‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 196 sur 1261 · BU SS · texte numérisé non relu

BU SS

avec le plus grand succès le gymnase ou collège dit du Cloître-Gris. 11 a laissé un très grand nombre d’ouvrages sur la religion, la géographie, l’histoire, et sur l'éducation de la jeunesse ; mais il est surtout connu par ses ouvrages géographiques. Les plus importants sont : la Nouvelle Description du globe ou Géographie universelle, 1754 etann. suiv., traduite plusieurs fois en français ; c’est le traité le plus complet et le plus exact qui ait paru jusqu’à lui ; Introduction à la géographie , la politique, le commerce et les finances des états de l'Europe, 1758, traduit aussi BUSCHIRE ou bouchir. Voy. abouchehr.

BUSIRIS ou POUS1RI, auj. Abousyr, ancienne Ville de la B. -Égypte, sur le bras Athribitique du Nil. au S. E. de Sais, ch.-l. du nome Busirite, célèbre par le culte d’Osi ris. Or. y voyait la sépulture de ce prince. On y admirait aussi un temple d'Isis, détruit par Dioclétien. — V.de Moy.-Egyp.F abousyr.

BUSIRIS, tyran d’Espagne, fameux par sa cruauté, tuait tous les étrangers qui passaient dans set états. Ayant osé enlever les Atlantides, Hercule, ami d’Atlas, le vainquit et le tua.

busiris, roi d’Égypte, fils de Jupiter ou de Neptune et de Libye ou d’Anippe, fut mis après sa mort au rang des dieux. On croit généralement que ce dieu n’est autre qu’Osiris. Busiris régnait à Thèbes; il agrandit cette ville et l’entoura de murailles pour la préserver des attaques des Ethiopiens. On place son règne vers le xxii® siècle avant J. -G.

BUSSANG, bourg du départ, des Vosges, à 26 kil. S. E. de Remiremont; 1,500 hab. Eaux minérales qui s’exportent en quantité. Route souterraine. BUSSENTO, riv. d’Italie. Voy. buxentius.

BUSSETO, Buxetum, v. du duché de Parme, à29 k. S. E. de Parme ; 1 ,600 h. Sylla y défit Carbon. BUSSIÈRE-BADIL, ch.-l. de cant. (Dordogne), à

14 kil. N. de Nontron ; 1 ,230 hab.

bussière-la-grue, village du dép. de l’Ailier, à

15 kil. S. O. de Bourbon-l’Archambault; 1,560 hab. Mine de fer.

bussiëre-poitevine, village du dép. de la H.- Vienne, à 17 kil. N. O. de Bellac; 1,700 hab.

BUSSIÉRES (J. de), jésuite, né à Villefranche en 1607, mort en 1678, composa en vers latins un poëme sur l île de Ré délivrée des Anglais, de Rhea liberata , Lyon, 1655, et un autre sur Scanderbeg, en 8 livres, Lyon, 1662. Il s’essaya aussi, mais avec peu de succès, en vers français.

BUSSOLENGO, bourg du roy. Lombard-Vénitien, à 15 kil. N. O. de Vérone; 3,000 h. Toiles. BUSSONE (Fr.). Voy. carmagnole.

BUSSY, nom d’un grand nombre de villages de France dans les départements du Cher, de l’Oise, de la Loire, de la Marne, de la Somme, etc.

bussy-le-grand, village du dép. de la Côte-d’Or, à 7 kil. N. O. de Flavigny; 975 hab. Château de Bussy-Rabutin ; c’est là qu’il se retira durant son exil. Patrie de Junol duc d’Abrantès,

BUSSY-D’AM BOISE (L. de clermont de), un de ceux qui eur. le plus de part aux massacres de la S.- Barthélemy (1572), assassina Antoine de Clermont son parent, et s’empara de son château. Nommé commandant du château d’Angers, il devint en exécration à la province, et fut assassiné par le comte de Montsoreau dont il avait voulu séduire la femme.

bussy-leclerc (Jean), un des chefs de la faction des Seize pendant la Ligue , commandait la Bastille (1589). Il s’est rendu fameux par son fanatisme, sa fureur contre le parlement et ses listes de proscription. IJ échappa au supplice en ne rendant la Bastille qu'à condition qu’on lui sauverait la vie, et se réfugia à Bruxelles.

bussï-r abutin (roger, comte de), célèbre par son esprit et causticité, né à Epiry dans le Nivernais en 1618, mort en 1693 ; se distingua d’abord dans la carrière militaire. Pendant les troubles de la

BUTL

Fronde il prit pendant quelque temps parti contre le roi , puis fit sa paix et obtint le commandement du Nivernais et la charge de mestre-de-camp de la cavalerie, lise fit disgracier par Louis XIV pour avoir chansonné les amours du roi avec La Vallière, et fut 16 ans exilé. Il a composé une Histoire amoureuse des Gaules , 1665, espèce de chronique scandaleuse où il décrit les mœurs galantes de la cour pendant la jeunesse du roi ; on a en outre de lui des Lettres qu’il croyait bien supérieures à celles de madame deSévigné, sa cousine; des Mémoires, et une Histoire de Louis XIV, pleine de basses flatteries. On l’a surnommé le Pétrone français. Son Histoire amou reuse des Gaules a été souvent réimprimée; la dernière édition est de Paris, 1829, 3 vol. in-8. Il laissa un fiis qui devint évêque de Luçon , et qui eut si bien le talent de plaire , qu’on l’appela le Dieu de la bonne compagnie.

bussy-gastelnau (Ch. -J. patissier, marquis de), général français , servit avec distinction sous Dupleix dans les Indes; contribua à faire lever aux Anglais le siège de Pondichéry en 1748, et fut nommé commandant des armées de terre et de mer audelà du cap de Bonne-Espérance. 11 concerta ses opérations avec le bailli de Suffren et lutta avec avantage contre un ennemi fort supérieur en nombre. Il mourut en 1785 à Pondichéry.

BUSTA GALLORUM, auj. Bastia , lieu de l’Italie ancienne, dans i'Ombrie , à 15k.N.E. de Pérouse. Narsès y défit en 552 le roi des Goths Totila, qui y perdit la vie. Voy. tagine et lentagio.

BUSTO-ARSiSlO , bourg du roy. Lombard-Vénitien, à 31 kil. N. O. de Milan; 6.600 hab. Grande filât, de coton. Ville très ancienne, jadis importante,

BUTE (île), en Écosse, à l’entrée du détroit de la Clyde; 24 kil. sur 8 ; 5,824 hab. Houille, ardoise, pierres à chaux. Pêche. Quelque industrie sur les côtes. Ruines du château de Rothsay. Une seule ville, Rothsay. — L’île de Bute donne son nom à un comté d’ Écosse, composé de plusieurs îles : Bute, Arran, Largs, Little-Cumbray, Inchmarnock, situées près de l’entrée Su détroit de la Clyde ; 13,800 hab.

BUTE (J. stuart, comte de), ministre d’état. Ayant plu au prince et à la princesse de Galles pai l’élégance de ses manières, il fut placé auprès de leur fils, héritier présomptif de la couronne (depuis George 111), et acquit sur ce prince le plus grand ascendant. A son avènement (1760), le comte de Bute devint premier ministre et se déclara chef du parti tory. 11 se rendit odieux par plusieurs mesures anti-populaires ; cependant il termina la guerre que l’Angleterre faisait depuis plusieurs années à la France, et conclut, en 1763, à Fontainebleau, une paix avantageuse à son pays. Peu après il abandonna spontanément les affaires, lorsqu’il était au faîte du pouvoir, et se retira dans sa terre où il cultiva la botanique. 11 composa pour la reine d’Angleterre des Tables de botanique contenant les familles de plantes de la Grande-Bretagne, ouvrage remarquable par le luxe de l’exécution, etqui n’a été tiré qu'à 12 exemplaires. Buffon, qui en reçut un, le déposa à la Bibliothèque du Roi. 11 mourut en 1792. Sa famille tire son nom de l’île de Bute, dont elle était propriétaire.

BUTHROTE, Buthrotum en latin , auj. Bulrinto , ville de la Thesprolie en Épire. Énée s’y arrêta lorsqu’il fuyait Troie, et y renc ntrr Andromaque, veuve d’Hector, que Pyrrhus avait cédéeà Hélénus, roi de Thesprotie.

BUl'ICUS lacus, c.-à-d. le lac de Bouto , auj. le

lac de BOURLuS.

BUTLER (Samuel), poète anglais célèbre par son esprit, né à Strensham (Worcester) en 1612, fut d’abord commis chez un juge de paix. Ayant de bonne heure fait connaître son talent pour la poésie, il fut attaché à la maison de la duchesse de

Page 1