‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 253 sur 1261 · CHEV · texte numérisé non relu

CHEV

Paris, 1842 (par Am. Renée, 2 v. in-12) . Ses ÜEuv. ani étépubl. à Londres, 1774, 4v. in-4, et 1853, 5 v. in-8.

CHEVAGNES, ch.-l. de cant. (Allier), à 15 kil. E. de Moulins ; 900 hab.

CHEVALIERS, ordre du peuple romain qui tenait le milieu entre les patriciens et les plébéiens. On les fait remonter jusqu à Romulus, mais ils ne formèrent un ordre constitué qu’au vie siècle de Rome. Leur nombre était illimité. Pour entrer dans cet ordre il fallait, sous les empereurs, posséder au moins 400,000 sesterces. Les chevaliers avaient le privilège d’avoir un cheval entretenu aux frais de l’état, de porter un anneau d’or, d’occuper dans les jeux publics les 14 premiers sièges. Gracehus leur donna l’administration de la justice (122 av. J.— G.) ; Sy lia la leur ôta (82) ; Pompée la leur rendit(7ü), en leur associant les sénateurs et les tribuns du trésor. Ils eurent 1 ferme des biens et des impôts de la république. — Au moyen âge le titre de chevalier appartenant d droit et exclusivement aux personnes nobles de nom et d’ armes; mais on n’y parvenait qu’après avoir passé par les rangs de varlet ou damoiseau , de paye et d'écuyer . La réception d’un chevalier était accompagnée d’une foule de cérémonies destinées à rehausser l’éclat et l’importance de ce titre , qui donnait droit à de nombreux privilèges. Les chevaliers seuls pouvaient porter bannière, paraître dans les tournois, et y disputer les prix, revêtir un collier d'or et une armure dorée, placer une girouette sur îe haut de leur manoir ; ils portaient dans leurs armoiries un sceau particulier ; ils prenaient le titre de messire ou de monseigneur , et leurs femmes celui de madame. En échange de ces prérogatives, ils juraient de combattre partout l’injustice, d’être les dé> fenseurs de la veuve et de l’orphelin, et d’obéir sans réserve aux ordres de leur dame et de leur roi. La temps des croisades fut l’époque la plus glorieuse de la chevalerie. Elle s’évanouit avec le régime féodal. — Dans les distinctions nobiliaires, le titre de chevalier désignait le plus infime degré de la noblesse, et venait après .ceux de comte et de baron. — On a depuis donné par extension le nom de chevalier aux personnes décorées d’ordres purementhonoriliq tels que ceux de St-Michel, delà Légion-d’Honneur.

CHEVERNY. Voy. chiverny.

CHEVEKT (François de), brave général français, né à Verdun de parents pauvres, en 1696, mort en 1769, entra au service comme simple soldat. 11 était lieutenant-colonei lors du siège de Prague par le comte de Saxe en 1741 ; ce fut à lui que l’on dut la prise de cette place. L’année suivante , il défendit cette même place pendant 18 jours, avec 1,800 hommes, contre toute l’armée autrichienne, et ne capitula qu’aux conditions les plus honorables. Nommé lieutenant-général, il contribua puissamment au gain de la bataille d'Hastenbeck en 1 767.

CHEVILLON, ch.-l. de cant. (H.-Marne), à 14 kil. N. E. de Vassy ; 860 hab.

CHEV10T (monts), chaîne de montagnes qui sépare l’Angleterre de l'Ecosse, et s’étend du N. E. au S. O., depuis les rives du Glen jusqu’à celles du Liddel, sur une longueur de 76 kil. Les plus hautes cimes atteignent 812 mètres.

CHEVREAU (Urbain), écrivain, né à Loudun en 1613, mort en 1701, passa presque toute sa vio en voyages à la cour de Suède ou en Allemagne, et se livra néanmoins avec succès à l’étude des lettres. On a de lui des Œuvres mêlées, La Haye, L 17, in-12; Chevrœana, Paris, 1700; Ilemarques auc les poésies de Malherbe, Saumur, 1660, et plusieurs pièces de théâtre parmi lesquelles il faut citer la Suite cl le Mariage du Cid, tragi-comédie, 1638, in-12.

CHEVREUSE, ch.-l. de canton (Seine-et-Oise), à 13 kil. S. O. de Versailles, sur l’Yvette ; 1,700 hab. Beau château près de là. — Chevreuse fut érigée en duché-pairie pour Claude do Lorraine (1678-1667) et

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