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CAVE

à 22 kil. S. E. d'Avignon, sur la Durance ; 7,041 hab. Restes d un arc de triomphe. Mûriers , melons d’hiver renommés. Industrie. Commerce de fruits, etc. Patrie de César de Bus. — Cavaillon, jadis une des principales villes des Cavares, dans la Viennaise était le séjour d’un corps d’utriculaires ou bateliers pour le passage de la Durance. Dès le ive s., elle eut un évêché qui fut supprimé à la révolution.

CAVALCANTI (Guido), compatriote et ami du Dante, se montra comme lui ardent gibelin, et cultiva avec quelque succès la poésie. Il mourut en 1301. On estime surtout sa Catizone d'Amore, sur là nature de l’amour. Ses poésies se trouvent dans le Recueil des anciens poêles italiens, Florence, 1527.

CAVALE (la), Neapolis , v. et p. port de Turquie d’Europe (Roumélie), sur le golfe de la Cavale, à 128 k . N. E. de Salonique; 3,000 h. Patrie de Méhémet-Aü.

CAVALIER (Jean), chef redoutable des Camisards, né au village de Ribaute, près d’Anduze (Gard), eu 1679. De garçon boulanger qu’il était, il se fil prédicant dans les Cévennes, et, à la tête d’une multitude d’enthousiastes, il résista longtemps aux troupes de Louis XIV. Le maréchal de Villars négocia avec lui, et lui fit déposer les armes en lui assurant une pension et un brevet de colonel. Observé en France, il passa en Angleterre, y servit avec distinction, et mourut en 1740, gouverneur de l’île de Jersey.

CAVAL1ERI (Bonaventure), célèbre géomètre, né à Milan en 1598, mort en 1647, se lia avec Galilée et obtint par sa recommandation une chaire de mathématiques à Bologne. Il passa la plus grande partie de sa viedansles souffrances de lagoutte. Cavalieri a créé la géométrie des indivisibles : il concevait les lignes comme formées d’un nombre infini de points; les surfaces, d’une infinité de lignes, et les solides, d’une infinité de surfaces, et réussit, à la faveur de cette méthode, à résoudre un grand nombre de problèmes. Ses principaux ouvrages sont: Geometria indivisibilium, Bologne, 1635 ; Trigonometria plana , etc., 1636; Exercitaliones geometricœ, 1647.

CAVALIERS, faction aristocratique anglaise, opposée à celle des Têtes rondes. [Voy. ce mot.)

CAVALLER-MAGG10RE, ville des États sardes, à 17 kil. N. E. de Saiuces; 5,150 hab.

CAVAN, ville d’Irlande, dans l’Ulster, à 102 kil. N. O. de Dublin; 3,000 hab. Ch.-l. d’un comté de même nom, situé entre ceux de Monaghan et de Leitrim; 84 kil. sur 40; 228,000 hab. Monts, marais, quelques mines; agriculture arriérée.

CAVARES, peuple de la Gaule Transalpine, dans la Viennaise, au S., le long de la Méditerranée et du Rhône, s’étendait depuis les bouches de ce fleuve jusqu’au-dessus de l’embouchure de l’Ardèche. Villes principales : Avenio , Cabellio, Arelate, Vasio, Arausio , etc. Marseille y fut comprise à la fin dû l’empire. Leur territoire répond aux dép. de Vaucluse et des Bouches-du-Rhône (moins quelques cant. orientaux et l’île de ia Camargue).

CAVARZERE, ville du roy. Lombard-Vénitien, à 40 kil. S. O. deVenise; 3,700 hab. Commerce de soie.

CAVAZZ1 (J.-Antoine), missionnaire de l’ordre des Capucins, né à Montécuculo près de Modène, fut envoyé deux fois au Congo (1654, 1670), y fit plusieurs conversions^ et acquit une connaissance profonde de la langue et des mœurs du pays. II rédigea à son retour une relation qui fut revue et publiée en 1687 par Alamandini, et qui a été traduite en français par le P. Labat, 1732.

CAVEND1SH, famille anglaise à laquelle appartiennent les comtes, puis ducs de Devonshire, et les duesde Newcastle, a pour chef sir William Cavendish, né en 1505, mort en 1557, qui était d’abord simple huissier du cardinal Wolsey ; il obtint la faveur de Henri VIII et de ses successeurs, qui l’élevèrent aux honneurs. — Son petit-fils, William Cavendish. connu sous le nom de duc de Newcastle , né en 1 592,

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mort en 1676, fut en grande faveur auprès de Jacques I et Charles I ; sacriûa toutb sa fortune pour défendre la cause royale ; prolongea la guerre de 1639 à 1644, fut défait à Marston-Moor, s’exila après cet échec, etne revintqu’à la restauration; il fut alors nommé chef de lajustice des comtés au nordduTrent. Il avait été créé comte de Newcastle par Charles I ; Charles 11 l’éleva à la dignité de duc. On a de lui, entre autres ouvrages : Méthode nouvelle pour dresser les chevaux , Londres, 1667, in-fol. — Sa femme, Marguerite, duchesse de Newcastle, était une femme distinguée par son esprit; elle cultiva les lettres et la poésie. — Un autre de ses descendants, William Cavendish, comte, puis duc de Devonshire, né en 1640, mort en 1707, se ût remarquer sousjacquesll par une opposition courageuse ; il fut un des plus actifs promoteurs de la révolution qui renversa ce prince, et qui plaça sur le trône Guillaume d’Orange; il fut en récompense créé duc, et nommé intendant. Il fut sous la reine Anne un des commissaires char-

f;és d’effectuer la réunion de l’Écosse à l’Angleterre.

1 avait fait d inutiles tentatives pour sauver lord William Russel, son ami, et il épousa la fille de ce généreux citoyen après son exécution. Will. Cavendish a laissé quelques poésies.

cavendish (Henry), physicien et chimiste, né à Nice en 1731, mort en 1810, était fils d’un cadet de la famille des ducs de Devonshire. 11 se livra à l'étude des sciences au lieu de rechercher les honneurs auxquels son nom pouvait le faire prétendre. On lui doit la découverte du gaz hydrogène, qu’il nommait gaz inflammable (1766), celle de la composition de l’eau et de l’acide nitrique; il détermina la densité moyenne du globe, et rendit sensible l’attraction de la terre en faisant attirer un petit disque de cuivre par une grosse boule de plomb. Sans fortune, il était négligé par sa noble famille, comme n’étant qu’un savant, lorsqu’un de ses oncles, revenu d’outre-mer, lui légua en mourant plus de 300,000 livres de rentes ; il consacra cette grande fortune aux progrès de la science et à des actes de bienfaisance.

cavendish (W.-H.), lord bentinek. V. bentinck. CAVERY, fleuve de l’Inde. Voy. kavery.

CAYINO (J.), surnommé le Padouan, habile graveur du xvi« siècle, s’exerça surtout à contrefaire les médailles anciennes, afin de s’enrichir aux dépens des antiquaires, et s’associa pour cette fraude coupable avec Alexandre Bassiano, autre graveur de Padoue.

CAVITE, ville de l’île de Luçon, à 13 kil. S. de Manille, par 14° 46’ lat. N., 1 18° 34’ long. E., dan6 le golfe de Manille ; 6,000 hab. Petit fort.

CAVOUR, ville murée des États sardes, à 16 kil. S. E. de Pignerol ; 6,700 hab. Soieries, toiles, tanneries. Houille, ardoise aux environs.

CAVOYE (Louis d’oger, marquis de), né en 1640, mort en 1716, fut élevé avec Louis XIV, conserva la faveur de ce prince toute sa vie, et la mérita par son courage. Il passa le Rhin un des premiers. Ou le surnommait le Brave Cavoye. Il fut nommé grandmaréchal-des-logis de la maison du roi.

CAXAMARCA ville du Pérou, dans l’intendance de Truxillo, par 80° 66’ long. O., 7° 8’ lat. S. ; 2,000 hab. Belle église. — C’est dans celte ville que fut mis à mort, par les Espagnols, Alahualpa, le dernier des Incas.

CAXATAMBO, ville du Pérou, dans l’intendance de Tarma, à 176 kil. N. E. de Lima.

CAXOE1RA, ville du Brésil. Voy. cachoeira. CAXTON, village d’Angleterre (Cambridge), à 16 lit. O. de Cambridge; 600 hab. Patrie de l’historien Matthieu Paris.

CAXTON (Guillaume), imprimeur anglais, né vers îilOdansle comté de Kent, mort en 1491. Après avoir séjourné quelque temps en Hollande, et y

avoir fait le commerce avec succès, il y apprit l’art d’imprimer, et l’introduisit en Angleterre ver3 1472; il publia en 1474 son premier livre, le Jeu d'échecs moralisé. Ce nouvel art rencontra beaucoup d’opposition de la part du clergé. Les éditions de Caxton sont fort recherchées des bibliophiles.

CAYAMBÉ, riv. du Brésil, affluent de l’Amazone, où elle tombe à 31 kil. S. E. d’Ega, après un cours de 246 kil. — On nomme encore ainsi un des plus hauts sommets des Andes (6,140 mètres) ; il est situé sous la ligne équinoxiale, à 66 kil. N. E. de Quito.

CAYAPON1A, grand district de la prov. de Goyas au Brésil ; 660 kil. sur 220. Bornes , à l’E. le Parana, au S. O. le Pardo. LesCayapos, habitants de ce district, sont encore barbares. La partie septentrionale de cette province est traversée par un grand nombre de montagnes, qui donnent naissance à une foule de rivières, dont les principales sont: le Cayapo, le Picombas, le Pasmado, l’Appary, le Rio-Verde, etc. Ce pays fournit de beaux bois de construction.

CAYENNE, ville de l’Amérique méridionale, capitale de la Guyane française, dans l’île de Cayenne, à l’embouchure de la rivière de même nom; 6,220 hab. Port peu profond, château-fort. La chaleur y est très-élevée ; ce séjour, longtemps insalubre, a été assaini par le dessèchement des marais environnants. Collège.— Le 1er établiss. français date de 1626; il s’agrandit en 1636, mais fut abandonné en 1664; à celte époque les Anglais s’en emparèrent, mais ils ne le gardèrent que dix ans (1664-1664). Un instant Cayenne fut possédée par les Hollandais (1676-77). D’Estrées la reprit en 1677. Les Portugais s’en empar. en 1805. En 1814 elle fut rendue à la France.

cayenne, île comprise entre la riv. Cayenne, la riv. Ouya, un canal qui les réunit, et l’Océan Atlantique ; 44 kil. sur 31 ; ville principale : Cayenne. Six mois de pluie, autant de chaleur et de sécheresse extrêmes; de là un climat très malsain; le sol est d’une fertilité prodigieuse. C’est dans cette île que l’on recueille le plus beau coton de l’Amérique.

cayenne, riv . de la Guyane française, coule pendant 66 kil. du S. O. au N. E., et tombe dans l’Océan Atlantique par 4° 66’ lat. N., 64° 36’ long. O.

CAYES, ville et port d’Haïti, à 166 kil. S. 0. de ‘ Port-au-Prince, ch.-l. du département du Sud. On y comptait jadis de 12 à 16 000 hab. ; auj. elle en a beaucoup moins. Environs marécageux.

CAYET (P.-Vict.-Palma) , historien et controversiste , né en 1626 à Montrichard en Touraine, mort en 1610, étudia sous Ramus, embrassa comme lui le calvinisme, devint ministre protestant, et s’attacha à Catherine de Bourbon , sœur de Henri IV. II fut ramené au catholicisme par le cardinal Duperron, abjura en 1696, se fit ordonner prêtre, et fut nommé professeur d’hébreu au collège de Navarre. On a de lui, outre des œuvres de controverse oubliées, une histoire de la Navarre intitulée : Heptaméroti de la Navarride, traduit de l’espagnol en vers français, Paris, 1602; Chronologie novennaire , histoire des guerres de Henri IV de 1689 à 1698, 1606; Chronologie sepiennaire (1698-1604), 1606; Histoire

prodigieuse du docteur Faust, traduit de l’allemand, 1603. On l’accuse d'avoir été adonné à la magie.

CAYEUX, Setuci , ville du dép. de la Som-me, à 26 kil. O. d’Abbeville, sur la Manche; 2,400 hab.

CAYLAR (le), ch.-l. de cant. (Hérault), à 15 kil. N. de Lodève; 650 hab. 1 CAYLUS, ch.-l. de cant. (Tarn-et-Garonne) , à 41 kil. N. E. de Montauban ; 6,424 hab.

CAYLUS (la marquise de),néeDEviLLEiTE,delafamille de Mme de Maintenon, épousa à 13 ans J. -Anne de Tubières, marquis de Cavlus , et se ût remarquer à la cour de Louis XIV par ses grâces et son esprit. Elle a laissé, sous le titre de Souvenirs de madame de Caylus , des mémoires intéressants sur son temps, qui furent publiés par Voltaire, Genève,

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