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(réimprimée avec de grandes améliorations par le Père Griffet, 1755, 17 vol. in-4). Cette histoire a été vivement critiquée; elle n’est guère en eüei qu’un long et ennuyeux récit de sièges et de combats; cependant elle ne manque ni de clarté ni d’exactituae. L’auteur en donna un Abrégé en 1724, 9 vol. in-12. On a aussi du 1*. Daniel : Voyage du monde de Descartes , 1 690, où il combat le système des tourbillons ; Entretiens de Ciéandre et d'Eudoxe sur les Lettres provinciales , 1694, où il défend les Jésui-1 tes, et une Hist. estimée de la Milice française , 1721.

Daniel (Samuel), poëte et historien anglais, 1552- 1619, fut précepteur d’Anne Clifford, fille du comte de Cumberland, et poëte lauréat de la reine Elisabeth. Il a composé des tragédies, des épîtres, un poëme sur la guerre des Deux- Roses, et une Histoire d'Angleterre jusqu’à Edouard III, qui a eu du succès.

DANKALI , petit roy. de l’Afrique orientale, entre rAbvssinie et ’a mer Rouge. Grandes salines.

I) ANKARA, étatdc la Nigritie maritime, tributaire iel’Achanti, à 130 kil.de la mer en arrière de la côte d’Or. Il a pour capitale une ville de même nom , à 80 kil. S. O. de Coumassie. Riches mines d’or.

DANNEMARIE, ch.-l. de cant. ( Haut-Rhin ), à 19 kil. E. de Béfort ; 750 hab.

DANNEN BERG, ville du roy. de Hanovre, à 52 kil. S. E. de Lunebourg ; 1,500 hab. Cette ville a été la résidence d’une branche de la maison de Brunswick, dite Brunswick-Lunebourg.

DANTE ALIGH1ERI , célèbre poète italien, né à Florence en 1265, eut pour maître JBrunetto Latini, et cultiva toutes les sciences connues de son temps. Dès sa première enfance il ressentit la passion de l’amour et fut épris de la jeune Beatrix qu'il perdit a la fleur de l’âge. Dans les troubles qui agitaient alors l’Italie, Dante fut ardent guelfe : il se signala dans plusieurs expéditions contre les Gibelins d’Arezzo , de Bologne et de Dise , et contribua beaucoup par sa valeur à la victoire de Campaldino (1289) , ainsi qu’à la prise de Caprona (1290). 11 remplit avec succès un grand nombre de missions politiques, et fut nommé en 1300 un des prieurs ou magistrats suprêmes de Florence. Mais la division s’étant mise entre les Guelfes qui dominaient à Florence, et la ville s’étant partagée entre deux nouvelles factions , les Noirs , qui voulaient ouvrir leurs portes à Charles de Valois, et les Blancs qui le repoussaient; Dante, qui avait pris chaudement parti pour les Blancs, fut exilé de sa patrie, 1302; après son départ il fut condamné à être brûlé vif. Il erra depuis de ville en Ville, luttant contre la misère ; séjourna à Sienne, à Vérone, vint passer quoique temps à Paris où il fréquenta l’université , et se fixa enfin à Ravenne, où il mourut en 132t. 11 s’était marié après la mort de Béatrix et a laissé plusieurs enfants. Pendant son exil, Dante composa le célèbre poème connu sous le titre de Divina Comedia: il comprend trois poèmes ou actes distincts, l'Enfer, le Purgatoire, le Paradis ; le poète, racontant le sort des âmes après la vie terrestre, place dans l’enfer et le purgatoire tous ceux qui ne se sont signalés que par leurs crimes ou leurs vices, ceux surtout qui ont été les auteurs de ses maux, et clans le paradis ceux qui ont fait le bien. 11 feint que Virgile, son poëte favori, l’accompagne dans l’enfer et le purgatoire , pour lui nommer les réprouvés et lui décrire leur» supplices, et que Béatrix est son guide dans le paradis. Cette composition extraordinaire est une des productions les plus sublimes qu’ait enfantées le génie de l’homme , mais c’est aussi un des ouvrages les plus bizarres et les plus obscurs : les allusions dont il est rempli sont la principale cause de cette obscurité. La Divine Comédie est le premier

rime qui ait été écrit en langue italienne ; jusqueon n’écrivait qu’en latin. Il est divisé en tercets ou rimes triplées. Ce poëme excita une admiration

universelle. Dans plusieurs villes on créa des chaire où il devait être expliqué ; Boccace fut le premier qui remplit la chaire créée dans ce but à Florence Outre la Divine Comédie, le Dante a aussi composé des Poésies lyriques qui ne sont pas indignes de lui; la Vita nuova , qui renferme des détails sur ses pïe« mières années ; des traités De vutgari Eloquentia, De Monarchia univers ali (ouvrage favorable à l’Empereur et condamné à Rome). Ses œuvres ont été réunies par Zapatade Cisneros, chezZatta, \enise, 1758, 5 vol. in-4. La Divine Comédie a eu une foule d’éditeurs et de commentateurs; la lr» édition est de 1472 ; l’une des plus estimées est l’édition publiée à Rome par le père Lombardi, 1791, et réimprimée en 181 o avec des notes. Parmi les trad., on est. celles d’Artaud, 1811 (et 1828, 9 v. in-12, avec texte), deFiorentino,1841,de Brizeux, 1843, in-12 (avec la Fie nouvelle, par Delécluze). Grangier ( 1 596), Rivarol ( 1783), Terrasson(1817) , Antony Deschamps (1830), GourbiiIon(1831),C.Caleinard deLafayette (1835), Aroux (1842), M. Mongis(1846) l’ont tr.en vers. M. Artaud a donné en 1840 une Histoire de la vie du Dante .

DANTINE (dom Maur-François), bénédictin de la congrégation de Saint-Maur , né à Gonricux, près de Liège, en 1688, mort à Paria en 1746 , travailla à la Collection des Décrétales , à une nouvelle édit, du Glossaire de Ducange (il en publia les 5 premiers volumes, 1734-35 ), et à l’Art de vérifier les dates.

DANTISCUM, nom latin de dàntzick.

DANTON (Georges- Jacques) , célèbre démagogue né à Arcis-sur-Aube en 1759, exerçait les fonction d’avocat aux conseils du roi lorsqu’éclata la révolu tion française. 11 en adopta les principes avec en thousiasme, et ne tarda pas à rompre avec la cour Il avait reçu de la nature toutes les qualités d’ur tribun : énergie prodigieuse , intelligence vaste et féconde , imagination ardente , stature athlétique , visage d’une expression terrible , voix tonnante ; aussi obtint-il bientôt un grand ascendant sur le peuple. 11 fonda le club des Cordeliers , et y professa les doctrines les pins révolutionnaires. En 1791 il fut nommé membre de l’administration départementale de la Seine , en 1792 substitut du procureur de la Commune de Paris. Cette même année, il fut un de ceux qui dirigèrent le plus activement la journée du 10 août, et qui contribuèrent le plus à faire prononcer la déchéance du roi. Après cet événement, l’Assemblée législative lui confia le portefeuille du ministère de la justice. Au 2 septembre , lorsque l’entrée des Prussiens en Champagne avait répandu la consternation dans Paris, Danton déploya le caractère le plus énergique et montra une confiance qui releva tous les courages; mais il ternit à jamais sa gloire en ordonnant dans ces horribles journées de septembre le massacre des prisonniers, en organisant la terreur, et en faisant promener la guillotine par toute la France. 11 quitta bientôt le ministère de la justice pour les fonctions de député à la Convention, auxquelles l’avaient appelé les électeurs de Paria. Rival de Robespierre, il exerça dans l’assemblée un ascendant qui fut très grand d’abord , mais qui s’affaiblit au moment où il se retira dans son pays pour y prendre du repos. A son retour il trouva sa popularité abaissée. Danton avait fait répandre le sang par système et non par cruauté -, aussitôt qu’il pensa que la modération serait plus utile que la terreur, il conseilla de l’employer. Ces sentiments le perdirent ; il fut arrêté par l’ordre de Robespierre, dont la jalousie éclatait à la fin. 11 fut condamné sans pouvoir achever sa défense , et monta avec courage sur l’échafaud le 5 avril 1794. D. n’était pas inaccessible aux bons sentiments ; il chérissait son éoouse et ses enfants ; plusieurs fois les malheureux, et ses rivaux même , lorsqu’ils s’adressèrent à l’homme privé, trouvèrent en lui un protecteur.

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DANTZICK , Danzig en allemand , Gedanum et Dantiscum en lat., v. et port des États pruss. (Prusse), eh.-l. de la régence de Dantzick , srr la Vistule, près de son embouchure, à 390 kil. N. E. de Berlin ; 65,000 hab. ( moins de 40,000 en 1814 ). Belle situation, beaux édifices, établissements scientifiques nombreux (Institut royal de navigation, etc.). Fortifications très importantes. Ville industrielle et commerç. (galons ü or et d’arg., maroquins; ralT. de sucre, bière, caMdcriedeDa«^it*A,etc.)Résid.d’un consul français. — Dantzick Hérissait dès l'an 997, et était la capitale de la Pomérélie. En 1295 elle passa avec cette province sous la domination polonaise; mais en 1308 Vladislas IV céda le tout à l’Ordre Teutonique. Les chevaliers l’agrandirent en 1311, et en 1314 la fortifièrent. En 1454, elle fut conquise par les Polonais ; mais en 1575, ayant refusé de reconnaître Etienne Bathori , elle eut à soutenir la guerre contre ce monarque, qui s'en empara en 1577. Stanislas s’y réfugia en 1734 et y soutint un siège. La Prusse se la fit céder en 1793. Dantzick fut une des principales villes de la Hanse de 1360 à 1641, et elle était le chef -lieu du quartier prussien. Lors de la dissolution de la ligue, elle s’unit aux trois villes de Lubeck, Hambourg et Brême (jusqu’à ces derniers temps on a nommé ces quatre cités, villes hanséatiques). En 1807, le maréchal Lefebvre s’empara de cette ville et reçut en récompense le titre de duc de Dantzick. Par la paix de Tilsitt cette ville fut déclarée ville libre, sous la protection de la Prusse et de lt.Saxe , mais conserva garnison française. Les alliés la reprirent en 1813 après un long siège soutenu parRapp. Patrie de Fahrenheit. dantzick (duc de). Voy. lefebvre (maréchal). DANUBE, Danubius ou Ister des anciens (Ister se dit surtout de la portion inférieure du cours) , Do nau des Allemands ; grand fleuve de l’Europe, naît dans le grand-duché de Bade, par 6# 10’ long. E., 47° 58’ lat. N., traverse le Wurtemberg, la Bavière, l'Autriche, la Hongrie, sépare la Hongrie de la Serbie, puis la Yalachie, la Moldavie et la Bessarabie1 de la Bulgarie , et tombe dans la mer Noire par cinq embouchures, entre 45° 32’ et 47° 34’ lat. N.; cours, 2,790 kil. Les principaux lieux qu’il arrose sont Sigraaringen, Ulm, Ratisbonne, Passau, Lintz, Vienne, Presbourg, Gran, Pesth et Bude, Petervaradin, Belgrade, Sémendrie,Widdin. Nicopoli, Silis— trie, Turna, Brahilov, Galatz, lsmaïl. 8es principaux affluents sont : 1° à droite, Pilier, le Lech, l’Inn , la Traun , l’Ens, la Trasen , la Leitha, le Raab , la Drave avec la Mur, la Save , la Morava , l’Isker ; 2° à gauche, la Brenz, la Wernitz , l’Altmühl, la Nab, la Regen, l’ilz, la Mardi ou Morava (différente de celle qui aboutit à la rive droite) , le Gran, la Theiss, l’Aluta , l’Ardjich , la Sereth et le Pruth. Le Danube est très rapide (7 kil. par heure). Sur ses bords, depuis la Hongrie, sont de vastes marais; il a peu de ponts, et la navigation y est difficile. Ce fleuve forma lontemps la limite de l’em-

Çire romain (sauf pendant le temps qui vit la Dacie rajane unie à l’empire). Aujourd’hui l’empire russe est séparé de l’empire ottoman par la plus méridionale des 5 bouches, dite la bouche Saint-George.

danube (cercle du), un des quatre cercles du roy. de Wurtemberg, au S. de celui de l’Iaxt ; 137 kil. sur 62 ; 338,800 hab. Ch.-L, Ulm.

DANUBE (cercle du bas-), Unter-Donau , un des * cercles du roy. de Bavière , limitrophe de F Au-, triche à l’E. et au S., de la Bohême au N. et N. E.: 142 kil. sur 97 ; 335,200 hab. Ch.-L, Passau.

DANUBE (cercle du haut-), Ober-Donau , un des 8 cercles du roy. de Bavière , borné à FO. par le Wiirtemberg, au S. O. par le Tyrol et le lac de Constance; 169 kil. sur 75; 510,000 hab. Au S. courent les Alpes de Souabe.

danube (cercles en-dkça et au-dela du), deux dei

quatre grandes divisions de la Hongrie. Les mots au-delà et en-deçà supposent ici que le point de vue est pris de la partie orientale de la "Hongrie et même en ce sens ils ne correspondent pas encore bien exactement aux positions géographiques. Le* cercle au-delà du Danube, qui est le plus voisin de 1 Autriche, a 11 comitats (Wieselburg, OEdenburg, Eisenburg, Raab, Komom, Szalad, Szumegh, Vesz prim, Stuhlweissenbourg, Baranya, Tolna). Le cerclt en-deça du Danube a 13 comitats (Presbourg, Ncutra , Trencsin, Thurntz , Arva, Lipto, Sohl, Bars, Hont, Neograd , Gran , Pesth, Bacs).

DANUS ou 1DANUS, fleuve de Gaule, auj. Fàin.

DAN VERS, commune des États-Unis (Massachussets), à 24 kil. N. E. de Boston; 3,800 hab.

DANVILLE , nom commun à beaucoup de villes des États-Unis, dont la principale est dans l’état de Vermont, à 36 kil. N. E. de Montpellier; 2,400 hab.

DANVILLE, géographe. Voy. anville (d’).

DAONÆ , peuple de l’Inde ancienne , dans la Chersonèse d’ôr, habitait sur les bords de l’Iraouaddy actuel, aux environs d’Àva.

DAOUALAGHIRI (mont) , montagne d’Asie sur les limites du Népal, par 29° 4’ lat. N. et 79° 31’ long. E., est le plus haut sommet de la chaîne de FHimalaya ; il a 8,600 mètres d’élévation.

DAOULAS, ch.-l. de cant. (Finistère) , à 16 kil. E. de Brest ; 580 hab.

DAOULETABAD, Deo^/u’rdesHind., Tagara? v.

de l’Hindoustan, dans le roy. du Decan, à 13 kil. N. 0. d’Aurengahad , faisait partie de l’Aurengabad et a été capitale d’une principauté puissante.

DAOUR1E , vaste région de l’Asie centrale en inclinant vers le N. E. , entre le Saghalien et le lac Baïkal ; elle est très haute , très froide ; les monts qui la couvrent font partie du Grand-Altaï ; elles renferment des mines d’argent, de plomb, de cuivre et de fer. La plupart des habitants sont de la famille tongouse. Cette contrée est partagée entre la Russie et la Chine ; la partie russe a pour capitale N ertchinsk et fai t partie du gouvernement d’ Irkourtsk; la partie chinoise est enclavée dans la Mantchourie.

DAPHNÉ, fille du Ladon ou du Pénée, fut aimée d’Apollon pendant son exil sur la terre. Ce dieu, poursuivant la nymphe, l’atteignit sur les bords du Pénée. Daphné implora le secours de son père, qui, pour la sauver, la métamorphosa en laurier (en grec daphné ). Apollon, désolé, voulut que le laurier lui fût consacré, et qu’il devint la récompense des poètes.

DAPHNÉ , village délicieux, sur l’Oronte , au S. O. d’Antioche, était regardé comme un faubourg de cette ville. Les riches y avaient des maisons de campagne. On y célébrait tous les ans, dans un bois de lauriers qui était voisin, les fêtes d’Apollon Daphnéen. — Ville de FÉgypte infér., auj. Safnat, près de la bouche pélusiaque du Nil, au S. O. de Péluse.

DAPHN1S, berger de Sicile, fils de Mercure et d’une nymphe , était habile à chanter et à jouer de la flûte, et fut protégé des Muses, qui lui inspirèrent l’amour de la poésie. Il fut le premier, dit-on, qui excella dans la pastorale.

DARAB GHERD, ville d’Iran (Fars), à 19 kil. S. E. de Chiraz, par 52° 2’ long. E., 29* 4’ lat. N. ; de 12 à 15,000 hab. Cette ville est grande, mais à peu près en ruines. — Elle fut, dit-on, fondée par Darius (Darab) Nothus.

DARA-CHEKOUH, fils aîné de Chah-Djihan, souverain mogol de l’Hindoustan, né en 1617, fut associé à son père, fut vaincu, fait prisonnier et mis à mort par son frère Aureng-Zeyb, jaloux de son crédit, dans une bataille que lui livra ce dernier près d’Agra. Ce prince était fort savant et avait traduit ou fait traduire un assez grand nombre d’ouvrages du sanscrit en persan, entre autres X Oupnekhal.

DARADUS, fleuve de l’Afrique, se jetait, suivant Ptolémée, dans l’Océan Atlantiaue, au N. du cap

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