DUPE
rendre justice. Iï avait publié peu avant sa mort un Mémoire qui fit grand bruit.
DUPLESSIS. Voy. richelieu et mornày.
DUPONT DE NEMOURS (Pierre-Samuel), né à Paris en 1739, adopta de bonne heure le9 doctrines de l’économiste Quesnay, composa en commun avec ce philosophe plusieurs ouvrages, entre autres la
Histoire aes conjurations , conspirations et révolutions célèbres, ibid., 1754 et ann. suiv., 8 vol. in-12; Bibliothèque amusante et instructive, 1 755, 3 vol*, in-12.* duport du tertre (Louis-François), fils du précédent, né à Paris en 1754, était avocat avant la Révolution ; il adopta les nouvelles idées, mais avec modération, fut porté en 1790 au ministère de la
Physiocratie (17G8), où il recherche quel est le gou- j justice qu’il administra avec prudence, et perdit vernement le plus avantageux au genre humain ; | cet emploi à la chute de Lessart. Il périt en 1793.
8e lia avec Turgot, qui 1 appela auprès de lui pen- DUPPL1N, village d’Écosse (Perth) , voisin d’Abe- Q&nt qu il était ministre des finances, partagea la I dalgie. Voy . aberdalgie
disgrâce de ce ministre, puis fut rappelé aux affaires DUPRAT ( Antoine ) , * cardinal , chancelier de parVergennes, et fut un des rédacteurs du traité de France, né à Issoire en Auvergne en 1463, mort 1783 qui reconnaissait 1 indépendance de 1 Améri- en 1535, était parvenu à la dignité de premier pré- ?ul- député en 1789 aux états-généraux par sident au parlement de Paris (1507), lorsque la le bailliage de Nemours, vota les réformes les plus comtesse d’Angoulême lui confia l'éducation de
son
importantes, mais encourut la colère du peuple pour fils, depuis François 1, alors héritier présomptif de avoir combattu la création desassignats et s être mon- lâ couronne. Après l’avénement de ce prince au r dele a Louis XVI. Soustrait à la mort sous la trône (1515) , Duprat fut nommé chancelier de erreur par un ami qui le cacha, il chercha un France. 11 suivit François I en Italie et fut chargé uge en Amérique, ou il fut fort bien accueilli, d’arranger avec Léon X l'affaire de la Pragmatique- France que sous le Consulat. En 1814 il Sanction. Cette loi, établie 8o us Charles Vil, resf0 secrétaire du gouvernement provisoire ; treignait l’autorité des papes en accordant aux , apr s le rétablissement de Napoléon il re- églises de France le droit d’élire aux évêchés et eJj i^rnenclue*< Il y mourut en 1817. Du- aux autres grands bénéfices vacants. Depuis longp nt de Nemours a laissé une foule d ouvrages sur temps la cour de Rome s’efforçait de la faire abrol économie, la politique, la physiologie, 1 histoire na- ger : Dupraty consentit, et cette loi, qu’on regardait
turelle, la physique générale. Nous citerons, outre . ■ ~ ■
la Physiocratie , la Philosophie du Bonheur , où il fonde une morale universelle sur une seule loi,
aimer , et de curieux Mémoires sur les animaux, où il prête aux brutes un langage. Il avait été nommé membre de l’Institut dès sa fondation.
dupont de l’étang ( Pierre ) , lieutenant-général, né à Chabannais (Charente) en 1765 , mort en 1840, fut, au commencement de la révolution, aide-de-camp des généraux Théobald et Arthur Dillon; se distingua au combat de l’Argonne, et fut
comme le boulevard des lib. gallicanes, fut abolie ; il fut convenu que le roi de France nommerait désormais aux bénéfices vacants, mais que sa nomination aurait besoin d’être confirmée par des bulles du pape, qui elles-mêmes ne seraient délivrées que moyennant le paiement d’une année de revenu du bénéfice. Les articles convenus entre Duprat et Léon X servirent de base à la bulle connue sous le nom de Concordai (1516), que Duprat fit enregistrer au parlement de Paris, malgré la plus vive opposition des cours souveraines, des universités et du clergé de
nommé luccessivement général de brigade ( 1793) France. Le chancelier devint dès lors l objet d'une et général de division (1797). combattit à Ma- Faine universelle, haine qui s’accrut encore lorsrengo, au Mincio; parut avec beaucoup d éclat dans qUC| p0ur fajre face aux dépenses qu’occasionnait la e3. campagnes de 1 805 et de 1 806, et contribua gUerre contre Charles-Quint et aux profusions de la puissamment à la victoire de Friedland Envoyé en »„ il créa et vendit des offices, etlevadescontribu- Espagne en 1808 il y obtint d abord quelques avan- Uons Bur ,e cl é. Cepe„danl U „'en conserva pas tages; mats bientôt Castanos 1 obligea de signer la moin9 „n immebn,e pendant l'absence et la
capitulation déplorable de Baylen que rendit plus Uïité do Fra i3 Ia 5uchme d'Angoulême, désastreuse encore la mauvaise foi de 1 ennemi, ^ a d v ne eouverna aue Dar ses con-
Le général Dupont fut, à son arrivée en France, et le roiJ à son’retour anéan Ut une procédure
arrêté eommp avant trahi les intérêts dp l’armée - il 8el,s» el ler01* a son retour, anéantit une procédure
e co >an 1 les interas ae l arinee , il j pigment avait commencée contre lui comme
demeura enfermé au fort de Joux jusqu au re- A r n.
tour de Louis XYIII. Il fut nommé en 1814 ministre de étant,a cause des maux qui taffli igeaii entlt ^tat Duprat, ia il nWonsonnnctoiinriSiiiionomisni ™uf depuis plusieurs années, avait embrassé 1 état
général
poésie dans sa retraite ; on a de lui : Odes d'Horace traduites en vers par un lieutenant-général, Paris, 1836 ; l'Art de la guerre , poëme en dix chants, Paris, 1839, et quelques pièces détachées.
DUPORT (Adrien), député de la noblesse de Paris aux états -généraux, né à Paris en 1759, était conseiller au parlement lors de la Révolution.
ment des affaires de religion, et provoqua toutes les mesures de rigueur qui furent prises contre les réformés. Ce ministre déploya une grande habileté, mais il fit le malheur du peuple par son ambition, son avidité et son dévouement servile aux volontés du prince. — Son fils, Guillaume Duprat, fut évêque de Clermont, assista au concile de Trente, et en
Il fut une des lumières de l’Assemblée constituante, amena à Paris des Jésuites pour lesquels il fonda le
collège de Clermont, depuis collège Louis-le-Grand.
DUPRË, joaillier, né aux environs de Grenoble vers le milieu du xviii* siècle, découvrit par ha-
présenta le 29 mars 1790 un travail admirable sur l’organisation du pouvoir judiciaire, et fit adopter le jugement parjurés. Chargé d’interroger Louis XVI
après son évasion, il le fit avec les égards conve- sard un nouveau feu grégeois, et communiqua sa nables. Poursuivi après le 10 août, il quitta la découverte à Louis XV. Mais le9 effets en étaient France et mourut à Appenzell en 1798. si terribles que ce prince préféra ensevelir dam
DUPORT du tertre ( François-Joachim) , littéra- l’oubli ce secret, et acheta le silence de Dupré en teur, né à St-Malo en 1715, mort en 1759, en- lui donnant le cordon de St-Michel avec une pentra d’abord dans l’ordre des Jésuites, professa les sion considérable.
humanités dans un de leurs collèges, et rentra dupré de sàint-màur, maître des comptes, né a ensuite dans le monde où il s’occupa de littérature Paris vers 1695, mort en 1774, cultiva les lettres et d’histoire. Il a laissé, entre autres ouvrages : tout en remplissant les devoirs de Ba place, et de- Arègé de l’histoire d’Angleterre , 1751, 3 vol. in-12;| vint membre de l’Académie Française en 1733. On
DUPU
DITQU
a de lui une traduction du Paradis perdu de Milton avec les remarques d’Addison, Paris, 1729, 3 vol. in-12; un Essai sur les monnaies , etc., 1746, in-4; Recherches sur la valeur des monnaies et sur le prix des grains avant et après le concile de Franc fort , Paris, 1762, in-12. Ces deux derniers ouvrages sont estimés.
DUPRKAU (Gabriel), en latin Prateolus , théologien et philologue , né en 1511 à Marcoussis, mort à Péronne en 1588, professa la théologie au collège de Navarre à Paris, et fut un adversaire zélé des doctrines de Luther et de Calvin. On a de lui : Commentarii ex prœstantissimis grammalicis desumpii , etc., Paris, in— 8 ; Flores et senieniiœ scribendique formulas ex Ciceronis Episiolis familiaribus ; Harangue sur les causes de la guerre entreprise contre les rebelles , etc., Paris, 1562, in-8 ; De Vitis , sectis et dogmalibus hæreticorum , etc., Cologne, 1569, in-fol. ; Histoire de l'état et succès de l'Église , en forme de chronique générale et universelle, Paris, 1585, 2 vol. in-fol. 11 a traduit du grec deux livres de Mercure Trismégiste ; et du latin Y Histoire de la guerre sainte ou la Franciade orientale , par Guillaume de Tyr, Paris, 1573, in-fol.
DUPUIS (Ch.-Franç.), membre de l’Institut, né à Trie-le-Chàteau (près de Gisors) en 1742, fils d’un maître d'école, se lit d'abord connaître comme humaniste, fut nommé en 1766 professeur au collège de Lisieux, et plus tard professeur d’éloquence latine au collège de France. S’étant lié avec Lalande, dont il suivait les cours, il prit goût à l’astronomie, et rapprochant de cette nouvelle étude Bes connaissances en mythologie, il fut conduit à imaginer que les divinités de la fable ne sont autre chose que des constellations, que les noms des dieux sont les mêmes que ceux des astres, que leurs bizarres aventures ne sont qu’une expression allégorique du ooursdes astres et de leurs rapports mutuels. Il exposa cet ingénieux système, dès 1777, dans 1 e Journal des Savants; en 1781, il publia un Mémoire sur l'origine des Constellations et sur l' explication de la fable par l'astronomie ; en 1794, il fit paraître 1 l 'Origine de tous les Cultes , ou la Religion universelle (3 vol. in-4, ou 12 vol. in-8), où il développait tout au long son système ; il en donna un Abrégé en 1798. Dupuis fut reçu en 1788 membre de l’Académie des Inscriptions. A la Révolution, il joua un moment un rôle politique, fut député à la Convention, puis membre du Conseil des Cinq- Cents, et fut même ballottéavec Moulins pour la place de directeur. Il mourut en 1809 dans une condition privée. Outre Y Origine des Cultes , on a de lui un Mémoire sur le zodiaque de Tentyra , 1806, qui a excité une dispute célèbre ; il veut y prouver que ce xodiaque représentait l’état du ciel à une époque où le point équinoxial coïncidait avec le signe de la Vierge, et qui remonte par conséquent à 15 ou 16 mille ans. On regrette que Dupuis ait exagéré jusqu’au ridicule l’idée fondamentale de son système, et surtout qu’il y ait joint des déclamations fort déplacées contre la religion.
DUPUY (Henri), en latin Erycius Puteanus , en hollandais Van-de-Putte , professeur et philologue, né à Vanloo, dans la Gueldre, en 1574, mort à Louvain en 1646, enseigna les belles-lettres dans l’université de cette ville. Il a pul*iié 98 ouvrages divers sur l’éloquence, la philologie , la philosophie, l’histoire, la politique et les mathématiques. Nous citerons seulement: Deusu fructuque librorum Ribliolhecœ Ambrosianœ. Milan, 1605, in-8 ; Cornus sive Phagesiposia cimmeriafde luxu somnium , Louvain, 1608, in-12, traduit en français par Nicolas Pelloquin. sous ce titre Cornus, ou Banguei dissolu des Cimmériens , Paris, 1613, in-12; Brama, Munich, 1619, in-8.
dupuy (Raimond). Voy. puy (du).
DUPUYTREN Ce baron Guillaume), chirurgien
célèbre, né eü 1777 à Pierre-Bufflère (H.-Vienne), mort en 1835, fut nommé à 18 ans prosecteur dé la Faculté, et à 24 chef des travaux anatomiques. Il devint bientôt chirurgien en chef de l’Hôtel-Dieu, inspecteur-général de l’université, premier chirurgien du roi, baron et membre de l'Institut. Dupuytren a peu écrit ; sa thèse pour le doctorat et quelques articles disséminés dans le Dictionnaire de Médecine sont à peu près ce qui reste de lui; mais il fut avant tout professeur et praticien ; il a pratiqué toutes les opérations chirurgicales et perfectionné tous les travaux de se3 prédécesseurs. Sa dextérité, son sang-froid, sa hardiesse, que l’on a voulu taxer d’inhumanité, son esprit inventif, lui ont acquis lo premier rang entre les chirurgiens de notre époque ; on lui doit plusieurs opérations nouvelles. Dupuytren amassa une immense fortune que l’on porte à 7,000,000 de fr. H a légué en mourant une somme de 200,000 francs pour la fondation d’une chaire d’anatomie pathologique. Ses intentions ont été remplies, et même dépassées ; car on a pu créer en outre, avec le fonds qu’il laissait, un musée anatomique, qu’on a justement nommé le Musée Dupuytren.
DUQUESNE (Abraham, marquis), seigneur du Bouchet, célèbre marin français, né à Dieppe en 1610, mort en 1688, se forma sous les yeux de son père, habile capitaine, et donna bientôt une si haute idée de sa valeur et de ses talents qu’à peine âgé de 17 ans il obtint le commandement d’un vaisseau, avec lequel il contribua puissamment à chasser les Espagnols des îles de Lerins. 11 se signala aussi au combat de Tarragone en 1641, et à celui du cap de Gata, où il fut blessé, en 1643. Pendant les troubles de la minorité de Louis XIV, Duquesne alla servir le roi de Suède : il fut nommé vice-amiral par ce prince, et défit complètement devant Gothembourg la flotte danoise commandée par Christian IV en personne. Rappelé en France en 1647, il arma à ses frais une escadre; il battit en 1650 les Anglais et les Espagnols qui avaient envoyé plusieurs vaisseaux au secours de Bordeaux révolté contre le roi. La reine Anne d’Autriche le créa alors chef d’escadre. Dans la guerre de 1672, Louis XIV l’opposa au fameux Ruyter, amiral hollandais, et Duquesne remporta en 1676, près de Messine, une victoire signalée sur ce terrible adversaire, qui mourut de ses blessures quelques Jours après le combat. Duquesne fut ensuite chargé de purger de pirates la Méditerranée, il battit àChio la flotte de Tripoli (1681), bombarda 2 f. Alger (1682, 1683), et força le dey à rendre tous les esclaves chrétiens ; il bombarda de même Gênes, qui avait vendu quelques secours aux Algériens, et contraignit le doge à venir s’humilier aux pieds de Louis XIV (1684). Duquesne était protestant, e! cette circonstance empêcha Louis XIV de lui accorder tous les honneurs auxquels ses services lui donnaient des droits : il ne put devenir amiral et ne fut jamais que lieutenant-général. Dieppe, sa patrie, lui a élevé une statue (1844).
DUQUESNOY (François), sculpteur, plus connu sous le nom de François Flamand , né à Bruxelles en 1594, eut pour maître son propre père, et pour protecteur l’archiduc Albert d’Autriche, qui lui accorda une pension pour aller se perfectionner en Italie. Mais à peine avait-il atteint l’âge de 25 ans , qu’il perdit son bienfaiteur, et se vit obligé de travailler pour vivre. 11 se fixa à Rome et s’y lia avec Poussin, comme lui malheureux et comme lui passionné pour les arts. Duquesnoy excellait surtout à représenter les enfants ; on regarde comme ses chefsd’œuvre les Groupes d'enfants qui accompagnent les colonnes du maître-autel de Sainb-Pierre ; la Sainte Suzanne de Notre-Dame-de-Lorette et le Saint André de la basilique de Saint-Pierre. Ces deux derniers ouvrages sortent cependant de son genre fa-