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CRIC

i'et de la Charente et de l’Hérault. Il a écrit un grand nombre d’ouvrages, dont les principaux sont : trois pommes héroïques, Amadis , Roland, et les Chevaliers de la Table ronde , 1813; des poemes lyriques intitulés : Odèides ; les Aventures du Cid ou recueil de Romanceros espagnols ; des opéras-comiques, dont les plus connus sont M.des Chalumeaux (1806) et le Nouveau seigneur du village (1813) , des comédies, les Annales d'une famille pendant 1800 ans , etc.

CREUZOT (le), gros bourg du dép. de Saône-et- Loire, à 1 kil. S. E.de Montcenis; 14,500 h. 11 doit son existence à la création d un vaste établissement fondé en 1777 et qui contient cinq hauts-fourneaux, une fonderie pour les canons et les gros ouvrages en fonte , des forges pour la construction de machines , des fabriques de cuivre laminé et de tôle, et une vaste cristallerie. Aux environs se trouvent une grande mine de houille. Canal et chemin de fer.

CREVANT. V. cravant.

CRÈVECOEUR, ch.-l. de cant. (Oise) , à 19 kil. N. de Beauvais; 2,3l0 hab. Serges, alépines , etc. Commerce de cidre, laine, grains, chevaux. — 11 y a encore plusieurs autres villes de ce nom, notamment dans les départ, du Calvados et du Nora : cette dern. a donné son nom aux seigneurs de Crèvecœur.

CREVECOEUR (Phil. de) , servit d’abord Charlesle-Téméraire, passa après sa mort au service de Louis XI (1477), auquel il livra Arras, Hesdin et Boulogne, perdit la bat. de Guinegate (1479), mais conquit plusieurs places en Flandre, St-Orner, Térouanne, etc., fut fait maréchal en 1492, signa la même année la paix d’Etaples avec l’Angleterre, et m. en 1494.

CREVELT ou CREFELD , ville murée de Prusse (province Rhénane), à 17 kil. N. O. de Dusseldorf; 30,000 hab. Jolie ville. Industrie active ; bleu de Prusse et produits chimiques ; horlogerie ; instruments de musique ; manufactures de soieries et lainages. Beaux jardins dans la banlieue. Victoire du duc de Brunswick sur les Français commandés parle comte de Clermont, 1768. Sous l’empire, Crevelt fut une sous-préfect. du départ, de la Roêr.

CREVIER (J.-B.-Louis) , historien, né à Paris en 1693, mort en 1765, était fils d’un ouvrier imprimeur. Il fut l’élève de Rollin, et devint professeur de rhétorique au collège de Beauvais. 11 continua l’ Histoire romaine de Rollin (il est l’auteur des vol. 8* à 16e), et la fit suivre d’une Histoire des empereurs romains jusqu à Constantin, 1750, 6 vol. in-4. On lui doit aussi une Histoire de i Université de Parts , 7 vol. in-12, 1761 ; une bonne édition de Tite-Live , 1748 , et une Rhétorique française estimée, 1745. Cet auteur a plus d’ordre que Rollin, mais il lui est bien inférieur sous le rapport du style ; il est sec et lourd. Malgré ses qualités morales, Crévier s’attira l’animadversion de Voltaire.

’CRÉVILLENTE, ville d’Espagne (Valence), à 28 Kil. S. O. d’Alicante; 8,000 hab. *

CREWKERNE, ville d’Angleterre (Somerset), à 25 kil. S. E. de Taunton ; 3,800 hab. Belle église gothique. Fabrique de bas.

CRl^HTON (Jacques), gentilhomme écossais, né vers 1560, dans le comté de Perth, d’une famille alliée à celle des Stuarts. 11 vint à Paris à 20 ans et tint au collège de Navarre une séance publique où il répondit à quiconque voulut disputer avec lui , en vers ou en prose, en 12 langues différentes (hébreu , arabe, grec , latin, espagnol , français, etc. ) , sur quelque science que ce fût. Le lendemain il parut dans un tournoi qui se donnait au Louvre , et y emporta la bague quinze fois de suite. 11 visita l’Italie et résida à Mantoue où il devint gouverneur de Vincent de Gonzague ; celui-ci le tua, dit-on, par méprise. d’un coup d’épée, un jour de carnaval (1583). On adeCrichton:jwr/icmwi de philosophia;Refutatio mathematica'Errores A ristotelis;Controversia ora- ’oria 'Arma an liUerœprœstent? etquelq.verslatins.

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CRIEFF, ville d’Écosse (Perth) , à 23 kil. O. do Perth; 4,300 hab. Toiles, papeteries, tanneries. Aux environs, vieux château de Drummond.

CR1KS, Creeks en anglais, dits aussi Muskohge st peuple indigène de l’Amérique du Nord, jadis très puissant, et qui encore aujourd’hui forme une confédération fort nombreuse. Ils habitent des villes af des villages dans les vallées fertiles qui séparent l’état d'Alabama de celui de Géorgie, et se divisent en deux branches principales: 1° les Criks tupi « rieurs ou proprement dits, qui occupent le Ilaut- Alabama , et sont gouvernés par un chef nommé Mico ; ils sont assez avancés en civilisation et ont de3 écoles pour leurs enfants; 2° les Criks inférieurs ou Séminoles, qui vivent dans les plaines traversées par le Flint; ils sont beaucoup moins civilisés que les précédents.

GRILLON, en latin Credulio ou Crillonium , village du dép. de Vaucluse, à 11 kil. N. E. de Carpentras; 550 hab. — Au xin* siècle Grillon appartenait à des sires d’Astouaud; ceux - ci le vendirent en 1456 à Louis de Berton, aïeul du célèbre Crillon et issu de l’illustre famille des Balbe3 de Ghieri en Piémont, qui était venu s’établir en France ; les descendants de L. de Berton portèrent depuis le nom de Crillon. La seigneurie de Grillon fut érigée en duché en 1725. — Il ne faut pas confondre ce duché avec un second duché de Grillon érigé au xvme siècle en faveur de François-Félix de Crillon, issu d’une branche cadette de la môme famille. ( Voy . ci-après François-Félix de crillon.)

CRILLON (Louis de berton des balbes de), l’un des plus grands capitaines du xvie siècle, originaire de Piémont, naquit en Provence en 1541, et mourut à Avignon en 1615. Il se distingua par sa valeur sous les règnes de Henri 11, François II, Charles IX, Henri 111 et Henri IV; il est le premier qui ait été nommé colonel - général de l’infanterie française. Henri IV ne l’appelait que le brave Crillon. On connaît le billet qu'il lui écrivit du champ de bataille d’Arques, où Grillon n’avait pu se trouver: « Pends-toi , brave Crillon! nous avon3 combattu à Arques, et tu n’y étais pas. »

crillon (François-Félix-Dorothée de berton des balbes, duc de), né en 1748, mort en 1820, fit ériger en duché, sous le nom de Crillon, la terre de Boufllers en Picardie. Il entra au service de l’Espagne, et se distingua à l’expédition de Minorque. Etant rentré en France, la noblesse du Beauvaisis le députa aux états -généraux de 1789. Il forma chez lui une société qui fut le noyau du club des Feuillants. En 1792 il fut emprisonné, mais le 9 thermidor le sauva. En 1815 il fut créé pair de France. — Il a laissé deux fils, dont l’aîné porte actuellement le titre de duc de Crillon.

crillon-mahon (Louis, duc de), se distingua dans la guerre de Sept-Ans; puis il quitta le service de la France pour celui de l’Espagne ; devint commandant-général des armées espagnoles pendant les hostilités de 1780 entre l’Angleterre et l’Espagne; reprit l’île de Minorque sur les Anglais, et fut en récompense créé duc de Mahon. Il mourut à Madrid en 1796. Il a laissé des Mémoires, Paris, 1791, in-8,

crillon-mahon ( Louis-Ant.-François-de-Paule , duc de), grand d’Espagne, 3e fils de Louis, duc de Crillon-Mahon , né en 1775, entra au service de l’Espagne en 1784 , combattit en J 794 contre les troupes de la République française, et fut fait prisonnier; mais il dut à son nom d’être épargné et d’être rendu à la liberté. En 1807 il fut chargé du gouvernement des provinces vascongades ; mais après l’abdication du roi Charles IV, il prêta serment au roi Joseph. En 1814 il se réfugia en France, et r mourut en 1832.

CRIM, ou staroï-krim, ancienne capitalede la Cri-» mée, entre les y. de Gaffa et de Karasou-baiar, a donné

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