ELIE
On place communém. le martyre de S. El. en 372 sous Valérien ; quelquefois, sous Maximien Hercule.
-éleuthère (saint), évêque de Tournai, fut un de& premiers qui apportèrent les lumières de la foi enGauleBelgique.Dix ans avant le baptême de Clovis, il convertit un grand nombre de Barbares. Il périt l’an 532. L’Église le fête le 20 février.
ELEUTHÉRIES, nom donné par les Grecs aux fêtes de la Liberté ( Eleutheria en grec) ; elles furent instituées l’an 479 av. J.-C. , après la mémorable bataille de Platée, pour conserver le souvenir de cette victoire qui avait délivré le sol hellénique de la présence des Perses.
ELEUTHERIUS, Liber, surnom de Bacchus.
ELEUTHERO-LACONS, peuplade de la Laconie, sur la côte S. O. , était d’origine pélasgique ou ionienne , et par conséquent ennemie des Doriens. Leur pays renfermait les villes de Gythium, Teuthrone, Cœnopolis, Leuctres, etc. Il est auj. occupé par les Maniotes.
ELEUTHS , peuple asiatique. Voy. kalmouks.
ELFSBORG (lan ou gouvernement d’) , une des divisions de la Golhie, en Suède : 240 kil. sur 105 ; 160,000 hab.; ch.-l., Wenersborg. Elle est formée du Dalsland et du Westergothland.
ELGG, ville de Suisse (Zurich) , à 26 kil. N. E. de Zurich; 2,200 hab. Houille.
ELGIN , ville d’Ecosse, ch.-l. du comté d’Elgin ou Murray, à 191 kil. N. d’Edimbourg, à 8 kil. de la mer du Nord ; 6,000 hab. Jadis évêché. Ruines d’un grand château qui appartenait autrefois à l’illustre famille des Bruce.
elgin (comté d’), dit aussi comté de Murray ou Moray , comté d’Ecosse, entre ceux de Banff, Inverness, Nairn , et la mer; il se compose de deux parties distinctes séparées par une enclave du comté d’Inverness. La partie septentrionale est variée de plaines fertiles et de collines boisées: elle a 35 kil. sur 30 ; la partie mérid. est très montagneuse et a 30 kil. sur 22 ; 35.000 hab. Ch.-l., Elgin.
EL-HAMMA-DE-CABËb. Voy. caües.
ELIAC1M, roi de Juda. Voy. JOAcnm.
ELIAS LEVITA, docteur juif, célèbre comme critique et grammairien , né en Italie en 1472, en soigna l’hébreu à Padoue, à Rome et à Venise, et mourut dans cette dernière ville en 1549. Ses ouvrages jouissent encore aujourd'hui de l’estime des savants. Le plus remarquable a pour titre Massorah , la Massore, ou critique du texte sacré de l’Écriture, Venise, 1538, in-8. 11 y expose une doctrine nouvelle sur les points voyelles, qui a donné lieu à diverses disputes parmi les hébraïsants. Les autres ouvrages d’Elias Levita sont •• un Commentaire sur la Grammaire de Moïse Kimchi, Pesaro, 1508; la Composition , ou Explication des mots irréguliers du texte sacré , Rome, 1516 ; les Chapitres d’Elias , ou Traité des lettres serviles, etc., Pesaro, 1529, tous trois traduits et publiés en latin par Munster.
ELIDE, Elea, petite contrée du Péloponèse, àl’O., Bur la mer Ionienne, entre l’Achaïe et la Messénie, comprenait plusieurs petits états qui se gouvernaient par eux-mêmes, entre autres Pise, EHs, Pylos, la Triphylie. L’Alphée, le Pénée, le Ladon, étaient les rivières les plus remarquables de l’Elide. Olympie, si célèbre par ses jeux, et Elis, qui donna son nom à l’Élide, étaient les doux villes les plus importantes du pays. — L’Élide ne joue qu’un rôle secondaire dans l’histoire de la Grèce; d’ailleurs la possession d'Olympie, ville où se rendaient tous les peuples de l’Asie pour assister à des fêtes et à des jeux qui faisaient partie de la religion, lui donna le privilège d’être regardée comme un territoire sacré, et de rester neutre dans les guerres intestines qui désolèrent la Grèce.
ÉLIE, célèbre prophète juif, né àThesbé, vivait du temps d’Achab, roi d’Israël, et de Jézabel, son
ELIS
ELIS
épouse (vers 900 av. J.-C.). 11 chercha à détourner AclutbelJezabel du culte des faux dieux, et punit leur idolâtrie d'une sécheresse de trois ans. Voulant ramener le roi par un prodige, il offrit un sacrifice au vrai Dieu en meme temps que les faux prophètes en offraient un de leur côté à Baal. Le feu céleste vint aussitôt consumer ses victimes, tandis que celles offertes aux idoles restaient intactes; le peuple, témoin de ce miracle, égorgea aussitôt tous les faux prophètes. Poursuivi par Achab après cet événement, Eliese réfugia dans le désert d'Horeb, où il lut nourri miraculeusement. 11 prédit ensuite à Achab une fin cruelle, et après sa mort sacra Jéhu , roi d'Israël. Enfin il choisit pour son propre successeur Elisée, auquel il laissa son manteau de prophète. 11 fut enlevé au ciel vers 880 av. J.-C. Pendant sa fuite, Ëlie avait ressuscité le fils d’une veuve de Sarepta qui lui avait donné asile.
élie de beaumont (.1 .-B.-Jacq.), avocat au parlement de Paris, né en 1732 à Carentan, mort à Paris en 17S6, s’est acquis une réputation européenne par ses Mémoires et ses Factums : il y fait preuve d’imagination, d’esprit, et sait tirer d’une cause tous les moyens qu’elle peut fournir. Le plus connu est le Mémoire pour les Calas, qu’il publia à Paris en 17G2, in -4.
ELIEN, Cloudius Ælianus, écrivain du 111e siècle, vivait à Rome sous Héliogabale et Alexandre-Sévère. Quoique né en Italie, il écrivit en grec. On a de lui trois ouvrages : De Natura anirnalium libriXVII, Historiée varice, compilation qui renferme des faits curieux ; Epistolce rusticce. Ils ont été publiés ensemble par Conrad Gessner, Zurich, 1566, in-fol., gr.-lat. Le Traité des animaux a été publié à part par Gronovius, Londres, 1644; par Schneider, Leipsick, 1784; par Fr. Jacobs, léna, 1831, et trad.enfrançais par Ajasson de Grandsagne, Paris, 1832 ; les Histoires ont été publiées par Perizonius, 1701; Gronovius, Amsterdam, 1731 ; parCoray, Paris', 1805; et traduites par Formey, 1746, et par Dacier, 1772 et 1827. — Un autre Elien, qui vivait sous Adrien, est auteur d’une Tactique, dont la meilleure édition, donnée par Elzevir, parut sous le titre de Cl. Æliani et Leonis imperatoris Tactica, gr.-lat., cum nolis Sixti Arcerii et l. Meursii, Leyde, 1613, in-4, traduite en français par Bouchaud de Bussy, 1757.
ELIEN (droit). Voy. ælius sextus.
ELIEZER, c.-à-d. en hébreu Dieu aide, serviteur d’Ahraham, qui reçut la mission d’aller demander pour son fils Isaac la main *de Rébecca. — Ce nom est le môme que celui d’Eléazar.
EL1MBERIS, ville de Gaule, auj. àuch.
ELIO (François-Xavier), général espagnol, combattit contre les armées de Napoléon, et reçut de Ferdinand VU le gouvernement de Valence. Les mesures sévères qu’il prit lors de la révolution de 1820 soulevèrent contre lui les habitants de Valence ; il fut livré à un tribunal militaire et condamné à mort (1821). L’année suivante, Ferdinand VII réhabilite sa mémoire et conféra à l’aîné de ses fils le titre de marquis de la Fidélité.
ELIS, auj. Kaloskopi ou Paléopoli, la plus grande ville de l’Elide, au N. O., sur le Pénée, était le ch.-l. Üe l’état d’Elis et dominait sur diverses villes et peuplades des environs. Elle fut la patrie des philosophes Pyrrlîon le sceptique, et de Phédon, chef de l’école d’ Elis.
élis (École d’), école de philosophes grecs qui eut tour chefs Phédon, le disciple et l’ami de Socrate, et Ménédème d’Érétrie. Cette école conserva assez fidèlement les doctrines de Socrate; elle combattit les vaines subtilités de l’école de Mégare et plaça le vrai bien dans la force du caractère. On la nomme aussi École érélriaque, à cause de Ménédème d’Erétrie.
ELIS A, nom donné quelquefois à Bidon.
elisa, sœur de Napoléon et grande -duchesse de Toscane. Voy. bacciocchi.
ELISABETH (sainte), femme juive, épouse de Zachai ie, lut mère de saint Jean— Baptiste, précurseur du Messie.
Élisabeth de Hongrie (sainte) , fille du roi de Hongrie André II, née en 1207, morte en 123i épousa à 14 ans Louis IV, landgrave de Thuringe, e se distingua sur le trône par l’exercice de toutes les vertus. On l’hon. le 19 nov. M. de Montalembert a écritson Histoire, 1836.— -Sa nièce, El., reine de Portugal, fille de Pierre III d’Aragon, femme du roi de Port. Denis, néeen 127 1 , m. en 1 336, est hon. le 8 juii.
Élisabeth, reine de Hongrie, fille de VVladisiua Lokietek, roi de Pologne, épousa en 1319 Charoberi, roi de Hongrie. Après la mort de son frère Casimir roi de Pologne, elle gouverna pendant dix ans ce pays au nom de son fils aîné, Loufô, roi de Hongrie et de Pologne; mais les Polonais, mécontents de son administration, la forcèrent de se retirer en 1380- Un lui doit le parfum dit Eau de la reine de Hongrie.
Élisabeth de Bosnie, reine de Hongrie, fille d’Etienne, roi de Bosnie, épousa Louis-le-Grand, roi ie Hongrie et de Pologne. A la m. du roi, 1382, elle fut nommée régente du royaume et tutrice de sa fille Marie. Charles de Durazzo, roi de Naples, ayant envahi la Hongrie et la Pologne, renferma la mère et l’enfant dans une étroite prison, où elles restèrent jusqu’en 13S0, époque où Durazzo fut assassiné. Elisabeth fut remise en possession de sa couronne, mais elle fut presqu’aussitôt renversée par Giornard, gouverneur de Croatie, partisan de Durazzo, qui la fit noyer en 1386.
Élisabeth WOOD ville, fille de Richard Woodville, créé depuis lord Rivers, fut d’abord mariée à sir John Gray de Groby, partisan de la maison de Lancastre. Devenue veuve en 1461, après la 2e bat. de Saint-Albans, où son mari fut tué, Elisabetii alla redemander ses biens à Edouard IV, qui venait, en plaçant la couronne sur sa tête, de faire triompher le parti d’York. Elle plut au roi qui l’épousa, 1464. Ce mariage, désapprouvé par Warwick, prolongea la guerre civile. Elisabeth eut d’Édouard deux fils; mais après la mort de leur père (1483), ils furent inhumainement arrachés des bras de leur mère et mis à mort par l’ordre du duc de Glocester (Richard 111). La malheureuse Elisabeth fut accusée plus tard de conspiration contre le roi Henri VII, et renfermée en 1486 dans un monastère où elle mourut.
Élisabeth d’angleterre, fille d’Edouard IV et d’Elisabeth Woodville, née en 1466, était le dernier rejeton de la maison d’York. Elle épousa en 1486 le roi Henri Vil, de la maison de Lancastre. Ce mariage avait pour but d’éteindre les haines des deux familles rivales, en confondant leurs droits, et il fut accueilli avec joie par l’Angleterre; mais Elisabeth, malgré ses vertus, ne put se concilier l’affection de Henri, qui voyait en elle une rivale plutôt qu’une épouse, et elle mourut abreuvée de chagrins en 1602.
Élisabeth, reine d’Angleterre, fille de Henri Vlll cl d’Anne de Boulen, née en 1533. Son père l’avait d’abord déclarée illégitime et incapable de régner; mais il révoqua cet arrêt par son testament, et Elisabeth monta sur le trône à la mort de Marie, sa sœur, en 1558. Elle s’empressa de rétablir la religion protestante, que Marie avait proscrite, et se constitua chef de l'église. Elle fit fleurir l’agriculture, le commerce, la marine, et porta i’économie dans les finances; mais elle souilla son règne par son acharnement contre le catholicisme et par sa conduite barbare envers la reine d'Ecosse, Marie Stuart. Irritée contre cette princesse, qui avait eu, il est vrai, l'imprudence de prendre le titre de reine d'Angie-, terre, mais dont le plus grand tort était d’être catholique et de l'emporter sur elle en beauté, elle excita
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des troubles dans ses états, l’attira en Angleterre où elle la retint prisonnière, l'impliqua dans une accusation d’attentat contre sa personne et la fit enfin décapiter (1587). Philippe II, roi d’Espagne, sous le prétexte de venger celte mort, arma contre l’Angleterre une flotte formidable, l 'invincible armada; mais celte flotte fut en peu de temps détruite par la tempête et par les efforts de Drake et des autres marins anglais (1588). Elisabeth envoya ensuite des secours à Henri IV, occupé à conquérir son royaume (1590), réprima les irlandais que l’Espagne avait soulevés (1600), et soutint plusieurs fois les Pays-Bas attaqués par l’Espagne. La main de cette princesse fut demandée par plusieurs souverains, et le parlement la pressa plus d’une fois de faire un choix, mais elle ne voulut jamais se marier. Elle eut cependant plusieurs favoris : les plus célèbres sont Dudley, comte de Leicester, et Robert comte d’Essex. Ce dernier s’étant révolté contre elle, elle le fit condamner à mort; mais à peine la sentence était-elle exécutée qu’elle en conçut une vive douleur; elle mourut peu après, en 1603. Elle désigna pour son successeur Jacques, roi d’Ecosse, et fils de Marie Stuart. Elisabeth gouverna avec un despotisme presque absolu et convoqua très rarement le parlement. Avec quelques-unes des qualités d’un grand roi, cette princesse eut toutes les faiblesses d’une femme : coquetterie, vanité, jalousie, fausseté.
Elisabeth stuart, reine de Bohême, était fille de Jacques I, roi d’Angleterre, et fut mariée en 1613 à l’électeur palatin, Frédéric V, à qui les étals de Bohême offrirent la couronne en 1619. Plus ferme et plus ambitieuse que Frédéric, elle le décida à accepter l’offre périlleuse qui lui était faite, et après la bataille de Prague (1620), qui leur enleva la couronne, elle voulut partager tous les dangers de son mari. Elle mourut à Londres en 1632.
Elisabeth, princesse palatine, fille du roi de Bohême Frédéric V et de la précédente, née en 1618, annonça de bonne heure un goût prononcé pour les sciences, et reçut à Leyde les leçons du célèbre Descartes. La crainte d’être distraite de ses études chéries lui fit refuser la main du roi de Pologne, Wladislas IV. Elle se retira en Allemagne, et y obtint l’abbaye luthérienne d’Hervorden, où elle mourut en 1680. Descartes, dans la dédicace des Principes, ditqu’elle est la seule personne en qui 1 ait reconnu une intelligence parfaite de ses ouvrages.
Élisabeth- charlotte de Bavière. F. charlotte.
elisa beth-petrown A , impératrice de Russie, fille de Pierre-le-Grand , née en 1709, monta sur le trône en 174 1, par l’effet d’une révolution qui en fit descendre le jeune czar Iwan, et qui fut en partie tramée et conduite par le comte de Lestocq. Les partisans d’iwan furent, les uns exilés, les autres 3nfermé3 dans des cachots; mais aucun ne fut privé de la vie ; Elisabeth voulait que sous son règne aucun de ses sujets ne fût puni de mort ; aussi les Russes lui ont-ils donné le surnom de Clémente. Elle repoussa les Suédois, et les contraignit en 1743 à conclure an traité qui leur enleva une partie de la Finlande. Elle déjoua à la même époque une conspiration qui se tramait contre elle, et qui était principalement dirigée par le marquis de Botta, seigneur hongrois, par le lieutenant Lapoukin et sa femme. En 1756, iansla Guerre de Sept ans, où l’Autriche tenta de reprendre la Silésie à la Prusse, elle se déclara contre le grand Frédéric. Après quelques combats peu décisifs, ses troupes, alors sous la conduite de Soltikov, remportèrent sur Frédéric une mémorable victoire à Kunersdorf, en 1759. Cette bataille fut suivie de quelques autres succès; mais la mort vint empêcher Elisabeth d’en tirer tout le fruit qu’elle s’en promettait. Cetto princesse mourut en 1762. Elle eut pour successeur Pierre 111. On reproche à Elisabeth ü’aTOir mené une vie des plus licencieuses ; afin de