Essai analytique, à tracer l’histoire de nos premières idées, et s’est rencontré avec Condillac pour faire l’hypothèse d’une statue qui recevrait successivement les différents sens. Les œuvres de Bonnet ont été réunies à Neufchâtel, 1779, 8 vol. in-4, ou 18 vol. in-8.

BONNET BOUGE, sorte de bonnet dont on coiffait l’image de la Liberté, et que prirent comme signe de ralliement, pendant la révolution de 1789, les partisans les plus exaltés de la république. En voici, dit-on, l’origine. Des soldats suisses s’étant révoltés contre leurs officiers avaient été envoyés aux galères ; mais leur grâce leur ayant été accordée par l’Assemblée nationale, ils revinrent à Paris coiffés du bonnet rouge des galériens et furent reçus en triomphe par la populace qui se couvrit du même bonnet. Le 20 juin 1792, le peuple, qui s’étail emparé des Tuileries , força le roi Louis XVI à se couvrir de ce bonnet. Dans la suite on étendit la dénomination de bonnet rouge aux gens qui portaient cet insigne.

BONNETABLE, ch.-l. decant. (Sai llie), à 18 kil. S. de Mamers ; 5,746 liab.

BONNETS (les) , faction populaire de la Suède sous les rois Frédéric 1 et Adolphe-Frédéric (1720- 1771), était opposée â la faction aristocratique des Chapeaux. La France favorisait la 2e , tandis que l’Angleterre et la Russie protégeaient la l,e. Pendant les dissensions des deux partis, qui étaient oppresseurs et opprimés tour à tour, on vil les rois île Suède, réduits à une dépendance absolue, essuyer les affronts les plus humiliants.

BONNEVAL, ch.-l. de cant. (Eurc-el-Loir), à 13 kil. N. E. de Châteaudun ; 1,750 hab.

BONNEVAL (Claude-Alex. , comte de), cél. général, né en 1675 d’une famille noble du Limousin, servit avec distinction dan3 la marine française sous Tourville, et dans l’armée de terre sous Câlinât et Vendôme; mais ayant été disgracié par le ministre Chamillard, il passa au service de l’Autriche et combattit contre sa patrie à Turin , en Provence et en Dauphiné. 11 eut une grande part à la victoire de Peterwaradin gagnée sur les Turcs (1716). S’étant encore fait disgracier en Autriche pour avoir insulté le prince Eugène, il se réfugia en Turquie, prit le turban, fut fait pacha sous le nom d’Achmet et combattit les Autrichiens, il mourut en 1747. On a publié sous son nom des Mémoires qui ne sont pas authentiques.

BONNEVILLE, v. de France (H.-Savoie), ch.-l. d’arr., sur la r. dr. de l’Ane, à 40 k. N. d’Annecy, à 30k. S. E.deGenève;2127 h. Cap. de l’anc. Faucigny.

BONNIÈRES, ch.-l. de cant. (Seine-et-Oise), à 12 kil. N. O. de Mantes, sur la rive gauche de la Seine ; 800 hab.

BONNIEUX, ch.-l. de cant. (Vaucluse) , à 13 kil. S. O. d’Apt ; 2,560 hab.

BONNIVET (Guillaume gouffier de), général français, favori de François I, se concilia la faveur de ce prince par le courage qu’il déploya au siège de Gênes (1607) et à la journée des Éperons (1513), 11 fut envoyé en ambassade en Angleterre, puis en Allemagne , où il travailla sans succès à faire élire François I empereur; il n’en fut pas moins créé amiral de France , puis placé à la tête de l’armée de Guyenne qui envahit l’Espagne. Il prit Fontarabie, et, enflé de ce succès, refusa une paix avantageuse. Chargé en 1523 du commandement de l’armée dans le Milanais, il ne fit que des fautes, se vit contraint de fuir précipitamment, et confia le soin de la retraite à Bayard qui y périt. L’année suivante il conseilla la désastreuse bataille de Payie. Voyant tout perdu, il se jeta au milieu de la mêlée et se fit tuer, 1525. Bonnivet était l’esclave de la reine-mère et l’ennemi du connétable de Bourbon ; cette inimitié contribua beaucoup à la défection de ce prince.

BONONIA. On nommait ainsi 4 villes anciennes , qui sont auj. 1° Bologne dans l’État ecclésiastique (elle fut d’abord appelée Felsina, par les Étrusques, et prit le nom de Bononia, des Boïcns, vainqueurs des Étrusques. Colonie romaine l'an 189 av. J.-C.) ;

— 2° Boulogne-sur-Mer, en France (Pas-de-Calais);

— 3° Widdin, dans la Turquie d’Europe; — 4° Illok, dans les États autrichiens.

BONORVA, ville des États sardes (Sardaigne) , à 26 kil. N. E. de Bosa; 3,600 hab.

BONOSUS (Quintus) , fils d’un rhéteur, né en Espagne, devint lieutenant de l’empereur Probus dans les Gaules. Il se fit proclamer césar en 280, mais il fut défait et puni de mort, 281.

BONS-HOMMES, religieux. Voy. minimes.

BONSTETTEN (Charles-Victor de), littérateur et philosophe suisse, né à Berne en 1745 , mort à Genève en 1832, fut l'ami et le disciple de Bonnet. Chargé de quelques fonctions politiques dans sa patrie, il fut obligé de s’exiler pendant trois ans , lors des troubles qui agitèrent Berne (1798). Parmi ses nombreux écrits, on remarque l'Hermite, histoire ulpine , 1792; Voyage sur la scène des six derniers livres de l'Énèide, 1804 ; Recherches sur l'Imagination, 1807 ; Études de l’homme, 1821. II a aussi écrit en allemand. Ses ouvrages philosophiques sont en général fort médiocres.

BONZES, nom que donnent les Européens aux prêtres de la Chine et du Japon. Ils sont divisés en plusieurs sectes. Ceux de Foë recommandent les libéralités, surtout envers leurs monastères, et pratiquent, dit-on, en public du moins, de rudes austérités. Les bonzes de Lao observent le célibat. 11 y a aussi des bonzes qui vivent en communauté comme les moines dans le christianisme : ils se recrutent en achetant de jeunes enfants qu’ils élèvent, et qu’il* initient à leurs mystères, après de rigoureuses épreuves. Les Bonzes de Foë président aux cérémonies funèbres ; ceux de Lao prédisent l’avenir et exorcisent les démons. Le nom de bonze s’applique aussi aux prêtres bouddhistes.

BOOS ou BOOZ, ch.-l. de cant. (Seine-Inférieure), à 10 kil. S. É. de Rouen ; 800 hab.

BOÔZ, riche habitant de Bethléem, épousa Ruth sa parente ; il fut le bisaïeul de David. Son histoire est racontée dans le livre biblique de Ruth et Booz.

BOPPARD, Baudobriga, ville des États prussiens (province Rhénane), à 11 kil. S. de Coblentz, sur la rive gauche du Rhin ; 3,700 hab. Fabrique de coton, teintureries, etc. Jadis ville impériale.

BORBETOMAGUS» ville de Germanie, auj worms

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