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Sartène);61 cantons et 335 communes; il compose la 17e division militaire, a une cour impér. à Bastia, un évêché et un vice-rectorat à Ajaccio. — La Corse Dorta d'ab. les noms de Thérapné et de Cyrnos. Carthage la première y eut des établissements; Home se fit céder la Corse en 237 av. J.-C., mais elle eut à combattre les soulèvements continuels des indigènes. La Corse entière s’était révoltée en 163 av. J.-C.: elle tu t alors soumise par J uventiusThalna. Llle ne f ut guère sous l’empire qu’un lieu d’exil {Voy. sénèque). A près les Rom., lesemp. Grecs, lesVandal. , lesGolhs, les Lombards la possédèrent. Elle devint à peu près indépendante au vin* siècle, et ne fut comprise qu’un instant dans l’empire de Charlemagne. Dans la suite les papes se déclarèrent souverains de la Corse. En 1092 Urbain Il la vendit aux Pisans, moyennant une redevance : Gênes disputa cette concession, et après diverses tentatives qui échouèrent, les Génois s’emparèrent de l’île en 1481. Le traité de Cateau-Cambrésis leur en garantit la possession. Mais après les trois révoltes de 1735, 1741 et 1755 [Voy. neuhoff (Théodore de) et paoli ), Gênes, ne pouvant dompter ce peuple rebelle, eut recours à la France et lui vendit ses droits. Le traité fut signé le 15 mai 1768, et le 15 août de la même année Louis XV rendit l’édit de réunion de la Corse à la France. Les Corses, à l’instigation de Paoli, se donnèrent aux Anglais en 1793, mais ceux- j ci furent expulsés en 1796. Sous le gouvernement des Génois, la Corse était divisée en 10 juridictions et quatre fiefs. En 1790 elle fut partagée en deux dép., le Golo elle Liamone. En 1811, les deux dép. furent réunis. — Patrie d’Ornano, de Paoli, des Bonaparte, etc.
corse (cap), pointe N. de la Corse. Bons vins. — Établis, anglais sur la Côte-d’Or, par 5° lat. N., 4° 1. 0. Fondé par les Portugais, 1610, aux Angl.dep. 1665.
CORSICA , île de la Méditerranée, auj. la corse.
CORS1NI (Édouard), savant antiquaire, né en 1702 à Fanano ^Modène), mort en 1765 à Pise , entra dès sa jeunesse dans l’ordre desClercs réguliers des Écoles pies, dont il devint général ; enseigna la philosophie, puis les belles-lettres à Pise. Ses principaux ouvrages sont : Fasti Attici , Florence, 1 7 44-6 1 ; Duseriaiiones ayonisiicœ , 1747 , où il traite des jeux olympiques, pythiques, etc.; De prœfectis urbis Romœ , Pise, 1763. 11 a aussi écrit sur la philosophie et les mathématiques.
CORSiNi (Laurent), pape. Voy. clément xii.
CORS1NS ou CAORC1NS. Voy. lombards.
CORTE, Ceneslum, cli.-l. d’arr. (Corse) , vers le centre de l’Ile, à 60 kil. N. E. d’Ajaccià; 3,587 bab. Évêché, tribunal. École Paoli. Commerce de vin et blé. Château-fort; mon. de Paoli— L’arr. a 15 c. (Calacuccia, Castifao, Corte, Saint-Laurent, Moita, Morosaglia, Omessa, Piedicorte, Piedicroce, Pietra, Prunelli, Sermano, Serraglio, Yalle, Vezzani) 110 communes et 50,534 hab.
CORTERATE, nom latin de coutràs (Gironde).
CORTÈS (de corte , cour). On nomme ainsi en Espagne et en Portugal les assemblées chargées de discuter les lois et de voter l’impôt. — En Espagne elles se composent de deux ch ambres (esta menton), la Chambre ôesproceres (pairs), où siègent les prélats, les grands d’Espagne et un certain nombre de citoyens distingués ayant un revenu de plus de 15 ,000 fr. ; et la Chambre des procuradores (députés), dans laquelle peut être admis tout Espagnol âgé de 30 ans, et possesseur d’un revenu de plus de 3,000 fr. Les députés sont élus pour 3 ans. Le souverain convoque et dissout les Cortès. L’origine des Cortès est aussi ancienne que celle de la monarchie espagnole; mais elles ne se composèrent d’abord que des seigneurs et des prélats; la bourgeoisie n’y fut admise qu’au xie siècle. Leur autorité, tr. -grande d'abord, surtout en Aragon, diminua peu à peu devant les accroissements du pouvoir royal , depuis la réunion de la Castille et de l’A¬
ragon par le mariage d’Isabelle et de Ferdinandle-Catholique (1469), et surtout depuis le règne de Charles-Quint. A cette époque, les Cortès , révoltées sous la conduite de Jean de Padilla, furent vaincues à Villalar (1522). Ces assemblées cessèrent dès lors d’être convoquées, ou ne le furent que pour recevoir les ordres absolus du souverain. En 1810 les Cortès furent rétablies ; elles publièrent en 1812 une constitution modelée sur notre constitution de 1791; mais en 1814 Ferdinand Vil les abolit. Rétablies en 1820 après l’insurrection de Riégo , elles furent de nouveau anéanties par l’expédition française de 1823. Enfin, après la mort de Ferdinand Vil (1833), les Cortès furent rétablies ; sous le gouvernement des deux reines Christine et Isabelle, elles ont augmenté de plus en plus leurautorité. — En Portugal, les Cortès se composent également de deux chambres ; les membres de la première sont à vie et héréditaires; ceux de la seconde sont électifs, et la durée de leurs fonctions est de 4 ans ; ils doivent posséder un revenu de 2,400 fr. au moins. Alphonse 1, lr roi de Portugal, convoqua dans Lamego les premières Cortès de ce roy. (1145); sous ses successeurs on ne les réunissait guère que dans les circonstances critiques, ou lorsqu’il s’élevait quelques difficultés pour la succession au trône. En 1821, les Cortès convoquées par Jean VI publièrent, à l’exemple des Cortès espagnoles, une constitution nouvelle; cette constitution fut abolie deux ans après. Don Pedro, en 1826, au moment d’abdiquer, rendit aux Cortès une partie de leurs privilèges qui , méconnus encore pendant l’usurpation dedon Miguel (1828-33) , ont été de nouveau confirmés à l’avénement de dona Maria.
CÜRTEZ (Fernand), capitaine espagnol , conquérant du Mexique, né en 1485 àMédellin dans l’Eetramadure, d’une famille noble. 11 passa en 1604 dans les Indes occidentales, qui étaient alors pour les Espagnols une source de gloire et de richesses. En 1618, Velasquez, gouverneur de Cuba, le mit à la tôle d’une tlotte qu’il destinait à la découverte de nouv. terres, et en 1619 Cortez aborda près de Tabasco dans le Mexique. Les Indiens de cette ville ee soumirent aussitôt à lui, et il marcha sur la capitale du pays, Mexico, qui lui ouvrit également, ses portes. Vélasquez, jamux de ses succès, envoya alors contre lui une flotte nombreuse; mais elle fut battue, et Cortez vainqueur ne s’occupa plus qu’à conquérir tout le Mexique. 11 y parvint en peu de temps, et pour garantie de la soumission des Mexicains il garda prison u.Guatimoziu. neveu et gendre de l’empereur Montezuma. Il est a regretter qu’il ait souillé ses conquêtes par d’horribles cruautés. Charles- 0-iint, en récompense de ses services, le nomma gouverneur du Mexique; mais il fut peu après calomnié par des envieux et rappelé. Il mourut eu 1547 en Espagne , pauvre et délaissé. L' Histoire de Cortez a été écrite en espagnol par Antonio de Solis , et traduite en français par Citry de la Guette. Piron a composé une tragédie de Fernand Cortez.
CORTONE, Cortona ou Corythus, ville de la Toa cane, à 93 kil. S. E. de Florence ; 5,000 hab. Evêché. Vieux château ; ruines antiques , académie étrusque, bibliothèques, cabinet d’histoire naturelle, musée d’antiquités, etc. — Ville très ancienne ; avant d’avoir été soumise par les Romains , elle formait une des 12 v illes princip, de la Confédération étrusque,
CORTONE (Piétro berettini, dit Pietro de), peintre italien, né en 1596 à Cortone en Ioscane, mort en 1669, se créa un genre à part par la hardiesse do ses conceptions ; décora plusieurs chapelles à Rome, ainsi que le palais Barbe ri ni; puis vint à Florence, où il peignit les plafonds du palcfis Pitti. La manière lâche de cet artiste contribua à corrompre le goût. On voit de lui au Louvre la Réconciliation (le Jacob et d'Esaü , la Nativité dt ja vierye , et Sainte Catherine»
CORTORIACÜM, auj. courtkay (Belgique).
COSA — 428 — COSM
CORUNÀ, ville d’Espagne. Voy. couogne (la).
CORVEY ou CORBIE, ville des États prussiens 'Westphalie) , à 65 kil. S. E. de Minden , sur le Weser; 5,300 hab. Evêché. — Corvey était la puis ancienne et Tune des plus riches abbayes de Bénédictins de l'Allemagne. Elle fut fondée par Louiske-Débonnairequi y envoya pour l’organiser plusieurs moines de Corbie en Picardie : d'où son nom de Petite ou Nouvelle-Corbie. Plus tard, l’abbé de Corvey devint prince d’Empire du cercle de Westphalie. En 1794, il obtint la dignité épiscopale. En 1803, l’abbaye fut sécularisée et donnée au prince d’Orange ; en 1807, son territoire fit partie du roy. de Westphalie; en 1815, il échut à la Prusse.
CORV1N (Jean), régent de Hongrie. Voy. hiiniade.
CORViN (Mathias), roi de Hongrie, fils de Jean Hunyade,fut élu eu I458,àrâgedel5ans,et mourut en 1490. Comme guerrier et comme législateur, il fut l’homme le plus illustre de sou temps. Attaqué continuellement par l’Autriche, la Bohème, la Pologne, par les vayvodes de Transylvanie, de Moldavie et de Valachie, il fit face à tous ses ennemis et les repoussa tous. 1) fut le boulevard de la chrétienté contre les Turcs; donna ae sages lois à ses sujets, et, pour répandre parmi eux les lumières , appela des savants d’Allemagne, de France et d’Italie, fonda une université à Bude, y réunit une vaste et magnifique bibliothèque, construisit un observatoire, et importa dans la Hongrie l’art typographique.
CORV1SART-DESMARETS (J .-Nie., baron), médecin de la Faculté de Paris, né à Dricourt (Ardennes) en 1755, mort en 1821, fut nommé, en 1795, professeur de clinique lors de la création de Y École de santé (École de médecine), et contribua beaucoup par son enseignement et ses écrits à faire fleurir les études médicales. Bonaparte le choisit pour son médecin. On a de lui un Essai sur les maladies du cœur, 1806, et plusieurs traductions.
CORVO, une des îles Açores, par 39° 41’ lat. N., 33° 23’ long. O.; 1,000 hab. Ch.-l., Corvo.
CORYBANTES, prêtres de Cybèle, célébraient le culte de la déesse avec un grand tumulte, faisant retentir l’air du bruit des tambours, frappant leurs boucliers avec des lances, dansant et agitant leur corps comme des frénétiques, et poussant des hurlements, comme pour pleurer la mort d’Atys. Ils étaient Phrygiens et pour la plupart mutilés. Selon la fable, ils furent chargés avec les Curèles de veiller sur Jupiter enfant.
CORYCUS, auj. Curco ou Kara-Hissar , ville de la Gilicie Trachée, au pied du mont Corycus et au N. E. du cap Sarpédon, — Une ville de Lyoie portait aussi le nom de Corycus.
CORYTHE, Corythus , nom primitif de cortona.
COS, auj. Co ou Stanco, île de la mer Egée, au S. delà côte méridionale de l’Asie Mineure, renfermait un célèbre temple d’Esculape et un autre de Vénus. Belles vues. Patrie d’Hippocrate, Epicharme, Apelle.
COSA, ville de 1 Etrurie ancienne, à 1 extrémité E. du sol actuel d’Orbitello, au N. de Portas Herculis Cosani (auj. Porto-Ercole). Cette ville n’existe plus.
COSAQÜES, Kasak en russe, population russe en partie nomade, descend d’un mélange de Slaves et de Tartares. On distingue : 1° les Cosaques du Don , qui habitent sur les rives du Don, dans la Russie mérid., et d’où sont sortis les Cosaques du Volga, du Terek, les Grebenski, les Seymen , ceux de Mozdok, de l’Oural et de la Sibérie ; 2° les Cosaques de la Petite- Russie; ces derniers forment trois groupes : les Cosaques de l’Ukraine (subdivisés eux-mêmes en Cosaques Zaporogues, Cosaques de la mer Noire et Slobodes); les Cosaques de Tchougouïef et les Cosaques du Boug. Les Cosaques sont d’une taille moyenne et d’une constitution robuste ; leurs yeux sont bleus et leurs cheveux roux ; l’ensemble de leur physionomie rappelle le type tartare ; guerriers hardis, pillards déterminés,
cavaliers habiles, ils forment une cavalerie légère terrible pour l’ennemi. On a organisé quelques régiments réguliers de cosaques qui font partie de la garde impériale russe ; mais la plus grande partie se compose de troupes irrégulières. Le chef général prend le titre d'hetman ou d atiaman; il est nommé par l’empereur, ainsi que les principaux officiers. Du reste les Cosaques ont encore leurs lois et leurs institutions propres et ne se gouvernent que par elles. La plupart d’entre eux sont de l’église grecq.dite orthodoxe. — Les Cosaques paraissent pour la première fois dans l’histoire vers le milieu du xve siècle. Depuis 1516, les Cosaques de l’Ukraine, réunis en corps divers, formèrent pour l’Europe un cordon militaire contre les Tartares et les Turcs : ils se mirent d’abord au service des Polonais, qui leur reconnurent le droit de se gouverner par eux-mêmes. Mécontents de la domination polonaise, les Cosaques de l’Ukraine se révoltèrent en 1638, sous l’attaman Powluk , puis sous Chmielnicki en 1647. Vaincus à Berestek, ils furent traités durement par les Polonais ; un grand nombre d’entre eux passèrent alors aux Russes (1654- 1657). Les démembrements de la Pologne achevèrent de mettre sous l’empire de la Russie toute la population cosaque de l’ouest. Néanmoins, pendant longtemps encore, ils supportèrent impatiemment le joug de ces nouveaux maîtres et se soulevèrent plus d’une fois, notamment sous Pierre-le-Grand, lorsque le célèbre Mazeppa, qui était alors hetman de l’Ukraine, s’allia à Charles XII. En 1828 et en 1829, les Cosaques de la mer Noire voulurent se déclarer indépendants, mais l’empereur Nicolas les dompta. Les Cosaques du Don se soumirent peu à peu à la domination russe depuis la destruction des royaumes d’Astrakhan et de Kazan. Ils sont beaucoup moins civilisés que les Cosaques de l’Ukraine. Voy. zaporogues, DON, UKRAINE, etc.
COSC1LE, Syharis , riv. du roy. de Naples, sort de l’Apennin merid., passe près de l’emplacement de l’ancienne Sybaris, et se perd dans le Crati, après un cours d’environ 45 kil.
COSENZA , Consentia, ville du roy. de Naples ch.-l. de la Calabre Citér., à 248 kil. S. E. de Naples; 8,000 hab. Archevêché, cathédrale, collège royal, deux académies scientifiques. Un peu d’industrie et de commerce. Patrie du philosophe Télésio. — Cosenza fut jadis capit. du Bruttium. Les Romains la soumirent, et après eux, Annibal, aidé des Lucanieq,s, s’en empara. Alaric, roi des Goths, qui l'assiégeait en 4 10, mourut devant ses murs et fut enterré par ses soldats dans le lit du Bussento (412). Les Sarrasins , puis les Normands la ravagèrent. Ces derniers s’y établirent en 1130, et en firent la capitale de leurs étals en Calabre.
COSETAN1, peuple de la Tarraconaise septentr., au S. E. des Lacetani, habitait entre l’Ebre et le Rubricatus (Llobregat).
COSMAS, surnommé Indicopleusles, c.-à-d. navigant dans l'Inde, marchand d’Alexandrie qui vivait an siène, voyagea vers 519 en Orient, puis quitta le commerce et se fit moine. 11 ne reste de lui qu’une Topographie chrétienne (publiée par Monlfaucon, 1707), écrite vers 536, où il établit le système le plus bizarre sur la figure de la terre: il lui donne la forme d’une cage dont le ciel formerait le toit. On y trouve aussi une descriDlion assez exacte de l’ile de Ceylan.
COSME (saint;, patron des chirurgiens, né en Arabie, pratiquait la médecine, ainsi que son frère, saint Damien ; tous deux exerçaient leur art gratuitement. Ils souffrirent ensemble le martyre vers .a fin du me siècle. Leur fête est célébrée le 27 septembre. — Il se forma en France au xm* siècle, sous 1 invocation de ce saint, une confrérie de chirurgiens, dits de Saint-Cosme, qui pendant longtemps partagea avec la Faculté l’enseignement des sciences médicales. gosme (baseilhac, dit Frère), habile chirurgien,