CHATELET
CHASTELARD (Pierre de boscosel de) , gentilhomme dauphinois, était petit-fils de Bayard. Ayant conçu une violente passion pour la célèbre Marie Stuart, épouse de François H, il suivit cette princesse en Ecosse après la mort de ce monarque. Il fut surpris caché dans la chambre de Marie, et condamné à perdre la tête.
CHASTELLUX (Claude de Beauvoir, seigneur de), né vers la fin du xive siècle en Bourgogne, mort en 1453, servit avec ie plus grand zèle le fameux duc de Bourgogne, Jean-sans-Peur , pendant les troubles du règne de Charles VI; surprit Paris en 1418, et fut en récompense nommé maréchal par le duc. Il assista aux assemblées tenues à Auxerre en 1451 ; depuis cette époque, l’aîné de cette famille était de droit premier chanoine d'Auxerre.
CHAstellux (François-Jean, marquis de) , né à Paris en 1734, mort en 1788, fut colonel d’un régiment qui portail son nom, servit en Allemagne, 1756-63, puis passa comme major-général en Amérique, 1780, et s’y lia avec Washington. On a de lui, entre autres écrits, De la félicité publique , 1772; Eloge d'Ilelvélius, 1774 ; Voyage dans l'Amérique septentrionale, 1780-1782.
CHASTENET DE PUYSÉGUR. Voy. puységur.
CHAT (lac du), lac de l'Amérique septentrionale, sur la limite du Haut et du Bas-Canada , au N. O. du lac Chaudière, par 45° 30’ lat. N. et 78° 50’ long. O.; il a environ 31 kil. de long sur 4 de large. 11 est alimenté par l Ottawa, qui forme une chute après l’a voir traversé.
chat-el-arab, fleuve de la Turquie d'Asie (Bas-
sora), formé par la jonction du Tigre et de l’Euphrate à Corna. Il se jette dans le golfe Persique par une embouchure nommée Kossissa-Bojni, après un cours d’environ 200 kil. du N. O. au S. E.
chat-Elbrouz, montagnede la chaîne du Caucase, sur les contins du Daghestan ; elle a 4,000 mètres.
CHATAM, ville d’Angleterre (Kent), sur lu Medway, à 55 kil. E. de Londres; 10,000 hab. en 1801, 20,000 en 1840. Elle est contiguë à Rochester, dont on la regarde comme un faubourg. Fortifications admirables : magnifique arsenal , chantiers de cor* 8truetion, bassins, forges, fonderies, corderies, etc., et principale station de la marine anglaise. Ruyter , en 1667 détruisit en partie les établissements de Chatam. C’est de cette ville que la famille des Pitt a pris le titre de lord Chatarn. — Beaucoup de villes des États-Unis portent le nom de Chatam; la principale est dans le Connecticut, à 26 kil. S- de Hartford; 3 000 hab. Chantiersde construction; eaux minérales. —Une île de l’Océanie, dans l’archipel de Broughton, et une autre de l’archip. Oallapagos portentce nom.
CHATAM (lord). Yott. put.
CHATEAU (le), ou le chateau-d’oléron , ch.-l. de canton. Voy. oléron (le chateau d’).
CHATEAU BOURG . ch.-l. de canton (11 1 e-et- Vilaine), à 15 kil. O. de Vitré; 1,300 hab. Ardoisières.
CHATEAU B1UANT, ch.-l. d’arr. (Loire-Inf.), sur la Chère, à 60 kil. N. E. de Nantes; 3,634 hab. Cuirs: conserves d angélique. Cette ville a donné sor nom aux comtes de Châteaubriant. Ane. chat.; auj au duc d’Aumale. — 7 c. (Nurt, Derval,' St- J ulien-de- Vouvantes, Moisdon-la-Rivière, Nozay, Rougé, plus Château brian t), 37 communes et 62,275 hab.
CHATEAUBRIANT (Françoise, comtesse de), femme célèbre par sa beauté, née vers 1475, morte en 1537, était fille de Jean de Foix et sœur du vicomte de Lautrecet du maréchal de Foix. El le fut mariée trèsjeune à Jean de Laval-Mon tmorency, seigneur de Chàteaubriant,en Bretagne, qui l’amena à la cour. Elle y inspira une vive passion à François I, mais elle fut au bout de peu d’années supplantée par la duchesse d’Étampes et resta en butte à la jalousie de son mari, qu’on accuse d’avoir hâté sa mort. On raconte sur elle des aventures fort romanesques. Cependant quelques-uns contestent même sa liaison avec François I.
CHATEAUBRUN (J.-B. vivien de), littérateur, de l’Académie Française, né à Angoulême en 1686, mort en 1775, fut sous-précepteur, puis maîtred’hôtel ordinaire du duc d’Orléans, et composa quelques tragédies : Mahomet //, jouée en 1714; les Troyennes , jouée en 1754, et restée au théâtre Philocible , 1755; Astyanax, 1756.
CHATEAU-CHALON, bourg de France (Jura), àlO kil. N. E, de Lons-le-Sauinier ; 650 h. Vins excellents
CHATEAU-CH1NON, ch.-l. d’arr. (Nièvre), à 59 kil N. E. de Nevers; 2,775 hab. Commerce de vins, bois, charbon, bestiaux pour Paris. — L’arr. de Ch&teau-Chinon a 5 cantons (Luzy, Chatillon, Moulins- Engilbert , Mont-Sauche , plus Château-Chinon) 58 communes et 61,837 hab.
CHATEAU-D’OEX, bourg deSuisse (Vaud), à39 kil.
E. de Lausanne. Brûlé en 1800 et rebâti régulièrement. 2,000 h., tous réformés. Foires à bétail.
CHATEAU-DU-LOIR, ch.-l. de canton (Sarthe), à 35 kil. S. O. de St-Calais; 3,017 hab. Toilesà voiles, filature de coton; tanneries. Commerce.
CHATEAUDUN, Castellodunum en latin moderne, ch.-l. d’arr. (Eure-et-Loir), près du Loir, à 44 kil. S. O. de Chartres; 6,776 hab. Ancien château des
comtes de Dunois. Couvertures, grandes tanneries etc. Bâtie au x* siècle. — L’arr. de Châteaudun a l cantons (Cloye, Bonneval , Brou, Orgères, plus Châ ^S'9.1. ^m.el 61,976 h. Voy. s'-florentin lainM de canton (Ille-et-Yi-
voiles’ ^ H kÜ*S* E*de Renne8-’ 2,000 hab. Toiles ï
CHÀTEAU-GONTHIER, ch.-l. d’arr. (Mayenne) . sur la Mayenne, à 27 kil. S. E. de Laval ; 6,226 hab. Serges, étamines, toiles; blanchisseries; tanneries. Commerce en bois, vin, fer, graine de trèfle, etc. — L’arr. de Château-Gonthier a 6 cantons (Craon Cossé-le-Vivien, Bierné, Grez^n-Bouère, St-Aigiiansur-Roé, Château- Gonthier), 79 com. et »4,3J2 liab,
CHATEAU-LANDON, ch.-l. de canton (Seine-et- Marne), à 28 kil. S. de Fontainebleau; 1,800 hab. Pierre aure très-estimée , blanc d’Espagne.
CHATEAU-LAUDREN, Voy. CHATELaudren.
CHATEAU- LA -VALL1ÉRE, ch.-l. de canton (Indre-et-Loire) , à 3 1 kil. N. 0. de Tours; 1,200 hab. Sources minérales, forges.
CHATEAUL1N, ch.-l. d’arr. (Finistère), suri Au,* ne, à 22 kil. N. de Quimper; 3,000 hab. Petit port; pêche du saumon. — L’arr. de Chàteaulin a 7 cantons (Carhaix, Châteauneuf , le Faou , Crozon-le- Franc, le Huelgoat, Pffeyben, plus Chàteaulin), 59 communes et 99,126 hab.
CHATEAU-MEILLANT, Mediolanum , ch.-l. de canton (Cher), à 29 kil. S. O. de St-Amand; 3,062 hab. Vieux château et tour bâtie, dit-on, par César.
CHATEAUNEUF, ch.-l. de canton (H.-Vienne), sur la Combade , à 28 kil. S. E. de Limoges; 1,200 hab.
chateàuneuf, ch.-l. de canton (Ille-et-Vilaine), à 10 kil S E deSt-Malo: 680 hab. Fort hexa¬
gone, élevé en 1777.
chateauneuf-de-randon , ch.-l. de canton (Lozère), à 18 kil. N. E. de Mende; 2,200 hab. Jadis place forte. Duguesclin l’assiégeait lorsqu’il mourut; cependant le gouverneur de la place, qui lui avait promis de se rendre, vint déposer les clefs de la ! ville sur son cercueil.
chateauneuf-du-faou, ch.-l. de canton (Finistère),, sur l’Aulne, à 19 kil. E. de Chàteaulin ; 2,000 hab.
chateauneuf-en-thimerais, ch.-l. de canton (Eure-et-Loir), à 18 kil. S. O. de Dreux; 1,250 hab.
| Mine de fer.
' chateauneuf-sur-charente , ch.-l. de canton I (Charente), à 26 kil. S. E. de Cognac; 2,200 hab.
! Commerce de vin, tabac, etc.
chateauneuf-sur-cher, ch.-l. de canton (Cher), à 25 kil. S. O. de Bourges; 1,840 hab. Commerce de vin, chevaux, etc.
| chateauneuf-sur-loire, ch.-l. de canton (Loiret),
1 à 23 kil. E. d’Orléans ; 3,075 hab. Raffinerie de su ■ cre de betteraves, tuilerie, etc.
! chateauneuf-sur-sarthe, ch.-l. de canton (Maineet-Loire), à 27 kil. E. deSegré; 1,240 hab. Filatures, tuileries, tanneries.
CHATEAU-PONSAC, ch.-l. decanton (H.-Vienne), à 33 kil. N. de Limoges; 3,829 hab.
CHATEAU-PORCI EN, ch.-l. de canton (Ardennes), dans une île de l’Aisne, à 9 kil. O. de Réthel; 2,197 hab. Château sur un rocher. Serges, étamines, casimirs; filatures de laine, tanneries.
CHATEAU-REGNAUD ou RENAULT, G aramen-
lum , puis Caslellum Rainaldi ou Reginaldi; ch.-l. de canton (Indre-et-Loire), à 26 kil. N. E. de Tours, 2,000 hab. Draps communs, tapis, bonneterie, etc.
CHATEAU-REGNAUD (Fr.-L. rousselet, comte de), vice-amiral, maréchal de France, né en 1637, mort en 1716. Chef d’escadre en 1673, il défit Ruyter en 1675, conduisit un convoi en Irlande au secours de Jacques II en 1689, et Tannée d’après en ramena les troupes françaises et 18,000 Irlandais, Dans la guerre de la succession d’Espagne, il conduisit les flottes des Espagnols d’Amérique en Europe, et mit en sûreté leurs colonies d’Amérique.
CHATEAU-RENARD, ch.-l. decanton (Loiret), sur l’Ouanne, à 13 kil. S. E. de Montargis; 2,100 hab. Draps pour les troupes; commerce de safran et laine. Jadis place forte appartenant aux Calvinistes, démolie en 1627 oar Louis XIII.
Chaïeau-renard, ch.-l. de canton (Bouches-du- Rhône), à 9 kil. S. E. d’Avignon; 1,250 hab.
CHATEAUROUX, ch.-l. du dép. de l’Indre, sur ! Indre, à 230 kil. S. O. de Paris (253 par la route d’Orléans); 13,847 h. Trib. decomm., lycée, château fondé en 950 par un certain Raoul de Déols, et qui a donné son nom à la ville (Château-Raoul, et par corruption Châteauroux); c’est auj. l’hôtel de la préfect. Chemin de fer (1848). Draps, laines, mercerie ; grains et bestiaux. Man. de tabac. — Patrie du card. O thon, év. de Frascati; de Placide Porcheron, bênéd.,de Guimond Delatouche, du gén. Bertrand. — Châteauroux devint sous Louis XIII le ch.-l. d’un duché-pairie érigé en faveur d’Henri de Bourbon. Sous Louis XV ce duché fut donné à Marie- Anne de Mailly, qui prit de là le titre de duchesse de Châteauroux. — L’arr. de Châteauroux a 8 cantons (Ardentes, Argenton, Buzançais, Châteauroux, Chàtillon, Ecueillé, Levroux, Yalençay) , 93 communes et 96,203 hab.
CHATEAUROUX (Marie-Anne de mailly, duchesse de), de la maison de Nesle, épousa en 1734 le marquis delà Tournelle. Veuve à 23 ans, elle inspira la passion la plus vive à Louis XV, que ses deux sœurs, mesdames de Vintimille et de Mailly, avaient déjà captivé. Devenue favorite en titre soutenue par le duc de Richelieu, elle fut quelque temps toute puissante à Versailles ; mais animée de nobles sentiments , elle sut arracher Louis XV aux délices de la cour et le conduire à la tête de ses armées en Flandre et en Alsace. Elle se vit renvoyée honteusement à Paris lorsque le roi tomba malade à Metz en 1744 ; mais elle retrouva tout son crédit après la guérison du roi. La place de surintendante de la maison de la dauphine lui était promise, lorsqu’une mort imprévue arrêta tout à coup sa fortune. On a cru qu’elle avait été empoisonnée; mais ce fait est dénué de preuves. On a publié en 1806 deux vol. de ses lettres, et madame Sophie Gay a publié sous le titre de Madame la duchesse de Châteauroux, Paris, 1835, un roman plein d’intérêt.
CHATEAU-SALINS, ch.-l. d’arr.(Meurthe), sur la Petite-Seille, à 27 kil. N. E. de Nancy; 2,621 hab. Deux sources satines très abondantes ; soude, bonneterie. — L’arr. de Château-Salins a 5 cantons (Delme, Dieuze, Vie, Albestroff, plus Château-Salins), 147 communes et 70,287 hab.
CHATEAU-THIERRY, ch.-l. d’arr. (Aisne), sur la Marne, à 58 kil. S. O. de Laon; 4,761 hab. Toilos, filatures de coton ; commerce de blé, vin, laines, etc. Patrie de La Fontaine. Ancien château. — L’arr. de Château -Thierry a 5 cantons (Charly, Condé, Neuilly-St-Front, Fère-en-Tardenois, plus Château- Thierry), 126 communes et 61,540 hab.
CHATEAU-VILAIN, ch.-l. de canton (H.-Marne), à 17 kil. S. O. de Chaumont; 1,700 hab. Forges; commerce de chevaux et bestiaux.
CHATEIGNERA1E (la), ville du dép. de la Vendée, à 19 kil. N. de Fontenay-le-Comte ; 1,000 hab.
CHATE1GNERAIE ( François de vivonne , seigneur de la) , né en 1520, fils d’André de Vivonne, grand-sénécnal du Poitou , se battit en duel avec Guy de Chabot, seigneur de Jarnac (1547). 11 succomba par l’effet d’un coup imprévu que son ad- * versaire lui porta traîtreusement au jarret, et qui est depuis passé en proverbe, sous le nom de coup de Jarnac. Ce combat eut lieu en présence de Henri IL
CHATEL ou CHATTÉ, ch.-l. de cant. (Vosges) , à 13 kil. S. E. de Charmes ; 1,200 hab.
chatel-saint-denis, ville de Suisse (Fribourg), à 35 kil. S. O. de Fribourg.
CHATEL (Jean), fanatique, tenta en 1 594 d’assassiner Henri IV ; il s’introduisit dan3 la chambre du roi, et lui porta un coup de couteau à la lèvre , pendant qu’il se baissait pour relever deux officiers qui étaient à ses genoux. Il fut arrêté sur-le-champ
et condamné parle parlement à être écartelé. H était fils d un marchand de draps et n avait que 19 ans. On prétendit qu’il était l'instrument des Jésuites.
CHA I LLAIN (George), Casiellanus , littérateur flamand, né a Gand en 1404, mort à Valenciennes en 1474, visita l’Espagne, la France, l’Italie et l’Angleterre, où il so fit remarquer par son adresse et sa bravoure. Le duc de Bourgogne, Philippe-le- Bon, l’attacha à sa personne en qualité de panetier, puis d’écuyer, et le fit membre de son conseil privé. On ade lui : Chr. des ducs de liouryoyne{ 1461- 69), publ. en 1 827 par Buclion; Re't collection des merveilles advenues de mon temps, en prose et en vers, continuée par Jean Molinet, Paris, 1531, in-fol. ; les Epitaphes d’Hector , fils de Priam, et d' Achille, fils de Pelcus, Paris, 1525, in-8, en prose et envers. On lui a longtemps attribué V Histoire du bon chevalier Jacques de Lalain (publiée par Julçs Cliifflet, Brux., 16 54, in-4, etc.), qui est du héraut Cliarolais.
CHÂTELAUDREN, ch.-l. de cant. Côtes-du-Nord), à20 kil. O. de St-Brieuc ; 900 hab. Plomb argentifère.
CIIATELDON, ch.-l de cant. (Puy-de-Dôme), à 41 kil. i\ E. de Clermont; 1,600 li. Eaux acidulés.
CHATELET, ville de Belgique (Hairiaut), à 7 kil. E. de Charleroy; 1,920 hab. Genièvre; raffinerie de sel.
châtelet (le), ch.-l. de cant. (Seine-et-Marne) , à 10 kil. S. E. de Melun, 1,000 hab.
châtelet (le) , ch.-l. de cant. (Cher) , à 49 kil. S. E. de Bourges; 1,100 hab.
CHATELET (grand et petit-). On nommait ainsi deux forts de Paris, situés, l’un à l’entrée de la rue St-Denis, du côté du Pont-au-Change, l’autre à l’extrémité du Petit-Pont, près de U Hôtel-Dieu. Le premier bâti, dit-on, par l’empereur Julien, reconstruit par Louis-le-Gros ou Philippe-Auguste, devint plus tard le siège de la justice prévôtale de Paris ; il était en même temps une célèbre prison; il fut démoli en 1802 ; son emplacement est devenu la place du Châtelet. Le deuxième, construit d’abord en bois, fut rebâti en pierre par Charles V en 1369 et servit alors de prison. Il fut démoli en 1782.
CHATELET (la marquise du). Voy. du châtelet. CHATELLERAUT , ch.-l. d’arrund. (Vienne), à 29 kil. N. E. de Poitiers, sur la Vienne ; 9,695 hab. Église gothique de Saint- Jean, tour de l’église Notre-Dame. Société d’agriculture; coutellerie cél.. armes blanches et à feu , dentelles façon Malines. Jadis titr e d un duché possédé par les llamilton. Voy. arran. — L’arr. deChâtelleraut a 6 cant. (Dangé, Plumartin, Lencloître, Vouneuil, Lergné-sur- llsseau, plus Châtelleraut), 63 communes et 53,877 hab.
CHATELUS, ch.-l. de cant. (Creuse), à 15 kil. S. O. de Boussac ; 1,075 hab. — 11 y a un autre Chatelus dans le même dép., à 11 kil. N. O. de Bourganeuf; 1,600 hab.
CHATENOY, ch.-l. de cant. (Vosges), à 11 kil.S.E, de Neufehâteau ; 1,150 hab, Fabriques d’orgues. CHATHAM. Voy. chatam.
CHATILLON, ch.-l. de cant. (Drôme), à 10 kil. E. de Die; 1,400 hab. Commerce de chanvre.
chatillon-de-michaille, ch.-l. de cant. (Ain), à 15 kil. E. de Nantua ; 1,100 hab. Foires.
chatillon-en-bazois, ch.-l. de cant. (Nièvre), i 26k. O.de Château-Chinon ; 860 hab.
CHATILLON-LÈS-DOMBES, ou chatillon-sur-chalàronne, ch.-l. de cant. (Ain), à 24 kil. N. E. de Trévoux; 2,814 hab. Cette ville était près du pays de Dombes, mais n’en f. pas partie. Pat. de Commerson.
chatillon-sous-bagneux, village du dép. de 1a Seine, à 8 kil. S. O. de Paris ; 800 hab. Patrie du diacre Pàris. Carrières. Belles vues.
chatillon-sub-indre, ch.-l. de cant. (Indre), à 14 kil. N. O. de Châteauroux; 3,312 hab. Cette ville fut jadis la capitale d’une seigneurie possédée sous Philippe-Auguste par Dreux de Mélo. Saint Louis la reprit à ses descendants en 1251 ; mats
CHAT — 366 — CHAU
Louis XI la donna à Tanneguy du Châtel en 1472.
ch ati LLON- sur— coing, ch.-l. de cant. (Loiret), à 22 kil. S. E. de Montargis ; 2, 160 hab. Patrie des Coligny, dont le château existe encore.
Châtillon-sur-Loire, ch.-l. de cant. (Loiret), à 14 kil. S. E. de (lien; 1,800 hab.
Chatillon-sur-marne, ch.-I. de cant. (Marne), à 26 kil. S. O. de Reims ; 1,000 hab. Patrie du pape Urbain IL Jadis capitale d’un comté particulier. Yoy. ci-après chatillon (maison de).
Chatillon-sur— seine, ch.-l. d’arr. (Côte-d’Or), à 63 kil. N. O. de Dijon; 4,430 hab. Joli château, bibliothèque, collège. Draps, chapeaux. Forges, clouteries; haras. — Il se tint à Chatillon , en février et mars 1814, entre Napoléon et les alliés qui avaient envahi la France, un congrès célèbre, mais qui n'amena aucun résultat. — L’arr. de Châtillon-sur-Seine a 6 cant. (Aignay, Baigneux-les-Juifs, Laignes, Montigny-sur-Aube, Recey-sur-Ource, plus Châtillon-sur- Seine) , 114 coram. et 53,995 hab.
Chatillon-sur-sèvre, Mons Leonis, ch.-l. de cant. (Deux-Sèvres), à 22 kil. N. O. de Bressuire; 600 hab. Aux environs, superbes carrières. Commerce de moutons ; fabriques de siamoises, etc. Jusqu’en 1737, cette ville a porté le nom de Mauléon. Elle a été plusieurs fois détruite.
CHATILLON (maison de), illustre famille, dont l’origine remonte au jx* siècle, et qui s’éteignit en 1762; tirait son nom d’un comté dont Châtiilon-sur- Marne était le ch. -lieu. Elle possédait de vastes domaines et était alliée à plusieurs maisons souveraines. Les comtes de Châtillon joignaient à leur titre celui de princes de Porcian ou de Porcéan. Les principaux membres de cette famille sont : Eudes, qui, sous le nom d’Urbain 11, fut le second pape français {Yoy. urbain ii) ; Gaucher de Châtillon, sénéchal de Bourgogne, mort en 1219, qui accompagna Philippe-Auguste à la Terre-Sai rite, et qui se distingua au siège d’Acre et à la bataille de Bouvines ; Gaucher de Châtillon, arrière-petit-fils du précédent, connétable de France sous Philippe-le-Bel et ministrede LouisX, né en 1250, m. en 1329 ;Ch.de Châtillon (1300-1364), dit aussi Charles de Blois, issu d’une branche collatérale qui possédait les comtés de Blois et de Champagne. — Voy . coligny.
CHATRE (la), ch.-l. d’arr. (Indre), sur l’Indre, non loin de sa source, à 34 kil. S. E. de Châteauroux; 3,3l2h. Tnb., coll. Draps, eorroieries. Assez tic commerce. — Baoul-le-Chauve, baron deChâteauroux, donna à son fils Ebbe II la seigneurie de La Châtre vers le milieu du xie siècle. C’est de ce prince qu'est issue l’antique maison de La Châtre. — L’arr. de La Châtre a 5 cant. (Eguzon, Ste-Sevère, Aigurande, Neuvy-St-Sépulcre, plus La Châtre), 65communes et 55,086 hab.
CHATRE ( Claude, baron de la ) , maréchal de France, né en 1526, d’une famille noble du Berry, mort en 1614. Nommé par Charles IX gouverneur du Berry, il assiégea à plusieurs reprises la petite ville de Sancerre, qu’occupaient les Protestants, et neput la prendre qu'aprèstm blocusdel8mois(1575). 11 embrassa dans la suite le parti de la Ligue, et fut fait maréchal par le duc de Mayenne. 11 ne reconnut Henri IV qu’en 1594, et ne fit la paix qu’en stipulant les conditions les plus avantageuses.
chatre-nançay (Edmo, comte de la), maître de la garde robe du roi, fut nommé en 1643 colonelgénéral des Suisses par la faveur de la reine-mère, se distingua à la bataille de Nordlingue où il fut blessé, et mourut à Philipsbourg en 1645, des suites de sa blessure. On a de lui des Mémoires sur la minorité de Louis XIV , qui renferment des détails assez curieux sur la (in du règne de Louis Xlil , et qui vont jusqu’en 1643.
CHATRES, nom de plusieurs petits bourgs de France , le plus connu est Arpajon. Yoy. Ce nom.
CHATTERPOUR, ville de l’Inde (Calcutta) , par 24° 57’ lat. N., 77° 20’ long. E., une des plus commerçantes du Bundelkand; entrepôt de marchandises entre Bénarès et le Décan. On voit près de là les mines de diamants de Pannah.
CHATTERTON (Thomas), jeune poëte anglais, remarquable par sa précocité et ses malheurs, né à Bristol en 1752, était fils d’un pauvre maître d’école. 11 composa des satires dès l’âge de 11 ans; il fit ensuite paraître à 16 ans plusieurs morceaux, écrits dans un style antique, et qu’il mettait sous le nom d’un vieux poëte nommé Roivley. Ayant attiré par là quelque attention, il vint à Londres, croyant y faire fortune, et se mit aux gages des écrivains de l’opposition ; mais n’ayant pas trouvé de moyens suffisants d’existence, il s’empoisonna (1770), après avoir lutté quelques jours contre la faim ; il avait 17 ans et quelques mois. On s’intéressa à lui après sa mort, et l’on recueillit ses œuvres, 1771 et 1803. Les Œuvres complètes de Chatterton ont été traduites en français par Javelin-Pagnon (avec la Vie de Chatterton, par A. Gallet), Paris, 1840, 2 vol. in-8.
CHAUCER (Geoffroy), ancien poëte anglais, né à Londres ou à Woodstock en 1328 , mort en 1400 , fut dan-s sa jeunesse page d’Édouard 111, obtint l’amitié du duc de Lancastre, fils du roi, et fut chargé de plusieurs missions, particulièrement auprès de la république de Gênes, ce qui lui permit de connaître les grands écrivains de l’Italie à cette époque. AyanJ embrassé les opinions de Wiclef, il fut persécuté sous Richard II, et forcé pour quelque temps de quitter l’Angleterre ; mais lorsqu’une révolution eut placé sur le trône le fils de son protecteur, Henri de Lancastre (Henri IV), il rentra en faveur (1399). 11 avait épousé la sœur de Catherine Swynford, d’abord maîtresse, puis femme de son protecteur, et se trouvait ainsi allié à la famille royale. Ghaucer est considéré comme le père de la poésie anglaise. Parmi ses poëmes, on remarque la Cour d'Atnour; la Maison de la Renommée , imitée par Pope; le Testament de l'Amour, imité de la Consolation de Boëce; Troilus et Cresirla, imité du Filostraio de Boccace, enfin les Contes de Cantorbcry , le meilleur de tous, imité du Décameron. Ses ouvrages sont aujourd’hui difficiles à entendre. On lésa réunis, Londres, 1721, iD-fol . . et 179S, 2 vol. in-4, avec notes par Tyrwhitt.
CHAUCES, Chauci , peuple de la Germanie septentrionale, habitait entre YAlbis (l’Elbe) et le Visurgis (Weser), dans le pays correspondant aux duchés d’Oldenbourg et de Brême et au Hanovre.
CHAUDES-A1GUES, Calentes Aquœ , ch.-l. de cant. (Cantal), à 21 kil. S. O. de St-Flour ; 2,000 hab. Eaux thermales.
CHAUDET (Antoine-Denis), sculpteur et peintre, né à Paris en 1763, et mort dans la même ville en 1810, remporta à Rome le grand prix en 1784, sur le sujet de Joseph vendu par ses frères. Revenu à Paris, il fut nommé professeur aux écoles de peinture et de sculpture. On lui doit le groupe de Y Émulation de la gloire, pour le péristyle du Panthéon , en 1801 ; Y Œdipe, qui est un de ses meilleurs ouv le Papr 11 nti fit ln finvp : le iihi. ( Y Eveeet Anehise, etc.
CHAUDIÈRE, riv. du Bas-Canada, qui sort du lac Mégartik et se jette dans le St-Laurent, au-dessous de Québec ; elle forme à 4 kil. au-dessus de son em- « bouchure une cataracte de 40 mètres. Cours, 130 kil. — Lac situé entre le Haut et le Bas-Canada, est formé par l’Ottawa, au-dessous du lac du Chat, dont le sépare la chute de ce nom ; il a 50 kil. sur 7-
CHAUDON (Dom Louis maieul), biographe, né en Provence en 1 7 37 , mort en 1817, entra chez les Bénédictins de la congrégation de Cluny. Il est surtout connu par un Nouveau Dictionnaire historique, qu’il publia en 1766, Avignon, 4 vol. in-4 ; il en fit plusieurs éditions, et le porta jusqu'à 13 vol. dans une 8e édition, publiée à Lyon ,1804, avec Delandine.
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Ce Dictionnaire fit oublier ceux de Ladvocat et de , tiques , suivie d’une Description d'un microscope Barrai; il a été depuis réimprimé avec de grandes : Paris, 1768, in-fol.; des Mémoires dans Te recueil de augmentations par Prudhomme, Paris, 1810-12, j l’Académie des Sciences. 1 d
21 vol. in-8. On a de Cliaudon plusieurs autres ouvrages, entre autres un Dictionnaire anti-philosophique, où il combat Voltaire. — Son frère, Esprit Lhaudon , 1738-1800, a donné la Bibliothèque de V homme de goût, Avignon, 1772, ouvr. utile, qui a êtédepuis refondu etaugm. par Desessarts et Barbier.
CIIAUFFA1LLES, ch.-l. de cant. (Saône-et-Loire), à 25 kil. S. de Charolles; 3,582 h. Toiles, calicots.
CHAUFFEP1E (J.-Georges de), néàLeuwardenen 1702, mort en 178i, était ministre calviniste, et résida longtemps à Amsterdam. On lui doit un Nouv. Dictionnaire historique et critique pour servir de supplément à celui de Bayle , Amsterdam, 1750-56 , 4 vol. in-fol. , ouvrage utile et plein de savantes recherches ; il a aussi donné une trad. de F Histoire univ. anglaise, 46 vol. in-4, 1770-92.
chaulnes ( Louis d’albert d’ailly , duc de) fils du précédent, né en 1741, mort vers 1793, eut’jusqu à la mort de son père le titre de duc de Pecquigny. 11 cultiva les sciences avec succès, et fut reçu membre de la Société royale de Londres. Il découvrit les moyens d’extraire et de purifier les sels de l’urine, l’art de faire cristalliser les alcalis, et un moyen de secourir les asphyxiés. 11 visita l’Égypte et publia un Mémoire sur l'entrée du monument égyptien qui se trouve à quatre lieues du Caire , dans la plaine de Sakara, Paris, 1785, in-4.
CHAUMERGY, ch.-l. de cant. (Jura), à 27 kil. de Dôle ; 400 hab.
GHAUMETTE (Pierre-Gaspard) , né à Nevers en 1763, était fils d’un cordonnier qui lui fit faire quelques études. 11 vint à Paris en 1789, travailla à un
CHAUM ELKS , nom donné pendant la révolu- 1 journal intitulé les Révolutions de Paris, et en 1792 tion à des bandes de brigands qui envahissaient les i fut nommé procureur de la Commune. Il professa maisons isolées et chauffaient les pieds de leurs vie- alors les opinions les plus violentes, se mit avec
times jusqu à ce qu’elles déclarassent l’endroit où elles avaient déposé leur argent. S’étant mêlés aux Chouans, ils prirent un caractère politique, ce qui contribua à leur célébrité. Ils disparurent en 1803.
CHAULIAC ( Gui de ) , médecin , né vers 1320 à Chauliac dans le Gévaudan, exerça son art à Lyon, puis à Avignon où il fut médecin de trois papes, et composa en 1363 un traité qui fut longtemps regardé comme classique, Y Inventarium sive collectoriumchirurgicalis medicinœ, impr. àBergamedès 1408, in-f., tr. en fr. par L. Joubert, Lyon, 1592. 11 se signala par son dévouem. dans la peste de 1348.
Hébert , son substitut , à la tête d’une faction dite des Héber listes, et avec elle essaya de détruire tous les cultes religieux. 11 inventa les fêtes dites de la Raison, qui se célébraient à Notre-Dame, et dont la déesse était représentée par une actrice de l’Opéra. Robespierre, qui craignait en lui un rival, le fit décapiter en 1794. Ch.au mette avait pris le nom d’Anaxagoras.
CHAUMONT ( en lîassigny ) , Càlvus mous , ch.-l. du dép. de la Haute-Marne, à 216 Kil. S. £. de Paris (249 par la route de ’lroyes) ; 6,318 hab.
ro*m T17.T ^ - Société d’agric. , sc. et arts; lycée, bibliothèque.
CHAUL1EU (Guill. amfrye , abbé de) , poète ai- . Bas drapés, chapeaux, gants, coutellerie, sucre de niable, né en 1639 à Fontenay dans le Vexin, mort » '
en 1720 à 81 ans, prit le petit collet , obtint par la protection du duc de Vendôme de riches bénéfices, qui lui permirent de se livrer à son goût pour le repos et pour les plaisirs de l’amour et de la table. Il résidait habituellement au Temple, où se réunissait une société choisie, et mérita par l’élégance de sa poésie épicurienne d’être appelé l'Anacréon du Temple. On remarque surtout son Odecontre l'Esprit et ses vers sur la Mort, sur la Retraite, sur la Solitude de Fontenay. 11 fut particulièrement lié avec le marquis de La Fare, poète comine lui. Leurs œuvres ont été plusieurs fois publiées , notamment en 1750 par Saint-Marc.
CHAULMES, bourg du dép. de Seine-et-Marne, sur l’Yère, à 19 kil. N. E. de Melun ; 1,650 hab.
CHAULNES, ch.-l. de cant. (Somme) , à 15 kil. S. O. dePéronne; 1,240 hab. Toiles, batistes ; blanchisseries de toile. Patrie de Lhomond. Titre d’un comté qui fut ensuite érigé en duché , et qui appartenait à la maison d’Albert.
CHAULNES (Honoré d’albert ,ducde) , maréchal de France, né vers la fin du xvi* siècle, mort en 1649, était frère de Charles d’Albert de Luynes. Il parut à la cour sous le nom de Cadenet ; devint successivement mestre-de-camp , lieutenant -général de Picardie, maréchal de France ; fut créé en 1619 duc de Chaulnes. et pair de France en 1621. Il partagea avec le maréchal de La Force le commandement de l’armée de Picardie, 1625; il en devint gouverneur en 1633 ; commanda en Artois, et s’empara d’Arras en 1640, avec le maréchal de Chàtiilon.
chaulnes ( Michel-Ferdinand d’albert d’ailly , duc de), arrière-neveu du précédent, pair de France, lieutenant-général des armées du roi et gouverneur de Picardie, né en 1714, mort en 1769, cultiva la physique et l’histoire naturelle, et employa son immense fortune au progrès des sciences mathématiques et naturelles. En 1743, il devint membre honoraire de l’Acad. des Sciences. On a de lui : Nouvelle Méthode pour diviser les instruments mathéma-
betteraves, mégisseries , etc. Patrie de Bouchardon. Chaumont était jadis ch.-l. du Bassigny et du comté de Chaumont. Ce comté eut des seigneurs particuliers jusqu’à sa réunion au comté de Champagne en 1228. En 1814, l’Autriche, la Russie, la Prusse, après la rupture du congrès de Châtillon , y signèrent un acte portant que l’on ne traiterait plus avec Napoléon. — L’arr. de Chaumont a 10 cant. (Vignory, Andelot , Clémont, Nogent-le-Roy, Arc-en- Rarrois, Bourmont, St-Blain, Château-Vilain, Ju- «ennecourt, Chaumont), 198 comm. , 87,271 hab.
Chaumont, b. et château, à 16 k. S. O. de Blois.
Chaumont, ch.-l. de cant. (Oise), à 23 kil. S. O. de Beauvais; 1,000 hab. Dentelles, éventails.
Chaumont, ch.-l. de cant. (Ardennes), à 17 kîî. N. E. de Réthel ; 1,000 hab. Toiles.
CHAUNY7, ch.-l. de cant. (Aisne), sur l’Oise et sur un embranchement du canal de St-Quentin, à 29 kil. N. O. de Laon; 4,483 hab. Bonneterie, fabrique de soude , usine hydraulique pour polir les glaces de Saint-Gobain, etc. Patrie de l’abbé Racine.
CHAUSSARD ( J.-B.-Publicola) , littérateur et poète, né à Paris en 1766, mort en 1823; fut un chaud partisan de la révolution , devint secrétaire de la mairie de Paris, puis du Comité de salut public , professa les belleo-lettres au collège de Rouen lors du rétablissement de l’Université, et fut enfin professeur de poésie latine à la faculté de Nîmes. On a de lui: YEsprit de Mirabeau, 1797 ; une traduction des Expéditions d’Alexandre , d’Arrien , 1803; Les Fêtes et les courtisanes de la Grèce ; des odes, et une Épitre sur les genres dont Boileau n'a pas fait mention dans l'Art poétique, 1811.
CHAUSSÉE-DES-GÉANTS, cap d’Irlande ( Antrim), formé d’une immense quantité de colonnes basaltiques qui se prolongent au loin dans la mer.
CHAUSSEY, île de France (Manche) , dans la Manche, à 13 kil. de la côte; 2,500 mètres sur 1,300. Beau granit. Phare.
CHÀUSSIER (Fr.), médecin, né à Dijon en 1746, mort à Paris en 1828, enseigna d’abord l’anatomie
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à Dijon, fut appelé à Paris en 1794 pour organiser l’enseignement de la médecine , occupa une chaire d’anatomie dans la nouvelle école , fut nommé en 1804 médecin de la Maternité et professeur de chimie à l'École Polytechnique. 11 créa pour l’anatomie une nouv. nomenclature, méthodique, mais trop compliquée , et rédigea un grand nombre de mémoi res et d’articles , mais pas de grands ouvrages. On estime ses Tables synoptiques , 1799 - 1816, et ses travaux sur la médecine.légale. 11 appliqua dans ses leçons la doctrine du vitalisme organique.
CHAUSS1N, ch.-l. de cant. (Jura) , à 14 kil. S. O. de Dole ; 1,100 hab.
CHAUVELIN (Germain - Louis de), garde des sceaux et secrétaire d’état au département des affaires étrangères, né en 1685, mort en 1762, lut de J 727 à 1737 le second et l’homme de confiance du cardinal Fleury, alors premier ministre. En 1737 il fut soupçonné par celui-ci de vouloir le supplanter, et fut aussitôt exilé.
chauvelin (Henri-Philippe de) , chanoine de Notre-Dame conseiller au parlement de Paris, né en 1716, mort en 1770 , attaqua avec ardeur l’ordre des Jésuites et se ût le défenseur du Jansénisme. Il fut entérine en 1753 au mont Saint-Michel. Dès qu’il fut libre, il combattit ses adversaires avec une nouvelle vivacité dans 2 discours qui firent grand bruit : Discours sur les constitutions des Jésuites , 17G1 ; Compte rendu sur la doctrine des Jésuiies,in-iftT()i.
CHAuvelin (Bernard-François marquis de) , né en 1766, mort en 1832, était fils du marquis de Chauvelin, ambassadeur à Gênes sous Louis XV, et neveu du précédent. Il adopta les principes de la ré volution de 1789 , fut chargé d’une mission diplomatique à Londres en 1792 , siégea au tribunal après le 18 brumaire, et fut nommé intendant de la Catalogne en 1812. Après la restauration, il fut élu membre de la Chambre des députés ( 1 8 1 6), et prit place parmi les plu3 ardents champions de la cause nationale. Sa vie parlementaire ne fut qu’un combat continuel contre le ministère jusqu’en 1829. Il donna sa démission à cette époque , désespérant peut-être d’une cause qui allait triompher quelques mois plus tard. Chauvelin brillait surtout à la iribune par son esprit et son originalité.
CHAUVJGNY, ch.-l. de canton (Vienne), à 22 kil. E. de Poitiers; 1,600 hab.
CHAUX-DE-FOND (la), ville de Suisse (Neufchâtel), à 13 kil. N. O. do ^onfchâtel , dans une très hante vallée du Jura ; 20,000 hab. Horlogerie; dentelles. Patrie des mécanicieusDroz etdeLéop. ltoberl
CH AV ANC ES. i-h.-l. de canton (Aube), â 30 kil. fî. d’Arcis ; 1.1UU hab. Cotonnades.
CHAVANNES, ville du dép. de l’Ain, à 17 kil. N. de Bourg; 1,950 hab. Elle était jadis, avant la conquête de la Franche-Comté en 1674, sur l’extrême frontière de la France.
CHAVES, Aquœ Flaviœ, ville de Portugal (Trasos-Montes), à 70 kil. O. de Bragance; 5,250 hab. Pont de 18 arches sur la Tamega. — Il y a au Brésil une ville de ce nom dans la prov. de Para.
CHAVES (Silveyra-Pinto de fonseca, marquis de), comte d'Amarantc, général portugais, né vers 1780, mort en 1830. Défenseur ardent de la cause royale, il se mit en 1823 à la tête d’un petit corps de troupes, afin de soustraire le roi Jean VI au joug des Cortès, s’empara de Chaves, Villaréal, etc., et ramena le roi à Lisbonne après lui avoir rendu l’indépendance; il fut en récompense créé marquis de Chaves.
CI1AV0NN1EBE (la), ferme et hameau du départ, dl ndre-et-Loire , aux env. deTours , est célèbre comme ayant été le séjour de Paul-Louis Courier.
CHAYLAKD (le). Voij. cheylard (le).
CHAZELLES, bourg du dép. de la Loire, à 25 kil, E. de Montbrison : 1,000 hab. Chapellerie.