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CAST — 326 — CAS

toire. Ils ont été publiés pour ia première fois à Paris, 1621, in-4 ; réimprimés avec des additions de Le Laboureur, en 1669, 2 vol. in-fol., et à Bruxelles en 1731, 3 vol. in-fol., avec de nouvelles additions par J. Godefroy. — Un de ses descendants, Jacques, marquis de Castelnau, se distingua à la bataille des Dunes (1668), où il commandait l’aile gauche, et mourut la même année de ses blessures après avoir reçu le bâton de maréchal.

CASTELNAUDARY, Sostomagus , ch.-l. d'arr.

(Aude), à 33 kil. N. O. de Carcassonne, sur le canal ue Languedoc; 10,186 hab. Draps, toiles peintes. Commerce de grains et de melons. Collège. — Détruite par les Goths ariens au ve siècle, elle fut rebâtie sous le nom de Castrum ou Castellum Novum Arianorum , d'où dérive, par corruption, son nom moderne. Elle devint ensuite capitale du comté de Lauraguais et fut possédée par les comtes de Toulouse. En 1229, saint Louis fit raser ses fortifications ; en 1356, elle fut prise et brûlée par le prince de Galles. Le maréchal de Schomberg y battit et y prit Montmorency, qui commandait les troupes de Gaston d’Orléans. 1632. Patrie d’Alex. Soumet. — L’arr. a 5cant. (Belpech, Fanjeaux, Salles, plus Castelnaudary qui compte pour deux), 74 communes et 63,903 hab.

CASTELNOVO, CASTELNUOVO. Voy. castel.

CASTELREAGH. Voy. castlereagh.

CASTETS, ch.-l. de cant. (Landes), à 22 kil. N. O. de Dax ; 1,100 hab. Usines.

CAST1 (l’abbé J. -B.), poëte italien, né à Montefiascone en 1721, fut d’abord professeur dans sa patrie, puis fut appelé à Vienne par son ami, le duc de Rosenberg, gouverneur du grand-duc (depuis l’empereur Joseph II), et y obtint le titre de poëte de l'empereur. Il visita les cours de Russie, de Prusse, et vint passer ses derniers jours à Paris (1798). 11 mourut dans cette ville en 1803, à 82 ans. 11 était doué d’un esprit vif et gai, qu’il conserva jusqu’à la fin de sa vie. Ses deux principales productions sont les Nouvelles galantes , Londres (Paris), 1793 , contes dans le genre de Boccace, et les Animaux parlants , poème hérol-comique en 26 chants, Paris, 1802. Ces Ouvr.sont écrits avec un talent qui a fait placer l’auteur au rang des meilleurs poètes de sa nation ; mais F y règne, dans le premier surtout, une coupable licence qui les a fait justement condamner à Rome. Les Animaux parlants ont été trad. par Paganel, Liège, 181 3, et mis en vers par Mareschal, Paris, 1819

CAST1FAO, ch.-l. de cant. (Corse), à 22 kil. N. de Corte ; 600 hab.

CASTIGLIONE, ville du roy. Lombard - Vénitien, près de l’Adda, à 7 kil. N. E. de Pusterlengo; 2,346 hab.

castiglione-delle-stiviere , ville du roy. Lombard-Vénitien, à 26 kil. S. E. de Brescia; 6,300 hab. Les Autrichiens y furent battus par les Français en 1706 et en 1796. C’est en mémoire de cette dernière bataille (1796) qu’Augereau, qui avait le plus contribué à la victoire, reçut plus tard le titre de duo de Castiglione.

CASTIGLIONE — FIORENTINO OU ARETINO , Arretium Fidens, ville du grand-duché de Toscane, a 16 kil. S. d’Arezzo ; 2,000 hab. Patrie de J. Fr. Castillon.

CASTIGLIONE (Balthasar) , écrivain italien, né dans le duché de Mantoue en 1478 , fut successivement ambassadeur du duc d’Urbin auprès de Henri VIII, roi d’Angleterre, et du pape Clément \ II auprès de Charles-Quint. Il fut comblé de faveurs par ce dernier prince, fut fait évêque d’Avila, et mourut à Tolède en 1629. Castiglione a laissé plusieurs écrits où l’on trouve du goût et un style élé-

fant ; le plus remarquable est intitulé : Il Cortegiano le Courtisan). 11 publia, en 1628, l’Art de réussir à la cour. Il a aussi laissé des poésies italiennes et latines qui sont estimées. Le Courtisan a été traduit en français par Jean Chaperon, 1637, iu-8.

castiglione, peintre italien. Voy. benedette. castiglione (Geoffroy). Voy. célestin iv. castiglione (duc de). Voy. augereau.

CAST1LHON (Jean), né à Toulouse en 1718, fonda le lycée de cette ville, fut l’un des auteurs du Jour « nal Encyclopédique , et l’un des collaborateurs du Journal de Trévoux. Il a écrit : Amusements philosophiques et littéraires de deux amis; Bibliothèque bleue; Anecdotes chinoises, etc.; le Spectateur français ; Précis historique de la vie de Marie-Thérèse , — Il eut un frère qui composa aussi quelques ouvrages de littérature.

castilhon (J.-Fr.). Voy. castillon.

CASTILLE, contrée d’Espagne, située entre le* Asturies et la Biscaye au N., les royaumes d’Aragon et de Valence à l’E., les roy. de Murcie et l’Andalousie au S. , l’Estramadure et le roy. de Léon à 10. Elle se divise en deux parties, la Vieille et la Nouv.-Castille :

vieille-castille [Castilla-la-Vieja) , au N., entre 39° 48’ et 43° 32’ lat. N., et entre 4° 6’ et 7° 50’ long. O. Sa plus grande longueur du N. au S. est de 420 kil.; sa plus grande largeur de l’E. àl’O. est de 200; 1,200,000 hab.; chef-lieu, Burgos. La Vieille-Castille est très montagneuse; elle est traversée dans sa partie septentr. par la chaîne des monts Cantabres. Le Duero, l’Ebrc, le Pisuerga, etc., y prennent leur source. En général l’air y est sain et le sol fertile, mais il est mal cultivé. La Vieille-Castille fait partie de la capitainerie-générale de Vieille— Oastille— et-Léon , et forme 7 intendances (Burgos , Soria, Ségovie, Avila, Logrono, Palencia, Santander).

NOUVELLE-CASTILLE ( Casiilla-la-Nueva ), au S. de la précédente et au centre de l’Espagne, par 38° 15’ et 31° 20’ lat. N., et par 3° 20’ et 7* 40’ long. O.; 370 kil. sur 360; 1,300,000 hab. ; ch.-l., Madrid. Parmilea chaînes de montagnes qui la traversent, on distingue la Sierra-de-Guadarrama au N., et la Sierra- Moreiia au S. O., renfermant toutes deux des mines riches et nombreuses. Le Tage, le Xucar, le Mançanarès, la Guadiana arrosent la Nouvelle-Castille. Son sol fertile pourrait produire du vin , du froment, des fruits, de l’huile en abondance; mais on en tire à peine parti. De vastes et beaux pâturages y nourrissent un grand nombre de moutons mérinos. Aujourd’hui la Nouvelle - Castille forme une capitainerie-générale et se subdivise en 5 intendances civiles (Madrid, Tolède, Guadalaxara, Cuença et Ciudadréal ou la Manche).

La Castille avait jadis pour habitants les Arevaci , les Carpetani , une partie des Oretani et des Celtiberi. La célèbre Numance était dans la Vieille-Castille. Le nom de Castille ne date que des premières invasions arabes ; il prit naissance au ix* siècle, lorsque toute cette contrée était hérissée d’une foule de châteaux-forts ( caste lia ), construits par les seigneurs chrétiens pour se défendre contre les courses des Infidèles. Au commencement du xie siècle, Sanchele-Grand, roi de Navarre, profitant des dissensions qui s’étaient élevées entre les seigneurs de ces châ' teaux , soumit tout le nord de la contrée . et l’érigea en royaume, sous le nom de Castille, en faveur de son fils Ferdinand I (1034). Une guerre heureuse (1037) contre Bermude 111, roi de Léon-et-Asturies et de Galice, joignit ce nouveau royaume à la Vieille-Castille. En 1085, toute la Nouvelle-Castille était soumise. Le trône de Castille avait été oocupé par la maison de Navarre pendant près d’un siècle, lorsque le mariage d’Urraque avec Raymond de Bourgogne donna naissance à une nouvelle dynastie (1 126). Après plusieurs partages temporaires qui retardèrent l’accroissement de la puissance castillane, les couronnes de Castille et Léon se trouvèrent de nouveau réunies sur la tête de Ferdinand III (1230). Les brillantes conquêtes de ce prince et de ses successeurs acquirent à la Castille l’Estramadure et l’Andalousie, 1260-1300. et resserrèrent les Maures dansl©

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ïoy. de Grenade. Mais les dissensions qui s’élevèrent entre les grands vassaux sous le règne d'Alphonse XI (1312), la tyrannie de Pierre-le-Cruel (1360), piongèrent le royaume dans une funeste anarchie dont il ne sortit qu’à l’avénement de Henri JI de Transtamare ( 1309), chei de la 3e dynastie des rois de Castille. Les règnes de Jean I, Henri III, Jean II, furent orageux ; en lin Henri IV se vit déposer par ses vassaux turbulents qui mirent à sa place Isabelle, sa sœur et son héritière (1406). Le mariage de cette princesse avec Ferdinand, roi d’Aragon (1469), et la conquête du royaume de Grenade, qui fit sortir les Maures de l’Espagne, soumirent toute la Péninsule au même sceptre. Ici finit l’histoire séparée de la Castille qui depuis se confond avec celle du royaume d’Espagne. (Vw/. Espagne.)

Souverains de la Castille.

Maison de Navarre. Ferdinand 111,1217-1262 Ferdinand 1, fils de San- Alphonse X, 1284

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fin à ses Jours par l’effet d’un dérangement du cerveau, ou, selon d autres, par suite du chagrin que lui causait le fâcheux état des affaires. 11 eut pom principal adversaire Canning , qui le remplaça. CASILETON, ville d’Angleterre ( Lancastre) a

liftais • R non hüK T..A„

kil. S. de Rochdale ; 8,000 hab. Très commer-

che-le-Graud , roi de

Navarre, 1034-1066 Sanche II, 1072

Alph. VI de Léon, 1109 Urraque et Alph. (VII) d’Aragon, 1126

Maison de Bourgogne.

Alphonse VIII,filsd’Urra- Henri III , que et de Raymond de Jean II,

Sanche IV ,

Ferdinand IV,

Alphonse XI Pierre-le-Cruel,

Maison de Iranstamare.

Henri IL, 1369-1379

JeanI, 1390

Bourgogne, 1 126-1157 Henri IV, 1474

SanchelII etFerd. 11,1 168 Isabelle I, 1504

.Alphonse IX, 12i4 Jeanne la Folle, 1506

Henri I. 1217 Ferdinand V, 1 516 1

çante. — Il y a beaucoup d’autres lieux du même nom dans la Grande- Bretagne et aux États-Unis, entre autres un village situé au pied d'un rocher de plus de 300 mètres de haut , sur la pointe duquel est un château nommé Peak-Castle , que l’on croit bâti par W. Peveril, fils naturel de Guillaumele-Conquérant. On y voit aussi une immense caverne.

CASTLETOWN ou SODOR , sur la côte de l’île de Man dont elle est le cli.-l. ; 2,000 hab. Château fort sur un roc. On l’appelle aussi Castel-liushin.

CASTOR, héros grec, fils de Léda et de Tyndare, et frère jumeau de Pollux. La fable raconte que Jupiter, amoureux de Léda, s’étant transformé en cygne pour la séduire, cette princesse eut deux œufs, dont l’un , de son mari Tyndare, produisit Castor et Clytemnestre, tous deux mortels ; l’autre, de Jupiter, produisit Hélène et Pollux, qui tenaient l’immortalité de leur céleste origine. Les deux frères firent partie de l’expéd. des Argonautes. Castor fut tué par Lyncée dans une querelle. Pollux, affligé de la mort de son frère, pria Jupiter de le rendre immortel. Cette prière ne pouvant être entièrement exaucée, l’immortalité fut partagée entre eux, de sorte qu’ils vivaient et mouraient alternativement. Us furent métamorphosés en astj-es et transporté

CASTILLON, cli.-l. de cant. (Gironde), surlaDor-' au ciel où Us forment la constellation des Gémeaux

clogne, à 17 kil. S. E. de Libourne, 2,960 hab. Vlct. de Charles VII sur l’angl. Talbot, qui y périt.

CASTILLON, eh.-l. de cant. (Ariége), à 12 kil. S. (h de Saint-Girons ; 860 hab.

CASTILLON (J .-Fr. salvemini de), savant, ne en 3709 à Castiglione en Toscano (d’où son nom), mort în 1791 , enseigna la philosophie et les mathématiques à Utrecht (1751), puis fut nommé professeur de mathématiques à l’école d’artillerie de Reri in ; devint membre de l’Académie de cette ville, et succéda à Lagrange dans la place de directeur de la classe mathématique de cette compagnie. Parmi ses ouvrages on distingue: Discours sur l'origine de l’inégalité des conditions parmi les hommes ( contre celui de J.-J. Rousseau) , 1766, in-8; Vie d'Apollonius de Tyane, par Philostraie , trad. de l’anglais, Berlin, 1774, 4 vol in 12; les Académiques de Cicéron , traduites en français avec des notes et les commentaires de Valentia, Berlin, 1779, 2 vol. in-8; Paris, 1796, in-12. On lui doit aussi plusieurs traductions de l’anglais et de l’italien. — 11 ne faut pas le confondre avec J . Castiihon ni avec B. Castiglione.

CASTILLONNEZ, ch.-l. de cant. (Lot-et-Caionne), à 10 kil. N. E. de Lauzun ; 1,700 hab.

CASTLEBAR, ville d’Irlande, dam le Connaught (Mayo), à 66 kil. N. de Galway ; 12,000 h. Les Français opérèrent un débarquement sur ce point en 1798 ; mais ils furent bientôt obligés de s’éloigner.

CASTLEREAGH ( Robert stewart, marquis de Londonderry, vicomte), ministre d’état, né en Irlande en 1769, entra de bonne heure au parlement et se rangea du parti du pouvoir. Il lut nommé gouverneur de l’Irlande, sa terre natale, et exerça dans ce pays la plus odieuse dictature. Devenu ministre en 1811, il enleva à l’Irlande toute existence politique. Dans les années 1813 et 1814, il contribua puissamment à soulever l’Europe contre la France, et lorsque Napoléon eut succombé, il fut envoyé en qualité d’ambassadeur auprès des puissances alliées pour traiter de la paix générale. Après cette époque Gastlereagh fut rappelé au ministère ; il y soutint le parti de la cour et se montra l’ennemi déclaré des idées libérales. En 1822 il mit lui-méme,

On sait que les deux étoiles nommées Gastor et Pollux ne se montrent que successivement : c’est san. doute ce qui a donné lieu à la fable. Quoi qu’il en soit, on regardait les deux frères comme des divinités favorables aux navigateurs, et on les invoquait sous le nom de Dioscures , c’est-à-dire enfants de Jupiter.

CASTRA, c’est-à-dire camp, nom commun à un grand nombre de villes anciennes, qui sans doute s'étaient formées autour d'un camp romain. castra, nom latin de castres, castra alata, ville de Calédonie, auj. Edimbourg, castra cæcilia, ville d’Hispanie , auj. caceres. castra cornelia , ville d’Afrique (Zeugitane), à ’embouchure du Bagradas, vis à-vis d'Utique; elle doit son nom à un camp de Scipion-l'Africain. castra exploratorum, auj. vieux-carlisle.

CASTRA RAPIDA

COLEaH.

RIDNIK.

auj.

CASTRA TRAJANI, auj.

CASTRACANI. Voy. castruccio.

CASTREMOMUM, ville du Latium, auj. Castro.

CASTRES, Castra, ch.-l. d’arr. (Tarn), surl’Agout, à 37 kil. S. d’Alby ; 17,602 hab. Ville mal bâtie. Collège. C’est à G. qu’ont été fabriquées pour la première fois les étoffes dites caslorines et cuirs de laine. — Castres n’était jadis qu’une station romaine. La ville date de l’an 647 après J. -G. Elle embrassa le calvinisme , servit longtemps de résidence à Henri IV , joua un assez grand rôle dans nos guerres religieuses , et finit par être prise et démantelée sons Louis XIII. Rapin de Thoyras, André Dacier, Sabatier y sont nés. — L’arr. de Castres à 14 cant. (Saint-Amans, Anglès, Brassac, La Bruguière, La Caune, Dourgne, Lautrec, Mazamet, Montredon, Murat, Roquecourbe, Vabre, Vielmur, plusCastres) , 108 conim. et 180 ,188 h. — Ane. évêché créé en 1317

CASTRI, l’ancienne Delphes , village de la Grèce actuelle, à 70 kil. O de Négrepont. Ruines.

* CASTRICUM.v. de Iloll. , au S. d’Alkmaër. Prise en 1 799 par les anglo-russes, rep. aussitôt parRrune.

CASTRIES, cli. -1. de cant. (Hérault), à 11 kil. N. E. de Montpellier ; 800 hab. Château gothique ; aqueduc.

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