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DUFAUR DE PIBRAC. V. P1BRAC

DUFAY (Ch.-Fr. decisternay), né en 1698 à Paris, mort en 1739, accompagna le cardinal de Rohan dans son voyage à Rome, et devint antiquaire, dit Fontenelle, en étudiant les superbes débris de cette capitale du monde. Reçu membre de l’Académie des Sciences, Dufay présenta à cette compagnie des mémoires appartenant aux six sections de géométrie, astronomie, mécanique, analomie, chimie et botanique, dont ce corps savant était alors composé. Dufay fut le premier directeur spécial du Jardin des Plantes ; il fit de cet établissement, négligé avant lui, le plus beau jardin de l’Europe, et obtint que Buffon lui succédât dans l’intendance générale. C’est à Dufay qu’est due l’hypothèse des deu x fluides électriques,.

DUFRESNE (quinault), acteur. Voy. quinault.

dufresne, sieur du Gange. Voy. ducange.

DUFRESNOY (Ch.-Alph.), peintre et poëte, né à Paris en 1611, mort en 1665, fut l’élève de Perrier et de Vouet, et l’ami de Mignard, avec lequel il visita l’Italie. Le Musée possède de cet artiste un Groupe de Naïades et une Sainte Marguerite foulant aux pieds un dragon. Quoique ces deux compositions ne manquent point de mérite, elles ont moins contribué à la réputation de Dufresnoy que son poëme latin sur la peinture, intitulé : De Ane graphica, publié après la mort de l'auteur par de Piles, Paris, 1684, avec une traduction en prose et des notes estimées. Renou en donna une seconde en vers français, Paris, 1789. M. Rabany en publia une troisième, Clermont-Ferrand, 1 8 J 0, in-8. Enfin cet ouvrage a été traduit en vers anglais par Dryden.

dufresnoy (madame), Dlle billet, femme poëte, née à Nantes en 1765, morte à Paris en 1825, avait épousé un riche procureur au Châtelet, mais elle fut ruinée par la révolution et eut quelque temps à lutter contre la misère. Elle fut traitée généreusement par Bonaparte et lui voua une reconnaissance sans bornes. Elle s’était fait connaître dès 1787 par de charmantes poésies insérées dans V Almanach des Muses; elle doit surtout sa réputation à ses élégies, qui lui ont mérité le nom de Sapho française. Elle a aussi donné des traductions de l’anglais , quelques romans et des livres pour l'éducation des filles. Le recueil de ses élégies a paru en 1807 , et a été plusieurs fois réimprimé avec des augmentations. On y remarque la Boutade , le Pouvoir d’un amant, la Journée d’une amante , /’ Anniversaire, les Derniers Moments de Bayard, couronné par l’Académie en 1815. On trouve dans tous ses écrits un style gracieux et une âme ardente ; quelquefois elle exprime la passion avec une vivacité qui peut paraître excessive dans une femme. Elle fut recherchée des hommes les plus distingués de l’époque, et fut particulièrement liée avec Fontanes.

dufresnoy (lenglet-). Voy. lenglet.

DUFRESNY (Charles rivière), auteur comique, né à Paris en 1648, mort en 1724, descendait de la Belle Jardinière d’Anet, qui fut aimée de Henri IV. 11 avait beaucoup de talent pour l’embellissement des jardins ; ce qui lui fit obtenir de Louis XIV la charge de contrôleur de ses jardins. Le roi lui accorda en outre le privilège d'une manufacture de glaces ; mais Dufresny, qui aimait la table et les femmes, vendit sa charge et son privilège pour se livrer à ses goûts, et vint vivre à Paris, où il se mit à faire des comédies. 11 travailla d’abord en société

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avec Regnard; puis, s’étant brouillé avec son ami, 11 composa seul. Ses meilleures pièces sont : l’Esprit de contradiction ; le Double Veuvage; le Mariage fait et rompu; la Réconciliation normande , la Noce interrompue; toutes pétillent d’esprit et de gaieté. On a de lui en outre : des Nouvelles , des Amusements sérieux et comiques , des Poésies diverses. Son Théâtre forme 6 vol. in-12, Amsterdam, 1731. M. Auger a donné ses Œuvres choisies , 1810, 2 vol. in— 1 8.

DUGALD STEWART, philosophe. Voy. stewart.

DUGAS-MONTBEL (Jean-Baptiste), né à Saint- Chamond dans le Forez en 1776, et mort en 1834, fut d’abord à la tête d’une grande maison de commerce, mais quitta les affaires à 30 ans, pour se livrer tout entier aux lettres et à l’étude de l'antiquité. On lui doit la meilleure trad. d’Homère en prose française et la seule qui soit complète. Elle a été publiée avec un précieux commentaire et avec Y Histoire des poésies homériques , Paris, 1828-33,

9 vol. in-8. Cette trad. ouvrit à Dugas-Montbel les portes de l’Institut. 11 fut nommé député en 1830.

DUGAZON (H. gourgaud , dit), comédien, né vers 1741, mort en 1809, débuta en 1772 au Théâtre-Français dans l’emploi des valets, et succéda à Préville, dont il devint presque l’égal. Dugazon était remarquable par le jeu de sa physionomie; il avait du mordant et de la chaleur ; mais il se laissait souvent emporter par l’envie d’exciter le rire, et tombait alors dans le mauvais ton. Pendant la révolution, Dugazon donna deux pièces de circonstance très médiocres, /’ Émigrante et te Modéré. Il arrangea en outre et augmenta de trois scènes les Originaux, comédie de Fagan, qu’il publia en 1802.— Pour sa sœur, Voy. vestris.

dugazon (Louise-Rosalie lefèvre) , femme du précédent, célèbre actrice de l’Opéra-Comique, née à Berlin en 1765, morte à Paris en 1821, jouait les amoureuses avec tant de perfection qu’elle a donné son nom à plusieurs rôles de cet emploi.

DUGDALE (sir William), historien et antiquaire anglais, né en 1605 dans le comté de Warwick, mort en 1686, fut nommé en 1644 héraut (harald) de Chester, et devint en 1667 roi d’armesde l’ordre de la Jarretière. Il publia en latin et en anglais onze ouvrages volumineux sur l’histoire et les antiquités de son paya ; les principaux sont : les Anti-

Îuités du comté de Warwick, Londres, 1656, in-fol.;

laronage of England ou Histoire de la noblesse anglaise depuis le temps des Saxons, 1675-76, 3 vol. in-fol.; Monasticon Anglicanum , 1666-61, in-fol.; Histoire de l’église de Saint-Paul , 1668.

DUGOMM1ER (Jean-François coquille), général français, né en 1736 à la Basse-Terre (Guadeloupe), lut nommé en 1789 commandant de la garde nationale de la Martinique, et prit une part très active aux troubles qu’y suscitèrent en sens divers les idées révolutionnaires. En 1792 il passa en France, et fut élevé au grade de général de division. Chargé du siège de Toulon vers la fin de 1793, il le dirigea avec habileté et vigueur, mais il fut étranger aux massacres qui suivirent la reddition de la place. 11 reçut aussitôt après le commandement de l'armée des Pyrénées-Orientales et remporta plusieurs avantages signalés sur les Espagnols; mais il fut tué d’un éclat d’obus dans un nouveau combat livré près de Saint-Sébastien en novembre 1794.

DUGUAY-TROU1N (René), l’un des plus célèbres marins français, né à Saint-Malo en 1673, d’un riche armateur de cette ville, servit d'abord dans la marine marchande, et s’y distingua bientôt par de si brillants faits d’armes qu’à l’âge de 23 ans il fut présenté à Louis XIV comme un nomme destiné à être la gloire de sa nation. En 1697 Duguay- Trouin passa de la marine marchande dans la marine royale. La guerre pour la succession d’Espagne s’étant allumée, Duguay-Trouin , avec deux vaisseaux

et trois frégates, résista à une escadre hollandaise de 15 vaisseaux de guerre en 1703, et en 1704 il prit sur les côtes d’Angleterre un vaisseau de guerre de 54 canons avec 12 vaisseaux marchands. En 1706, il attaqua avec trois vaisseaux, à la hauteur de Lisbonne, la flotte du Brésil, escortée par 10 vaisseaux de guerre, et qui était chargée de vivres et de munitions pour l’archiduc ; le combat dura deux jours, et jamais Duguay-Trouin ne montra plus d’intrépidité ; mais des circonstances malheureuses firent échouer ses projets. En 1707, il répara complètement cet échec en s’emparant d’un convoi de 200 voiles, escorté par six gros vaisseaux de guerre. Cette action brillante acheva de ruiner en Espagne les affaires de l’archiduc. De toutes les expéditions de Duguay-Trouin, la plus célèbre est la prise de Rio-Janeiro (1711). Les fortifications de cette place paraissaient inexpugnables ; en onze jours elles furent toutes enlevées. En 1715, il fut nommé chef d’escadre, et en 1728 lieutenant-général. En 1731, il reçut de Louis XV le commandement d’une escadre destinée à soutenir l’éclat de la nation française dans le Levant, et avec elle il fit rentrer les corsaires de Tunis dans le devoir. Ce fut là son dernier fait d’armes; il mourut à Paris en 1736. Ses Méritoires, rédigés par lui-même, ont paru à Paris en 1740, in-4 ; sa Vie a été écrite par Richer, 1784, in-18; son Éloge, par Thomas, 1761, in-8.

DU GUESGLIN (Bertrand), connétable de France né en 1320, dans le château de la Motte-Broons,

grés de Dinan, d une des plus anciennes famdles de retagne. se lit remarquer dès son enfance par sa force et son habileté dans les exercices du corps. Il commença à signaler sa bravoure dans les guerres que se livraient Charles de Blois et Jean de Montfort pour l’héritage du duché de Bretagne, et il soutint les droits du premier. 11 passa ensuite au service de la France et célébra l’avénement du roi Charles V en battant à Cocherel l’armée du roi de Navarre. Apijès cette victoire, il vola de nouveau au secours de Charles de Blois en Bretagne ; mais, malgré tous ses efforts, son parti fut battu à Auray et lui-même fait prisonnier par le brave Chandos, chef de l’armée anglaise (1364). Rendu à la liberté après avoir payé une rançon de 100,000 livres, il fut chargé par Charles V de délivrer le royaume des grandes compagnies, ramas de soldats français, anglais et bretons indisciplinés qui ravageaient les provinces. Du Guesclin leur persuada d’aller combattre en Espagne, se mit à leur tête , et les conduisit défendre les droits de Henri de Transtamare qui disputait à Pierre-le-Cruel le trône de Castille. Il se couvrit de gloire dans plusieurs rencontres, et déjà il avait anéanti le parti de Pierre-le-Cruel, lorsque celui-ci appela à son secours les Anglais, commandés par deux vaillants capitaines, le prince Noir et Chandos. Du Guesclin fut défait et pris après des prodiges de valeur à la bataille de Navarette qui avait été livrée contre son avis (1367). Redevenu libre, il vengea sa défaite par la victoire de Montiel, 1369, et rétablit Henri sur le trône. Après tant de triomphe», il fut nommé connétable de France par Charles V (1370), et chassa entièrement les Anglais de la Normandie, de la Guyenne et du Poitou. Charles ayant réuni en 1378 la Bretagne à la France, les soldats bretons, jaloux de l’indépendance de leur patrie, désertèrent l’armée de Du Guesclin, et le connétable fut soupçonné lui-même de trahison. Indigné d’un tel soupçon, il renvoya aussitôt au roi son épée de connétable, et quoique le roi, ayant reconnu son innocence, le pressât de la reprendre, il ne voulut jamais y consentir. Il forma alors le projet de passer en Espagne auprès de Henri de Transtamare; mais avant de quitter la France, il voulut s’illustrer par un dernier exploit, et il se rendit devant le château de Randam (Châteauneuf-Randon), que le mar

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réchaî de Sancerre assiégeait. Après plusieurs assauts terribles, la place promit de se rendre à Du Guesclin, si elle n’était secourue dans 1 5 jours. Le héros mourut dans cet intervalle, le 13 juillet 1380, ét le gouverneur, qui n’avait entendu se rendre qu'à lui, vint, la trêve expirée, déposer les clefs de la place sur son cercueil. La Vie de ce héros a été écrite plus, fois; nous citerons ÏHist. de Bertrand Du Guesclin, par Guyard de Berville, Paris, 1767, et la Chroniq. de Cuvellier, pub. par Charrière, 1845.

DUGUET (Jacques-Joseph), théologien et moraliste, né à Montbrison dans le Forez en 1649, mor à Paris en 1733, était entré dans la congrégation dé l’Oratoire, mais fut obligé d’en sortir, à eau e de son attachement aux opinions de Jansénius et de Quesnel. Les plus importants de ses ouvrages sont : Traité sur les devoirs d’un évêque , 1710; Traité des scrupules , 1717; Lettres sur divers sujets de morale et de piété , 1718; Institution d'un prince (composée pour le duc de Savoie), 1739; Conférences ecclésiastiques, 1742, 2 vol. in-4. On a publié, en 1764, l'Esprit de Duguet ou Précis de la morale chrétienne.

DU HA1LLAN (Bernard de girard, seigneur), historiographe de Charles IX et de Henri 111, né à Bordeaux en 1635, mort à Paris en 1610, est auteur de Regum Gallorum icônes à Pharamundo ad Franciscum II; item ducum Lotharingiœ icônes, Paris, 1559, in-4 ; Histoire générale des rois de France depuis Pharamond jusqu'à Charles VII, 1676, 1684, in-fol.; c’est le premier corps d’histoire de France qui ait paru dans notre langue.

DUHALDE (le Père Jean-Baptiste), jésuite, né en 1674 à Paris, mort dans la même ville en 1743, rédigea, après le Père Legobien, les Lettres édifiantes et curieuses écrites des missions étrangères; il prit cet ouvrage au 9® vol., et le continua jusqu’au 26*. Onenadonné une nouvelle édition, Paris, 1781, 26 vol. in-12. Duhalde a aussi publié la Description géographique, historique, de l’empire de la Chine et delà Tartarie chinoise, Paris, 1735, 4 vol. grand in-fol., avec flg. et 42 cartes de d’Anville.

DU HALLIER. Voy. hôpital (l’).

DUHAMEL (J. -B.), ecclésiastique et savant du xvil* siècle, né à Vire en 1624, mort en 1706, entra chez les Oratoriens, cultiva avec succès toutes les sciences, surtout la physique. 11 fut nommé secrétaire perpétuel de l’Académie des Sciences de Paris lors de sa fondation, visita l’Angleterre et la Hollande pour se mettre en relation avec les savants, et fit pénétrer dans l’enseignement, par d’excellents ouvrages classiques, un grand nombre de vérités nouvelles. D’un esprit élevé et conciliant, il s’efforça d’accorder entre eux les philosophes anciens et les modernes. Ses principaux ouvrages sont : Astronomia physica, Paris, 1660; De Consensu veleris et novee phflosophiœ , 1663; De corporum affectionibus, 1670; De Mente humana, 1672; Philosophia vêtus et nova ad usum scholce , 1678 ; Tkeologia speculatrix etpractica, 1691. 11 a aussi donné une Histoire de l'Académie des Sciences , rédigée en latin, 1698, in-4.

dühamel du monceau (H.-L.), savant agronome du xviii* siècle , inspecteur général de la marine, né à Paris en 1700, mort en 1782. Propriétaire de grands biens en Gâtinais, il consacra toute sa vie à des recherches utiles pour les arts industriels, et contribua surtout aux progrès de l’agriculture. Il fut reçu à l’Académie des Sciences dès 1728. Ses principaux ouvrages sont : Traité de la culture des terres, 1751-60: Des Arbres et arbustes qui se cuUivent en France, 1755; Des Semis et plantations des Arbres , 1760; De l'Exploitation des bois , 1764; Des Arbres fruitiers , 1768 ; Des Pêches maritimes et fluviatiles, 1769. Il fit avec Buffon plusieurs expériences sur la croissance des bois, et se fit aider dans la rédaction de ses ouvrages par son frère

Duhamel Denainvilliers. Plusieurs de ses ouvrages ont été réimprimés avec des augmentations par Poiteau, Turpin, Michel, etc.

Duhamel (J.-P. François guillot), savant français, né près de Coutances (Manche) en 1730, mort en 1816. Il avait déjà rendu de grands services à l’industrie dans plusieurs manufactures particulières lorsqu’il fut appelé, en 1776, à la chaire de métallurgie à l’école des mines, qui venait d’être fondée. 11 devint en 1 7 86 membre de l’Académie des Sciences. Sous le Consulat, il fut nommé inspecteur général des mines, et il exerça ces fonctions jusqu’en 1811. On doit à Duhamel de nouveaux procédés pour la cémentation de l’acier, pour l’extraction de l’argent et de plusieurs autres métaux. 11 publia en 1767 le premier volume d’un ouvrage intitulé : Géométrie souterraine , ouvrage qui, bien qu’inachevé, est encore un des meilleurs guides pour les mineurs.

DUILL1ER (fàtio de). Voy. fatio.

DU1LL1US NEPOS (C.j, consul l’an 260 av. J.-C. remporta sur les Carthaginois, près des îles Lipari, une victoire navale qui leur coûta 58 vaisseaux, c’était le premier combat naval que livrassent les Romains. Le sénat accorda en récompense à Duillius des honneurs particuliers et fit élever au milieu du Forum, en mémoire de sa victoire, une colonne rostrale qui subsiste encore en partie, et dont l’inscription est un des monuments les plus antiques de la langue latine. Duillius fit en outre lever le siège de Ségesteen Sicile, et prit Macelle en Calabre.

DUISBOURG, ville murée des Etats prussiens fWestnhalie), à 22 kil. N. de Dusseldorf; 4,700 hab. Académie du commerce, Gymnase réformé. Industrie active : draps, étoffes desoie, de coton, velours, toile, savon, amidon, porcelaine; forges.

DUITAMÀ, ville de la Nouvelle-Grenade, à 35 kil. N. E. de Tunja. Jadis importante et résidence du prince deTundama. Bolivar, à la tête de 900 hommes, battit près de là l’armée espagnole, forte de plus de 5,000 hommes.

DUIYELAND , île de Hollande (Zélande),-» à l’E. et très près de l’île Schouwcn ; 13 kil. sur 9. Son nom lui vient de la grande quantité de pigeons (auive en hollandais) qu’on y trouvait autrefois.

DUJARDIN (Carie), peintre hollandais, né à Amsterdam en 1640, mort à Venise en 1678, ap»ès une vie courte et fort dissipée, s’est surtout exercé dans le genre familier, et a réussi à peindre les animaux et les bambochades. Un de ses chefs-d’œuvre est le Charlatan , qui se trouve au Musée du Louvre.

DUKELA, prov. maritime de l’état de Maroc; eh.-l., Safl. On évalue la population de cette prov. h 900,000 hab. Elle nourrit une quantité de chèvres ,dont les peaux font l’objet d’un très grand commerce.

DURER (Charles-André), philologue, né en 1670 àUnna dans le comté de la Mark en Westphalie, mort en 1752 à Meyderic en Hollande, professa longtemps l’histoire et l’éloquence à l’université d’Utrecht, et fut un des savants les plus laborieux du xviii* siècle. On lui doit d’excellentes éditions d eFlorus, Leyde, 1722, etsurtout de Thucydide, Amsterd., 1731, in-fol. Les iVoiej de Duker ont toutes été conservées dans le Thucydide de Deux-Ponts,

DULARD (P.-Alex.), poëte médiocre, né en 1696 à Marseille, mort en 1760, fut secrétaire de l’académie de sa patrie. 11 a donné un poème des Grandeurs de Dieu dans les merveilles de la Nature , 1749, in-18, qui a eu quelque succès.

DULAURE (Jacq.-Ant.), né à Clermont-Ferrand en 1755, mort en 1835, fut membre de la Convention, du Conseil des Cinq-Cents et du Corps législatif ; il rentra dans la vie privée après le 18 brumaire, et ne s’occupa plus que d’études littéraires. Reçu membre de la Société des Antiquaires, il publia un grand nombre d’écrits savants et curieux

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dontles principaux sont une Histoire civile, physique et morale de Paris, 1825, 6 vol. in-8 (réimprimée plusieurs fois, notamment en 1837,8 vol in-8, avec des additions et des notes par J. -L. Belin);une Histoire des environs de Paris , 1825, 7 vol.; des Esquisses historiques sur les principaux évènements de la révolution française, 1823, 6 vol.; une Histoire de la révolution de 1830 (ouvrage posthume publié en 1838), etc. La plupart de ces ouvrages, empreints d’un esprit d'opposition assez prononcé, ont joui d’une grande popularité.

DULAURENS (H.-Jos.), né à Douai en 1719, entra chez les chanoines réguliers de la Trinité ; puis quitta la vie monastique, et vint à Paris pour se livrer à la littérature. Lors de l’arrêt rendu par le parlement contre les Jésuites (1761), il publia contre cet ordre une satire violente sous le titre de Jésuitiques ; puis craignant d’être poursuivi, il se réfugia en Hollande ; il y composa des livres, la plupart irréligieux, pour les libraires d’Amsterdam, de Liège, de Francfort, mais sans pouvoir sortir de l’indigence. Ayant été dénoncé à la chambre ecclésiastique de Mayence , comme auteur d’ouvrages impies, il fut condamné à une prison perpétuelle (1767); on l’enferma dans une maison de pauvres prêtres où il mourut au bout de 30 ans (1797). 11 ne manquait ni d’esprit ni d’imagination, et travaillait avec une facilité prodigieuse ; mais il a fait un déplorable usage de ses talents. Outre les Jésuitiques, on a de lui deux poëmes héroï-comiques : le Balai, 1761, et la Chandelle d' Arras, 1765; l’Arétin moderne, 1776 ; l'Évangile de la raison, 1764; le Compère Matthieu, ouvrage licencieux, qui fut d’abord attribué à Voltaire. — On connaît encore : André Dulaurens, médecin du roi Henri IV, mort en 1609, auteur de divers ouvrages d’anatomie et de médecine réunis à Francfort, 1627, in-fol.; — Louis Dulaurens, savant controversiste, qui vivait au xvne siècle, et qui travailla par ordre de Richelieu à la réunion des cultes catholique et protestant.

DULC1GNO, Ulcinium , ville de la Turquie d’Europe (Roumélie), sur l’Adriatique, à 32 kil. S* O. de Scutari; 7,500 hab., la plupart pirates.

DULC1N, hérésiarque de Novare, annonçait que le règne du St-Esprvt avait commencé en l’an 1300, et que depuis cette époque le pape avait cessé d’être le vicaire de J.-C. 11 fut brûlé vif avec sa femme en 1307 par ordre du pape Clément V. Ses disciples s’appelèrent Dulcinistes ou Dulciniens.

DULG1BINI, peuple de Germanie, sur les bords de VAmisius (Ems), était, dit-on, une colonie des Chérusques, et eut pour ville principale Ascalin çium (Linhen ou Ilildesheim).

DULICHIUM, auj. Neochori ou Cacaba, île de la mer Ionienne , et l’une des Echinades , formait avec Ithaque le roy. d’Ulysse. Voy. Ithaque.

DULONG (Pierre-Louis), savant français, né à Rouen en 1785, mort à Paris en 1838, exerça d’abord la profession de médecin, mais y renonça pour s appliquer tout entier à l'étude des sciences. 11 fut successivement professeur à l’école vétérinaire d’Alfort et à l’École Normale, examinateur puis professeur de chimie et de physique à l’École Polytechnique. En 1830, il fut nommé directeur des études à cette même école. Il était en même temps professeur de physique à la Faculté des Sciences, et, en 1823, il avait été reçu à l’Académie des Sciences. Dulong a fait en chimie et en physique de savantes recherches qui ont utilement servi aux progrès de ces deux sciences. Nous citerons ses travaux Sur la décomposition mutuelle des sels, 1811; Sur l'acide nitreux, 1 8 1 5 ; Sur les combinaisons du phosphore avec l'oxigène, 1816. En 1812, il avait découvert le chlorure d'azote , et en faisant des expériences sur ce composé si dangereux, il perdit, par suite d une explosion, un oeil et un doigt de la

main droite. En physique, Dulong reconnut avec Petit cette loi importante, que la chaleur spécifique des corps est en raison inverse du poids de leurs atomes. On lui doit aussi des travaux Sur la mesure des températures et Sur les fluides élastiques , 1820. La plupart de ses écrits ont été insérés dam les Annales de Chimie et de Physique.

DULORENS (J.), poète et magistrat, né vers 1583 à Château neuf en Thimerais, mort vers 1650, était lieutenant-général du bailliage de cette ville. Il a laissé des Satires, Paris, 1624, in-8, qui font connaître les mœurs de son temps. On a de lui des Annotations sur les coutumes de Châteauneuf, etc., 1645.

DULOT, poète du xvii® siècle, passe pour l’inventeur des bouts rimés. Sarrazin, qui n’avait pu réussir dans ce pitoyable genre, s’en vengea en publiant Dulot vaincu, ou la Défaite des bouts rimés.

DULW1CH, village du comté de Surrey, à 8k. S. de Londres, célèbre par un collège fondé en 16 14par W. Alleyn, acteur célèbre, sous le nom de God’s Gift, et par une bibliothèque et un musée de peinture.

DUMANIANT (Jean-André bourlain, dit), né en 1754 à Clermont en Auvergne, mort en 1828, quitta le barreau pour le théâtre , fut comédien à Paris jusqu’en 1798, puis entrepreneur breveté des spectacles de province. Il a donné au théâtre : les Français en Huronie, 1778 ; Guerre ouverte, ou ruse contre ruse, 1787, etc., et a écrit plusieurs romans : l'Enfant de mon père, 1798, 2 vol. in-12; Aventures d'un émigré, 1798, in-12; Trois Mois de ma vie, 1811, etc.

DUMARSAIS (César chesneau ) , grammairien philosophe, né à Marseille en 1676, mort en 1756, vint jeune à Paris, s’y maria et se fit recevoir avocat ; mais se trouvant dans la gêne, il quitta sa famille pour faire des éducations particulières. Il eut entre autres élèves les enfants de Law, mais n’eil devint pas plus riche. Il ouvrit plus tard une pension au faubourg St-Victor, mais y eut peu de succès. 11 mourut pauvre et accablé d’infirmités. Ses principaux ouvrages sont : Méthode raisonnée pour apprendre la langue latine (1722); cette méthode consiste à présenter d’abord les mots dans l’ordre de la construction française avec une version interlinéaire; Traité des Tropes, 1730, souvent réimprimé, et accompagné d’un savant commentaire par Fontanier (1820) ; Principes de grammaire, 1769, ouvrage justement estimé où il traite la grammaire en philosophe; enfin une petite Logique. On lui attribue quelques écrits anti- religieux qui ne paraissent pas lui appartenir. Il a proposé des réformes dans l’orthographe qui n’ont pas été accueillies. Ses Œuvres ont été publiées en 1797, 7 vol. Son éloge a été écrit par d’Alembert, et par M. de Gérando (1805).

DUMAS (Louis), inventeur du bureau typographique, né à Nîmes en 1676, mort en 1744, s’occupa surtout de l’éducation de l’enfance. Il imagina, pour faciliter l’art d’apprendre à lire et à écrire, d'imiter les procédés de l’imprimerie et de donner aux enfants des lettres détachées qu’on leur faisait assembler, comme en jouant, pour en former des mots ; c’est ce qu’il appela te bureau typographique. Cette invention eut un grand succès. On a de lui la Bibliothèque des enfants, ou les premiers éléments des lettres, 1733, ouvrage composé pour l’application de sa méthode. 11 voulut aussi l’appliquer à la musique et publia l’Art de la musique enseigné et pratique par la méthode du bureau typographique, 17 53,

dumas (Ch.-L.), médecin, né à Lyon en 1765, étudia à Montpellier, fut employé à l’Hôtel-Dieu de Lyon où il rendit de grands services pendant le siège de la ville (1793), puis à l’armée des Alpes (1794). 11 fut nommé en 1795 professeur d’anatomie et de physiologie à Montpellier, devint successivement doyen de la faculté de médecine, recteur de l'académie de Montpellier, et mourut dans cette

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viile en 1813. Ses principaux ouvrages sont : Principes de physiologie , 1800-6, où il développa la doctrine du principe vital de Barthez ; et Doctrine des maladies chroniques, 1812, travail neuf où l’auteur expose la théorie et la formation de ces maladies.

dumas (Alexandre davy), homme de couleur, général de division, né à Jérémie (St-Domingue) en 1762, du marquis de la Pailleterie, riche colon de cette île, et d’une femme africaine, servit avec distinction sous Dumouriez, et acheta tous ses grades au prix d’une foule d’actions d’éclat. En 1798, il défendit seul, à l’affaire de Brixen, le passage d’un pont d’où dépendait le succès de la journée, ce qui le fit surnommer l'Horalius Codes du Tyrol. Pendant l’expédition d’Egypte, il comprima, à la tête de quelques braves , une insurrection dont le général Dupuy venait d’être victime au Caire ; mais une maladie le força bientôt à se retirer. Il m. en 1807, à Villers-Cotterets. Il est père du célèbre Alex. Dumas.

Dumas (le comte Matthieu), né à Montpellier en 1753, mort en 1837, entra dès l’âge de 15 ans dans la carrière des armes et combattit en Amérique sous les ordres de Rochambeau. Il prit une glorieuse part à toutes les campagnes de l’Empire et reçut le litre de général de division. Sous la Restauration, Dumas fut nommé conseiller d'état et président du comité de la guerre. Après 1830, il fut élevé à la pairie. On a de lui un Précis des événements militaires de 1799 à 1807, 19 v. in-8, 1817-26, ouvrage capital, et des Souvenirs (1839), précieux à consulter.

DUM BARTON, la Balclutha d'Ossian et le Dumbritonium des Romains, ville d’Ecosse, ch.-l. d’un comté de même nom, à 80 kil. O. d’Edimbourg; 3,600 hab. Bon port franc; verreries, filatures, tanneries. Vieux château-fort. — Le comté de Dumbarton, situé entre ceux de Perth, Stirling, Lanark, Renfrew, la Clyde et la mer, a 75 kil. de long sur 9 de large ; il est traversé par le Grand-Canal et offre plusieurs lacs dont le principal est le Lomond. Montagnes, marais; sol peu fertile; bonne, pêche; quelque industrie. Voy. argyle (Archibald 11 d’).

DUMESNIL (Mlle), cél.actr., rivale de Clairon, née à Paris en 1713, morte en 1803, débuta au Théâtre Français en 1737, et remplit dans la tragédie, avec un succès toujours marqué, les rôles de reines et de princesses. Elle excellait surtout dans les rôles de Mérope, de Clytemnestre, d’Athalie et d’Agrippine. Mademoiselle Dumesnil n’était pas douée d’un extérieur avantageux , elle manquait quelquefois de grâce et de noblesse dans ses attitudes et dans son geste : mais quand elle s’animait, sa voix devenait terrible , l’expression de ses yeux était foudroyante ; elle arrachait des larmes et excitait au plus haut point dans l’âme du spectateur la terreur ou la pitié. Elle quitta le théâtre en 1775.

DUMFRIES, Dunfreja, ville d'Ecosse, ^ch.-l. d’un comté de même nom, à 102 kil. S. O. d’Edimbourg; 12,000 hab. Quelques édifices, obélisque élevé en 1780 en l’honneur de Charles, duc de Queensberry. Tanneries, brasseries, bonneteries, chapeaux, etc. — Le comté de Dumfries est situé au S. de l’Ecosse, entre ceux de Peebles, Sclkirk, Roxburgh à l’E. , d’Ayr et de Kirkcudbright à l’O. ; il a 80 kil. de long et 75,000 hab. Pays montagneux; plomb, houille, pierres calcaires en quantité. Gros bétail. Industrie assez active. Commerce.

DUMNONII ou DAMNONII, peuple de la Bretagne 2e, au S. O. de l’île, dans le comté actuel de Cornouailles. — Le cap Lizard, situé à la pointe S. O. du comté de Cornouailles, s’appelait jadis Dumnonium promontorium.

DUMNORIX, chef éduen de haute naissance, frère de Divitiac, avait un commandement dans l’armée de César; il suivait à regret le général romain, et ilierchait à soulever ses soldats contre lui. César,

ayant découvert ses menées , le fit mettre à mort l’an 59 av. J.-C.

DUMONT (Jean), publiciste , né en France vers 1660, mort à Vienne en 1726. 11 suivit d'abord la profession des armes , puis il parcourut presque toutes les contrées de l’Europe. Les renseignements qu’il avait recueillis pendant ses voyages lui fournirent le sujet de plusieurs ouvrages qui eurent un grand succès et lui valurent l’estime de l’empereur d’Allemagne, qui le nomma son historiographe et lui donna le titre de baron de Carlscroon. Les plus importants de ses ouvrages sont : Mémoires politiques pour servir à la parfaite intelligence de l'histoire de la paix de Ryswick, 1699, 4 vol. in-12; Recueil de traités d'alliance , de paix et de commerce depuis la paix de Munster , 17 10; Corps universel diplomatique, ou Recueil de traités depuis Charlemagne, 1726 et années suivantes, continué par J. Rousset.

dumont (Pierre-Etienne-Louis), publiciste, né à Genève en 1759, mort à Milan en 1829, fut d’abord pasteur de l’église française réformée à Genève, vint en France au commencement de la révolution, se mit en relation avec Mirabeau, rédigea plusieurs de ses discours et l’aida dans la publication du Courrier de Provence. En 1791, il quitta la France, et quelques années après il s’établit en Angleterre; il s’y lia étroitement avec Jérémie Bentham, et fut son collaborateur pendant plus de vingt ans. 11 ne revint à Genève qu’en 1816. Les ouvrages qu’il a rédigés avec Bentham sont ; le Traité de législation civile et pénale, 1802; la Théorie des peines et des récompenses, 1 8 1 2 ; la Tactique des assemblées délibérantes , 1816; le Traité des preuves judiciaires ; De l'organisation judiciaire et de la codification : ils sont tous écrits en français. 11 publia en outre une série de Lettres sur Bentham, qui ont été insérées dans la Bibliothèque britannique , tom. V, VI, Vil. Depuis «on retour à Genève, il fut membre du conseil souverain.

DUMONT d URVILLE. Voy. URVILLE.

DUMOULIN (Charles), célèbre jurisconsulte, né à Paris en 1500, mort en 1566, descendait d’une famille noble, alliée à Anne de Boulen, mère de la reine Elisabeth d’Angleterre. 11 fut reçu avocat au parlement de Paris en 1522 ; mais n’ayant pu vaincre un bégaiement auquel il était sujet, il se retira peu après du barreau, et se consacra désormais aux seules éludes du cabinet et à la composition des ouvrages qui l’ont rendu célèbre. Un ouvrage intitulé Observations sur l’édit de Henri II relatif aux petites dates, qu’il publia en 15*61 , et dans lequel il soutenait que le roi avait le droit de réprimer les abus et les fraudes qui se commettaient à Rome dans la distribution des bénéfices , lui valut les bonnes grâces de Henri 11, mais donna lieu à de vives réclamations de la part de la cour de Rome. Quelque temps auparavant, il avait embrassé le calvinisme ; il l’avait abandonné ensuite pour U luthéranisme de la confession d’Augsbourg. Inquiété pour ses opinions, il se réfugia en Allemagne, où il fut reçu avec la plus grande distinction. 11 revint à Paris en 1557, mais ce fut pour y subir de nouvelle» tribulations. Ayant publié en 1564 un ouvrage intitulé : Conseil sur te concile de Trente , dans lequel il voulait prouver que ce concile était nul, il fut jeté en prison et ne recouvra sa liberté qu'à condition qu’il ne publierait plus rien sans la permission du roi. Si nous en croyons le président de Thou, il se serait réconcilié avec l’Église quelque temps avant sa mort. — Ch. Dumoulin était un des plus grands jurisconsultes de son siècle. Il trouva le premier les véritables sources et les règles fondamentales du droit français, et les deux ouvrages déjà cités montrent qu’outre le droit canon il av. étudié les Pères Outre ccs écrits, il a publié plusieurs commentaires sur les principales coutumes de France; sa Révision de la coutume de Pans passe surtout pour un chef-

DUNB

d’œuvre. La meilleure édition de ses œuvres est celle de Paris, 1681, 5 vol. in-fol., donnée par les soins de François Pinson.

dumoulin (Pierre), théologien protestant, né en 1568 à Buhy dans le Vexin (Seine-et-Oise), oceupa quelque temps une chaire de philosophie à Leyde , devint chapelain de la princesse Catherine de Bourhon(l 609), fut appelé en 1615 en Angleterre pour y travailler à une réunion des églises protestantes, présida le synode d’Alais, 1620, et mourut en 1658 à Sedan où il B’était fixé. 11 a laissé un grand nombre d’écrits polémiques , entre autres : De Monarchia lemporali pontificis romani, Leyde, 1614; Nouveauté du papisme, Sedan, 1627.

dumoulin (Jacques), médecin. Voy. molin.

DUMOURIEZ (Charles-François), né en 1739 à Cambray, était déjà maréchal -de -camp quand éclata la révolution ; il en adopta les principes, et fut nommé en 1792 min. des aff. étrangères avec l’appui des Girondins. Peu après, ayant encouru la disgrâce de ce parti, il se retira du ministère, et il reprit du service. Chargé après le 10 août du commandement de l’armée du Nord, il fit la belle cam-

Çagne de l’Argonne, et remporta les victoires de almy (20 septembre 1792), de Jemmapes (6 novembre), et conquit toute la Belgique. Pendant le procès de Louis XVI, il vint à Paris dans l’espoir de sauver le roi ; n’ayant pu y réussir, il rejoignit son armée, prit plusieurs places en Hollande avec une armée de 13,500 hommes qui manquait de tout, repoussa le prince Cobourg de la Belgique, et livra la bataille deNerwinde (18 mars 1793), où nos troupes, tout en restant maîtresses du champ de bataille, éprouvèrent un véritable échec. A partir de ce revers, il se vit en butte à de nombreuses persécutions. Il avait d’ailleurs irrité par sa hauteur la Convention et les commissaires qu’elle avait envoyés à son armée ; se voyant menacé par elle d’être traduit à sa barre, il fit des ouvertures au prince de Cobourg, et lui proposa de se joindre à lui pour rétablir la constitution donnée par l’Assemblée nationale, et dissoudre la Convention. Mais ces projets transpirèrent; la Convention envoya le ministre Beurnonville et les députés Camus, Bancal, Lamarque et Quinette, pour le suspendre de ses fonctions et lui ordonner de venir rendre compte de sa conduite. Dumouriez fit arrêter les commissaires, et voulut marcher sur Paris ; mais il fut abandonné de ses soldats, et contraint de gagner en fugitif le camp ennemi. A partir de cette époque, il prit peu de part aux événements. II séjourna successivement dans plusieurs parties de l’Europe. Il est mort en 1823 en Angleterre, où il recev. une pension de l’étranger. D. a laissé un grand nombre d’écrits sur la révolution: nous ne citerons que ses Mémoires, dont la meilleure édition a été publiée par lui-même sous ce titre : Vie et ouvrages du général Dumouriez, Hambourg, 1795; réimprimés dans la Collection des Mémoires relatifs à larèvolulion, Paris, 1823, 4 vol. in-8.

DUN,Dumim,c.-à-d. colline en celtiq. Cherchez par DON ou din les mots que vous ne trouverez pas ici.

DUN, Dunum, ch.-l. de cant. (Meuse), sur la Meuse, à 19 kil. S. O. de Montsnédy; 1,300 hab. Scierie, moulin à huile, tanneries, brasseries, allumettes. — Dun fut cédée à la France en 1633 par (e duc de Lorraine.

dun -le-palleteau, ch.-l. de cant. (Creuse), 4 22 kil. N. O. de Guéret; 1,100 hab.

dun— le— roi, ch.-l. de cant. (Cher), à 18 kil. N. de Saint-Amand; 4,019 hab. C’était une place forte et importante au xve siècle.

DUNA, mieux DWINAou DZVINA. Voy. dwinà.

DUNBAR, ville d’Écosse (Haddington), à 40 kil. £. d’Edimbourg, à l’embouchure du golfe du Forth dam la mer du Nord ; 4,800 hab. Ancien châteaufort. Deux forges, chantier* de construction, etc.

DUNK

Pêche active. On voit encore près de cette ville le* ruines du château de Bar, où se retira Edouard II après sa défaite à Bannockburn. Marie Stuart se retira au château de Dunbar après le meurtre de Rizzio, 1566 ; Bothvvell y conduisit aussi cette princesse lorsqu’il voulut la forcer à !’épouser(l567].En 1650, Cromwell y battit les royalistes écossais.

DUNBLANE, ville d’Ëcosse (Perth), à 9 k. N. de Stirling ; 3,300 hab. Aux environs, source minérale fréquentée.

DUNCAN 1, roi d’Écosse. Voy. donald vii.

duncan ii, fils naturel de Malcolm III, chassa en 10931’usurp. Donald VI 11 qui avait enlevé la couronna au jeune Edgar, fils légitime de Alalcolmjtnais la garda pour lui. H se rendit odieux par sa sévérité, et fut assassiné par un émissaire de Donald Vill, 1095.

DUNDALK, ville d’Irlande, dans la prov. de Leinsler, ch.-l. du comté de Louth, au fond de la baie de Dundalk, à 60 kil. N. de Dublin ; 10,800 hab. Manuf. de batiste, la seule qui existe en Irlande. Bataille entre Edouard Bruce et Edouard II, roi d’Angleterre (1318); Bruce y périt.

DUNDAS (Henry). Voy. melville.

DUNDÉE, Alectum, ville d'Ëcosse (Forfar), sur le golfe du Tay, à 54 kil. N. E. d’Ëdimbourg ; 45,000 hab. Port sûr et commode. Jolie ville: quatre grandes rues , belle place. Plusieurs édifices remarquables: la vieille église, l’église Saint-André, l’hôtel-de-ville, etc. Toiles, fils, raffineries de sucre, filatures hydrauliques de coton. — Cette ville était autrefois la seconde de l’Ëcosse ; mais les ravages de la guerre lui ont ôté de son importance.

DUNELMUM, auj. durham.

DUNES. On nomme ainsi des collines de sable qui s’élèvent le long de l’Océan, principalement sur les côtes d’Écosse, de Hollande et de France, et dans la Méditerranée sur les côtes d’Égypte. C’est aux environs des Dunes qui s’étendent entre Nieuport et Dunkerque que les Espagnols turent battus sur mer par Mart Tromp, 1 639, et sur terre par Turenne, 1658.

DUNFERMLINE, ville d’Ecosse (comté de Fife), à 22 kil. N. O. d’Édimbourg; 17,000 hab. Belle église antique, superbe église moderne, hôtel-deville. Toiles et surtout linge de table renommé. Étoffes de coton. Charles I y naquit en 1600. Cette ville fut désolée par un grand incendie en 1604, puis par la peste en 1645 et en 1651.

DUNGALIA, auj. donegal.

DUNGANNON, ville d’Irlande, dans la prov. d’Ulster(Tyrone), à40kfl. S. E. d’Omagh ; 4,000 hab. Riche collège. Résidence des O’Neil, anciens souverains de l Ulster.

DUNGARVAN, ville d’Irlande, dans la prov. de Munster, à 40 kil. S. O. de Waterford, sur la baie de Dungarvan; 2,000 hab. Bains de mer.

DUNKELD, ville d’Écosse (Perth), à 22 kil. N. de Perth, sur le Tay ; 1 ,400 hab. Haute muraille. Beau pont en pierres. Ruines d’une cathédrale gothique. Dunkeld a été jadis lacapit. de la Calédonie.

DUNKELSBUHL, ville de Bavière, à 60 kil. S. O. de Nuremberg; 5,000 hab.

DUNKERQUE, Duinkerken en flamand (c.-à-d. église des Dunes), ville et port de France, ch.-l. d’arr. (Nord), à 66 kil. N. O. de Lille, sur la mer du Nord ; 23,868 hab. Rade magnifique, citadelle, port marchand, bassin naval, magasins de la marine, jetée, écluse, phare. Collège. Ec.de navig., société d’agriculture, bibliothèque; fonderie de fer, de cuivre ; savon, amidon, huiles, ferblanterie, distilleries; voileries, raffineries, chantiers de construction, etc. Armements pour le commerce. — Dunkerque fut fondée vers 960 par Baudoin-le-Jeune comte de Flandre, autour d’une chapelle élevée par saint Ëloi au milieu des Dunes. Elle passa par héritage entre les mains de Charles-Quint, fijj prise par les Anglais sous le rème de Philippe II, et re-

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