‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 215 sur 1261 · CARL · texte numérisé non relu

CARL

CARITENA, Gortys , ville de la Grèce actuelle (Arcadie), à 22 kil. O. de Tripolitza; 2,500 nab.

CARLADÉS, petit pays de la H. -Auvergne, sur les confins du Rouergue, formé du territoire de Carlat et de Vie. — Le Carladès eut dès l’an 1000 des comtes particuliers. En 1531 il fut réuni à la couronne. Louis X 1 11, en 1642, en fit un duché-pairie qu’il donna comme indemnité au prince de Monaco

CARLAT, village du dép. du Gantai, à 10 kil. S. E. d’Aurillac; 950 hab. Il possédait un châteaufort qu’Henri IV fit démolir en 1604.

Carlat-le-comte, ville du dép. de l’Ariége, à 8 kil. N. E. de Mas-d’Azil; 1,000 hab.

Carlat-de-roquefort (le), village du dép. de l’Ariége, à 13 kil. E. deFoix; 430 hab. Patrie de Bayle.

CAR LE MARATTE, VANLOO, VERNET. Voy.

maratti , vanloo, etc. Dans tous ces noms, Carie est pour Charles.

CARLENT1NI, ville de Sicile (Syracuse), à 35 kil.

N. O. de Syracuse; 4,200 hab. Fondée par Charles- Quint, mais dévastée par le trembl. de terre de 1693.

CARLETON (Gui), général anglais dans la guerre d’Amérique, né en 1734, fut, en 1774, gouverneur de Québec, et chassa entièrement l’armée américaine du Canada. En 1777, il donna sa démission et fut remplacé par Burgoyne. En 1782, il eut le commandement en chef des troupes anglaises en Amérique; et après avoir conclu un traité, il retourna en Angleterre, où il mourut en 1808.

CARLIN, acteur célèbre. Voy. bertinazzi.

CARLINGFORD , ville d Irlande (Leinster), à 14 kil. E. de Dundalk, sur la baie de Carlingford. Port beau, mais dangereux.

CARLISLE, Luquvallum , ville d’Angleterre, ch.-l. du comté de Cumberland, sur l’Eden, à 120 kil. S. d'Edimbourg et à 133 kil. N. O. d’York ; 20,000 hab. Evêché. Belle cathédrale demi-gothique, demisaxonne. Etablissements d’instruction. Industrie active ; fonderies, brasseries, étoffes de laine, cordages, cuirs, etc. Grand commerce. — Carlisle fut un des principaux postes militaires des Romains. Le mur d’Adrien y aboutissait. Elle appartint àl’Êcosse sous David L elle fut plusieurs fois assiégée, incendiée et prise, notamment en 1644 par les Parlementaires, en 1745 par les Jaeobites. Carlisle a été érigée en comté-pairie (1661) par Charles II, en faveur d’une des branches de la famille des Howard. Marie Stuart y fut emprisonnée en 1568. — Il y a plusieurs villes de ce nom aux Etats-Unis, notamment une dans l’état de Pensylvanie, à 150 kil.

O. de Philadelphie; 4,000 hab.

CARLISTES, dénomination de parti donnée en France aux partisans de Charles X après la révolution de 1830, et en Espagne aux partisans de don Carlos, prétendant au trône après la mort de Ferdinand Vil, son frère, 1833.

CARLOMAN, fils de Charles-Martel, et frère aîné de Pepin-le-Bref , reçut en 741 l’Austrasie, la Souabe et la Thuringe, qu’il gouverna en souverain, mai3 sans prendre le titre de roi. 11 eut sans cesse à combattre les Allemands, les peuples d’Aquitaine, les Bavarois et les Saxons qui refusaient de se soumettre, et il les défit partout; mais enfin, las de tant de combats, il renonça aux grandeurs et se retira chez les religieux du Mont-Casain (747), laissant Pepinseul maître. Envoyé en France en 7 53 pour une mission de paix, ilfutenfermé à Vienneoù il m., 756.

Carloman, liis de Pépin et frere de Charlemagne, né eu 751, régna de 768 à 771 sur la Neustrie, la Bourgogne et une partie de l’Aquitaine. Pendant I tout son règne, Garloman, soupçonnant son frère de vouloir se rendre maître de la France entière, se tint avec lui dans un état continuel de défiance. Ces soupçons furent réalisés après sa mort ; Charlô- | magne dépouilla ses neveux de leur héritage.

| carloman, fils de Louis-le-Bègue et frère de

Louis 111, fut sacré en 879 roi d’Aquitaine et d’une partie de la Bourgogne, et devint en 882, par la mort de son frère, seul roi de France. 11 combattit avec succès Hugues-le-Bâtard , qui revendiquait la Lorraine; Boson, qui s’était fait un royaume dans le midi de la France, et les Normands, qui ravageaient toutes les provinces. Il mourut en 884.

carloman, fils de Louis-le~Germanique, partagea les états de son père avec ses frères Louis et Charles en 876, et eut la Bavière. Roi d’Italie un moment , il mourut en 880, sans laisser d’autre enfant qu’un bâtard, Arnoul, qui fut reconnu roi d’Allemagne en 887.

CARLOPAGO, ville des Etats autrichiens (Croatie militaire), sur l’Adriatique, à 37 kil. N. de Nona; 2,000 hab. Grand et bon port, creusé en 1782 par ordre de Joseph II. Elle trafiquait par des caravanes avec la Bosnie ; son commerce est bien déchu.

CARLOS (don), infant de Navarre, prince de Viane, né en 1420 de Jean, prince d’Aragon, et de Blanche, reine de Navarre, devint en 1441, à la mort de sa mère, héritier de la couronne de Navarre; mais cet héritage lui fut enlevé par son père. Don Carlos prit les armes pour défendre &es droits; il fut vaincu (1452), fait prisonnier, et ne sortit de prison qu’après avoir promis de ne prendre le titre de roi de Navarre qu’après la mort de son père., La guerre se ralluma néanmoins en 1455 ; don Carlos, de nouveau vaincu, fut obligé d’aller chercher un refuge à Naples près de son oncle, Alphonse-le-Magnanime. La mort de ce prince le laissa sans appui, et, en 1460, il fut perfidement arreté par l’ordre de son père, que Jeanne, sa seconde femme, poussait à ces actes odieux. A la nouvelle de cette arrestation, plusieurs provinces se révoltèrent, et Jean fut contraint de reconnaître don Carlos pour son héritier, et de consentir au mariage de ce prince avec Isabelle de Castille, que la reine Jeanne destinait à son propre fils. La cruelle marâtre prévint cette union par un crime: don Carlos fut empoisonné en 1461. Ce prince joignait à de brillantes qualités le goût des lettres ; il a laissé, entre autres écrits, une traduction élégante, en langue castillane, de la Morale d’Aristote.

carlos (don), fils de Philippe II et de Marie de Portugal, né en 1545, annonça, dès son bas âge, un caractère violent et vindicatif, que les circonstances vinrent encore aigrir. 11 devait épouser Elisabeth de France, fille de Henri 11; mais son père, alors veuf de Marie d’Angleterre, le supplanta dans ce mariage. Plus tard, en 1565, on lui fit espérer la main de l’archiduchesse Anne, fille de l’empereur Maximilien; mais son père s’opposa encore à cette union. En 1564, Philippe II avait fait venir en Espagne les archiducs Rodolphe et Ernest, ses neveux, afin de leur assurer la succession de ses états, au détriment de son fils qu’il disait incapable de gouverner. Cette conduite de Philippe irrita vivement don Carlos, et, en 1567, il osa traiter avec les Pays-Bas révoltés contre son père, et promettre aux rebelles de se mettre à leur tête. Dans le même temps, Philippe parut croire que don Carlos avait conspiré contre sa vie, et le fit arrêter; quelques mois apres, il m. selon les uns, de consomption, selon d’autres, condamné par l’inquisition (1568). Sa m.a fourni le sujet de plusieurs tragédies à Campistron, Chénier, Otway, Schiller, Alfieri, etc. L’abbé de Saint-Réal a fait le récit de sa conspiration.

CARLOSTAD (André bodestein , dit), ami de Luther, ainsi nommé de la ville de Carlsfadl en Franconie, où il était né, était professeur de théologie et doyen de l’université à Wittemberg en 1512. Il fut un des premiers à embrasser la réforme ; mais il ne tarda pas à se séparer de Luther, et combattit !a présence réelle ( Voy . sacramentaires). Il mourut à Bâle en 1541. Il est le premier ecclésiastique en Allemagne qui se soit marié Dubliquement.

CARLOTTA (là], ville d’Espagne, une des colonies de la Sierra-Morena établies en 1767 par Olavidès, à 25 kil. S. O. de Cordoue; 3,000 hab., en grande partie Français et Savoyards.

CARLOV1NG1ENS, illustre famille qui a donné un grand nombre de souverains à la b rance, à l’Allemagne et à l’Italie pendant les ix' et Xe siècles. Elle doit son nom à Charles Martel, maire du palais, père de Pepin-le-Bref et fils de Pépin d’IIéristal. Voici la liste des souverains de cette famille :

Rois de France. Charles Martel, 715-741 ; Pepinle-Bref, 752-768 ; Charlemagne, 768-814; Louis-le- Débonnaire, 814-840; Charles-le-Chauve, 840-877 ; Louis-le-Bègue , 877-879: Louis III et Carloman, 879-884; Charles-le-Gros, 884-888; Charles-le-Simple, 893-923 ; Louis-d’Outremer , 936-954 ; Lothaire, 954-986; Louis V, le Fainéant; 986-987.

Empereurs. Charlemagne, 800-814 ; Louis-le-Débonnaire, 814-840; Lothaire, 817-855; Louis II, fils de Lothaire, 850-876 ; Charles-le-Chauve, 876-877; Charles-le-Gros , 880-887 ; Guy de Spolète, 891-894; Lambert, 894-896; Arnoul deCarinthie, 896-899; Louis, fils de Boson, 901-902; Bérenger, 906-924.

Rois d’Allemagne ou de Germanie. Charlemagne, 800-814 ; Louis-le-Débonnaire, 814-840; Louis 11, le Germanique, 840-876; Louis-le-Jeune ou de Saxe, 876-882; Charles-le-Gros, 882-887 ; Arnoul de Garinthie, 887-899; Louis-1’ Enfant, 899-911.

Rois d’Italie. Charlemagne, 774-781 ; Pépin, 781- 812; Bernard, 812-818; Louis-le-Débonnaire, 818- 820 ; Lothaire, 820-855 ; Louis II, 855-875 ; Charlesle-Chauve, 875-876; Charles-le-Gros, 879-881 ;Guy, 881-888 ; Bérenger, 888-894, 905-924 ; Lambert, 894-900 ; Louis , fils de Boson , 900-905 ; Hugues de Provence, 926-947 : Lothaire, 945-950 ; Bérenger II et Adalbert, 950-961.

En France, la mort de Louis V, le Fainéant (987), amena sur le trône la dynastie des Capétiens , en la personne de Hugues Capet , qui fut reconnu roi à l’exclusion de Charles de Lorraine, 2e fils de Louis d'Outremer. En Allemagne, les Carlovingiens s’éteignirent en la personne de Louis IV, l’Enfant (911), et furent remplacés par les maisons de Saxe et de Franconie. Enfin en Italie, après la mort d’ Adalbert, dernier roi carlovingien (961), Othon-le-Grand réunit ce royaume à l’Empire.

CARLOW, ville d’Irlande fLeinster), ch.-l. d’un comté de même nom, sur le Barrow, à 67 kil. S. O. de Dublin ; 9,070 hab. Château-fort, anc. abbaye. Un peu de commerce. — Le comté de Carlow est situé entre ceux de Kilkenny, Kildare, la Reine, Wicklow et Wexford • il produit du beurre estimé.

CARLOWITZ, ville des Etats autrichiens (Esclavonie militaire), sur le Danube qui souvent l’inonde, à 10 kil. S. E. de Peterwaradin ; 5,600 hab. Archevêché grec ; école illyrienne, école catholique, etc. — Il y fut signé en 1699 un traité de paix, par lequel la Turquie cédait: à l’Autriche toute la Hongrie turque (moins le banat de Temeswar et ses prétentions à la suzeraineté de la Transylvanie); à la Pologne, Kami niée, la Podolie et l’Ukraine en deçà du Dniepr; à Venise, la Morée, etc.

CARLSBAD, ville de Bohême (Elnbogen), sur la Toppel, à 1 1 kil. N. E. d’Elnbogen : 2,900 hab. Couteaux, aiguilles, etc. Eaux thermales que découvrit l’empereur Charles IV dans une partie de chasse, en 1358, d’où le qom de Carlsbad (c.-à-d. bain de Charles). — IL" s’y tint en 1820 un congrès des souverains de l’Allemagne pour établir une police plus rigoureuse dans les universités et pour prendre des mesures contre l’esprit de libéralisme qui se répandait en Allemagne.

CARLSBOURG, Apulum chez les anciens, Alba Julia, Alba Carolina en latin moderne, Karoly Fejervar en hongrois, Relgrad en transylvanien, Weissenbeurg en allemand ( alb , veeiss, bel , fejer , signifient

ÔARM — 315 — CARM

blanc), ville de Transylvanie, ch.-l. du comitat de Weissenbourg, sur le Maros; 6,500 hab. Ville petite, mais importante comme place Porte, comme siège de l’évêché catholique de Transylvanie et comme entourée des mine» d’or les plus riches de la Transylvanie (celles d’Abrudbanya, Zaiathna, etc.). — Il ne faut pas confondre Carlsbourg avec Szekes- Fejervar ou Stuhlweissenbourg , dite aussi Fejervar et Weissenbourg; cette dernière est en Hongrie.

CARLSCRONA, ville de Suède, à 400 kil. S. O. de Stockholm, sur la mer Baltique, est en grande partie construite sur de petites îles qui touchent à la côte ; 12,000 hab. Port militaire, le premier du roy.; forts, bassins, chantier et autres établissements pour la marine; chantier pour les navires marchands. Fondée par Charles IX, augmentée par Charles XI. Détruite en partie par un incendie, 1790.

CARLSHAFEN, ville de Hesse-Cassel, à 32 kil. N. de Cassel, sur le Weser et la Dimel; 1,100 hab. Canal, port. Elle est bâtie à l'italienne. Siburg était Bon 1er nom ; le landgrave Charles, qui la rebâtit au xviii8 siècle, lui donna celui qu’elle porte auj.

CARLSHAMN, ville de Suède, sur la mer Baltique, à 44 kil. N. E. de Christianstad ; 3,600 hab. Port, quelques fortifications. Pêche très active.

CARLSRU1IE, capit. du grand-duché de Bade, à 7 kil. du Rhin, à 67 Kil. N. E. de Strasbourg: 20,000 hab. Très jolie ville; beau château: monuments divers, églises, caserne, théâtre, porte d’Ettlingen, etc. Académie , biblioth. , beaucoup d’établissements d’instruction. Industrie : soieries, bijouterie, carrosserie, meubles, amidon, etc. Cette ville fut fondée ea 17l5par Ch.-GuilL, margrave de Bade-Dourlach, qui en fit sa résidence et lui donna le nom de Carlsruhe , c.-à-d. repos de Charles: ce n'était auparavant qu’un simple rendez-vous de chasse.

CARLSTAD , ville de Suède , sur le lac Wener, ch.-l. du gouvernement de Carlstad, à 255 kil. O. de Stockholm; 2,000 hab. Cathédrale. Commerce assez actif. Dans la prov. de Carlstad sont de riches mines de fer qui donnent 300,000 quintaux par an.

CARLSTADT, ville des Etats autrichiens (Trieste), à 164 kil. E. de Trieste; 4,200 hab. Evêché grec; château, chantiers de construction.

CARLSTADT, ville de Bavière (Bas-Mein), dans l’anc. Franconie, à24 kil. N. O.de Wurtzbourg ; 2,000 hab. Patrie de Carlostad.

carlstadt-varasdin (généralat de ) , gouvernement des États autrichiens qui, réuni au banat de Croatie , forme une des quatre divisions du gouvernement des Confins militaires. Le gouverneur habite Agram, dans la Croatie civile, et commande à huit régiments.

CARLUX, ch.-l. de cant. (Dordogne), sur la Dordogne, à 11 kil. E. de Sarlat; 700 hab.

CARMAGNOLE, ville des États sardes, dans le Piémont, à 26 kil. S. E. de Turin; 12,000 hab. Belle place. Patrie de François Bussone, dit Carmagnole. Prise en 1691 par Catinat, et au commencement de la révolution française. — A l'occasion de cette dernière victoire, on donna le nom de Carmagnole à unechanson républicaine injurieuse à la cour, puis au costume qu’adoptèrent les Jacobins en 1793.

CARMAGNOLE (François bussone, dit), général italien, né à Carmagnole en Piémont, en 1390, de parents obscurs, fut d’abord gardeur de pourceaux, puis valet d’armée. Entré comme simple soldat en 1412 dans les troupes de Philippe-Marie Visconti , duc de Milan, il se distingua sous les yeux de ce prince, fut bientôt élevé par lui au commandement de toute ses armées, et fut le libérateur du Milanais. Mais devenu odieux à Visconti, qui craignait sa puissance, il s’enfuit à Venise en 1424. Les Vénitiens lui confièrent la direction de leurs forces. 11 vainquit à Macalo les quatre généraux les plus habiles de l’Italie, François Sforza* Piccinino, Ange de la

Pergola et Guido Torello ; mais sa générosité envere les prisonniers le rendit suspect au Conseil des dix; quelques revers ayant paru confirmer les soupçons, il fut rappelé à Venise en 1432; il y fit une entrée triomphale, mais le lendemain deson retour il fut jeté dans les fers, et périt bientôt sur l’échafaud.

CAHMANIE, Carmania , auj. Laristan, Kerman , et partie S. O. du Kaboul ; prov. de l’Asie ancienne, entre le golfe Persique au S., la Parthie au N., la Perside à 10., l’Arie, la Gédrosie, la Drangiane à l’E.; sc divisait en Carmanie maritime au S.; ch.-l., Carmana ; fertile en blé, vins et fruits exquis; et Carmanie intérieure ou déserte , au N. ; immenses plaines de sable, incultes, salées, presque solitaires, mais où l’on élevait des moutons renommés.

CAKMARTHEN. Voy. caermarthen.

CARMATH, CARMATHES. Voy. karmath, karmathes.

CARMEL (mont), Carmelus , montagne de Syrie (Acre), entre la mer à 10. et le. Cison à l’E., s’étend depuis Césarée au S. jusqu'à la baie d’Acre au N., où il forme un cap, par 32° 51° lat. N., 32° 39’ long. E. ; il est haut de 1,000 mètres. Ce mont pusse pour avoir été la demeure du prophète Elie. On voit encore les ruines de l’ancien couvent des Carmes qui, ainsi que les Carmélites, ont pris leur nom de cette montagne.

CARMEL (religieux du mont-), ermites institués en 400 sur le mont Carmel, par Jean, patriarche de Jérusalem, en l’honneur du prophète Elis; ce sont eux qui ont donné naissance à l’ordre des Carmes.

carmel (chevaliersdu mont-), ordre militaire d’hospitaliers, fondé par Henri IV, 1608, uni dep. à l’ordre des chevaliers de Saint-Lazare.

CARMÉLITES, congrégation de religieuses qui suivaient la règle des Carmes. Cette congrégation fut réformée par sainte Thérèse en 1562. C’est dans un fcouvent de Carmélites à Paris que se retira mademoiselle de La Vallière.

CARMENTA, prophétesse d’Arcadie, ainsi nommée parce qu’elle rendait ses oracles en vers (carmen ), fut aimée de Mercure, et en eut Évandre, avec lequel elle passa en Italie. Après sa mort, elle fut mise au nombre des divinités, et les Romains lui élevèrent un autel près d’une des portes de la ville, qui fut nommée d elle Carmentale; elle était située entre le Tibre et le mont Capitolin. Cette porte prit plus tard le nom de Porte Scélérate.

CARMENTALE (porte), une des portes de Rome.

Voy. CARMENTA et SCÉLÉRATE.

CARMES, ordre religieux, originaire du mont Carmel en Syrie, d’où il tire son nom, fut formé au xne siècle, reçut une règle d’Albert, patriarche de Jérusalem (1205), et fut confirmé en 1227 par le pape Honorius; il fut introduit en Europe par saint Louis en 1238. Les Carmes portaient un vêtement blanc avec des barres d’une autre couleur, d’où le nom de Barrés qu’on leur donnait aussi.

carmes mitigés ou billettes, religieux institué* en 1432, et qui suivaient la règle des Carmes adoucie par Èugène IV.

carmes déchaussés, congrégation religieuse établie dans le xvie siècle, n'était qu’une réforme des Carmes. Cette réforme fut d’abord appliquée à des couvents de femmes par sainte Thérèse. 1562 (Voy. carmélitesI ; puis cette sainte, aidée de S. Jean de la Croix, l’introd. dans les couv. d'hommes. Les Carmes déchaussés marchaient pieds nus (d où leur nom).

CARMONA, Carmonia, ville d’Espagne (Séville), à 28 kil. E. de Séville, sur le Carbonés : 20,700 hab. Château en ruines. Prise en 712 par Mousa.

CARMONTELLE (N.), auteur dramatique, né ù Paris en 1717, mort en 1806, fut lecteur du due d'Orléans. Il est le créateur de ces petites comédies connues sous le nom de Proverbes dramatiques, et réussit fort bien dans ce erenre lécrer. Il publia ud

Page 1