BRET
était partagée entre la Yiennaise et la Lyonnaise lre et répondait en grande partie au pays des Ambarri. Elle fut ensuite comprise dans le roy. des Burgundes, dans le roy. d’Italie de Lothaire, dans le roy. de Provence de Charles son fils, dans le roy. de Bourgogne Cisjurane, dans le roy. d’Arles; puis se divisa en petites seigneuries, dont la principale fut celle de Baugé, portée en 1285 par l’héritière dans la maison de Savoie, qui à la longue réunit le Bugey, la Bresse, etc. Le tout ensuite fut cédé par Charles-Emmanuel 1 à Henri IV, par le traité de Lyon en 1601.
BRESSUIRE, ch.-l. d’arr. du dép. des Deux- Sèvres, à 57 kil. N. de Niort ; 1,894 hab. Lainages, toiles, mouchoirs, etc. Cette ville, jadis plus importante , a beaucoup souffert pendant les guerres de la Vendée. — L’arr. de Bressuire a 6 cantons (Argenton-Château, Cerisay, Châtillon-sur-Sèvre, Thouars, Saint - Varent , plu3 Bressuire), 91 communes et 63,010 habitants.
BREST, Cesocribate (selon Walckenaer, et non Brivaies ), port de France, ch.-l. d’arr. (Finistère), à 564 kil. O. de Paris (594 par Alençon) ; 36,492 h., ch. -1. du 2e arrondissement de la marine militaire, préfecture maritime. Son port est un des plus sûrs de l’Europe; sa rade est vaste (35 k. de circuit) , mais elle est dangereuse en dehors de la passe qui l’unit à la mer, et qu’on nomme le Goulet ; fortes batteries pour défendre la passe. Brest se compose de deux parties : Brest proprement dit et le quartier de Recouvrance. On remarque le cours d’Ajot. (belle promenade), les places d’ Armes, de Rome ou de Bourbon, les superbes établissements relatifs à la marine. Quais, bassins, dont un taillé dans le roc; bagne, magasins, arsenal , chantiers de construction, corderie, etc. École epéc.^ de marine ; lycée (1848); biblioth., jardin bot., etc. Comm. en eaux-de-vie, sardines, etc. Armem. pour la pêche de la morue. Brest, où les anciens souver. de la Bretagne avaient bâti un fort dès le ix* s., était encore sans import, lorsque Richelieu fit creuser le port (1631), etcomm. de grands travaux qu’achev. Louis NIVet ses successeurs. Villaret fut battu devant Brest en 1794 1 atrie de l’amiral Linois, du constructeur Sané, etc.
1 2 cant.(DaouIas,Lannilis, Landerneau, Ouessant, Les neven, Plabennec, Ploudalmezeau, Ploudiry, St-Re na“> Pfus Brest, qui en forme 3), 83 comm. etl 61 ,287h BKESl'S, ou Brzesc-Litevski , ville de la Russie d Europe (Grodno), sur le Bog, à 182 kil. S. de Grodno; 4,000 habitants, presque tous Juifs. Château bâti sur un rocher. Synagogue très fameuse. Aux environs est un palais impérial avec jardins. Sanglante bataille entre les Russes et les Polonais (1794).
BRET (Antoine), écrivain fécond, né à Dijon en 1717, mort à Paris en 1792, a composé des poésies légères, des comédies, des romans, des mémoires, etc. Ses comédies sont écrites avec pureté, le dialogue en est facile ; mais elles manquent de verve.
On ne les joue plus. Le meilleur de ses ouvrages est son Commentaire sur les œuvres de Molière , Paris, 1773, 6 vol. in-8.
BRETAGNE, ancienne prov. et grand-gouverneww* ^ rance occid., avait pour bornes à l’O.
1 Océan, au N. la Manche et la Normandie, au S. le Poitou, à 1 E. l’Anjou et la Touraine. Capil., Rennes. Elle se divisait en Haute et Basse ; la Haute mrmait 5 dioc., Dol, Rennes, Nantes, St-Malo, St- Brieuc,* dans la Basse étaient ceux de Tréguier, Vannes, Quimper, St-Pol-de-Léon. Auj. la Bretagne f?ime ^P*’ Éoire-Inf. , Ille-et-Vilaine, Morbihan, Ooles-du-Nord, Finistère. Montagnes peu hautes. Rivières côtières nombreuses ;au S. est l’embouchure de oire. Beaucoup de baies, anses et ports excellents. tif / ln Aa ’ c^mat humide ; céréales en grande quan-
lande?1 Jn' lfV chanvre : forêts , marais, jachères, landes en quelques endroits. Plomb, houille, fer
commuât argent’ Eaux minéral«s. Voies dé commun. cation encore imparfaites, surtout dans l’ex¬
trémité O., mais beaucoup améliorées depuis 1830. Mœurs, usages, caractère, civilisation, marqués d’un cachet particulier : en général, le Breton est laborieux, patient; on 1 accuse d’être entêté. Dansl’O. oc parle encore auj. une langue celtique, ditebreyzad. — la Bretagne, sous les Romains, faisait partie de la Lyonnaise 3e et comprenait en outre le territoire des Pictavi dans l’Aquitaine 2e. Lors de la décadence de l’empire romain, la Bretagne se mit à la tête de la fédération armoricaine ; ses chefs se disaient rois de l’Armorique. Le plus ancien prince connu qui ait porté ce titre est Conan Mériadec, qui vivait vers 384 de J.-G. Aux Ve et VIe siècles vinrent de la Grande- Bretagne des Bretons fuyant les armes des Angles et des Saxons : l’Armorique occidentale prit d’eux le nom de Bretagne. En 510, le roi breton Bodic se soumit à Clovis; ses descendants, tout en continuant à régner, ne prirent que le titre de comtes , cependant les Bretons n’étaient soumis que de nom aux Francs, ou bien ils étaient sans cesse en insurrection. En 799 toute la Bretagne appartint à Charlemagne. En 822 commença avec Noménoé une >2* dynastie de comtes : sous celle-ci, la Bretagne se scinde souvent en trois comtés, Vannes, Nantes, Rennes. Tout le comté de Bretagne est déclaré vassal du duché de Normandie en 912. Geoffroy I, qui régnait sur la Bretagne en 992, veut prendre le titre de duc, mais ce titre n’est pas reconnu par ses suzerains. En 1171, après la mort de Conan IV, Constance, sa fille, porta la Bretagne en dot à un 01s du roi d’Angleterre Henri II, nommé Geof Iroy II, puis régna avec son propre fils Arthur, qui périt en 1203, assassiné par son oncle Jean-sans- Terre. La Bretagne ne tarda point à passer dans de nouvelles mains par le mariage d’Alix, fille de Constance, avec le comte de Dreux , Pierre Mauclerc (1213), arrière-petit-fils de Louis-le-Gros : Pierre commença une 4e dynastie, dite dynastie capétienne de Bretagne, et prit le titre de duc. Les descendants de Pierre régnèrent jusqu’en 1488. L’événement capital de cette période fut la guerre de la succession de Bretagne entre les maisons de Blois et de Montfort ( Voy . Charles de blois et jean de montfort) ; ceux-ci étaient appuyés par l’Angleterre, ceux-là par la France. La question fut vidée en 1364 par la bataille d’Auray, en faveur des Montfort ; leur triomphe rendit longtemps la Bretagne hostile à la France, surtout pendant la guerre de 100 ans et sous Louis XL La mort du duc François II, en 1488, laissa le duché de Bretagne à une fille,' Anne, qui épousa successivement deux rois de franco, Charles VIII (1491) et Louis XII (1499), et dont la fille, Claude de France, après avoir épousé le roi François 1 (I5l4), assura à la couronne l’héritage de la Bretagne (1515). La réunion solennelle eut lieu en 1532.
Cormes et ducs de Bretagne.
Nomenoé, 824 Eudes et Hoël III,
Erisopoé, 851 Conan IV,
Salomon, 857 Geoffroy II
asquiten et Gur- Constance et Ar*-
thur I,
Pierre Mauclerc et Alix, 1213
Jean I, 1237
vand.
Alain I et Judicaël, 877 Gurmhaillon, 907
uhel Bérenger, 930
Alain II, Barbetorte , 937 Jean II,
Drogon, 952
Hoël 1, 953
Guerech, 980
Conan I, 987
Geoffroy I, 992
Alain 111, 1008
Conan II, 1040
Hoël il, 1066
Alain-Fergent, 1084
Conan 111, 1112
Arthur II, 1305
Jean 111, 13(2
Charles de Blois. 1341
Jean lVdeMontfort, 1364
Jean V, François I, Pierre H, Arthur III, François II, Anne.
Lin ET — 261 — BKEU
BRETAGNE (grande-) , Gréai Brilain en anglais , Brilannia Major, la plus grande des îles britanniques, comprend l’Angleterre et l’Ecosse, et est ainsi nommée depuis la réunion des deux royaumes sous le règne de Jacques 1 en 1603. Cette île a 880 kil. du N. O. au S. E.; sa largeur au N. est de 275 kil., de 1 24 au centre, de 488 au S. Elle est bornée au N. et à l’E par la mer du Nord, au S. par la Manche, à l’O. par le canal Sb-George et la mer d’Irlande, les Orcades et les Hébrides. Communément on désigne sous le nom de Grande-Bretagne toute l’étendue des possessions qui composent la monarchie anglaise. En ce sens, outre les îles britanniques, c.-à-d. la Grande- Bretagne proprement dite et l’Irlande, avec les îles qui avoisinent les côtes, telles que les îles de Wight, de Man, d'Anglesey, les archipels des Hébrides, des Orcades, des Shetland, etc., dont l’ensemble forme le Royaume uni de Grande-Bretagne et d'Irlande ( United Kingdom) ; la Grande-Bretagne comprend : 1° en Europe, Heligoland, dans la mer du Nord : Jersey, Guernesey, dans la Manche; Malte et les îles Ioniennes dans la Méditerranée, et la ville de Gibraltar, en Espagne ; 2° en Asie, la plus grande partie de l’Inde cn-deçà du Gange ; les roy. d’Assam, d’Arakan et autres grands territoires dans l’Inde au-delà du Gange; Hong-Kong en Chine; l’ île deCeylan , la ville d’Aden dans l’Arabie mérid.,- 3° en Afrique, des établissements en Guinée et dans le Sénégal, les îles Maurice, Ste- Hélène, l’Ascension, quelques points à Madagascar et la colonie du Cap de Bonne-Espérance ; 4° en Amérique, la Nouvelle-Bretagne, comprenant le Canada, le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse, le Labrador, la Terre-Neuve et la région de l’O; les terres et îles Arctiques anglaises; presque toutes les Petites-Antilles et la Jamaïque; la Guyane anglaise; l’archipel de Magellan ; 5° en Océanie, la moitié orientale de l’Australie et divers territoires sur la côte occid., la Diémcnie, la Nouvelle-Zélande, le groupe de Norfolk. Londres est la cap. de tout le Royaume-Uni. La population réunie de tous ces territoires, en y comprenant les pays vassaux, ne peut aller à moins de 172 millions d’hab., savoir 23,500,000 pour l’Europe, 146,500,000 pour l’Asie, et au moins 2,000,000 pour le reste du monde. De ces possessions , celles qui en elles-mêmes ont peu de valeur forment comme une chaîne de points militaires et de lieux de relâche qui permettent aux flottes et aux troupes anglaises d’aller d’un bout du globe à l'autre avec facilité. — La Grande-Bretagne, ainsi appelée pour la distinguer de la Bretagne française, doit son nom au mot Prydain, nom que portait celte île avant la conquête des Romains et que ces derniers traduisirent par celui de Brilannia. Ce nom du reste ne s’étendait guère qu’à la partie mérid. de l’ile, jusqu'à la Clyde, et ne comprenait que la partie appelée auj. Angleterre; le reste de l’ile jusqu’au N., auj. l’Ecosse, était désigné sous le nom de Calédonie. ( Voy . pour l’histoire de la Grande-Bretagne les articles Angleterre, écosse, Irlande, etc.)
Bretagne ancienne, Brilannia, et quelquefois Brilannia Major. C’est la Grande-Bretagne actuelle, possédée en grande partie par les Romains qui la divisaient en cinq prov. ; Bretagne lre au S., Bretagne 2e à l’O., Flavie Césarienne à l’E., Grande- Césarienne au N. de l’Angleterre, Valentie au S. de l’Écosse. Elle était défendue au S. par le mur d’Adrien (qui allait du golfe de Solway à Shields), et au N. par le mur de Sévère (du golfe de la Clyde au Frith de Forth). Le S. O. de la Bretagne fut d’abord aperçu par les Marseillais qui allaient se fournir d’étain aux îles Cassilérides, auj. Sor lingues. César y parut l’an 55 av. J.-C. et n’y ût que de faibles conquêtes. Claude poussa plus avant. Sous Domitien, les légions romaines, conduites par Agricola, pénétrèrent jusqu’au mont Grampians. Conslance Chlore ajouta la Valentie aux possessions romaines.
En 411, les Romains évacuèrent la Bretagne après avoir réparé le mur d’Adrien. Elle fut bientôt après envahie par les Saxons et les Angles. Voy. Angleterre.
Bretagne (nouvelle-). On comprend sous ce nom toute l’Amérique anglaise du N. , moins les Terre* Arctiques anglaises. Elle est située entre 54°-136* long. O., 43° 20-77° 50’ lat. N. On la divise vulgairement en 5 parties : i° les 2 Canadas avec la Nouv.- Écosse et le Nouv.-Brunswick, plus la Terre-Neuve; 2° le Labrador avec le Maine orient.; 3° la Nouv.- Galles mérid. et septentr.; 4°le Nouv. -Hanovre et le Nouv.-Cornouailles; 5° les immenses solitudes comprises entre ces deux derniers pays; la division réelle forme 6 gouvernements ; Quebec, York ou Haut-Canada , Nouv.-Brunswick, Nouv. -Écosse , Prince- Édouard, Terre-Neuve. Lech.-l. général est Québec Régions très variées, mais en général humides et froides ; les montagnes Rocheuses traversent ces contrées du S. E. au N. O. ; le fleuve St-Laurent les arrose ; lacs immenses. Des tribus indigènes barbares, dont les principales sont les Knistinos et les Alapeskovs, errent dans ces déserts. On en tire beaucoup de fourrures, ei la compagnie des pelleteries de la baie d Hudson s’est formée pour exploiter cette branche d’industrie.
Bretagne (archipel de la nouvelle-), en Australie, au N. de l’archipel de la Louisiade, à l’E. de la Papouasie, par )46°-l50° long. E., 4°-6° 25’ lat. S. Les deux îles principales sont celles de la Nouv. -Bretagne et de la Nouv. - Irlande. Ensuite viennent l’île du Duc-d’York, le Nouv.-Hanovre , Gérard do Nys, etc. Volcans, forêts. On dit ces îles assez peuplées. Elles ont été découvertes par Dampier (1699).
BRETENOUX, cli.-l. de cant. (Lot), à 9 kil. de St-Céré; 700 hab.
BRETEUIL, ch.-l. de cant. (Eure), à 33 kil. S. O. d’Evreux ; 2,500 hab. Hauts-fourneaux; forges; fonderie de canons. Breteuil est sur l’iton. B. forêt.
breteuil, ch.-l. de cant. (Oise), près de la source de la Noyé, à 28 kil. N. E. de Beauvais; 2,700 hab. Papeterie, lainages, cordonnerie.
BRETEUIL (L.-Aug. le tonnelier, baron de), ministre d'état, né en 1733 à Preuilly en Touraine, mort à Paris en 1807, fut employé par Louis XV comme ami assadeur en Russie, en Suède, en Hollande, à Vienne; fut chargé en 1 7 83 par Louis XVI du département de la maison du roi et du gouvernement de Paris, et fut placé en 1789 à la tête du ministère qui remplaça Necker et qui ne dura qu’un moment, il émigra bientôt après et revint en France en 1802. Pendant son ministère, Breteuil voulut le bien, mais il déploya peu de capacité.
BRETIGNY, village de France (Eure-et-Loir), à 9 kil. S. E. de Chartres, il est fameux parle traité de 1360 entre les Anglais et le roi Jean. Ce dernier, risonnier des Anglais, devait payer pour sa rançon ,000,000 d’écus d or, abandonner ses droits sur F Aquitaine, le Ponthieu, Calais, etc.; le traité ne fut pointexécuté et le roi Jean m. en captivité à Londres.
BR ETON (le pertuis-), canal du golfe de Gascogne entre la côte du dép. delaCharente-Iuf. et File de Ré.
BRETON(cAP-),petitport(Landes),à32 k. 0. deDax.
breton (île du cap-), dans le golfe Saint-Laurent, entre 45° 30’ et 47° 15’ lat. N., 62° 15’ et 63* 47' long. O : 130k. sur 180; ch.-l., Louisbourg. — D’abord aux Français; prise par les Anglais en 1745.
BRETONS. Voy. Bretagne.
BRETTEN ou BRETTHEIM, ville du grand-duché de Bade, à 42 kil. S. de Heidelberg; 2,600 hab. Patrie de Mélanehthon.
BRETTEVi LLE-SUR-L’AIZE, ch.-l. de cant. (Calvados), à 19 kil. N. O. de Falaise; 800 hab.
BREUGHEL, nom d une famille de peintres flamands, originaire du village de Breughel près de Bréda. Les plus connus sont: Pierre, né à Breughel
ERIA — 262 — BIUD
en 1510, mort à Bruxelles en 1570, qui traita surtout des sujets gais, des noces, des fêtes, et futsurn. le Drôle ; et ses 2 fils: Jean, dit Br. de, Velours, parce qu'il s’habillait en velours, habile paysagiste, 1568- 1642, auteurd’Adawe^ Eve dans le paradis terrestre, des Quatre éléments, etc. — Pierre, dit Br. d'En • fer, parce qu’il se plutàtraiier des scènes infernales.
BHEVANNES, village du dép. de la Haute-Marne, à 40 kil. de Chaumont; 1,200 hab. Mine de fer.
BRÈVES (Fr. savary de), ambassadeur de la France auprès de la Porte, né en 1500, mort en 1628, fit conclure en 1604 entre la France et la Porte un important traité d’alliance et de commerce. Il avait étudié les langues orientales et il rapporta plus de 100 volumes turcs et persans. On a publié la Relation de ses voyages, 1628.
BREViNE (la), vallée de Suisse ( Neuchâtel ) , à 20 kil. O. de Neuchâtel; 9 kil. . de long. Eaux minérales. Elle renferme le lac d’Étalières.
BREVIODURUM, auj. pont-audemer.
BREYDENBACH (Bernard de), doyen de l’église de lîayence dans le xvc siècle, fil un voyage à Jérusalem et au mont Sinaï dont il fit imprimer la Relation en latin à Mayence, 1486, in-fol. C’est le plus ancien livre où se trouve l’alphabet arabe.
BRÉZÉ (maison de) , famille française noble et ancienne, illustrée au xve siècle par le grand-sénéchal d’Anjou , de Poitou et de Normandie, Pierre de Brézé, mort en 1465 ( Voy . Part, suiv.) ; par le grand-sénéchal de Normandie Jacques de Brézé , mort en 1494; et au xvne siècle par le maréchal de Brézé (Urbain Maillé), mort en 1650, etc. Voy. aussi DREUX-BRÉZÉ et MAILLÉ.
brézé (Pierre de) , grand-sénéchal d’Anjou , de Poitou et de Normandie , aida puissamment Charles Vil à chasser les Anglais ; fut chargé par Louis XI de conduire des secours à Marguerite d’Anjou, et fut tué en 1465 à la bataille de Montlhéry, dans la guerre dite du Bien-Public.
BRÉZOLLES , ch.-l. de cant. (Eure-et-Loir) , à 22 kil. S. O. de Dreux : 800 hab.
BR1AL (dom) , laborieux bénédictin de Saint- Maur, né à Perpignan en 1743, mort à Paris en 1828, travailla d ’abord à Y Histoire littéraire de France. Chargé ensuite de continuer le Recueil des historiens des Gaules et de France, il en publia de 1785 à 1822 les vol. 14 à 18, et laissa manuscrit le 19e, qui a été publié en 1835 par MM. Daunou et Naudet. Il a aussi composé un grand nombre de mémoires sur des points d’histoire. Il fut de l'Académie des Inscriptions.
BRIANÇON, Brigantia ou Briganlium , ch.-l. d arrond. (Hautes-Alpes) , à 57 kil. N. E. de Gap, sur la rive droite de la Durance; 3,545 hab. Collège Briançon est éievee de 1,306 mètres au-dessus uu niveau de la mer; elle es! défendue par 7 forts, dont plusieurs communiquent par des chemins creusés dans le roc. Pont hardi. Cvale renom., chapeaux, clous, faux; filature de coton. — Larr.de Briançon a 5 cantons (Le Monestier, L’Argentière , Aiguilles-en-Queyras , La-Grave-en-Oysans , plus Briançon), 27 communes et 30,839 hab.
BRIANÇONNA1S , partie du Haut - Dauphiné, qui avait pour ch.-l. Briançon ; autres villes : Queyras, Le Monestier, Mont-Genèvre. Il faisait jadis partie du territoire des Briganiini ( Narbonnaise 2e ) ; plus tard il appartint aux dauphins de Vienne qui se qualifièrent de princes de Briançon et comtes de Cézanne. Il fait auj. partie du dép. des H. -Alpes.
BRIANSK, ville de la Russie d’Europe (Orel), à 110 kil. O. d’ Orel, sur la Dena; 3,000 hab.
BRIARE, Brivodurum, ch.-l. de cant. (Loiret), sur le canal du même nom, à 40 kil. S. de Montargis ; 2,977 hab. — Le canal de Briare, commencé par Henri IV, achevé par Louis Xlll, unit la Loire et la Seine : il commence à Briare et se jette
! dans le canal du LoingàMontargi; ; il a 56 kil. de long,
1 BRIAREE ou égéon, un des géants qui attaquèrent le ciel, avait cent bras et cinquante têtes. Il fut terrassé par Neptune , et emprisonné sous l’Etna.
BRICE (saint), évêque de Tours, succéda vers l’an 400 à saint Martin. Des ennemis jaloux de son mérite dirigèrent contre lui des calomnies qui trompèrent le peuple de Tours; il fut chassé de son siège, et obligé de se retirer à Rome; mais il fut rappelé quelques années après, et mourut en 444. Sa fête se célèbre le 13 novembre.
BR1ÇONNET (Guillaume), cardinal, joua un rôle important sous les règnes de Louis XI, Charles YI II et Louis XJI. C’est d’après ses conseils que Charles VIII entreprit la conquête de l’ Italie,. Ce prince le nomma évêque de St-Malo, puis archevêque de Reims et premier ministre. Il eut de violents démêlés avec Jules II, qui l’excommunia. 11 mourut en 1514 dans un âge avancé. — Avant d’entrer dans les ordres, il avait été marié et avait eu deux fils, dont l’un, Guillaume, fut évêque de Meaux, ambassadeur à Rome, et favorisa les savants. Il mourut en 1533.
BRIDAINE (Jacques), célèbre missionnaire, né dans un village près d’Uzès en 1701, mort en 1767, se fit remarquer par la ferveur de son zèle et par une éloquence mâle, hardie, qui commandait l’attention par des traits sublimes, ou la réveillait par des saillies inattendues. li parcourut presque tous les villages du midi de la France, et fit jusqu’à 256 missions. On voulut l’entendre à Paris, et il prononça à St-Sulpice un sermon sur l'éternité qui fiÇla plus terrible impression sur son auditoire, et dont le début est regardé comme un chef-d’œuvre. Longtemps on ne connut de ses sermons que des fragments, cités avec éloge par Maury et La Harpe. Ils ont été publiés en entier sur sesmanuscr.,en 1821, par A. Seguin, Avignon, 5 v.in-12. L’abbé Caron a donné sa vie sous ce titre : Le Modèle des Prêtres, Par. , 1804.
BRIDGEND, b. du paysde Galles (Glamorgan), à 10 k. N . 0. de Cowbridge; 1 ,800 h. Lainages; fabr. d’arm.
BRIDGENORTH, ville d’Angleterre (Shrop), sur la Saverne, à 32 kil. S. E. de Shrewsbury; 6,300 hab. Beau pont qui réunit la haute et la basse ville.
BR1DGETOWN (c.-à-dire ville à pont), port de mer, capit. de la Barbade, une des Antilles, au fond de la haie de Carlisle ; jolie ville, belle cathédrale; 20,000 hab. Elle a beaucoup souffert de l’ouragan de 17819, — Il y a plusieurs petites villes du nom de Bridgetown aux Etats-Unis.
BRIDGEWATER, ville d’Angleterre (Somerset), à 25 kil. S. O. de Wells; 8,000 bal». Beau ponl sur la Parret ; canal fameux. Industrie et commerce assez actifs. Patrie de l’amiral Blakc. — Le canal do Bridgewater va : 1° des mines de houille de Worseley à Manchester , 2° de Manchester à Runcorn , 3° de Worseley aux marais de Chatmoss : il communique avec le canal du Grand-Tronc, et a 88 kil. de long. Creusé en 1785 par le duc de Bridgewater.
bridgewater, ville des États-Unis (Massachussets), à 33 kil. S. de Boston ; 6,000 hab. — Autre ville des États-Unis (New-Jersey), à 4 kil. de Boundbrook; 3,500 hab.
BB1DGEWATER (Thomas egerton, comte de), chancelier d’Angleterre sous Jacques I, fut chargé, entre autres affaires importantes, de suivre le procès du comte de Somerset, ancien favori de Jacques, accusé d’empoisonnement, et eut la force de s’opposer au roi qui voulait pardonner au coupable. U résigna les sceaux en 1617 et désigna Bacon pour lui succéder. Il mourut peu de jours après. Jacques 1 l’avait créé baron d’Ellesmere, vicomte de Brackley, comte de Bridgewater. C’est sous ce dernier titre que ses descendants sont connus.
bridgewater (François egerton, duc de), descendant du précédent, né en 1736, mort en 1803.
BRIE — ci6 3 — BRTF
célèbre par un canal souterrain qu’il fit creuser à ses frais de Worseley à Manchester; ce canal, construit par l’ingénieur Brindley, est regardé comme un des ouvrages les plus beaux et les plus hardis en ce genre, il a produit au duc de Bridgewater Une fortune immense, en même temps qu’il a enrichi tout le pays. — Un autre membre de cette famille, le révérend François-Henri Egerton, comte de Bridgewater, né en 1756, mort en 1829, s’est fait un nom en léguant par son testament à la Société royale de Londres une somme de 8,000 liv. sterling (environ 192,000 francs), pour être distribuée entre plusieurs auteurs qui se chargeraient de rédiger des ouvrages ayant pour but de démontrer ïa puissance et la sagesse de Dieu. Cette belle fondation a déjà fait naître plusieurs excellents ouvrages, composés par Herschell, Buckland, Bell, etc. C était du reste un homme fort bizarre.
BR1DPOBT, ville d’Angleterre (Dorsct), à 24 kil. O. de Dorchester, près de la Manche; 4,500 hab. Port. Armements pour Terre-Neuve.
BRIE, ancienne prov. de France, comprise dans les deux grands-gouvernements d’Ile-de-France et de Champagne-et-Brie ; d’où elle se divisait en Brie champenoise et Brie française. La première était située à 10. de la Champagne, au N. du Senonais, au N. E. et à l’E. de la Brie française. Villes principales : Meaux, ch.-l. de toute la Brie; Dammartin, Château-Thierry, Germi^ny-l’ Évêque, Provins, Coulommiers, Montmirail, Cézanne. Les environs de Château-Thierry se nommaient Brie pouilleuse; quelquefois on en faisait une troisième portion de la Brie. Aujourd’hui la Brie champenoise fait partie des départements de Seine-et-Oise, de Scineet-Marne et de l’Aisne. La Brie française était comprise dans la partie S. E. de l’Ile-de-France, à l’E. et au S. O. de la Brie champenoise : elle est beaucoup moins vaste que la première. Places : Brie- Comte-Robert, Lagny, Corbeil, Nangis, Rosoy, Gèvres, Villeroi. Elle fait auj. partie du dép. de Seine-et-Oise. On recueille beaucoup de grains dans la Brie et on y fait des fromages renommés. — Au temps de César les Meldi occupaient cette contrée , qui n’était qu’une vaste forêt nommée Brigensis saltus; elle fut, sous l’empire romain, comprise dans la 4e Lyonnaise, et sous les Francs dans le royaume de Neustrie. Sous les derniers Carlovingiens , la Brie eut des comtes particuliers, qui portèrent le plus souvent le titre de comtes de Meaux, siège de leur seigneurie. En 968 , Herbert de Vermandois, comte de Meaux, devint comte de Troyes, et depuis ce moment la Brie suivit les destinées de la Champagne.
brie-comte-robeht , Bria-Cornitis-Boberti , ch.-l. de canton (Seine-et-Marne), à 17 kil. N. 0. de Melun, sur l’Yères, ce qui parfois la fait nommer Brie-sur- Yères. Grand commerce de grains et de fromage dits de Brie. Elle fut ainsi nommée à cause du séjour qu’y fit Robert de France, comte de Brie.
BRIEC, ch.-l. de canton (Finistère), à 14 kil. N, E. de Quimper; 4,592 hab.
BRIEG, Brega, ville des États prussiens (Silésie), sur l’Oder, à 42 kil. S. E. de Breslau; 10,650 hab. Pont de bois. Gymnase. Draps, cotonnades, etc.
BRIELLE, v. de Hollande. V. brille.
BRIEN, souverain de l’Irlande, né en 926, régna 56 ans sur l’Irlande méridionale, battit les Danois dans 49 combats et les expulsa définitivement de l’île après la victoire de Clontarf, 1014. il fut assassiné par un Danois. Il favorisa l’établissement de la religion chrétienne dans ses états. — Ses descendants, qui portaient le nom d'O’Brien (c.-à-d. fils de Brien) , continuèrent à régner pendant 500 ans sur l’Irlande. Le dernier des O’ Brien, Donogh O’ Brien, surnommé le Gras, fut détrôné par Henri VIII, roi d’Angleterre, en 1543. Depuis cette époque la famille des O’Brien se partagea en deux branches :
la première s’éteignit dans le xvme siècle en la personne d’Antonie-Th.-Septimanie O’Brien , fille de lord J. -Ch. O’Brien, vicomte de Clara,' puis comte de Thomond, qui servit en France et y reçut le titre de maréchal: la seconde subsiste encore auj.
BRIENNE ou BR1ENNE-LE-CÏ1ATEAU , ch.-l.
de cant. (Aube), sur l’Aube , à 23 kil. N. O. de Bar-sur-Aube ; 2,000 hab. Bonneterie, etc. Commerce en blé, chanvre et laine. Bricnne formait un comté possédé par l’illustre maison de Brienne. Elle était célèbre par une école militaire où fut élevé Bonaparte; cette école n’existe plus. Combat opiniâtre entre les Français et les alliés, 29 janvier 1814.
BRIENNE (maison de). Lescomtesde Brienne font remonter leurs ancêtres jusqu’à Engilbert, qui vivait sous Hugues Capet, au Xe siècle. Ils étaient vassaux des comtes de Champagne. L’un d’eux, Jean, monta sur les trônes de Jérusalem et de Constantinople ; un autre, Gautier III , devint roi titulaire de Sicile par son mariage avec la sœur et l’héritière de Guillaume 111 (1198), mais ne put se taire reconnaître : vainqueur à Capoue et à Cannes, il fut battu et tué à Sarno, en 1 205. — Le dernier de ce nom, Gautier VI, fut connétable de France. F. ci-après.
brienne (Jean de), épousa l’héritière dn royaume de Jérusalem , Marie , fille d’Isabelle et de Conrad de Montferrat (1209), et essaya inutilement de se mettre en possession de son royaume. En 1229, il se vit appelé à Constantinople après la mort de Robert de Courtenay, et résista aux attaques des Grecs et des Bulgares. Il n’était d’abord que tuteur du jeune Baudouin II ; mais il fut reconnu empereur dès 1231. Il mourut sur le trône en 1237 dans un âge très avancé.
brienne (gautier de), général du xive siècle, servit d’abord le roi de Naples, s’empara en 1342 du souverain pouvoir à Florence, y commit toutes sortes d’exactions et s’en fit chasser au bout d’un an. Il se réfugia en France où le roi Jean le nomma connétable. Il fut tué peu de mois après, â la bataille de Poitiers, 1356. — Son père, nommé aussi G. de Brienne, avait possédé le duchéd’Athènes ; il fut battu et tué en 1312, sur le Céphise, par les Catalans.
brienne (loménie de), ministre. Voy. loménie.
BRIENNE (nICÉPIIORE). Voy. BRYENNE.
BRIENON. Voy. brinon.
BRIENTZ ou BR1ENZ , village et lac de Suisse (Berne), à 50 kil. S. E. de Berne. Fromages célèbres. Le lac est très poissonneux.
BRIENZA, ville du roy. de Naples (Principauté Citérieure), à 34 kil. S. O. de Potenza; 4,350 hab.
BRIE3, ville de Hongrie (Sohl), à 48 kil. N. E. d’Alt-Sohl ; 6,300 hab.
BRIET (Pli.), jésuite, bibliothécaire dn collège de Paris, né à Abbeville en 1601, mort en 1668. On a de lui des ouvrages de géographie et de chronologie distingués : P ara! le la geographiœ veteris et novœ, Paris, 1649, 3 vol. in-4 ; Chronicon , ab orbe condito ad annum Christi, Paris, 1663, 7 vol. in-12; ibid. , in-fol., 1682; Philippi l.abbe et Philippi Brietii Concordia chronologica, Paris, 1670, 5 vol. in-fol. j Theatrum geographicum Europœ veteris, 1653, in-fol.
BRIEUC (saint), Briochus , né dans la Grande- Bretagne vers 409, fut un des principaux disciples de saint Germain d’Auxerre, qui était allé faire ime mission dans la Bretagne, et qui l’emmena en France. Quelque temps après, Brieuc retourna dans sa patrie, et y fit de nombreuses conversions. A 70 ans il passa dans l'Armorique ( Bretagne ) , y bâtit un monastère sur un terrain que lui donna le comte de Liwil, son parent : ce monastère, où il mourut en 502, a été l’origine de la ville de Saint-Brieuc. L’Église honore ce saint le 1" mai.
BRIEY, ch.-l. d’arr. (Moselle;, â 22 kil. N. C. de Metz; 1,730 hab. — L’arr. de Briey a 5 cant.