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la chute de Penharite (J 653), il s’éloigna pendant quelques années du théâtre. 11 employa ce temps de retraite à traduire en vers Y Imitation de J.-C. Cependant les instances de ses amis le déterminèrent à rentrer dans la carrière dramatique ; il produisit alors Œdipe (1659), Sertorius (1662), O thon (1664), où l’on retrouve de belles scènes; mais son génie s’éclipsa entièrement dans Agésilas (1666), Attila (1667), et dans quelques autres pièces dont la dernière, Suréna , fut jouée en 1674. Outre ses tragédies, Corneille avait donné en 1642 le Menteur , que l’on regarde comme la meilleure comédie qui eût paru jusque-là. On a en outre de lui des Mélanges poétiques (1632), des Discours sur l’Art dramatique, des Examens de ses pièces faits par luimême, V Imitation de J.-C. en vers, 1656 (cet ouvrage a eu jusqu’à 40 éditions), et quelques autres poésies pieuses. Ce poète, que l’on a nommé à juste titre le Grand Corneille, est le vrai créateur de l’art dramatique en France ; on admire surtout en lui ^énergie, le sublime ; mais on lui reproche de 1 enflure, de la subtilité et des disparates choquantes. Ce grand homme était extrêmement simple dans ses mœurs et dans ses manières, et brillait peu dans la conversation. Il pratiquait toutes les vertus domestiques ; il resta toujours uni avec son frère , Th. Corneille, et vécut avec lui. La lre édition estimée des œuvres de Corneille estcelle de Joly, 10 vol. in-12, 1738. Voltaire les publia de nouveau en 17G4, 12 vol. in-8,avecdes Commentaires où il montre quelquefois une grande sévérité. Palissot fit paraître en 1802 une éd. complète avec des observations sur ces comment., 12 v. in-12. M. J. Taschereau a donné {'Histoire de la Vie et des ouvrages de P. Corneille . 1829 et 1855.
corneille (Thomas), frere du précédent, né a Rouen en 1625, mort en 1709, travailla comme son frère pour le théâtre, et fut après lui le meilleur poète dramatique de la France jusqu’à la venue de Racine. 11 a fait des comédies et des tragédies, dont quelques-unes eurent un succès prodigieux. Celles de ses tragédies qui sont le plus estimées sont : Timocrate (1656), Stilicon (1660), Camma (1661), Ariane (1672), Essex (1678) ; parmi ses comédies, qui presque toutes sont imitées de l’espagnol, on connaît surtout le Festin de Pierre (1673). Thomas Corneille a en outre traduit quelques morceaux d’Ovide, et a composé un Dictionnaire des arts et des sciences, pour servir de supplément au dictionnaire de l'Académie, 1694, et un Dictionnaire universel géographique et historique, 1708. 11 succéda à son frère à l’Académie Française (16851, et fut reçu aussi à i’Ac. des Inscriptions. Sesœuvresdram. se trouv. avec celles de son frère, ou à part, 5 v. in-12, 1682, 1722, etc. — La fam. des Corneille a enc. auj. des représentants.
CORNÉL1E, mère des Gracques, était fille de Scipion-1’ Africain. Elle veilla elle-même à l’éducation de scs fils, et se fit admirer par ses vertus autant que par la noblesse de son caractère. Un roi de Libye lui proposa, dit-on, de l’épouser; mais elle rejeta ses offres, trouvant plus glorieux d’être la veuve d’un Romain que l’épouse d’un roi. Une dame de la Campanie, après avoir fait étalage devant elle de ses bijoux, désirait qu’à son tour elle lui fît voir ses richesses; elle fit alors venir ses fils : « Voilà, dit-elle, mes bijoux et mes ornements. » On lui éleva de son vivant une statue de bronze, au bas de laquelle était rette inscription : A Cornèlie , mère des Gracques.
CORNÉlie, femme de Pompée et fille de Métellus Scipion, suivit son mari dans sa fuite après la bataille de Pharsale, et ie vit massacrer sous ses yeux dans le port d’Alexandrie.
CORNELIENNE (maison), une des plus anciennes et des plus illustres familles patriciennes de Rome, se divisa en un grand nombre de branches dont les principales sont les Lentulus, les Scipions, les Malugiaensis, les Cossus et les Rufinus iVou. ces nomsi.
C?R.N nLITSi C0SSUS* lr>'bun militaire, tua dans
une bataille lo ummus, roi des Véiens, et remiwrtt ainsi les secondes dépouilles opimes, 436 av JL-C Il les consacra dans le temple de Jupiter Férétrien*
Cornélius népos, écrivain latin du Ier siècle av! J.-C., tut lié avec Catulle, Cicéron et Atticus. ii avait composé plusieurs ouvrages historiques qui étaient foi l estimés des anciens; il nous reste seulement sous son nom les Vies des grands capitaines de i Antiquité; cet opuscule paraît n 'être qu’un abrégé de l’ouvrage original de Cornélius, qui était beaucoup plus étendu ; on l’attribue avec vraisemblance à Æmilius Probus, grammairien du temps de Théodose. Les éditions les plus estimées sont l’édition princeps , Venise, 1471, sous le titre d'Æmilii Probi DeVita excellent ium imperatorum ;cellesde Bosius, de Staveren, de Roth (Bâle, 1841), etc. C. Népos a été plus, fois traduit : par l’abbé Paul, 1781; par RadonviiliersetNoël, 1807, et par MM. de Calonne et Pommier, 1 v. in-8 (dans la collection Panckoucke).
CORNÉLIUS severus, poète latin, contemporain d’Ovide. Il reste de lui un fragment sur la Mort de Cicéron. On lui a attribué le poème de l’Etna ; mais Wernsdorf pense que cet ouvr. est de Lucilius Junior.
CORNETO, Cornetum, ville de l’Etat ecclésiastique, à 17 kil. N. de Civita Vecchia; 2,000 hab. — Près de là est la célèbre mine d’alun de la Tolfa.
CORNOUAILLES, Dumnonii des anciens. Cornu bia , Cornu G allias , en angl. Cornwall ; comté d’Angleterre, à la pointe S. O. de l'île, est' partout baigné par la mer, sauf à l’E. où il est borné par le comté de Devonshire : 139 kil. sur 75; 300,000 hab. Ch.-l., Launceston. Beaucoup de pluies et d’o rages; sol maigre, qui ne produit guère que des pommes de terre ; pâturages. Beaucoup de curiosités et richesses minéralogiques, surtout en étain et en cuivre; le produit annuel des mines est de près de 9 millions de fr. Antiquités druidiques. On y parlait encore il y a 3 siècles un dialecte dérivé du celtique.
Cornouailles, petit pays de France, faisait partie de la B. -Bretagne; ch.-l., Quimper-Corentin. 11 se trouve auj. partagé entre les 3 dép. du Finistère, du Morbihan et des Côtes-du-Nord. — On donnait aussi le nom de Cornouailles à la v. même de Quim per-Corentin et à l’évêché dont elle était le siècre.
Cornouailles (cap), dans le comté de Cornouailles, à l’extrémité S. O. de l’Angleterre et à 7 kil. N. du cap Land’s-end, par 50° 8’ lat. N., 7° 58’ long. O.
Cornouailles (kouveau-), New-Corwall, pays de l’Amérique du Nord, sur la côte occidentale, s’étend de 54° à 58° lat. N. 11 appartient aux Russes; mais la partie méridionale appartient aux Anglais et est comprise dans la Nouvelle-Calédonie. Behring aperçut la côte du Nouveau-Cornouailles en 1741; mais elle ne fut explorée qu’en 1775 par les Espagnols Juan d’Ayola, Juan de la Bodega et Quadra. Trois ans après, Cook et ensuite Vancouver le visitèrent plus en détail.
CORNU BIA, Cornwall, lieu de la Bretagne ancienne (Bretagne*i,e), à l’extrémité S. O. de l’île, chez les Dumnonii. Célèbre défaite des Bretons (que commandait Ambrosius, le père d’Arthur) par le Saxon Cerdic, en 508.
CORNUS, ch.-l. de canton (Aveyron), à 24 kil. S. E. de Ste-Affrique ; 1,000 hab.
CORNUTUS, stoïcien, de Leptis en Afrique, était précepteur et ami de Perse, qui lui adressa sa 5e sa-[ tire, li fut exilé par Néron, à cause de la liberté avec laquelle il avait jugé ses vers. On a de lui un petit traité de la Nature des Dieux, publié sou3 le nom de Phurnutus, et qui se trouve dans les Opuscule mgthologica de Gale, Cambridge, 1671.
CORNWALL. Voy. Cornouailles.
CORN WALLIS (Charles), général anglais, né ea 1738, se distingua dans la guerre d’Amérique. Il seconda avec talent et courage le général en chef